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	<title>Libertas | Citations - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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&lt;hr /&gt;
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		<author><name>Europa7</name></author>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : /* Citations */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Image|Emmanuel Kant|}}&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] il s’agit ici non de philanthropie, mais de ''droit'' ; aussi bien l’''hospitalité'' (''hospitalitas'') signifie le droit pour l’étranger, à son arrivée sur le territoire d’un autre, de ne pas être traité par lui en enemi. On peut le renvoyer, si cela n’importe n’implique pas sa perte, mais aussi longtemps qu’il se tient paisiblement à sa place, on peut pas l’aborder en ennemi. L’étranger ne peut pas prétendre à un ''droit de résidence'' (cela exigerait un traité particulier de bienfaisance qui ferait de lui, pour un certain temps, un habitant du foyer) mais à un ''droit de visite'' : ce droit, dû à tous les hommes, est celui de se proposer à la société, en vertu du droit de la commune possession de la surface de la terre, sur laquelle, puisqu’elle est sphérique, ils ne peuvent se disperser à l’infini, mais doivent finalement se supporter les uns à côté des autres et dont personne à l’origine n’a plus qu’un autre le droit d’occuper tel endroit. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Emmanuel Kant&lt;br /&gt;
|titre=Vers la paix perpétuelle&lt;br /&gt;
|traducteur=Jean-François Poirier&lt;br /&gt;
|année d'origine=1795&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Garnier Flammarion&lt;br /&gt;
|année=2006&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070713776&lt;br /&gt;
|page=93-94}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''''Les Lumières, c’est la sortie de l’homme hors de l’état de tutelle dont il est lui-même responsable.''' L’état de tutelle'' est l’incapacité de se servir de son entendement sans la conduite d’un autre. On est ''soi-même responsable'' de cet état de tutelle quand la cause tient non pas à une insuffisance de l’entendement mais à une insuffisance de la résolution et du courage de s’en servir sans la conduite d’un autre. ''Sapere aude'' ! Aie le courage de te servir de ton ''propre'' entendement ! Voilà la devise des Lumières. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Emmanuel Kant&lt;br /&gt;
|titre=Qu’est-ce que les Lumières ?&lt;br /&gt;
|année d'origine=1784&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Garnier Flammarion&lt;br /&gt;
|année=2006&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070713776&lt;br /&gt;
|page=43}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« ''Éclairer le peuple'', c’est lui enseigner publiquement ses devoirs et ses droits vis-à-vis de l’État auquel il appartient. Du fait qu’il s’agit ici seulement de droits naturels dérivant du sens commun des hommes, les annonciateurs et les commentateurs naturels en sont dans le peuple non pas des professeurs de droit officiellement établis par l’État, mais des professeurs de droit libres, c’est-à-dire des philosophes qui précisément, grâce à cette liberté qu’ils s’accordent, heurtent l’État qui toujours ne veut que régner, et sont décriés sous le nom de ''propagateurs des lumières'', comme des gens dangereux pour l’État ; bien que leur voix ne s’adresse pas ''confidentiellement'' au peuple (qui ne s’occupe guère ou même pas de cette question et de leurs écrits), mais ''respectueusement'' à l’État qu’ils implorent de prendre en considération ce besoin qui se fait sentir du droit. Il n’y a pas d’autre voie que celle de la publicité, s’il s’agit pour un peuple entier d’exposer ses doléances (''gravamen''). Ainsi, ''l’interdiction'' de la publicité empêche le progrès du peuple, même en ce qui concerne la moindre de ses exigences, à savoir son simple droit naturel. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Emmanuel Kant&lt;br /&gt;
|titre=Opuscules sur l’histoire&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Le Conflit des facultés&lt;br /&gt;
|traducteur=Stéphane Piobetta&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1798&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Garnier Flammarion&lt;br /&gt;
