Différences entre les versions de « Maurice Bardèche »

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« [...] '''une des plus grandes catastrophes des temps modernes fut la prise d’Atlanta. [...] La victoire des Yankees est la victoire d’une certaine morale et avec elle d’une certaine conception de l’homme et de la vie.''' C’est le rationalisme qui triomphe et, avec lui, les grands principes qu’on proclame et qu’on n’applique pas, et, après eux, c’est le dollar dont le culte s’installe et, avec le dollar, les aciéries et au-delà des aciéries, le fonctionnalisme, et, à l’horizon de tout cela, la société de consommation, la publicité, le conformisme, la monotonie, et les longues, les immenses plaines de l’ennui et de l’absurdité. »
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« [...] une des plus grandes catastrophes des temps modernes fut la prise d’Atlanta. [...] La victoire des Yankees est la victoire d’une certaine morale et avec elle d’une certaine conception de l’homme et de la vie. C’est le rationalisme qui triomphe et, avec lui, les grands principes qu’on proclame et qu’on n’applique pas, et, après eux, c’est le dollar dont le culte s’installe et, avec le dollar, les aciéries et au-delà des aciéries, le fonctionnalisme, et, à l’horizon de tout cela, la société de consommation, la publicité, le conformisme, la monotonie, et les longues, les immenses plaines de l’ennui et de l’absurdité. »
 
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Version du 26 avril 2020 à 16:38

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Citationes

« L’Europe qu’on nous prépare ne sera qu’un bastion avancé d’un empire économique occidental dont les États-Unis seront le centre [...].

L’Europe sera ce que nous la ferons. Un ensemble d’États faibles ne donnera qu’une Europe faible. Il ne faut pas que l’Europe ne soit que le cadre agrandi de notre impuissance et de notre décadence. Il n’y aura pas de miracle. Chaque pays doit prendre conscience des conditions de l’avenir européen. »

— «  », Francis Bergeron, Rivarol, 5 avril 1979


« Je crois que le monde moderne est une entreprise de dénaturation de l’homme et de la création. Je crois à l’inégalité parmi les hommes, à la malfaisance de certaines formes de la liberté, à l’hypocrisie de la fraternité. Je crois à la force et à la générosité. Je crois à d’autres hiérarchies que celle de l’argent. Je crois le monde pourri par ses idéologies. Je crois que gouverner c’est préserver notre indépendance, puis nous laisser vivre à notre gré. »

— Maurice Bardèche, Sparte et les Sudistes (1969), éd. Les Sept Couleurs, 1969, p. Quatrième de couverture


« On ne peut créer une civilisation européenne sans qu’il y ait d’abord un marché fermé “européen”. La fermeture la plus stricte des frontières de l’Europe devant les produits, les affairistes et les idées de l’étranger est la base indispensable de toute construction de l’avenir. Si nous nous y refusons, l’Europe, quoi qu’on dise, quoi qu’on fasse, n’a pas d’autre destinée que d’être un État satellite de l’Amérique, et, si l’Amérique nous abandonne un jour, un État satellite de la Russie soviétique. »

— Maurice Bardèche, Sparte et les Sudistes (1969), éd. Kontre Kulture, 2019, p. 157-158


« [...] une des plus grandes catastrophes des temps modernes fut la prise d’Atlanta. [...] La victoire des Yankees est la victoire d’une certaine morale et avec elle d’une certaine conception de l’homme et de la vie. C’est le rationalisme qui triomphe et, avec lui, les grands principes qu’on proclame et qu’on n’applique pas, et, après eux, c’est le dollar dont le culte s’installe et, avec le dollar, les aciéries et au-delà des aciéries, le fonctionnalisme, et, à l’horizon de tout cela, la société de consommation, la publicité, le conformisme, la monotonie, et les longues, les immenses plaines de l’ennui et de l’absurdité. »

— Maurice Bardèche, Sparte et les Sudistes (1969), éd. Kontre Kulture, 2019, p. 116-117


« Les hommes se reconnaissent moins à leurs idées qu’à leur attitude devant la vie. [...] Chacun de nous répondra à lui-même de ce qu’il aura été. Ceux qui ne veulent pas vivre, nous ne pouvons pas les forcer à regarder le soleil en face. Mais les autres, qu’ils puissent se dire qu’ils ont été des hommes. »

— Maurice Bardèche, Sparte et les Sudistes (1969), éd. Kontre Kulture, 2019, p. 103-114


« On en meurt en effet. La liberté ronge la cité comme un poison, la dissout, la décompose et finalement elle détruit la liberté même. Alors, tout l’effort politique de l’idéologue consiste à masquer cette érosion de la liberté individuelle par le principe même de la liberté, c’est-à-dire à inventer les canalisations et les tubulures qui permettent à la machinerie libérale d’avoir encore une apparence de fonctionnement et en même temps ménager les soupapes et les trompe l’œil qui dissimulent la consomption et l’épuisement de la liberté individuelle dans les pays où l’idéologie de la liberté a triomphé. »

— Maurice Bardèche, Sparte et les Sudistes (1969), éd. Kontre Kulture, 2019, p. 98


« Une nation compte aujourd’hui par le volume de sa production industrielle, par son influence et ses positions économiques à l’étranger, par le prestige de sa culture et de ce qu’elle représente aux yeux des autres. Sa richesse, son travail, sa paix intérieure, son expérience politique, sa position dans le monde, en un mot, sont beaucoup plus importants pour sa grandeur et même pour sa sécurité que les divisions précaires qu’elle peut placer à ses frontières.

