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Citations

« Ils marchent et ils chantent. Ils sont des millions dans la nuit froide de janvier. Mais ils sont morts. Et nous ne sommes que quelques-uns. Mais nous sommes vivants. Et nous ne lâcherons pas nos épées et nous n’éteindrons pas nos torches. »

— Jean Mabire, La Torche et le Glaive (1994)


« Nous perdrons si nous nous obstinons à ne pas comprendre où est le champ de bataille : dans le monde entier et dans le cœur de chaque homme. »

— Jean Mabire, La Torche et le Glaive (1994)


« Je ne vois pas pourquoi il faudrait protéger les races animales et laisser périr les peuples tels qu’ils ont été façonnés par des milliers d’années de longue patience.

La véritable écologie, c’est de sauvegarder les baleines. Mais aussi les Touaregs et les Zoulous, les Basques et les Serbes, les Flamands et les Bretons, les Écossais et les Estoniens. »

— Jean Mabire, La Torche et le Glaive (1994)

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« Nous avons perdu notre âme parce que nous avons perdu le sens des valeurs communes qui formaient l’antique “sagesse” de nos peuples. Il nous faut faire revivre l’âme des Hyperboréens et “redéfinir” Dieu. Car le sacré ne se trouve pas hors de nous, mais en nous. Car Dieu n’est pas du Ciel, mais de la Terre. Car il ne nous attend pas après la mort, mais nous offre la création de la vie. Dieu n’est pas surnaturel et il n’est pas transcendant. Il est, au contraire, la Nature et la Vie. Dieu reste présent dans les mystères de sa création. Il est dans le soleil et dans les étoiles, dans le jour et dans la nuit, dans les arbres et dans les flots. Dieu naît avec les fleurs et meurt avec les feuilles. Dieu respire avec le vent et nous parle dans le silence de la nuit. Il est l’aurore et le crépuscule. Et la brume. Et l’orage.

Dieu s’incarne dans la Nature. La Nature s’épanouit sur la Terre. La Terre se perpétue dans le Sang.

Nous savons, depuis Héraclite, que la vie est un combat et que la paix n’est que la mort. Notre religion se veut d’abord culte des héros, des guerriers et des athlètes. Nous célébrons, depuis les Grecs, les hommes différents et inégaux. Notre monde est celui du combat et du choix, non celui de l’égalité. L’univers n’est pas une fin mais un ordre. La Nature diversifie, sépare, hiérarchise. L’individu, libre et volontaire devient le centre du monde. Sa plus grande vertu reste l’orgueil — péché suprême pour la religion étrangère. Dans notre conception tragique de la vie, la lutte devient la loi suprême. Est un homme véritable celui qui s’attaque à des entreprises démesurées. Une même ligne de crêtes unit Prométhée à Siegfried. »

— Jean Mabire, Thulé, le soleil retrouvé des Hyperboréens (1978), éd. Pardès, 2009, p. 297


« Les ennemis de Thulé ont remplacé notre foi ancestrale par un rite étranger. Aujourd’hui, leur triomphe semble absolu. Les laïcs et les clercs parlent le même langage et célèbrent le même culte ; celui de la foule contre l’individu, celui de l’idéologie contre l’instinct, celui de l’égalité contre la lutte. On discute même la vie et l’on préfère le suicide au combat. S’affirmer soi-même, vouloir conserver son héritage et préserver sa culture est devenu le péché absolu. Ceux qui ne veulent pas du monde indifférencié sont marqués du sceau infamant des hérétiques. [...]

Désormais, il nous faut revenir au mythe vital par excellence, au mythe du soleil, au mythe de Thulé. Ce qui va renaître n’est pas un souvenir historique mais la foi de l’éternelle Hyperborée. Nous retrouverons, dans la certitude et la fidélité, les gestes de nos ancêtres. Nous annoncerons à tous la bonne nouvelle du retour du soleil. Nous allumerons les flammes à nos foyers et dresserons les buchers sur les collines. Quand le destin de nos peuples se caricature dans la société mercantile et dans la foi égalitaire, nous refuserons la religion de la pleurnicherie et du reniement, pour retrouver la conscience de notre aventure et de notre unité. »

— Jean Mabire, Thulé, le soleil retrouvé des Hyperboréens (1978), éd. Pardès, 2009, p. 296-297


« La tradition atlanto-boréenne m’apprenait quel était le nom de ma véritable patrie. Elle brillait de tous les feux du soleil. Et pourtant elle se situait dans le Nord. Ma religion aussi possédait ses mystères. Mais je savais que Thulé depuis la plus haute Antiquité, était une terre du soleil invaincu : Thule ultima a sole nomen habens. »

— Jean Mabire, Thulé, le soleil retrouvé des Hyperboréens (1978), éd. Pardès, 2009, p. 48


Bibliographie

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