Différences entre les versions de « Cardinal Henri de Lubac »

 
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« Sous les innombrables courants de surface qui portent dans tous les sens la pensée de nos contemporains, il nous a semblé en effet qu’il existait un courant profond, ancien déjà, ou plutôt une sorte d’immense ''dérive'' : par l’action d’une partie considérable de son élite pensante, '''l’humanité occidentale renie ses origines chrétiennes et se détourne de Dieu.''' [...] De plus en plus, l’athéisme contemporain se veut se veut positif, organique, constructif. »
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« Cependant l’athéisme se défend bien. Il s’est construit un palais de cristal, où tout est lumière, et en dehors duquel il a décidé qu’il n’y avait rien. Ce palais, c’est l’univers de la raison, tel qu’ont achevé de le constituer la science et la philosophie modernes. »
 
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« Les socialistes révolutionnaires sont les héritiers des libéraux qui, à l’école de l’Occident, sont devenus athées. “Anéantir Dieu”, tel est le premier point de leur programme, le premier mot d’ordre qu’ils répandent par leurs tracts. De cet athéisme, ils tirent les conséquences. Ne se contentant plus d’une vague croyance au progrès, ils entreprennent de construire l’humanité sans Dieu. Il sont logiques [...]. »
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— À propos de [[Fiodor Dostoïevski]]
  
« '''La conviction de Feuerbach et de Marx, aussi bien que celle de Comte et de Nietzsche, était que la foi en Dieu disparaissait pour toujours. Ce soleil tombait sur notre horizon pour ne plus jamais se lever. Leur athéisme se croyait et se voulait définitif''', ayant, pensait-il, cet avantage sur les athéismes anciens, d’écarter jusqu’au problème qui avait fait naître Dieu dans la conscience [...]. Cependant, le soleil n’a pas fini de se lever ! Marx n’était pas encore mort, Nietzsche n’avait pas encore écrit les plus brûlants de ses livres, qu’un autre homme, Dostoïevski, génie inquiétant lui aussi, mais plus véritablement prophète, annonçait, par des fulgurations étranges, la victoire de Dieu dans l’âme humaine, son éternelle résurrection. »
 
 
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« Il n’est pas vrai que l’homme [...] ne puisse organiser la terre sans Dieu. Ce qui est vrai, c’est que, sans Dieu, il ne peut en fin de compte que l’organiser contre l’homme. '''L’humanisme exclusif est un humanisme inhumain.''' »
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« Un prophète, oui : parce qu’il n’a pas seulement découvert à l’homme ses abîmes, mais il lui en a, en quelque sorte, ouvert de nouveaux lui donnant comme une dimension nouvelle ; parce qu’il a ainsi préfiguré, c’est-à-dire annoncé en le réalisant déjà, un certain état nouveau de l’humanité ; parce qu’en lui la crise de notre monde moderne s’est concentrée, comme en une cime aiguë, réduite à son essence, et parce qu’une solution s’y est vitalement esquissée, nuée lumineuse pour notre marche présente dans le désert. »
 
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« '''Cependant l’athéisme se défend bien. Il s’est construit un palais de cristal, où tout est lumière, et en dehors duquel il a décidé qu’il n’y avait rien. Ce palais, c’est l’univers de la raison, tel qu’ont achevé de le constituer la science et la philosophie modernes.''' »
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« L’humanisme athée ne pouvait aboutir qu’à une faillite. L’homme n’est lui-même que parce que sa face est illuminée d’un rayon divin. »
 
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« Les socialistes révolutionnaires sont les héritiers des libéraux qui, à l’école de l’Occident, sont devenus athées. “Anéantir Dieu”, tel est le premier point de leur programme, le premier mot d’ordre qu’ils répandent par leurs tracts. De cet athéisme, ils tirent les conséquences. Ne se contentant plus d’une vague croyance au progrès, ils entreprennent de construire l’humanité sans Dieu. Il sont logiques [...]. »
 
 
 
— À propos de [[Fiodor Dostoïevski]]
 
  
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« La conviction de Feuerbach et de Marx, aussi bien que celle de Comte et de Nietzsche, était que la foi en Dieu disparaissait pour toujours. Ce soleil tombait sur notre horizon pour ne plus jamais se lever. Leur athéisme se croyait et se voulait définitif, ayant, pensait-il, cet avantage sur les athéismes anciens, d’écarter jusqu’au problème qui avait fait naître Dieu dans la conscience [...]. Cependant, le soleil n’a pas fini de se lever ! Marx n’était pas encore mort, Nietzsche n’avait pas encore écrit les plus brûlants de ses livres, qu’un autre homme, Dostoïevski, génie inquiétant lui aussi, mais plus véritablement prophète, annonçait, par des fulgurations étranges, la victoire de Dieu dans l’âme humaine, son éternelle résurrection. »
 
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« '''L’humanisme athée ne pouvait aboutir qu’à une faillite. L’homme n’est lui-même que parce que sa face est illuminée d’un rayon divin.''' »
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« '''Il n’est pas vrai que l’homme [...] ne puisse organiser la terre sans Dieu. Ce qui est vrai, c’est que, sans Dieu, il ne peut en fin de compte que l’organiser contre l’homme'''. L’humanisme exclusif est un humanisme inhumain. »
 
