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== Citations ==
  
== Citationes ==
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« [...] il s’agit ici non de philanthropie, mais de ''droit'' ; aussi bien l’''hospitalité'' (''hospitalitas'') signifie le droit pour l’étranger, à son arrivée sur le territoire d’un autre, de ne pas être traité par lui en enemi. On peut le renvoyer, si cela n’importe n’implique pas sa perte, mais aussi longtemps qu’il se tient paisiblement à sa place, on peut pas l’aborder en ennemi. L’étranger ne peut pas prétendre à un ''droit de résidence'' (cela exigerait un traité particulier de bienfaisance qui ferait de lui, pour un certain temps, un habitant du foyer) mais à un ''droit de visite'' : ce droit, dû à tous les hommes, est celui de se proposer à la société, en vertu du droit de la commune possession de la surface de la terre, sur laquelle, puisqu’elle est sphérique, ils ne peuvent se disperser à l’infini, mais doivent finalement se supporter les uns à côté des autres et dont personne à l’origine n’a plus qu’un autre le droit d’occuper tel endroit. »
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« Un gouvernement qui serait fondé sur le principe de la bienveillance envers le peuple, tel celui du père envers ses enfants, c’est-à-dire un gouvernement paternel, où par conséquent les sujets tels des enfants mineurs, incapables de décider de ce qui leur est vraiment utile ou nuisible, sont obligés de se comporter d’une manière purement passive, afin d’attendre uniquement du jugement du chef de l’État la façon dont ils doivent être heureux, et uniquement de sa bonté qu’il le veuille également -un tel gouvernement, dis-je, est le plus grand despotisme que l’on puisse concevoir. »
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« '''''Les Lumières, c’est la sortie de l’homme hors de l’état de tutelle dont il est lui-même responsable.''' L’état de tutelle'' est l’incapacité de se servir de son entendement sans la conduite d’un autre. On est ''soi-même responsable'' de cet état de tutelle quand la cause tient non pas à une insuffisance de l’entendement mais à une insuffisance de la résolution et du courage de s’en servir sans la conduite d’un autre. ''Sapere aude'' ! Aie le courage de te servir de ton ''propre'' entendement ! Voilà la devise des Lumières. »
*[http://fr.wikipedia.org/wiki/Emmanuel_Kant Emmanuel Kant], ''Théorie pratique. Sur un prétendu droit de mentir par humanité'' (1797), trad. Louis Guillermit, éd. Vrin, 1990
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« Le droit est la limitation de la liberté de chacun à la condition de son accord à la liberté de tous en tant que celle-ci est possible selon une loi universelle. »
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« ''Éclairer le peuple'', c’est lui enseigner publiquement ses devoirs et ses droits vis-à-vis de l’État auquel il appartient. Du fait qu’il s’agit ici seulement de droits naturels dérivant du sens commun des hommes, les annonciateurs et les commentateurs naturels en sont dans le peuple non pas des professeurs de droit officiellement établis par l’État, mais des professeurs de droit libres, c’est-à-dire des philosophes qui précisément, grâce à cette liberté qu’ils s’accordent, heurtent l’État qui toujours ne veut que régner, et sont décriés sous le nom de ''propagateurs des lumières'', comme des gens dangereux pour l’État ; bien que leur voix ne s’adresse pas ''confidentiellement'' au peuple (qui ne s’occupe guère ou même pas de cette question et de leurs écrits), mais ''respectueusement'' à l’État qu’ils implorent de prendre en considération ce besoin qui se fait sentir du droit. Il n’y a pas d’autre voie que celle de la publicité, s’il s’agit pour un peuple entier d’exposer ses doléances (''gravamen''). Ainsi, ''l’interdiction'' de la publicité empêche le progrès du peuple, même en ce qui concerne la moindre de ses exigences, à savoir son simple droit naturel. »
*[http://fr.wikipedia.org/wiki/Emmanuel_Kant Emmanuel Kant], ''Théorie et pratique''
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« La nature n’a doté le nègre d’Afrique d’aucun sentiment qui ne s’élève au-dessus de la niaiserie. [...] Les Noirs [...] sont si bavards qu’il faut les séparer et les disperser à coups de bâton. »
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« On ne doit pas séparer la classe des ''Blancs'', comme une espèces particulière du genre humain, de celle des ''Noirs'', et il n’y a pas du tout ''d’espèces diverses d’hommes''. Car on nierait par là l’unité de la souche d’où elles auraient pu sortir ; et l’on a montré par la transmission héréditaire infaillible des caractères de classe que rien ne justifie cela, mais que le contraire est plus vraisemblable. »
*[http://fr.wikipedia.org/wiki/Emmanuel_Kant Emmanuel Kant], ''Essai sur les maladies de la tête : observation sur le sentiment du beau et du sublime''
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|titre de la contribution=Définition du concept de race humaine
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« Le beau est le symbole du bien moral. »
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« [...] '''ce qui est le dessein suprême de la nature, un État cosmopolitique universel arrivera un jour à s’établir''' : foyer où se développeront toutes les dispositions primitives de l’espèce humaine. »
*[http://fr.wikipedia.org/wiki/Emmanuel_Kant Emmanuel Kant], ''La critique du jugement''
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|titre de la contribution=Idée d’une histoire universelle au point de vue cosmopolitique
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« L'art est la belle représentation d'une chose et non la représentation d'une belle chose. »
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== Citations sur Emmanuel Kant ==
*[http://fr.wikipedia.org/wiki/Emmanuel_Kant Emmanuel Kant], ''Critique de la faculté de juger'', I, § 48
 