|année=2021&lt;br /&gt;
|ISBN=9782080206640&lt;br /&gt;
|page=216-217}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On ne doit pas séparer la classe des ''Blancs'', comme une espèces particulière du genre humain, de celle des ''Noirs'', et il n’y a pas du tout ''d’espèces diverses d’hommes''. Car on nierait par là l’unité de la souche d’où elles auraient pu sortir ; et l’on a montré par la transmission héréditaire infaillible des caractères de classe que rien ne justifie cela, mais que le contraire est plus vraisemblable. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Emmanuel Kant&lt;br /&gt;
|titre=Opuscules sur l’histoire&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Définition du concept de race humaine&lt;br /&gt;
|traducteur=Stéphane Piobetta&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1785&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Garnier Flammarion&lt;br /&gt;
|année=2021&lt;br /&gt;
|ISBN=9782080206640&lt;br /&gt;
|page=135}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''ce qui est le dessein suprême de la nature, un État cosmopolitique universel arrivera un jour à s’établir''' : foyer où se développeront toutes les dispositions primitives de l’espèce humaine. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Emmanuel Kant&lt;br /&gt;
|titre=Opuscules sur l’histoire&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Idée d’une histoire universelle au point de vue cosmopolitique&lt;br /&gt;
|traducteur=Stéphane Piobetta&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1784&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Garnier Flammarion&lt;br /&gt;
|année=2021&lt;br /&gt;
|ISBN=9782080206640&lt;br /&gt;
|page=86}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Citations sur Emmanuel Kant ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Kant a ouvert la geôle de l’''Aufklärung'', mais il a laissé le prisonnier dans la cour de la prison.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=[[Nicolás Gómez Dávila]]&lt;br /&gt;
|titre=Carnets d’un vaincu&lt;br /&gt;
|traducteur=Alexandra Templier&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Arche&lt;br /&gt;
|année=2008&lt;br /&gt;
|ISBN=9782851816979&lt;br /&gt;
|page=137}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Kant, Emmanuel}}&lt;br /&gt;
[[Category:Auctores]]&lt;br /&gt;
{{Footer}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Europa7</name></author>
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		<id>https://libertas.co/index.php?title=Emmanuel_Kant&amp;diff=46085</id>
		<title>Emmanuel Kant</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : /* Citations */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Image|Emmanuel Kant|}}&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] il s’agit ici non de philanthropie, mais de ''droit'' ; aussi bien l’''hospitalité'' (''hospitalitas'') signifie le droit pour l’étranger, à son arrivée sur le territoire d’un autre, de ne pas être traité par lui en enemi. On peut le renvoyer, si cela n’importe n’implique pas sa perte, mais aussi longtemps qu’il se tient paisiblement à sa place, on peut pas l’aborder en ennemi. L’étranger ne peut pas prétendre à un ''droit de résidence'' (cela exigerait un traité particulier de bienfaisance qui ferait de lui, pour un certain temps, un habitant du foyer) mais à un ''droit de visite'' : ce droit, dû à tous les hommes, est celui de se proposer à la société, en vertu du droit de la commune possession de la surface de la terre, sur laquelle, puisqu’elle est sphérique, ils ne peuvent se disperser à l’infini, mais doivent finalement se supporter les uns à côté des autres et dont personne à l’origine n’a plus qu’un autre le droit d’occuper tel endroit. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Emmanuel Kant&lt;br /&gt;
|titre=Vers la paix perpétuelle&lt;br /&gt;
|traducteur=Jean-François Poirier&lt;br /&gt;
|année d'origine=1795&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Garnier Flammarion&lt;br /&gt;
|année=2006&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070713776&lt;br /&gt;