[...] nous ne sommes plus au temps de Louis XIV, que les nations ont déposé une part de leur souveraineté, qu'elles se sont engagées à se conformer à une morale, qu’elles ont accepté de se soumettre à des lois [...]. »

— Maurice Bardèche, Sparte et les Sudistes (1969), éd. Kontre Kulture, 2019, p. 94


« Avant tout, Sparte est une certaine idée du monde et une certaine idée de l’homme. »

— Maurice Bardèche, Sparte et les Sudistes (1969), éd. Kontre Kulture, 2019, p. 93


« Ce que j’appelle Sparte, c’est la patrie où les hommes sont considérés en raison de leurs qualités viriles qui sont mises au-dessus de toutes les autres. Ce que j’appelle les Sudistes, ce sont les hommes qui s’efforcent de vivre selon la “nature des choses” qu’ils ne prétendent corriger qu’en y ajoutant de la politesse et de la générosité. »

— Maurice Bardèche, Sparte et les Sudistes (1969), éd. Kontre Kulture, 2019, p. 89


« On perçut brusquement que ce n’était pas seulement l’Aryen blond qui avait été vaincu en 1945, mais l’homme blanc, la race blanche toute entière. »

— Maurice Bardèche, Sparte et les Sudistes (1969), éd. Kontre Kulture, 2019, p. 77


« Le succès de Mussolini et les campagnes d’Adolf Hitler furent d’abord pour nous de tonifiants exemples de redressement national. On pouvait donc se débarrasser de cette démocratie paralysante qui était sur nous comme une malaria. »

— Maurice Bardèche, Sparte et les Sudistes (1969), éd. Kontre Kulture, 2019, p. 72


« L’économique n’engendre pas de morale. »

— Maurice Bardèche, Sparte et les Sudistes (1969), éd. Kontre Kulture, 2019, p. 70


« Il faut avouer que la guerre de 1914 fut une géniale diversion. Déjà les aventures coloniales avaient employé très suffisamment un certain contingent d’énergie suspecte. Les amateurs d’énergie virile et de promotion au choix se firent donc massacrer pendant quatre ans en l’honneur de la liberté du commerce et des peuples d’Autriche-Hongrie. [...]

Les Quatorze Points du Président Wilson invitaient les “gars de la Mayenne” à s’occuper de tout autre chose que des affaires du canton. On leur apprenait qu’ils avaient combattu pour le Droit et la Civilisation. Traduit en langage de la Mayenne, cela voulait dire que les hommes seraient désormais tous égaux, tous frères, que personne ne serait au-dessus des autres, que toutes les nations seraient comme un seul bourg géré par une sorte de conseil municipal, où tout le monde serait chez soi. [...]

Ainsi, le résultat de la guerre de 1914 était déjà le déracinement des nations. »

— Maurice Bardèche, Sparte et les Sudistes (1969), éd. Kontre Kulture, 2019, p. 66-68


« Est-ce que la prospérité est le but suprême pour les hommes et pour les nations ? Est-ce que la gloire suprême est de beaucoup produire, d’étaler à l’infini [...]. »

— Maurice Bardèche, Sparte et les Sudistes (1969), éd. Kontre Kulture, 2019, p. 63


« Cette analyse était juste, mais incomplète. Ce que les Juifs avaient le malheur de représenter, c’était le résultat de la civilisation industrielle brusquement dévoilé. Et c’est pourquoi la conclusion de l’affaire Dreyfus fut la fondation de l’Action Française, église qui prêchait une Réforme totale. On avait découvert tout d’un coup la morale sur laquelle débouchait la démocratie. Le marchand, être cauteleux, servile, que toutes les grandes civilisations avaient tenu à l’écart, était devenu le brahmane de la nôtre. On baisait sa robe, on lui offrait la fille. On l’admirait et on le montrait aux petits garçons comme le héros qu’il fallait être. Au-dessus de lui, il n’y avait rien, mais les prêtres et les capitaines balayaient le sol devant ses pas. »

— Maurice Bardèche, Sparte et les Sudistes (1969), éd. Kontre Kulture, 2019, p. 62


« Beaucoup de banques étaient encore des entreprises familiales, le banquier était une sorte de notaire. Le protectionnisme maintenait les économies nationales dans leur aire géographique et freinait la contagion du gigantisme. Ces pénéplaines du capitalisme composaient un paysage rassurant. Les hiérarchies aristocratiques existaient encore, elles en imposaient : et la richesse des industriels ne leur donnait pas d’autre droit que l’espoir d’être admis dans cette société fondée sur autre chose que sur la richesse. [...]