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« Un prophète, oui : parce qu’il n’a pas seulement découvert à l’homme ses abîmes, mais il lui en a, en quelque sorte, ouvert de nouveaux lui donnant comme une dimension nouvelle ; parce qu’il a ainsi préfiguré, c’est-à-dire annoncé en le réalisant déjà, un certain état nouveau de l’humanité ; parce qu’en lui '''la crise de notre monde moderne s’est concentrée, comme en une cime aiguë, réduite à son essence, et parce qu’une solution s’y est vitalement esquissée, nuée lumineuse pour notre marche présente dans le désert.''' »
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« Sous les innombrables courants de surface qui portent dans tous les sens la pensée de nos contemporains, il nous a semblé en effet qu’il existait un courant profond, ancien déjà, ou plutôt une sorte d’immense ''dérive'' : par l’action d’une partie considérable de son élite pensante, l’humanité occidentale renie ses origines chrétiennes et se détourne de Dieu. [...] De plus en plus, l’athéisme contemporain se veut positif, organique, constructif. »
 
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== Citationes de Cardinal Henri de Lubac ==
 
 
 
“In 1944, at a terrible moment of the most terrible century, Henri de Lubac wrote a reflection on Europe's civilizational crisis, ''Le drame de l'humanisme athée''. By "atheistic humanism" he meant the organized rejection of God — not the freelance atheism of individual skeptics but atheism as an ideology and political project in its own right. As de Lubac wrote, “It is not true, as is sometimes said, that man cannot organize the world without God. What is true is that, without God, he can only organize it against man.””
 
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|langue=en
 
|auteur=Mark Steyn
 
|titre=America Alone: The End of the World as We Know It
 
|année d'origine=2006
 
|éditeur=Regnery Publishing
 
|année=2008
 
|ISBN=9781596985278
 
|page=97}}
 
 
 
== Bibliographia ==
 
 
 
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[[Category:Auctor]]
 
 
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Version actuelle datée du 11 mai 2023 à 21:15

Cardinal Henri de Lubac.jpg

Citations

« Cependant l’athéisme se défend bien. Il s’est construit un palais de cristal, où tout est lumière, et en dehors duquel il a décidé qu’il n’y avait rien. Ce palais, c’est l’univers de la raison, tel qu’ont achevé de le constituer la science et la philosophie modernes. »

— Cardinal Henri de Lubac, Le Drame de l’humanisme athée (1944), éd. Cerf, 2000 (ISBN 9782204061452), p. 349


« Les socialistes révolutionnaires sont les héritiers des libéraux qui, à l’école de l’Occident, sont devenus athées. “Anéantir Dieu”, tel est le premier point de leur programme, le premier mot d’ordre qu’ils répandent par leurs tracts. De cet athéisme, ils tirent les conséquences. Ne se contentant plus d’une vague croyance au progrès, ils entreprennent de construire l’humanité sans Dieu. Il sont logiques [...]. »

— À propos de Fiodor Dostoïevski

— Cardinal Henri de Lubac, Le Drame de l’humanisme athée (1944), éd. Cerf, 2000 (ISBN 9782204061452), p. 337


« Un prophète, oui : parce qu’il n’a pas seulement découvert à l’homme ses abîmes, mais il lui en a, en quelque sorte, ouvert de nouveaux lui donnant comme une dimension nouvelle ; parce qu’il a ainsi préfiguré, c’est-à-dire annoncé en le réalisant déjà, un certain état nouveau de l’humanité ; parce qu’en lui la crise de notre monde moderne s’est concentrée, comme en une cime aiguë, réduite à son essence, et parce qu’une solution s’y est vitalement esquissée, nuée lumineuse pour notre marche présente dans le désert. »

— Cardinal Henri de Lubac, Le Drame de l’humanisme athée (1944), éd. Cerf, 2000 (ISBN 9782204061452), p. 286-287


« L’humanisme athée ne pouvait aboutir qu’à une faillite. L’homme n’est lui-même que parce que sa face est illuminée d’un rayon divin. »

— Cardinal Henri de Lubac, Le Drame de l’humanisme athée (1944), éd. Cerf, 2000 (ISBN 9782204061452), p. 64


« La conviction de Feuerbach et de Marx, aussi bien que celle de Comte et de Nietzsche, était que la foi en Dieu disparaissait pour toujours. Ce soleil tombait sur notre horizon pour ne plus jamais se lever. Leur athéisme se croyait et se voulait définitif, ayant, pensait-il, cet avantage sur les athéismes anciens, d’écarter jusqu’au problème qui avait fait naître Dieu dans la conscience [...]. Cependant, le soleil n’a pas fini de se lever ! Marx n’était pas encore mort, Nietzsche n’avait pas encore écrit les plus brûlants de ses livres, qu’un autre homme, Dostoïevski, génie inquiétant lui aussi, mais plus véritablement prophète, annonçait, par des fulgurations étranges, la victoire de Dieu dans l’âme humaine, son éternelle résurrection. »

— Cardinal Henri de Lubac, Le Drame de l’humanisme athée (1944), éd. Cerf, 2000 (ISBN 9782204061452), p. 10


« Il n’est pas vrai que l’homme [...] ne puisse organiser la terre sans Dieu. Ce qui est vrai, c’est que, sans Dieu, il ne peut en fin de compte que l’organiser contre l’homme. L’humanisme exclusif est un humanisme inhumain. »

— Cardinal Henri de Lubac, Le Drame de l’humanisme athée (1944), éd. Cerf, 2000 (ISBN 9782204061452), p. 10


« Sous les innombrables courants de surface qui portent dans tous les sens la pensée de nos contemporains, il nous a semblé en effet qu’il existait un courant profond, ancien déjà, ou plutôt une sorte d’immense dérive : par l’action d’une partie considérable de son élite pensante, l’humanité occidentale renie ses origines chrétiennes et se détourne de Dieu. [...] De plus en plus, l’athéisme contemporain se veut positif, organique, constructif. »

— Cardinal Henri de Lubac, Le Drame de l’humanisme athée (1944), éd. Cerf, 2000 (ISBN 9782204061452), p. 8