Différences entre les versions de « Louis-Ferdinand Céline »

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« Les cons sont la majorité, c'est donc bien forcé qu'ils gagnent. »
 
« Les cons sont la majorité, c'est donc bien forcé qu'ils gagnent. »
*[http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis-Ferdinand_Destouches Louis-Ferdinand Céline],
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*[http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis-Ferdinand_Destouches Louis-Ferdinand Céline]
  
 
== Quotes about Louis-Ferdinand Céline ==
 
== Quotes about Louis-Ferdinand Céline ==
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« Cette commémoration [aurait dû] précisément servir à explorer l'énigme qui fait que l'on peut être à la fois un très grand écrivain et un parfait salaud. »
 
« Cette commémoration [aurait dû] précisément servir à explorer l'énigme qui fait que l'on peut être à la fois un très grand écrivain et un parfait salaud. »
 
*[[Bernard-Henri Lévy]], à propos du retrait de Céline de la liste des "célébrations nationales", « Céline célébré, éjecté, mais remémoré », ''Le Canard enchaîné'', nº 4709, 26 janvier 2011, p. 8
 
*[[Bernard-Henri Lévy]], à propos du retrait de Céline de la liste des "célébrations nationales", « Céline célébré, éjecté, mais remémoré », ''Le Canard enchaîné'', nº 4709, 26 janvier 2011, p. 8
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« Rabelais a vraiment voulu une langue extraordinaire et riche. Mais les autres, tous, ils l'ont émasculée cette langue, pour la rendre duhamélienne, giralducienne et mauriacienne. Ainsi, aujourd'hui, écrire bien, c'est écrire comme Amyot, mais ça, c'est jamais qu'une langue de traduction.
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C'est ça, la rage moderne du Français : faire et lire les traductions, parler comme dans les traductions. Moi, y a des gens qui sont venus me demander si je n'avais pas pris tel ou tel passage dans Joyce. Oui, on me l'a demandé ! C'est l'époque... Parce que l'anglais, hein, c'est à la mode... Moi, je parle anglais parfaitement, comme le français. Aller prendre quelque chose dans Joyce. Non, je le parle pas, ce putain de langage qui me fait chier... Comme Rabelais, j'ai tout trouvé en français.
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Il devait pas croire beaucoup en Dieu, mais il osait pas le dire. D'ailleurs, il a pas mal fini : il a pas eu de supplice. Ca a été après, le supplice, quand on a académisé et égorgé le français qu'il parlait, pour en faire une littérature de bachot et de brevet élémentaire.
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Même Balzac a rien rescussité. C'est de l'académisme, plat, plat ! C'est la victoire de la raison.
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La raison ! Faut être fou ! On peut rien faire comme ça, tout émasculé. Ils me font rire. »
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*[http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis-Ferdinand_Destouches Louis-Ferdinand Céline], entretien avec Guy Bechtel de 1958
  
 
== Works ==
 
== Works ==

Version du 1 février 2013 à 14:24

Modèle:Column

Conservatism

« Le malheur en tout ceci est qu’il n’y a pas de peuple au sens touchant où vous l’entendez, il n’y a que des exploiteurs et des exploités et chaque exploité ne demande qu’à devenir exploiteur. Le prolétariat héroïque, égalitaire, n’existe pas. C’est un songe-creux, une faribole, d’où l’inutilité, la niaiserie écœurante de toutes ces imageries imbéciles, le prolétaire en cotte bleue, le héros de demain et le méchant capitaliste repu à chaîne d’or. Ils sont aussi fumiers l’un que l’autre. Le prolétaire est un bourgeois qui n’a pas réussi. Rien de plus, rien de moins. »

Modernity

« Une telle connerie dépasse l'homme. Une hébétude si fantastique démasque un instinct de mort, une pesanteur au charnier, une perversion mutilante que rien ne saurait expliquer, sinon que les temps sont venus, que le Diable nous appréhende, que le Destin s'accomplit.