Les affairistes et les parvenus du Second Empire affirmaient déjà assez clairement le triomphe de l’argent. Mais un régime bonapartiste, malgré ses tares, plaçait nécessairement le capitaine au-dessus du marchand. Cette suprématie des militaires s’était effondrée à Sedan. »

— Maurice Bardèche, Sparte et les Sudistes (1969), éd. Kontre Kulture, 2019, p. 60-61


« Un autre caractère de la civilisation mercantile dans laquelle nous vivons est la primauté de l’économique : à la fois dans notre vie nationale, et aussi dans notre vie professionnelle, et même dans notre pensée. C’est un symptôme de l’emprise du marchand sur nous : c’est pour lui qu’on gouverne. Mais c’est aussi une justification dont on se prévaut en faveur du conformisme qui nous est imposé. Il n’y a plus de prince au-dessus des contrats pour briser la puissance du riche, atteindre les exploiteurs et les habiles derrière les gabions de la procédure et rétablir la justice dans les contrats léonins. [...]

La disparition de toute hiérarchie supérieure à celle de l’argent et, par conséquent, de tout pouvoir supérieur à celui de l’argent, fait peser de tout leur poids sur nos têtes les nécessités de l’économie. Celles-ci se développent comme une logique propre qui tend à devenir la seule logique de notre monde. »

— Maurice Bardèche, Sparte et les Sudistes (1969), éd. Kontre Kulture, 2019, p. 41


« L’épuration est un fait beaucoup plus important et beaucoup plus significatif que vous ne croyez. Car elle est le commencement d’une épuration permanente. Les fantômes d’opposition vous trompent. Vous ne voyez pas l’élimination de l’opposition véritable, celle qui s’attaque aux bases du mensonge vital. C’est le phénomène le plus grave de notre nouvelle vie politique. C’est une étape vers le communisme beaucoup plus importante que ces nationalisations qui vous donnent tant de souci. »

— Maurice Bardèche, Lettre à François Mauriac (1947), éd. La Pensée libre, 1947, p. 17


« Vous avez créé des intouchables et des enfants d’intouchables, une postérité charnelle et spirituelle d’intouchables : vous avez créé à l’intérieur de la nation des hérétiques et une hérésie. »

— Maurice Bardèche, Lettre à François Mauriac (1947), éd. La Pensée libre, 1947, p. 21


« Le génie de nos vieux pays d’Occident avait su opposer à la mystique communiste une mystique également forte. Du ventre fécond de la vieille Europe, mère des lois et des nations, une nouvelle foi avait surgi. Ce n’était pas un système qui s’élaborait contre un autre système, c’était notre terre et notre sang qui soudain se retrouvaient. Ce n’était rien d’abstrait, c’étaient des hommes qui se souvenaient. C’était de très loin dans les âges toute notre force et tout notre passé qui leur faisaient trouver les mots qui réveillaient les peuples contre la ruée d’Asie. »

— Maurice Bardèche, L’Œuf de Christophe Colomb. Lettre à un sénateur d’Amérique (1952), éd. Les Sept Couleurs, 1952, p. 14


« Ne pouvant intervenir directement, le Kremlin chercha un moyen de sauter par-dessus les frontières, d’être présent sans avoir à débarquer, d’être au gouvernement sans être contraint de s’emparer du pouvoir et, pour cela, il inventa l’antifascisme. Cette trouvaille géniale n’a pas été saluée comme il convient. Elle est l’âme de la politique moderne, elle a renouvelé les méthodes de la politique, comme l’apparition de l’artillerie a changé celles de la guerre. Elle permit au parti communiste d’être tout-puissant tout en restant minoritaire. [...] L’antifascisme est l’arme politique moderne du communisme par excellence. [...] L’antifascisme était le cheval de Troie. [...] Il avait pour but de maintenir les nations dans un état d’impuissance contre l’infiltration communiste. »

— Maurice Bardèche, L’Œuf de Christophe Colomb. Lettre à un sénateur d’Amérique (1951), éd. Les Sept Couleurs, 1951, p. 17-28


« L’amour du sol, l’amour des enfants, l’amour du travail, toutes ces qualités paysannes, toutes ces qualités charnelles de la race française, et non seulement de la race française, mais de tous les peuples d’Occident, c’était bien là l’ennemi à abattre. Ce n’était pas assez de parler de liberté et de progrès, il fallait tuer en nous les réflexes de la races, les réflexes de la vie. Il fallait tuer la vie en nous pour que nous ne risquions pas de découvrir un jour ce que c’était que la vraie liberté et ce que c’était que la joie. [...] Il fallait empêcher ce réveil. De là les nègres, de là les naturalisations en masse par ghettos entiers, l’abrutissement par les quotidiens et la radio, la pornographie, la publicité l’idolâtrie du riche, l’adoration du clinquant, la béatification du boxeur et de la danseuse nue, toute cette foire qui sent la poussière et le papier d’Arménie et dans laquelle une génération hébétée se promène docilement, assourdie par les pick-up et les orchestres des manèges [...]. »

— Maurice Bardèche, L’Œuf de Christophe Colomb. Lettre à un sénateur d’Amérique (1951), éd. Les Sept Couleurs, 1951, p. 26-27


« Ce véritable socialisme, ce terrible exemple qui tuait l’idéal communiste par son existence seule, c’était cela qu’il fallait détruire à tout prix. »

— Maurice Bardèche, L’Œuf de Christophe Colomb. Lettre à un sénateur d’Amérique (1951), éd. Les Sept Couleurs, 1951, p. 31