|page=93-94}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''''Les Lumières, c’est la sortie de l’homme hors de l’état de tutelle dont il est lui-même responsable.''' L’état de tutelle'' est l’incapacité de se servir de son entendement sans la conduite d’un autre. On est ''soi-même responsable'' de cet état de tutelle quand la cause tient non pas à une insuffisance de l’entendement mais à une insuffisance de la résolution et du courage de s’en servir sans la conduite d’un autre. ''Sapere aude'' ! Aie le courage de te servir de ton ''propre'' entendement ! Voilà la devise des Lumières. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Emmanuel Kant&lt;br /&gt;
|titre=Qu’est-ce que les Lumières ?&lt;br /&gt;
|année d'origine=1784&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Garnier Flammarion&lt;br /&gt;
|année=2006&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070713776&lt;br /&gt;
|page=43}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On ne doit pas séparer la classe des ''Blancs'', comme une espèces particulière du genre humain, de celle des ''Noirs'', et il n’y a pas du tout ''d’espèces diverses d’hommes''. Car on nierait par là l’unité de la souche d’où elles auraient pu sortir ; et l’on a montré par la transmission héréditaire infaillible des caractères de classe que rien ne justifie cela, mais que le contraire est plus vraisemblable. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Emmanuel Kant&lt;br /&gt;
|titre=Opuscules sur l’histoire&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Définition du concept de race humaine&lt;br /&gt;
|traducteur=Stéphane Piobetta&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1785&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Garnier Flammarion&lt;br /&gt;
|année=2021&lt;br /&gt;
|ISBN=9782080206640&lt;br /&gt;
|page=135}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''ce qui est le dessein suprême de la nature, un État cosmopolitique universel arrivera un jour à s’établir''' : foyer où se développeront toutes les dispositions primitives de l’espèce humaine. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Emmanuel Kant&lt;br /&gt;
|titre=Opuscules sur l’histoire&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Idée d’une histoire universelle au point de vue cosmopolitique&lt;br /&gt;
|traducteur=Stéphane Piobetta&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1784&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Garnier Flammarion&lt;br /&gt;
|année=2021&lt;br /&gt;
|ISBN=9782080206640&lt;br /&gt;
|page=86}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Citations sur Emmanuel Kant ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Kant a ouvert la geôle de l’''Aufklärung'', mais il a laissé le prisonnier dans la cour de la prison.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=[[Nicolás Gómez Dávila]]&lt;br /&gt;
|titre=Carnets d’un vaincu&lt;br /&gt;
|traducteur=Alexandra Templier&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Arche&lt;br /&gt;
|année=2008&lt;br /&gt;
|ISBN=9782851816979&lt;br /&gt;
|page=137}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Kant, Emmanuel}}&lt;br /&gt;
[[Category:Auctores]]&lt;br /&gt;
{{Footer}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Europa7</name></author>
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		<title>Emmanuel Kant</title>
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		<updated>2026-09-06T20:24:36Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : /* Citations */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Image|Emmanuel Kant|}}&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] il s’agit ici non de philanthropie, mais de ''droit'' ; aussi bien l’''hospitalité'' (''hospitalitas'') signifie le droit pour l’étranger, à son arrivée sur le territoire d’un autre, de ne pas être traité par lui en enemi. On peut le renvoyer, si cela n’importe n’implique pas sa perte, mais aussi longtemps qu’il se tient paisiblement à sa place, on peut pas l’aborder en ennemi. L’étranger ne peut pas prétendre à un ''droit de résidence'' (cela exigerait un traité particulier de bienfaisance qui ferait de lui, pour un certain temps, un habitant du foyer) mais à un ''droit de visite'' : ce droit, dû à tous les hommes, est celui de se proposer à la société, en vertu du droit de la commune possession de la surface de la terre, sur laquelle, puisqu’elle est sphérique, ils ne peuvent se disperser à l’infini, mais doivent finalement se supporter les uns à côté des autres et dont personne à l’origine n’a plus qu’un autre le droit d’occuper tel endroit. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Emmanuel Kant&lt;br /&gt;