  
« Quand  un homme donne une chose pour belle, il prétend trouver la même satisfaction en autrui; il ne juge pas seulement pour lui mais pour tous et parle alors de beauté comme si elle était une propriété des objets. »
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« '''Kant a ouvert la geôle de l’''Aufklärung'', mais il a laissé le prisonnier dans la cour de la prison.''' »
*[http://fr.wikipedia.org/wiki/Emmanuel_Kant Emmanuel Kant], ''Critique de la faculté de juger''
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« La peur de la mort qui est naturelle à tous les hommes, même aux plus malheureux, et fût-ce au plus sage, n'est pas un frémissement d'horreur devant le fait de périr, mais comme le dit justement Montaigne, devant la pensée d'''avoir péri'' (d'être mort) ; cette pensée, le candidat au suicide s'imagine l'avoir encore après la mort, puisque le cadavre qui n'est plus lui, il le pense comme soi-même plongé dans l'obscurité de la tombe ou n'importe où ailleurs. L'illusion ici n'est pas à supprimer ; car elle réside dans la nature de la pensée, en tant que parole qu'on adresse à soi-même et sur soi-même.
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[[Category:Auctores]]
La pensée que « je ne suis pas » ne peut absolument pas exister ; car si je ne suis pas, je ne peux pas non plus être conscient que je ne suis pas. Je peux bien dire : je ne suis pas en bonne santé, etc., en pensant des prédicats de moi-même qui ont valeur négative (comme cela arrive pour tous les ''verba'' [Attributs]) mais, parlant à la première personne, nier le sujet lui-même (celui-ci en quelque sorte s'anéantit) est une contradiction. »
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{{Footer}}
*[http://fr.wikipedia.org/wiki/Emmanuel_Kant Emmanuel Kant], ''Anthropologie du point de vue pragmatique'', 1798, tr. Michel Foucault, éd. Vrin, pp. 46-47
 
 
 
== Citationes de Immanuel Kant ==
 
 
 
« Le kantisme a les mains pures, mais il n’a pas de mains. »
 
*[[Charles Péguy]], ''Pensées'', octobre 1910
 
 
 
« Kant a ouvert la geôle de l'''Aufklärung'', mais il a laissé le prisonnier dans la cour de la prison. »
 
*[[Nicolás Gómez Dávila]], ''Carnets d'un vaincu'', trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 137
 
 
 
== Bibliographia ==
 
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[[Category:Authors]]
 
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Version actuelle datée du 7 septembre 2026 à 08:53