« Vous avez détruit l’Europe, l’Europe solide d’autrefois. À la place de la digue anticommuniste, il n’y a plus que vos divisions, vos fragiles divisions. »

— Maurice Bardèche, L’Œuf de Christophe Colomb. Lettre à un sénateur d’Amérique (1951), éd. Les Sept Couleurs, 1951, p. 37


« [...] vous avez voulu introduire la morale dans la politique internationale et dans la guerre. »

— Maurice Bardèche, L’Œuf de Christophe Colomb. Lettre à un sénateur d’Amérique (1951), éd. Les Sept Couleurs, 1951, p. 69-70


« [...] si vous imposez votre conception de la démocratie ou votre conception de la liberté, ne sera-t-on pas en droit de vous dire que vous travaillez en réalité à votre profit et au profit de vos marchands, et que les instruments de votre politique démocratique sont, en réalité, les instruments de votre hégémonie ? »

— Maurice Bardèche, L’Œuf de Christophe Colomb. Lettre à un sénateur d’Amérique (1951), éd. Les Sept Couleurs, 1951, p. 71


« L’expression la plus haute de notre conscience, c’est le sentiment de cette communion qui nous lie à tout, à notre passé, aux hommes de notre race, aussi bien qu’aux camarades ne notre combat et de notre œuvre. »

— Maurice Bardèche, L’Œuf de Christophe Colomb. Lettre à un sénateur d’Amérique (1951), éd. Les Sept Couleurs, 1951, p. 105


« Ces hommes, les plus jaloux de leur indépendance nationale, connus par leur passé pour l’intransigeance de leur nationalisme, sont devenus aujourd’hui, dans leurs pays respectifs, les partisans les plus actifs et les plus décidés de l’unité européenne.

Ces hommes représentent, il faut que vous le sachiez, monsieur le Sénateur, ce qui a fait la grandeur de nos patries au temps où elles étaient puissantes. Leur conception de l’honneur est celle du soldat et du féal. Ils pensent que la religion du serment est éternelle et que rien ne prévaut sur la parole donnée. Ils estiment que le malheur ne délie point, que même la méchanceté du prince ne délie point. Ils pensent au contraire de vos idéalistes, que les formes politiques sont transitoires et que le pays seul et l’âme de ce pays sont éternels. Ils veulent être des hommes et léguer à leurs enfants leurs cités et leurs terres telles qu’ils les ont reçues de leurs pères, et non point comme des domaines anonymes sur lesquels le plus bavard est le maître et où l’étranger impose sa loi. »

— Maurice Bardèche, L’Œuf de Christophe Colomb. Lettre à un sénateur d’Amérique (1951), éd. Les Sept Couleurs, 1951, p. 122


« [...] des formations politiques comme le parti du général de Gaulle en France ou le parti de Winston Churchill en Angleterre ne sont pas des forces nationales authentiques. Le désir, et même, à vrai dire, l’aspiration à la servitude envers l’Amérique, l’influence des banques juives et des mots d’ordre juifs, ont toujours empêché les états-majors de ces partis de prendre conscience de leur mission. Et Churchill, aussi bien que de Gaulle, destructeurs de l’Europe, complices de l’invasion communiste, agents conscients et forcenés de toutes les forces de destruction, ilotes ivres qui se réveillent devant l’abime, ne peuvent être aujourd’hui des guides. Leur politique sent le rabbin comme leur passé. »

— Maurice Bardèche, L’Œuf de Christophe Colomb. Lettre à un sénateur d’Amérique (1951), éd. Les Sept Couleurs, 1951, p. 124-125


« Les États nationaux sur lesquels était fondée toute la vie politique d’autrefois sont aujourd’hui inviables. Ils n’ont pas plus d’existence politique réelle que le grand-duché de Bade ou le grand-duché de Modène n’en avaient il y a cent ans. Ils ont cessé d’exister en tant qu’unités politiques parce qu’ils ont cessé d’exister en tant que forces politiques. S’ils s’obstinent à survivre dans leur état actuel ils sont tous condamnés à devenir des États satellites. »

— Maurice Bardèche, L’Œuf de Christophe Colomb. Lettre à un sénateur d’Amérique (1951), éd. Les Sept Couleurs, 1951, p. 136


« Si la pensée de certains est de faire une Europe antifasciste et apatride, qui serait pour ainsi dire télécommandée de New-York ou de Tel-Aviv, cette Europe colonisée ne nous intéresse pas du tout [...]. Transporter l’antifascisme du plan national sur le plan européen, c’est tout simplement étendre à l’échelon continental les causes de faiblesse et de ruine, c’est condamner à mort l’Europe que nous voulons créer. »

— Maurice Bardèche, L’Œuf de Christophe Colomb. Lettre à un sénateur d’Amérique (1951), éd. Les Sept Couleurs, 1951, p. 136-137


« Le dépassement du nationalisme, seuls les nationalistes peuvent le faire. Car s’il ne se fait pas par eux, il se fera contre eux, et ce sera une catastrophe pour tout le monde. »

— Maurice Bardèche, L’Œuf de Christophe Colomb. Lettre à un sénateur d’Amérique (1951), éd. Les Sept Couleurs, 1951, p. 138


