« Charles Baudelaire » : différence entre les versions
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== Citations == | |||
== | « Il s’agit, pour lui, de dégager de la mode ce qu’elle peut contenir de poétique dans l’historique, '''de tirer l’éternel du transitoire'''. [...] La modernité, c’est le transitoire, le fugitif, le contingent, la moitié de l’art, dont l’autre moitié est l’éternel et l’immuable. » | ||
{{Réf Livre | |||
|auteur=Charles Baudelaire | |||
|titre de la contribution=Le Peintre de la vie moderne | |||
|année de la contribution=1863 | |||
|titre=Œuvres complètes | |||
|éditeur=Robert Laffont | |||
|collection=Bouquins | |||
|année=2011 | |||
|section=La Modernité | |||
|page=797}} | |||
« ''' | « '''Toute révolution a pour corollaire le massacre des innocents.''' » | ||
{{Réf Livre | |||
|auteur=Charles Baudelaire | |||
|titre de la contribution=Pensées diverses | |||
|titre=Œuvres complètes | |||
|éditeur=Robert Laffont | |||
|collection=Bouquins | |||
|année=2011 | |||
|section=Sur un croquis d’interview par Nadar (1854) | |||
|page=426}} | |||
== | « '''Le commerce est, par son essence, ''satanique''.''' » | ||
{{Réf Livre | |||
|auteur=Charles Baudelaire | |||
|titre de la contribution=Mon cœur mis à nu | |||
|année de la contribution=1887 | |||
|titre=Œuvres complètes | |||
|éditeur=Robert Laffont | |||
|collection=Bouquins | |||
|année=2011 | |||
|page=422}} | |||
« '''Il n’y a | « '''Il n’y a rien d’intéressant sur la terre que les religions.''' » | ||
{{Réf Livre | |||
|auteur=Charles Baudelaire | |||
|titre de la contribution=Mon cœur mis à nu | |||
|année de la contribution=1887 | |||
|titre=Œuvres complètes | |||
|éditeur=Robert Laffont | |||
|collection=Bouquins | |||
|année=2011 | |||
|page=418}} | |||
« '''Il n’y a de grand parmi les hommes que le poète, le prêtre et le soldat. L’homme qui chante, l’homme qui sacrifie et se sacrifie. Le reste est fait pour le fouet.''' » | |||
{{Réf Livre | |||
|auteur=Charles Baudelaire | |||
|titre de la contribution=Mon cœur mis à nu | |||
|année de la contribution=1887 | |||
|titre=Œuvres complètes | |||
|éditeur=Robert Laffont | |||
|collection=Bouquins | |||
|année=2011 | |||
|page=416}} | |||
« '''Il n’y a de gouvernement raisonnable et assuré que l’aristocratique.''' | |||
Monarchie ou république basées sur la démocratie sont également absurdes et faibles. » | |||
{{Réf Livre | |||
|auteur=Charles Baudelaire | |||
|titre de la contribution=Mon cœur mis à nu | |||
|année de la contribution=1887 | |||
|titre=Œuvres complètes | |||
|éditeur=Robert Laffont | |||
|collection=Bouquins | |||
|année=2011 | |||
|page=410}} | |||
== | « Enfin, mon âme fait explosion, et sagement elle me crie : “'''N’importe où ! n’importe où ! pourvu que ce soit hors de ce monde !'''” » | ||
{{Réf Livre | |||
|auteur=Charles Baudelaire | |||
|titre de la contribution=Petits Poèmes en prose | |||
|année de la contribution=1869 | |||
|titre=Œuvres complètes | |||
|éditeur=Robert Laffont | |||
|collection=Bouquins | |||
|année=2011 | |||
|section=Any Where out of the world | |||
|page=209}} | |||
« '''Mes chers frères, n’oubliez jamais, quand vous entendrez vanter le progrès des lumières, que la plus belle des ruses du diable est de vous persuader qu’il n’existe pas !''' » | |||
{{Réf Livre | |||
|auteur=Charles Baudelaire | |||
|titre de la contribution=Petits Poèmes en prose | |||
|année de la contribution=1869 | |||
|titre=Œuvres complètes | |||
|éditeur=Robert Laffont | |||
|collection=Bouquins | |||
|année=2011 | |||
|section=Le Joueur généreux | |||
|page=191}} | |||
== | « Malgré les secours que quelques cuistres célèbres ont apportés à la sottise naturelle de l’homme, '''je n’aurais jamais cru que notre patrie pût marcher avec une telle vélocité dans la voie du ''progrès'''''. Ce monde a acquis une épaisseur de vulgarité qui donne au mépris de l’homme spirituel la violence d’une passion. Mais il est des carapaces heureuses que le poison lui-même n’entamerait pas. » | ||
{{Réf Livre | |||
|auteur=Charles Baudelaire | |||
|titre de la contribution=Projets d’une préface pour la seconde édition des ''Fleurs du mal'' | |||
|année de la contribution=1861 | |||
|titre=Œuvres complètes | |||
|éditeur=Robert Laffont | |||
|collection=Bouquins | |||
|année=2011 | |||
|page=131}} | |||
« | <poem>« Amer savoir, celui qu’on tire du voyage ! | ||
Le monde, monotone et petit, aujourd’hui, | |||
Hier, demain, toujours, nous fait voir notre image : | |||
'''Une oasis d’horreur dans un désert d’ennui !''' »</poem> | |||
{{Réf Livre | |||
|auteur=Charles Baudelaire | |||
|titre de la contribution=Les Fleurs du Mal | |||
|année de la contribution=1857 | |||
|titre=Œuvres complètes | |||
|éditeur=Robert Laffont | |||
|collection=Bouquins | |||
|année=2011 | |||
|section=Le Voyage | |||
|page=99}} | |||
== | <poem>« '''C’est la Mort qui console, hélas ! et qui fait vivre ;''' | ||
'''C’est le but de la vie, et c’est le seul espoir''' | |||
Qui, comme un élixir, nous monte et nous enivre, | |||
