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Citations

« L’Europe atlantique c’est l’Europe américaine. »

— Jean Thiriart, Un Empire de quatre cents millions d’hommes, l’Europe (1964), éd. Avatar, 2007 (ISBN 9780955513244), p. 198


« Les États-Unis sont entrés en guerre, en 1941, contre l’Allemagne — à ce moment là représentant en fait l’Europe — non pas pour sauver les pauvres gens parqués dans les camps de concentration, mais pour interdire à l’Allemagne de fédérer toute l’Europe sous la houlette germanique.

Les USA sont contre toutes les Europe, qu’elles soient anglaise, française, allemande, socialiste ou fasciste ; les USA — et c’est leur intérêt même — sont, de tradition, contre l’unification réelle de l’Europe. »

— Jean Thiriart, Un Empire de quatre cents millions d’hommes, l’Europe (1964), éd. Avatar, 2007 (ISBN 9780955513244), p. 196


« Malgré tous les risques que cela peut comporter, il faut tendre à tout prix à l’éviction des Américains d’Europe.

La puissance tutélaire, les États-Unis, a créé en Europe des habitudes de sécurité, de facilité et de fil en aiguille, de renoncement à l’initiative personnelle et enfin de sujétion. [...]

L’atlantisme est un opium pour l’Europe politique, l’américanisme est une morphine qui nous abrutit et nous enlève toute personnalité. »

— Jean Thiriart, Un Empire de quatre cents millions d’hommes, l’Europe (1964), éd. Avatar, 2007 (ISBN 9780955513244), p. 194-196


« La civilisation américaine PUISE sa substance dans la culture européenne. L’inverse n’est pas vrai, car il n’existe PAS de culture américaine. »

— Jean Thiriart, Un Empire de quatre cents millions d’hommes, l’Europe (1964), éd. Avatar, 2007 (ISBN 9780955513244), p. 146


« Les hasards de l’Histoire ont fait qu’une Europe vénitienne, puis une Europe portugaise, ensuite les Europe hollandaise et surtout anglaise, nous ont donné l’habitude des relations maritimes et nous ont détournés de notre réelle vocation qui est continentale.

Nous avons ainsi négligé l’Europe de l’Est au profit d’aventures océaniques et avons construit des empires maritimes qui se sont révélés, plus tard, extrêmement fragiles. »

— Jean Thiriart, Un Empire de quatre cents millions d’hommes, l’Europe (1964), éd. Avatar, 2007 (ISBN 9780955513244), p. 138


« Le foyer de la culture allumé en Grèce antique et développé en Europe préfigure le destin prométhéen de l’homme. »

— Jean Thiriart, Un Empire de quatre cents millions d’hommes, l’Europe (1964), éd. Avatar, 2007 (ISBN 9780955513244), p. 104


« L’Europe “légale” n’existe pas parce qu’elle n’est pas indépendante ; elle n’est qu’une sorte de Super-Panama américain. »

— Jean Thiriart, Un Empire de quatre cents millions d’hommes, l’Europe (1964), éd. Avatar, 2007 (ISBN 9780955513244), p. 86


« Certains rêvent d’une Europe socialiste, d’autres d’une Europe catholique, certains d’une Europe latine ou d’une Europe germanique. En attendant, tous ces rêveurs acceptent servilement une Europe américaine. »

— Jean Thiriart, Un Empire de quatre cents millions d’hommes, l’Europe (1964), éd. Avatar, 2007 (ISBN 9780955513244), p. 46


« La race légendaire d’Agamemnon et d’Ulysse n’est pas morte. Les offenses qui nous ont été faites ont toujours été vengées et notre histoire n’a été qu’une suite d’Iliades. »

— Jean Thiriart, Un Empire de quatre cents millions d’hommes, l’Europe (1964), éd. Avatar, 2007 (ISBN 9780955513244), p. 42
Jean Thiriart, Adolf von Thadden, Oswald Mosley et Giovanni Lanfre

Citations sur Jean Thiriart

« Si l’URSS a hérité, du fait de la géopolitique, des déterminismes, soucis, risques et responsabilités qui furent ceux du IIIe Reich, les États-Unis ont repris les traditions anglaises anti-continentales, anti-européennes. Durant quatre siècles l’Angleterre-île a systématiquement empêché toute naissance d’un super-État en Europe continentale. De Philippe II à Hitler en passant par Bonaparte. »

— Jean Thiriart cité par Christian Bouchet, L’Empire euro-soviétique de Vladivostok à Dublin (1984), éd. Ars Magna, 2018 (ISBN 9791096338498), p. 55


Bibliographie

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