« Nous vivons dans un monde détruit. Ce ne sont pas seulement nos villes qui sont détruites, ce sont des systèmes entiers de valeurs et de croyances, ce sont tous les systèmes de valeurs et croyances. Ces ruines sont invisibles, mais elles sont plus terribles que les ruines visibles. »

— Maurice Bardèche, L’Œuf de Christophe Colomb. Lettre à un sénateur d’Amérique (1951), éd. Les Sept Couleurs, 1951, p. 139


« [...] l’Europe ne pourra se sauver qu’en prenant conscience de valeurs nouvelles [...]. »

— Maurice Bardèche, L’Œuf de Christophe Colomb. Lettre à un sénateur d’Amérique (1951), éd. Les Sept Couleurs, 1951, p. 140


« [...] nous sommes tous des paysans de la même terre d’Europe, nous vivons tous des mêmes souvenirs et les dieux de nos pays sont les mêmes [...]. »

— Maurice Bardèche, L’Œuf de Christophe Colomb. Lettre à un sénateur d’Amérique (1951), éd. Les Sept Couleurs, 1951, p. 142


« [...] la communauté européenne doit être nécessairement une unité politique absolument indépendante. [...] L’Europe ne doit pas être une position avancée des États-Unis dans la guerre contre l’impérialisme russe. [...] Une Europe démocratique est la prisonnière du camp démocratique, elle ne peut être qu’un état satellite des États-Unis [...]. »

— Maurice Bardèche, L’Œuf de Christophe Colomb. Lettre à un sénateur d’Amérique (1951), éd. Les Sept Couleurs, 1951, p. 144-146


« Nous sommes convaincus aussi que la conception du monde qui sera celle de l’Europe nous permettra de trouver un terrain d’entente avec les nationalistes arabes. »

— Maurice Bardèche, L’Œuf de Christophe Colomb. Lettre à un sénateur d’Amérique (1951), éd. Les Sept Couleurs, 1951, p. 149


« [...] il est possible qu’il soit nécessaire de faire l’Europe sans l’Angleterre. »

— Maurice Bardèche, L’Œuf de Christophe Colomb. Lettre à un sénateur d’Amérique (1951), éd. Les Sept Couleurs, 1951, p. 149


« [...] la tâche des partis nationaux en Europe, et c’est la plus sacrée de toutes puisqu’elle est finalement notre suprême moyen pour sauver non seulement nos libertés, mais notre existence, pour accomplir le plus grave et le dernier de tous les devoirs, celui de sauver la race. »

— Maurice Bardèche, L’Œuf de Christophe Colomb. Lettre à un sénateur d’Amérique (1951), éd. Les Sept Couleurs, 1951, p. 158-159


« Je crois à l’Europe, à condition qu’elle soit l’Europe et qu’elle n’obéisse ni à Washington ni à Moscou. »

— Maurice Bardèche, L’Œuf de Christophe Colomb. Lettre à un sénateur d’Amérique (1951), éd. Les Sept Couleurs, 1951, p. 159


« C’est l’Atlantique qu’on protège, c’est pour l’Atlantique qu’on se bat, c’est de l’Atlantique qu’on attend la victoire, c’est l’Atlantique enfin qui est notre patrie. Eh bien monsieur le Sénateur, dites-vous que des millions d’hommes en Europe sont comme moi : ils sont des paysans. Ils savent ce que c’est que leur village, ils savent ce que c’est que leur terre, ils savent ce que c’est que l’invasion, mais ils ne savent pas ce que c’est que l’Atlantique. »

— Maurice Bardèche, L’Œuf de Christophe Colomb. Lettre à un sénateur d’Amérique (1951), éd. Les Sept Couleurs, 1951, p. 162


« [...] les États-Unis n’ont rien à gagner à cette indépendance de l’Europe. Apparemment, les États-Unis ont intérêt à se constituer un empire invisible, destiné à leur fournir des troupes, des instruments politiques et des clients perpétuels. »

— Maurice Bardèche, L’Œuf de Christophe Colomb. Lettre à un sénateur d’Amérique (1951), éd. Les Sept Couleurs, 1951, p. 167


« La carte réelle du monde n’est pas la carte des continents, c’est la carte des densités de population. Et cette carte ne fait que traduire la véritable réalité géographique et politique : la carte réelle du monde est la carte des grandes unités ethniques et culturelles. »

— Maurice Bardèche, L’Œuf de Christophe Colomb. Lettre à un sénateur d’Amérique (1951), éd. Les Sept Couleurs, 1951, p. 170


« Laissez l’Europe à son propre génie, laissez-la à sa propre culture, laissez-la trouver dans son passé et dans son sang, les solutions qui sont les siennes. Ne forcez pas cette image du monde que Dieu a créé selon son plan et non selon le vôtre. Nous ne sommes pas des nègres, nous ne sommes pas des jaunes, nous ne sommes pas des sémites, nous ne sommes pas des Américains. Ne superposez pas votre Babel à la nature. Agissez selon la nature des choses. La sagesse politique c’est cela. »

— Maurice Bardèche, L’Œuf de Christophe Colomb. Lettre à un sénateur d’Amérique (1951), éd. Les Sept Couleurs, 1951, p. 171-172