|titre=Vers la paix perpétuelle&lt;br /&gt;
|traducteur=Jean-François Poirier&lt;br /&gt;
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|ISBN=9782070713776&lt;br /&gt;
|page=93-94}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''''Les Lumières, c’est la sortie de l’homme hors de l’état de tutelle dont il est lui-même responsable.''' L’état de tutelle'' est l’incapacité de se servir de son entendement sans la conduite d’un autre. On est ''soi-même responsable'' de cet état de tutelle quand la cause tient non pas à une insuffisance de l’entendement mais à une insuffisance de la résolution et du courage de s’en servir sans la conduite d’un autre. ''Sapere aude'' ! Aie le courage de te servir de ton ''propre'' entendement ! Voilà la devise des Lumières. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Emmanuel Kant&lt;br /&gt;
|titre=Qu’est-ce que les Lumières ?&lt;br /&gt;
|année d'origine=1784&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
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|ISBN=9782070713776&lt;br /&gt;
|page=43}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''ce qui est le dessein suprême de la nature, un ''État cosmopolitique universel arrivera un jour à s’établir''''' : foyer où se développeront toutes les dispositions primitives de l’espèce humaine. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Emmanuel Kant&lt;br /&gt;
|titre=Opuscules sur l’histoire&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Idée d’une histoire universelle au point de vue cosmopolitique&lt;br /&gt;
|traducteur=Stéphane Piobetta&lt;br /&gt;
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|page=86}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Citations sur Emmanuel Kant ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Kant a ouvert la geôle de l’''Aufklärung'', mais il a laissé le prisonnier dans la cour de la prison.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=[[Nicolás Gómez Dávila]]&lt;br /&gt;
|titre=Carnets d’un vaincu&lt;br /&gt;
|traducteur=Alexandra Templier&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Arche&lt;br /&gt;
|année=2008&lt;br /&gt;
|ISBN=9782851816979&lt;br /&gt;
|page=137}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Kant, Emmanuel}}&lt;br /&gt;
[[Category:Auctores]]&lt;br /&gt;
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		<title>Emmanuel Kant</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : /* Citations */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Image|Emmanuel Kant|}}&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] il s’agit ici non de philanthropie, mais de ''droit'' ; aussi bien l’''hospitalité'' (''hospitalitas'') signifie le droit pour l’étranger, à son arrivée sur le territoire d’un autre, de ne pas être traité par lui en enemi. On peut le renvoyer, si cela n’importe n’implique pas sa perte, mais aussi longtemps qu’il se tient paisiblement à sa place, on peut pas l’aborder en ennemi. L’étranger ne peut pas prétendre à un ''droit de résidence'' (cela exigerait un traité particulier de bienfaisance qui ferait de lui, pour un certain temps, un habitant du foyer) mais à un ''droit de visite'' : ce droit, dû à tous les hommes, est celui de se proposer à la société, en vertu du droit de la commune possession de la surface de la terre, sur laquelle, puisqu’elle est sphérique, ils ne peuvent se disperser à l’infini, mais doivent finalement se supporter les uns à côté des autres et dont personne à l’origine n’a plus qu’un autre le droit d’occuper tel endroit. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Emmanuel Kant&lt;br /&gt;
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|ISBN=9782070713776&lt;br /&gt;