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Citations

« [...] il s’agit ici non de philanthropie, mais de droit ; aussi bien l’hospitalité (hospitalitas) signifie le droit pour l’étranger, à son arrivée sur le territoire d’un autre, de ne pas être traité par lui en enemi. On peut le renvoyer, si cela n’importe n’implique pas sa perte, mais aussi longtemps qu’il se tient paisiblement à sa place, on peut pas l’aborder en ennemi. L’étranger ne peut pas prétendre à un droit de résidence (cela exigerait un traité particulier de bienfaisance qui ferait de lui, pour un certain temps, un habitant du foyer) mais à un droit de visite : ce droit, dû à tous les hommes, est celui de se proposer à la société, en vertu du droit de la commune possession de la surface de la terre, sur laquelle, puisqu’elle est sphérique, ils ne peuvent se disperser à l’infini, mais doivent finalement se supporter les uns à côté des autres et dont personne à l’origine n’a plus qu’un autre le droit d’occuper tel endroit. »

— Emmanuel Kant, Vers la paix perpétuelle (1795), trad. Jean-François Poirier, éd. Flammarion, coll. « Garnier Flammarion », 2006 (ISBN 9782070713776), p. 93-94


« Les Lumières, c’est la sortie de l’homme hors de l’état de tutelle dont il est lui-même responsable. L’état de tutelle est l’incapacité de se servir de son entendement sans la conduite d’un autre. On est soi-même responsable de cet état de tutelle quand la cause tient non pas à une insuffisance de l’entendement mais à une insuffisance de la résolution et du courage de s’en servir sans la conduite d’un autre. Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement ! Voilà la devise des Lumières. »

— Emmanuel Kant, Qu’est-ce que les Lumières ? (1784), éd. Flammarion, coll. « Garnier Flammarion », 2006 (ISBN 9782070713776), p. 43


« Éclairer le peuple, c’est lui enseigner publiquement ses devoirs et ses droits vis-à-vis de l’État auquel il appartient. Du fait qu’il s’agit ici seulement de droits naturels dérivant du sens commun des hommes, les annonciateurs et les commentateurs naturels en sont dans le peuple non pas des professeurs de droit officiellement établis par l’État, mais des professeurs de droit libres, c’est-à-dire des philosophes qui précisément, grâce à cette liberté qu’ils s’accordent, heurtent l’État qui toujours ne veut que régner, et sont décriés sous le nom de propagateurs des lumières, comme des gens dangereux pour l’État ; bien que leur voix ne s’adresse pas confidentiellement au peuple (qui ne s’occupe guère ou même pas de cette question et de leurs écrits), mais respectueusement à l’État qu’ils implorent de prendre en considération ce besoin qui se fait sentir du droit. Il n’y a pas d’autre voie que celle de la publicité, s’il s’agit pour un peuple entier d’exposer ses doléances (gravamen). Ainsi, l’interdiction de la publicité empêche le progrès du peuple, même en ce qui concerne la moindre de ses exigences, à savoir son simple droit naturel. »

— Emmanuel Kant, « Le Conflit des facultés » (1798), dans Opuscules sur l’histoire, trad. Stéphane Piobetta, éd. Flammarion, coll. « Garnier Flammarion », 2021 (ISBN 9782080206640), p. 216-217


« On ne doit pas séparer la classe des Blancs, comme une espèces particulière du genre humain, de celle des Noirs, et il n’y a pas du tout d’espèces diverses d’hommes. Car on nierait par là l’unité de la souche d’où elles auraient pu sortir ; et l’on a montré par la transmission héréditaire infaillible des caractères de classe que rien ne justifie cela, mais que le contraire est plus vraisemblable. »

— Emmanuel Kant, « Définition du concept de race humaine » (1785), dans Opuscules sur l’histoire, trad. Stéphane Piobetta, éd. Flammarion, coll. « Garnier Flammarion », 2021 (ISBN 9782080206640), p. 135


« [...] ce qui est le dessein suprême de la nature, un État cosmopolitique universel arrivera un jour à s’établir : foyer où se développeront toutes les dispositions primitives de l’espèce humaine. »

— Emmanuel Kant, « Idée d’une histoire universelle au point de vue cosmopolitique » (1784), dans Opuscules sur l’histoire, trad. Stéphane Piobetta, éd. Flammarion, coll. « Garnier Flammarion », 2021 (ISBN 9782080206640), p. 86


Citations sur Emmanuel Kant

« Kant a ouvert la geôle de l’Aufklärung, mais il a laissé le prisonnier dans la cour de la prison. »

Nicolás Gómez Dávila, Carnets d’un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 137