« Ce que l’Europe ne peut accepter, c’est une hégémonie économique des États-Unis, qui nous imposerait vos produits, vos prix, vos contrats, qui lèverait sur nous une dîme et nous contraindrait par toutes sortes de pressions, et qui finalement, abolirait par ce moyen notre liberté politique. Ce que l’Europe ne peut accepter non plus c’est que vos banques achètent peu à peu nos entreprises, ou s’en rendent maîtres par leurs prêts, les contrôlent par une représentation discrète. [...] Notre Europe peut tendre une main loyale au peuple américain, mais elle ne peut accepter à aucun prix le contrôle du capitalisme international. C’est pour elle une question de vie ou de mort. »

— Maurice Bardèche, L’Œuf de Christophe Colomb. Lettre à un sénateur d’Amérique (1951), éd. Les Sept Couleurs, 1951, p. 173-174


« On s’apercevra rapidement, en réfléchissant aux conditions du monde moderne, que la pensée est le plus puissant des agents de destruction inventé par notre temps. La bombe atomique, la guerre bactériologique même, ne sont que des moyens puérils auprès de ce formidable empoisonnement de tout l’organisme par un virus insaisissable. La pensée injectée par l’étranger dans les veines d’une nation est un curare. Elle stupéfie et paralyse. À doses faibles, elle pervertit. A haute dose elle fait tituber des nations entières comme des animaux ivres, elle obscurcit l’instinct le plus fort, elle voile la vérité la plus évidente. Des peuples se réveillent parfois, atterrés de ce qu’ils ont fait pendant leur ivresse [...]. »

— Maurice Bardèche, L’Œuf de Christophe Colomb. Lettre à un sénateur d’Amérique (1951), éd. Les Sept Couleurs, 1951, p. 184


« Toutes les nations d’Europe, à des degrés divers, sont en réalité des pays occupés. »

— Maurice Bardèche, L’Œuf de Christophe Colomb. Lettre à un sénateur d’Amérique (1951), éd. Les Sept Couleurs, 1951, p. 190


« Il faut adorer l’humanité, se mettre au-dessus de toutes les patries. C’est bien commode pour ceux qui sont sans patrie. »

— Maurice Bardèche, L’Œuf de Christophe Colomb. Lettre à un sénateur d’Amérique (1951), éd. Les Sept Couleurs, 1951, p. 191-192


« Défendre nos nations, c’est donc d’abord redevenir maîtres chez nous. Une armée forte contre l’étranger du dehors, une législation contre l’étranger de l’intérieur [...]. »

— Maurice Bardèche, L’Œuf de Christophe Colomb. Lettre à un sénateur d’Amérique (1951), éd. Les Sept Couleurs, 1951, p. 195


« L’autre ennemi (et d’ailleurs le même) est l’argent. Le règne de l’argent est le règne de l’étranger ; il est aussi le règne du ventre. La première chose que nous avons à dire c’est que la valeur d’un homme ne se compte pas en dollars, ni la puissance d’une nation en chiffre d’exportations. Au dessus de l’argent, nous mettrons l’homme ; au-dessus du succès, nous mettrons la propreté ; et au dessus du chiffre des ventes, nous mettrons la discipline et l’énergie. Dans la société que nous voulons, le marchand doit être, comme dans l’Inde, d’une caste grasse, mais peu honorée. Au-dessus, il y a le soldat, le militant, le travailleur. Au-dessus de lui, il y a tous les gens qui font quelque chose pour rien. Car la puissance d’une nation, elle est dans les hommes qui sont prêts à donner pour rien, leur sang, leur vie, leur action, pour rien, pour l’honneur. Quand une nation n’a plus de tels hommes, elle cesse d’être une nation, elle n’est plus qu’un conglomérat d’intérêts, une société par actions avec des prisons et des gendarmes. »

— Maurice Bardèche, L’Œuf de Christophe Colomb. Lettre à un sénateur d’Amérique (1951), éd. Les Sept Couleurs, 1951, p. 195-196


« Nous sommes en Europe de la race des fondateurs d’empires. »

— Maurice Bardèche, L’Œuf de Christophe Colomb. Lettre à un sénateur d’Amérique (1951), éd. Les Sept Couleurs, 1951, p. 198


« L’Europe est dans l’action, elle est dans la fraternité du travail et dans l’épreuve par le travail, elle est dans nos jeunesses mêlées, elle n’est pas dans les parlotes, dans les accords douaniers, dans les contingentements, et dans les pièges à devises, appelés pools, pactes, conventions. »

— Maurice Bardèche, L’Œuf de Christophe Colomb. Lettre à un sénateur d’Amérique (1951), éd. Les Sept Couleurs, 1951, p. 200


« L’unité des peuples d’Occident ne peut se faire aujourd’hui que contre le capitalisme international. »

— Maurice Bardèche, L’Œuf de Christophe Colomb. Lettre à un sénateur d’Amérique (1951), éd. Les Sept Couleurs, 1951, p. 201


« La primauté du marchand disparaît quand la souveraineté nationale entre en scène. Il n’est plus qu’un exécutant spécialisé. »