|page=93-94}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''''Les Lumières, c’est la sortie de l’homme hors de l’état de tutelle dont il est lui-même responsable.''' L’état de tutelle'' est l’incapacité de se servir de son entendement sans la conduite d’un autre. On est ''soi-même responsable'' de cet état de tutelle quand la cause tient non pas à une insuffisance de l’entendement mais à une insuffisance de la résolution et du courage de s’en servir sans la conduite d’un autre. ''Sapere aude'' ! Aie le courage de te servir de ton ''propre'' entendement ! Voilà la devise des Lumières. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Emmanuel Kant&lt;br /&gt;
|titre=Qu’est-ce que les Lumières ?&lt;br /&gt;
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|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Garnier Flammarion&lt;br /&gt;
|année=2006&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070713776&lt;br /&gt;
|page=43}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''ce qui est le dessein suprême de la nature, un ''État cosmopolitique universel arrivera un jour à s’établir''''' : foyer où se développeront toutes les dispositions primitives de l’espèce humaine. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Emmanuel Kant&lt;br /&gt;
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|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Garnier Flammarion&lt;br /&gt;
|année=1990&lt;br /&gt;
|ISBN=9782080206640&lt;br /&gt;
|page=86}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Citations sur Emmanuel Kant ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Kant a ouvert la geôle de l’''Aufklärung'', mais il a laissé le prisonnier dans la cour de la prison.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=[[Nicolás Gómez Dávila]]&lt;br /&gt;
|titre=Carnets d’un vaincu&lt;br /&gt;
|traducteur=Alexandra Templier&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Arche&lt;br /&gt;
|année=2008&lt;br /&gt;
|ISBN=9782851816979&lt;br /&gt;
|page=137}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Kant, Emmanuel}}&lt;br /&gt;
[[Category:Auctores]]&lt;br /&gt;
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		<author><name>Europa7</name></author>
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		<title>Louis-Ferdinand Céline</title>
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		<updated>2026-08-28T05:50:33Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Image|Louis-Ferdinand Céline|}}&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La révolution... mais nous y assistons tous les jours... la seule, la vraie révolution, c’est le facteur nègre qui saute la bonne... dans quelques générations, la France sera métissée complètement, et nos mots ne voudront plus rien dire... que ça plaise ou pas, '''l’homme blanc est mort à Stalingrad'''. »&lt;br /&gt;
{{Réf Article&lt;br /&gt;
|titre=Mon ami Céline&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline cité par Pierre Duverger&lt;br /&gt;
|publication=Magazine littéraire&lt;br /&gt;
|date=mars 1967&lt;br /&gt;
|page=36}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le monde est parti pour des guerres de plus en plus féroces qui ne sont pas près de finir, après cette guerre civile entre blancs, ce sera la guerre des races... la vraie... la définitive. »&lt;br /&gt;
{{Réf Article&lt;br /&gt;
|titre=Mon ami Céline&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline cité par Pierre Duverger&lt;br /&gt;
|publication=Magazine littéraire&lt;br /&gt;
|date=mars 1967&lt;br /&gt;
|page=35}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“Sex! That’s [what] all the fight is about everybody wants to eat everybody else. That is why they are afraid of the Blacks. He is strong! Full of strength! He will take over. That is why they are afraid of him it is his time now, there are too many of them, he is showing his muscle the white man is afraid he is soft. He has been too long on top the smell stinks to the roof, and the Black, he feels it, he smells it, and he is waiting for the take-over it won’t be long now.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''It is time for the yellow color the black and the white will mix and the yellow will dominate, that’s all.''' It is a biological fact, when black and white mix the yellow comes out strongest, that is the only thing '''in two hundred years someone will look at a statue of a white man and ask if such a strange thing ever existed''' someone will answer, 'No, it must have been painted on.'&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
