« Alain de Benoist » : différence entre les versions
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« Le libéralisme naissant, à partir du XVIIIe siècle, a donné lieu à une « critique de droite », qui le rappelait à la réalité de la nature humaine, et à une « critique de gauche », qui le condamnait au nom des pauvres et des humiliés. Le drame est que ces deux critiques se sont disjointes – et de façon telle que chacune d'elles, pour triompher de l'autre, a fini par s'allier à ce qui aurait dû rester leur ennemi commun. J'aurai toute ma vie aspiré à ce que ces deux critiques n'en fassent qu'une. » | « Le libéralisme naissant, à partir du XVIIIe siècle, a donné lieu à une « critique de droite », qui le rappelait à la réalité de la nature humaine, et à une « critique de gauche », qui le condamnait au nom des pauvres et des humiliés. Le drame est que ces deux critiques se sont disjointes – et de façon telle que chacune d'elles, pour triompher de l'autre, a fini par s'allier à ce qui aurait dû rester leur ennemi commun. J'aurai toute ma vie aspiré à ce que ces deux critiques n'en fassent qu'une. » | ||
{{Réf Livre | |||
|auteur=Alain de Benoist | |||
= | |titre=Dernière Année. Notes pour conclure le siècle | ||
|année d'origine=1999 | |||
|éditeur=L'Âge d'Homme | |||
|année=2001 | |||
|page=278}} | |||
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« L’extrémisme consiste à pousser jusqu’à l’absurde même les idées les plus justes… il est réducteur, simpliste, borné. […] La radicalité est tout autre chose. Elle implique de chercher toujours à comprendre plus loin, en remontant à la racine (radix) [...]. Être radical, ce n’est pas seulement refuser le compromis, c’est s’intéresser aux causes lointaines […]. La recherche des principes premiers, la méditation sur les choses ultimes font partie de la radicalité. Ce qui exige d’être intellectuellement structuré. » | |||
{{Réf Livre | |||
|auteur=Alain de Benoist | |||
|titre=Mémoires vives | |||
|année d'origine=2012 | |||
|éditeur=Fallois | |||
|année=2012 | |||
|page=87}} | |||
== | == Textus == | ||
*[[Contre Hayek — Alain de Benoist]] | |||
*[[Préface à la nouvelle édition de « Vu de droite » (2002) — Alain de Benoist]] | |||
[[Category: | [[Category:Auctor]] | ||
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Version du 29 mai 2018 à 11:17

Citationes
« Le libéralisme naissant, à partir du XVIIIe siècle, a donné lieu à une « critique de droite », qui le rappelait à la réalité de la nature humaine, et à une « critique de gauche », qui le condamnait au nom des pauvres et des humiliés. Le drame est que ces deux critiques se sont disjointes – et de façon telle que chacune d'elles, pour triompher de l'autre, a fini par s'allier à ce qui aurait dû rester leur ennemi commun. J'aurai toute ma vie aspiré à ce que ces deux critiques n'en fassent qu'une. »
« L’extrémisme consiste à pousser jusqu’à l’absurde même les idées les plus justes… il est réducteur, simpliste, borné. […] La radicalité est tout autre chose. Elle implique de chercher toujours à comprendre plus loin, en remontant à la racine (radix) [...]. Être radical, ce n’est pas seulement refuser le compromis, c’est s’intéresser aux causes lointaines […]. La recherche des principes premiers, la méditation sur les choses ultimes font partie de la radicalité. Ce qui exige d’être intellectuellement structuré. »