— Maurice Bardèche, L’Œuf de Christophe Colomb. Lettre à un sénateur d’Amérique (1951), éd. Les Sept Couleurs, 1951, p. 207


« Nous voulons la liberté en tant que peuple, car c’est la seule manière de l’obtenir réelle en tant qu’individu. C’est à cette liberté politique que nous donnons la priorité. Ceux qui nous la refusent au nom d’un mot comme liberté ou démocratie, nous les appelons les ennemis véritables de la liberté et de la démocratie. Nous croyons que la liberté et la démocratie commencent avec l’indépendance, en Europe comme ailleurs, et que, hors de l’indépendance, il n’y a ni liberté, ni démocratie. »

— Maurice Bardèche, L’Œuf de Christophe Colomb. Lettre à un sénateur d’Amérique (1951), éd. Les Sept Couleurs, 1951, p. 212


« La lutte contre la misère et pour la liberté demande autant d’héroïsme que le combat par les armes [...]. »

— Maurice Bardèche, L’Œuf de Christophe Colomb. Lettre à un sénateur d’Amérique (1951), éd. Les Sept Couleurs, 1951, p. 217


« Ils se sont emparés de l’épée de Jéhovah et ils ont chassé l’Allemand des terres humaines. L’écroulement de l’Allemagne ne suffisait pas aux vainqueurs. Les Allemands n’étaient pas seulement des vaincus, ils n’étaient pas des vaincus ordinaires. C’est le Mal qui avait été vaincu en eux : on avait à leur apprendre qu’ils étaient des Barbares, qu’ils étaient les Barbares. Ce qui leur arrivait, le dernier degré de la détresse, la désolation comme au jour du déluge, leur pays englouti comme Gomorrhe et eux seuls errants, stupéfaits, au milieu des ruines, comme au lendemain de l’écroulement du monde, on avait à leur apprendre que c’était bien fait, comme disent les enfants. C’était une juste punition du ciel. Ils devaient s’asseoir, eux Allemands, sur leurs ruines et se frapper la poitrine. Car ils avaient été des monstres. Et il est juste que les villes des monstres soient détruites, et aussi les femmes des monstres et leurs petits enfants. Et la radio de tous les peuples du monde, et la presse de tous les peuples du monde, et des millions de voix de tous les horizons du monde, sans exception, sans fausse note, se mirent à expliquer à l’homme assis sur ses ruines pourquoi il avait été un monstre. »

— Maurice Bardèche, Nuremberg ou la Terre promise (1948), éd. Kontre Kulture, 2016 (ISBN 9782367250885), p. 11-12


« [...] vous êtes un fidèle de la religion de l’Humanité. Au fond du sanctuaire est assis un dieu nègre. Vous avez tous les droits sauf de dire du mal du dieu. »

— Maurice Bardèche, Nuremberg ou la Terre promise (1948), éd. Kontre Kulture, 2016 (ISBN 9782367250885), p. 37


« La république universelle est la république des marchands. [...] Là où les souverainetés nationales s’éteignent, la dictature économique mondiale commence à luire. Un peuple ne peut plus rien contre les marchands lorsqu’il a renoncé au droit de dire : ici, les contrats sont tels, les usages sont tels, et vous payez telle dîme pour vous asseoir. Les États-Unis du monde ne sont qu’en apparence une conception politique : c’est en réalité une conception économique. [...] Celui qui renonce au droit de taxer l’étranger, de le reconduire hors de la ville avec ses marchandises, de fermer ses ports aux missionnaires, renonce aussi à la liberté et à tous ses biens. Qu’est-ce qu’une grève, qu’est-ce qu’une conquête sociale dans un pays qui est forcé d’aligner ses prix sur ceux de l’étranger ? [...] L’élection du président des États-Unis nous importe plus que nos propres crises ministérielles. »

— Maurice Bardèche, Nuremberg ou la Terre promise (1948), éd. Kontre Kulture, 2016 (ISBN 9782367250885), p. 62-63


« Un œil au milieu d’un triangle, comme sur la couverture du catéchisme, gouverne la nouvelle création politique. »

— Maurice Bardèche, Nuremberg ou la Terre promise (1948), éd. Kontre Kulture, 2016 (ISBN 9782367250885), p. 64


« Ce n’est pas le plan Marshall qui menace notre indépendance, ce sont les principes de Nuremberg. »

— Maurice Bardèche, Nuremberg ou la Terre promise (1948), éd. Kontre Kulture, 2016 (ISBN 9782367250885), p. 65


« Les juifs sont originellement des étrangers, qui ont été d’abord admis dans notre pays avec prudence, puis en nombre de plus en plus grand à mesure que certains d’entre eux obtenaient de l’influence. En dépit de cette hospitalité qui leur était accordée, ils ne se sont pas abstenus de prendre part aux discussion politiques de notre pays [...]. »

— Maurice Bardèche, Nuremberg ou la Terre promise (1948), éd. Kontre Kulture, 2016 (ISBN 9782367250885), p. 112


« [...] nous avons embrassé les nègres dans les rues en les appelant nos libérateurs, et le maréchal de l’air [britannique] a défilé au milieu de nos vivats. »

— Maurice Bardèche, Nuremberg ou la Terre promise (1948), éd. Kontre Kulture, 2016 (ISBN 9782367250885), p. 118