That is the answer! The white man is a thing of the past he is already finished, extinct! It is time for something new. They all talk here, but they know nothing let them go over there and then talk, it is another song there, I was in Africa, I know what it is, it’s very strong, they know where they are going the white man buried his head too long in the womb he let the church corrupt him, everybody was taken in you’re not allowed to say anything like that the Pope is watching, be careful say nothing! heaven forbid NO! It is a sin you’ll be crucified keep it still be quiet be a nice dog don’t bark don’t bite here is your pap shut up!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
There is nothing inside them they are like bulls, wave something to distract them; tits, patriotism, the church, anything in fact, and they will jump. It doesn’t take much, it is very easy they want always to be distracted nothing matters life is very easy.”&lt;br /&gt;
{{Réf Article&lt;br /&gt;
|langue=en&lt;br /&gt;
|titre=A Talk with L.-F. Céline&lt;br /&gt;
|auteur=Robert Stromberg&lt;br /&gt;
|publication=Evergreen Review&lt;br /&gt;
|numéro=19&lt;br /&gt;
|date=juillet-août 1961&lt;br /&gt;
|vol=V&lt;br /&gt;
|page=102-107&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
:« Sexe ! C’est pour ça qu’on se bat... chacun veut manger l’autre. C’est pour cela qu’ils redoutent les Noirs. Le Noir est fort ! Plein de force ! Il prendra le dessus. C’est pour cela qu’ils le redoutent... c’est le moment maintenant, ils sont trop nombreux, il montre ses muscles... le Blanc est effrayé... Il est mou. Il a été trop longtemps tout en haut... l’odeur pue sur le toit, et le Noir, il la perçoit, il la sent, et il attend de prendre le dessus... ça ne sera plus long maintenant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:'''C’est l’époque du Jaune... le Noir et le Blanc vont se mélanger et le Jaune va dominer, c’est tout.''' C’est un fait biologique, quand le Noir et le Blanc se mélangent, c’est le Jaune qui sort gagnant c’est tout... '''dans deux cents ans quelqu’un regardera une statue d’homme blanc et demandera si quelque chose d’aussi bizarre a jamais existé...''' quelqu’un répondra : non, ça doit être de la peinture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Voilà la réponse ! L’homme blanc est une chose du passé... il est déjà fini, éteint ! Quelque chose de nouveau va venir. Ils parlent tous ici, mais ils ne savent rien... qu’ils aillent là-bas et parlent ensuite... c’est une autre chanson là-bas, j’ai été en Afrique, je sais ce que c’est, ils sont forts, ils savent où ils vont... l’homme blanc s’est trop longtemps mis la tête sous l’aile, il a laissé l’Église le corrompre, tout le monde était pris... vous n’aviez pas le droit de dire quelque chose comme ça... le pape surveille, fais attention, ne dis rien ! Dieu interdit... Non, c’est un péché... tu vas être crucifié... reste tranquille... ne bouge pas, sois un bon chien... n’aboie pas... ne mords pas... voilà ta pâtée... ta gueule !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ils n’ont rien en eux... ils sont comme des taureaux... pour les distraire, vous n’avez qu’à agiter quelque chose : des nichons, le patriotisme, l’Église... n’importe quoi en fait, ils sauteront. Il n’y a pas besoin de grand-chose, c’est facile... ils veulent toujours être distraits, rien n’a d’importance... la vie est très facile.&lt;br /&gt;
:{{Réf Article&lt;br /&gt;
|langue=fr&lt;br /&gt;
|titre=A Talk with L.-F. Céline&lt;br /&gt;
|auteur=Robert Stromberg&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Godard&lt;br /&gt;
|publication=Evergreen Review&lt;br /&gt;
|numéro=19&lt;br /&gt;
|date=juillet-août 1961&lt;br /&gt;
|vol=V&lt;br /&gt;