Nous crevons d'être sans légende, sans mystère, sans grandeur. Les cieux nous vomissent. »

« C’est un prodigieux moyen de propagande. C’est aussi, hélas ! un élément d’abêtissement en ce sens que les gens se fient à ce qu’on leur montre. Ils n’imaginent plus. Ils voient. Ils perdent la notion de jugement et ils se prêtent gentiment à la fainéantise. La TV est dangereuse pour les hommes. L’alcoolisme, le bavardage, et la politique en font déjà des abrutis. Etait-il nécessaire d’ajouter encore quelque chose ? »

« Le monde est matérialiste, le plus menu peuple compris. Il croit plus à rien qu’au tangible. C’est comme ça l’Instruction Publique, l’évaporation des Légendes. Ils veulent plus se remettre en route avant qu’on ait réglé les comptes. Nôtre société elle veut plus rien foutre, elle veut plus se fatiguer du tout. Elle se les retourne de plus en plus. Elle s’effondre dans tous les coins. »

France

« Quel ignoble chemin parcouru des Celtes à Zazou ! de Vercingétorix à Gunga Diouf ! Tout y est ! Tout est là ! Le reste n’est que farces et discours. La France brûle de finir nègre, je la trouve fort à point, pourrie, croulante de métis. »

« Tous ceux qui m’ont volé sont, au moins, commandeurs de la Légion d’honneur. Autrefois, on pendait les voleurs aux croix. Aujourd’hui, on pend des croix aux voleurs. Et chacun est content. Merveilleux pays que ce pays de France. »

« En dépit des apparences, des rodomontades d’Histoire, les Français n’ont jamais eu le sens national. Ils ont fait de nombreuses guerres, très longues et très sanglantes, entre eux et contre l’étranger, mais presque jamais pour leur compte, toujours pour le bénéfice d’une clique étrangère. Successivement colonie romaine et puis italienne, pendant des siècles... à l’Espagnole, à l’Anglaise, à la Germanique, à présent colonie juive, la France se donne en réalité à l’équipe la plus astucieuse, la plus effrontée des gangsters du moment qui la courbent, la bluffent et la saignent...

La France est une nation femelle, toujours bonne à tourner morue. Écoutez les femmes à Victor, comment qu’elles jaspinent à vide sur toutes les courbes de trottoir, dans tous les coins de chiots, à jacter de menues conneries, à s’en faire crever... enragées de mesquines sottises... c’est des "vraies Frances"... La France aussi, comme les femmes à Victor, descend plus bas chaque année dans l’ordre des maquereaux et dans l’ordre des ragots comme toutes les putains. Dans le milieu; examinez les vieilles mômes : elles finissent toutes par les nègres, bien contentes, bien ivrognes, bien régalées, bien enculées, bien battues... La France en est à ce moment au poil ! Au moment du nègre. Le Juif dans le cul c’est son bonheur, il la fera crever, c’est son rôle... Le destin est assez simple. Il suffit d’avoir l’expérience.

Tout Français de race qui prend le pouvoir se sent perdu sans étrangers, sans cadres de l’étranger. Il se dépêche tout aussitôt de se vendre, c’est son premier souci... »

« D'abord la France n'est pas une race. C'est un pays, une nation. A l'heure actuelle, il y a moins de Français que sous Louis XIV. Quatorze millions au plus sur quarante millions. Le reste, c'est du métis. C'est de l'italote, de l'espagnote, du germinote, etc. Les genres sont tellement mêlés qu'on pourrait retrouver à la rigueur une chose qui ressemblerait à une ethnie au nord de la Loire et encore... »

  • Louis-Ferdinand Céline, réponse de Céline à une enquête de Paris-Midi en 1943 sur le thème « La race française court-elle à son déclin »

United Kingdom

« Les Anglais, c'est drôle quand même comme dégaîne, c'est mi-curé, mi-garçonnet. »

Human nature

« Tout ce qui est intéressant se passe dans l'ombre, décidément. On ne sait jamais rien de la véritable histoire des hommes. »

« Quand la haine des hommes ne comporte aucun risque, leur bêtise est vite convaincue, les motifs viennent tout seuls. »

« Faire confiance aux hommes, c’est déjà se faire tuer un peu. »

Racism

« Cette rage monte du fond des glandes, irresistible, des épididymes métissés, nos égorgeurs prédestinés. »

« Racisme d'abord ! Racisme avant tout ! Dix fois ! Mille fois racisme ! Racisme suprêmement ! Désinfection ! Nettoyage ! Une seule race en France : l'Aryenne. Trois groupes aryens ! Les Alpins (les plus nombreux), les Nordiques, les Méditerranéens : Aryens tous ! Et c'est marre, et c'est tout.