« [...] les armées du droit bombardent Dresde avec un sentiment de peine infinie, et quand nos Sénégalais violent les jeunes filles de Stuttgart, c’est un acte de guerre qui échappe à toutes qualification pénale [...]. »

— Maurice Bardèche, Nuremberg ou la Terre promise (1948), éd. Kontre Kulture, 2016 (ISBN 9782367250885), p. 124


« Désormais, toute guerre internationale devient automatiquement une guerre de Droit. Le vainqueur n’aura aucune peine à faire reconnaître que le vaincu est toujours l’agresseur. »

— Maurice Bardèche, Nuremberg ou la Terre promise (1948), éd. Kontre Kulture, 2016 (ISBN 9782367250885), p. 126


« Nous ne sommes plus les soldats d’une patrie, nous sommes les soldats de la loi morale. Nous ne sommes plus les citoyens d’une nation, nous sommes des consciences au service de l’humanité. Tout s’explique alors. Il ne s’agit pas de savoir si le maréchal Pétain est le chef légal du gouvernement de la France, la France cela n’existe pas, la légalité, cela n’existe pas, il s’agit de savoir si le général de Gaulle incarne la morale internationale plus exactement que le maréchal Pétain : entre la démocratie incarnée par un comité improvisé à Londres et la France représentée par un gouvernement qui ne convoque pas les conseils généraux, nous n’avons pas à hésiter : il faut préférer la démocratie, parce que la morale est nécessairement du côté de la démocratie, tandis que la France, cela ne représente rien à l’égard de la morale. Nous voilà donc en présence du paysage intellectuel complet du cerveau de M. de Menthon. Désormais, c’est la démocratie qui est la patrie, et la patrie n’est plus rien si elle n’est démocratique. Préférer la patrie à la démocratie, c’est trahir. Quand la démocratie est menacée, le patriotisme est toujours du côté de la démocratie. Si la patrie est dans le camps contraire, cela ne fait rien : c’est la résistance qui est la loi suprême, la trahison qui est obligatoire et la fidélité qui est trahison, c’est le franc-tireur qui est le véritable soldat. »

— Maurice Bardèche, Nuremberg ou la Terre promise (1948), éd. Kontre Kulture, 2016 (ISBN 9782367250885), p. 132-133


« L’ONU fulmine et la patrie se dissout. Il n’y a plus de pouvoir temporel. »

— Maurice Bardèche, Nuremberg ou la Terre promise (1948), éd. Kontre Kulture, 2016 (ISBN 9782367250885), p. 134


« Nous voyons maintenant que ce ne sont pas seulement les nationalismes qui sont mis en accusation, mais les patries elles-mêmes. Les droits internes sont détrônés par l’avènement d’un droit supérieur ; les États souverains sont déposés s’ils n’acceptent pas d’être les serviteurs du super-État et de sa religion. »

— Maurice Bardèche, Nuremberg ou la Terre promise (1948), éd. Kontre Kulture, 2016 (ISBN 9782367250885), p. 134


« Les patries ne peuvent enfanter que des hérésies. Elles sont toutes suspectes d’une malédiction originelle. »

— Maurice Bardèche, Nuremberg ou la Terre promise (1948), éd. Kontre Kulture, 2016 (ISBN 9782367250885), p. 135


« [...] il y a officiellement depuis le jugement de Nuremberg, une religion de l’humanité [...]. »

— Maurice Bardèche, Nuremberg ou la Terre promise (1948), éd. Kontre Kulture, 2016 (ISBN 9782367250885), p. 135


« [...] l’Islam n’appartient pas plus au monde démocratique qu’au monde communiste, il est par son essence et son implantation un véritable “troisième monde”. »

— Maurice Bardèche, Qu’est-ce que le fascisme ? (1961), éd. Les Sept Couleur, 1962, Le Nassérisme, p. 127


« Il y a dans tout fascisme une morale et une esthétique, mais cette morale et cette esthétique sont conquérantes, et par là, tout fascisme est une religion. »

— Maurice Bardèche, Qu’est-ce que le fascisme ? (1961), éd. Les Sept Couleur, 1962, Le Nassérisme, p. 128


« Il y a dans le Coran quelque chose de guerrier et de fort, quelque chose de viril, quelque chose de romain pour ainsi dire. »

— Maurice Bardèche, Qu’est-ce que le fascisme ? (1961), éd. Les Sept Couleur, 1962, Le Nassérisme, p. 129


« [...] l’empire arabe fut l’empire de la civilisation et de la beauté [...], les princes de leurs royaumes ne le cédaient en rien aux barons du Nord pour la justice et la courtoisie. Tel était le royaume des forts, tel était le royaume des guerriers. En ce temps-là, les usuriers n’étaient pas les maîtres et les légistes baisaient la babouche des émirs. Chaque chose était à sa place. Et la loi du Coran régnait qui veut qu’on écoute les sages, qu’on respecte la justice et qu’on honore ceux qui se conduisent comme des hommes pour la défense du Croissant. »

— Maurice Bardèche, Qu’est-ce que le fascisme ? (1961), éd. Les Sept Couleur, 1962, Le Nassérisme, p. 132


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