Et nous donne le cœur de marcher jusqu’au soir ; »</poem> | |||
{{Réf Livre | |||
|auteur=Charles Baudelaire | |||
|titre de la contribution=Les Fleurs du Mal | |||
|année de la contribution=1857 | |||
|titre=Œuvres complètes | |||
|éditeur=Robert Laffont | |||
|collection=Bouquins | |||
|année=2011 | |||
|section=La Mort des pauvres | |||
|page=94}} | |||
« ''' | « '''Ô toi que j’eusse aimée, ô toi qui le savais !''' » | ||
{{Réf Livre | |||
|auteur=Charles Baudelaire | |||
|titre de la contribution=Les Fleurs du Mal | |||
|année de la contribution=1857 | |||
|titre=Œuvres complètes | |||
|éditeur=Robert Laffont | |||
|collection=Bouquins | |||
|année=2011 | |||
|section=À une Passante | |||
|page=69}} | |||
<poem>« Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage | |||
<poem>« Souvent, pour | |||
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers, | Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers, | ||
Qui suivent, indolents compagnons de voyage, | Qui suivent, indolents compagnons de voyage, | ||
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À peine les ont-ils déposés sur les planches, | À peine les ont-ils déposés sur les planches, | ||
Que ces rois de | Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux, | ||
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches | Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches | ||
Comme des avirons traîner à côté | Comme des avirons traîner à côté d’eux. | ||
Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule! | Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule ! | ||
Lui, naguère si beau, | Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid ! | ||
L’un agace son bec avec un brûle-gueule, | |||
L’autre mime, en boitant, l’infirme qui volait ! | |||
Le Poète est semblable au prince des nuées | Le Poète est semblable au prince des nuées | ||
Qui hante la tempête et se rit de | Qui hante la tempête et se rit de l’archer ; | ||
Exilé sur le sol au milieu des huées, | Exilé sur le sol au milieu des huées, | ||
'''Ses ailes de géant | '''Ses ailes de géant l’empêchent de marcher.''' »</poem> | ||
{{Réf Livre | |||
|auteur=Charles Baudelaire | |||
|titre de la contribution=Les Fleurs du Mal | |||
|année de la contribution=1857 | |||
|titre=Œuvres complètes | |||
|éditeur=Robert Laffont | |||
|collection=Bouquins | |||
|année=2011 | |||
|section=L’Albatros | |||
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{{Center|Charles Baudelaire 2|}} | |||
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{{DEFAULTSORT:Baudelaire, Charles}} | {{DEFAULTSORT:Baudelaire, Charles}} | ||
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Dernière version du 11 mai 2023 à 18:26

Citations
« Il s’agit, pour lui, de dégager de la mode ce qu’elle peut contenir de poétique dans l’historique, de tirer l’éternel du transitoire. [...] La modernité, c’est le transitoire, le fugitif, le contingent, la moitié de l’art, dont l’autre moitié est l’éternel et l’immuable. »
« Toute révolution a pour corollaire le massacre des innocents. »
« Le commerce est, par son essence, satanique. »
« Il n’y a rien d’intéressant sur la terre que les religions. »
« Il n’y a de grand parmi les hommes que le poète, le prêtre et le soldat. L’homme qui chante, l’homme qui sacrifie et se sacrifie. Le reste est fait pour le fouet. »
« Il n’y a de gouvernement raisonnable et assuré que l’aristocratique.
Monarchie ou république basées sur la démocratie sont également absurdes et faibles. »
« Enfin, mon âme fait explosion, et sagement elle me crie : “N’importe où ! n’importe où ! pourvu que ce soit hors de ce monde !” »
« Mes chers frères, n’oubliez jamais, quand vous entendrez vanter le progrès des lumières, que la plus belle des ruses du diable est de vous persuader qu’il n’existe pas ! »
« Malgré les secours que quelques cuistres célèbres ont apportés à la sottise naturelle de l’homme, je n’aurais jamais cru que notre patrie pût marcher avec une telle vélocité dans la voie du progrès. Ce monde a acquis une épaisseur de vulgarité qui donne au mépris de l’homme spirituel la violence d’une passion. Mais il est des carapaces heureuses que le poison lui-même n’entamerait pas. »
« Amer savoir, celui qu’on tire du voyage !
Le monde, monotone et petit, aujourd’hui,
Hier, demain, toujours, nous fait voir notre image :
Une oasis d’horreur dans un désert d’ennui ! »
« C’est la Mort qui console, hélas ! et qui fait vivre ;
C’est le but de la vie, et c’est le seul espoir
Qui, comme un élixir, nous monte et nous enivre,
Et nous donne le cœur de marcher jusqu’au soir ; »
« Ô toi que j’eusse aimée, ô toi qui le savais ! »
« Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.
À peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d’eux.
Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid !
L’un agace son bec avec un brûle-gueule,
L’autre mime, en boitant, l’infirme qui volait !
Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l’archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l’empêchent de marcher. »