Quel est le véritable ami du peuple ? Le fascisme.

Qui nous préserve de la guerre ? C'est Hitler !

Hitler est un bon éleveur de peuples, il est du côté de la Vie, il est soucieux de la vie des peuples, et même de la nôtre. C'est un Aryen.

Je ressens, tellement je suis drôle, des choses encore bien plus perverses. Des véritables sadismes. Je me sens très ami d'Hitler, très ami de tous les allemands. Je trouve que ce sont des frères, qu'ils ont bien raison d'être racistes. Ca me ferait énormément de peine si jamais ils étaient battus. Je trouve que nos vrais ennemis ce sont les juifs et les francs-maçons. »

« Plus con que le Français ? Vraiment n'est-ce pas c'est impossible ? Et surtout l'intellectuel ? Littéralement enragé dès qu'il s'agit de déconner dans le sens juif. Un snob masochiste. Et y a pas de race ! Et y a pas de juif ! Et moi par-ci ! Je sais ceci ! Et peutt-puetti ! »

« Il n’y a qu’une seule religion : catholique, protestante ou juive… succursales de la boutique "au petit Jésus"… qu’elles se chamaillent s’entretripent ?… vétilles !… corridas saignantes pour badauds ! le grand boulot le seul le vrai leur profond accord… abrutir, détruire la race blanche. »

« Comprenez, condamnés à mort ! tous les sangs des races de couleurs sont “dominants”, jaune, rouge ou parme… le sang des blancs est “dominé”… toujours ! les enfants des belles unions mixtes seront jaunes, noirs, rouges, jamais blancs, jamais plus blancs !… »

« Croyez pas que j’exagère… si je vous dis que demain la France sera toute jaune par les seuls effets des mariages, que toute la politique est conne, puisqu’elle s’occupe que des harangues et des mélis-mélos de partis, autant dire de bulles, que la seule réalité qui compte est celle qui ne se voit pas, s’entend pas, discrète, secrète, biologique, que le sang des blancs est dominé, que les blancs peuvent aller tous s’atteler, très vite, leur dernière chance… pousse-pousse ou mourir de faim… allez pas dire que j’exagère… »

« Seule la biologie existe, le reste est blabla !… tout le reste !… je maintiens, au « Bal des Gamètes », la grande ronde du monde, les noirs, les jaunes gagnent toujours !… les blancs sont toujours perdants, « fonds de teint », recouverts, effacé !… politiques, discours, faridoles !… qu’une vérité : biologique !… dans un demi-siècle, peut-être avant, la France sera jaune, noire sur les bords… »

« Rien à côté de ce que vous verrez… tenez par exemple, cette petite idylle entre votre femme de ménage, blanche et votre facteur, noir… sang dominé, sang dominant !… les jeux sont faits !… laissez aux somptueux chefs d’Etats le monopole du Vide, des Emphases, leurs gardes sur la bride, trompettes, fermez le ban ! j’aurais pu dire un facteur jaune, encore bien plus triomphal ! ça que nos princes ne parlent jamais, si absorbés, confondants divagants blablas… sang, blanc perdant !… et nous voici au Brésil !… Amazone !… au Turkestan !… aviation, fusées pour la Lune sont en tout et pour tout que bruits de gueule, clowneries… Il n’y aura plus de blancs. »

Art

« La fuite vers l'abstrait est la lâcheté même de l'artiste. »

Europe

« La chute de Stalingrad c’est la fin de l’Europe. Il y a eu un cataclysme. L’épicentre c’était Stalingrad. Là on peut dire que c’était fini et bien fini, la civilisation des Blancs. Alors tout ça, ça a fait du bruit, des bouillonnements, des fusées, des cataractes. J’étais dedans… j’en ai profité. J’ai utilisé cette matière, je la vends. Evidemment je me suis mêlé d’histoires - les histoires juives - qui ne me regardaient pas, je n’avais rien à en faire. Je les ai quand même racontées… à ma manière. »

« Vous faites erreur, Monsieur le Maréchal ! L’ennemi est au Nord ! Ce n’est pas Berlin !

C’est Londres ! La Cité ! Les casemates-tout-en-or ! La Banque d’Angleterre avec ses laquais “framboise” ! Voilà l’ennemi héréditaire ! Je connais bien les abords, Monsieur le Maréchal ! »

Israel

« S'attaquer aux intérêts des juifs, c'est affronter le Vésuve équipé d'un petit arrosoir. »

« La seule chose grave à l’heure actuelle, pour un grand homme, savant écrivain, cinéaste, financier, industriel, politicien (mais alors la chose gravissime) c’est de se mettre mal avec les Juifs. — ... Faites le clown, l’insurgé, l’intrépide, l’anti-bourgeois, l’enragé redresseur de torts... le Juif s’en fout ! Divertissements… Babillages ! Mais ne touchez pas à la question juive, ou bien il va vous en cuire... Raide comme une balle, on vous fera calancher d’une manière ou d’une autre... »

« Lorsque les français monteront une ligue antisémite, le président, le secrétaire et le trésorier seront juifs ! »

Miscellaneous

« Pour les ravigoter, on remonte les riches, à chaque dix ans, d’un cran dans la Légion d’honneur comme un vieux nichon et les voilà occupés pendant dix ans encore. »

« Il y a très peu de légerté chez l’Homme. […] Et alors maintenant, ils sont extraordinaires de lourdeur. […] Nous verrons peut-être un jour une révolte d’esprit contre le poids. Mais c’est pas pour demain. […] Alors, voilà si j’avais à mourir, je dirais qu’ils étaient lourds. Oh, ils étaient méchants parce qu’ils étaient lourds. Jaloux d’une certaine légereté […]. Jaloux d’être lourd. C’est tout. Infirmes. […] La lourdeur les rend infirmes. Ils sont prêts à tout. Oh oui, prêts à tout. […] Ils augmentent leur poids, au lieu de se rendre léger. Ah, ils ne sont pas du côté d’Ariel. Ils sont de plus en plus Caliban. De plus en plus… »

« A force de ne pas parler des choses, par élégance, on ne dit rien, et on l'a dans le cul ! »

« L'intromission d'un bout de barbaque dans un pertuis de barbaque, j'ai jamais vu là que du grotesque - et cette gymnastique d'amour, cette minuscule épilepsie. Quels flaflas ! Je suis avec Lénine, c'est un bon choc physiologique mais pas chez les tuberceux - certainement - assez fébricant ainsi. C'est du petit suicide. Le mec qui bande, pour moi, tu vois, c'est un client. »

« Celui qui parle de l'avenir est un coquin. C'est l'actuel qui compte. Invoquer sa postérité, c'est faire un discours aux asticots. »

« Les cons sont la majorité, c'est donc bien forcé qu'ils gagnent. »

Quotes about Louis-Ferdinand Céline

« Cette commémoration [aurait dû] précisément servir à explorer l'énigme qui fait que l'on peut être à la fois un très grand écrivain et un parfait salaud. »

  • Bernard-Henri Lévy, à propos du retrait de Céline de la liste des "célébrations nationales", « Céline célébré, éjecté, mais remémoré », Le Canard enchaîné, nº 4709, 26 janvier 2011, p. 8

Texts

« Rabelais a vraiment voulu une langue extraordinaire et riche. Mais les autres, tous, ils l'ont émasculée cette langue, pour la rendre duhamélienne, giralducienne et mauriacienne. Ainsi, aujourd'hui, écrire bien, c'est écrire comme Amyot, mais ça, c'est jamais qu'une langue de traduction.

[...]

C'est ça, la rage moderne du Français : faire et lire les traductions, parler comme dans les traductions. Moi, y a des gens qui sont venus me demander si je n'avais pas pris tel ou tel passage dans Joyce. Oui, on me l'a demandé ! C'est l'époque... Parce que l'anglais, hein, c'est à la mode... Moi, je parle anglais parfaitement, comme le français. Aller prendre quelque chose dans Joyce. Non, je le parle pas, ce putain de langage qui me fait chier... Comme Rabelais, j'ai tout trouvé en français.

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Il devait pas croire beaucoup en Dieu, mais il osait pas le dire. D'ailleurs, il a pas mal fini : il a pas eu de supplice. Ca a été après, le supplice, quand on a académisé et égorgé le français qu'il parlait, pour en faire une littérature de bachot et de brevet élémentaire.

[...]

Même Balzac a rien rescussité. C'est de l'académisme, plat, plat ! C'est la victoire de la raison. La raison ! Faut être fou ! On peut rien faire comme ça, tout émasculé. Ils me font rire. »

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