|page=102-107}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La chute de Stalingrad c’est la fin de l’Europe. Il y a eu un cataclysme. L’épicentre c’était Stalingrad. Là on peut dire que c’était fini et bien fini, la civilisation des Blancs. Alors tout ça, ça a fait du bruit, des bouillonnements, des fusées, des cataractes. J’étais dedans… j’en ai profité. J’ai utilisé cette matière, je la vends. Évidemment je me suis mêlé d’histoires — les histoires juives — qui ne me regardaient pas, je n’avais rien à en faire. Je les ai quand même racontées… à ma manière. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Louis-Ferdinand Céline, Entretien avec Claude Sarraute, ''Le Monde'', juin 1960&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Rabelais a vraiment voulu une langue extraordinaire et riche. Mais les autres, tous, ils l’ont émasculée cette langue, pour la rendre duhamélienne, giralducienne et mauriacienne. Ainsi, aujourd’hui, écrire bien, c’est écrire comme Amyot, mais ça, c’est jamais qu’une langue de traduction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est ça, la rage moderne du Français : faire et lire les traductions, parler comme dans les traductions. Moi, y a des gens qui sont venus me demander si je n’avais pas pris tel ou tel passage dans Joyce. Oui, on me l’a demandé ! C’est l’époque... Parce que l’anglais, hein, c’est à la mode... Moi, je parle anglais parfaitement, comme le français. Aller prendre quelque chose dans Joyce. Non, je le parle pas, ce putain de langage qui me fait chier... Comme Rabelais, j’ai tout trouvé en français.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il devait pas croire beaucoup en Dieu, mais il osait pas le dire. D’ailleurs, il a pas mal fini : il a pas eu de supplice. Ca a été après, le supplice, quand on a académisé et égorgé le français qu’il parlait, pour en faire une littérature de bachot et de brevet élémentaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Même Balzac a rien ressuscité. C’est de l’académisme, plat, plat ! C’est la victoire de la raison.&lt;br /&gt;
La raison ! Faut être fou ! On peut rien faire comme ça, tout émasculé. Ils me font rire. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Louis-Ferdinand Céline, Entretien avec Guy Bechtel de 1958&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« J’étais profondément contre la guerre et je l’ai faite. J’étais héros comme Darnand, comme des milliers d’autres. La France d’avant 14 et d’après 14, c’est différent. Avant 14, c’est des somnambules, après, c’est des analystes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors ils tombent dans la série Sartre, Camus... Ils croient qu’il vaut mieux “penser”. Tandis qu’en 14, il y avait un devoir, et on le faisait. Des choses que vous n’avez pas connues, vous êtes trop jeunes. Il y avait la vertu. Les femmes étaient vertueuses, les hommes étaient braves et travailleurs. Sans ça, c’était des monstres. Il y avait la putain, il y avait le bordel, on l’a supprimé aujourd’hui J’ai promené à travers le monde, parce que j’ai beaucoup voyagé, des missions de médecins sud-américains qui étaient bien intelligents et ils me disaient : “La civilisation de l’Europe tient sur un trépied : un pied, c’est le bistrot, l’autre l’église et le troisième le bordel !”. Evidemment, un trépied, ça tient. On a supprimé le bordel, maintenant tout tombe. Alors pourquoi s’arrêteraient-ils en France, les étrangers ? Il n’y a pas de bordel ! Comme ça on ne respecte plus nos femmes, nos filles. J’ai une fille de 25 ans, j’ai cinq petits-enfants, je suis un vieux bonhomme. J’étais marié, très richement d’ailleurs, chose curieuse. On ne respecte plus personne. Autrefois, avant 14, on disait : l’homme est naturellement cochon, il a toutes espèces de fantaisies de cochon ; il va se les passer, il y a des maisons pour ça ; il respecte sa femme et ses filles, et les autres les respectent. Maintenant il n’y a plus rien à respecter. Alors voilà, c’est encore une erreur de la Quatrième, dite République. »&lt;br /&gt;
{{Réf Article&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la haine... avec Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|auteur=Madelein Chapsal&lt;br /&gt;
|publication=L’Express&lt;br /&gt;
|date=14 juin 1957&lt;br /&gt;
|url=https://www.lexpress.fr/culture/livre/voyage-au-bout-de-la-haine-avec-louis-ferdinand-celine_590832.html}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est un prodigieux moyen de propagande. C’est aussi, hélas ! un élément d’abêtissement en ce sens que les gens se fient à ce qu’on leur montre. Ils n’imaginent plus. Ils voient. Ils perdent la notion de jugement et ils se prêtent gentiment à la fainéantise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La TV est dangereuse pour les hommes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’alcoolisme, le bavardage et la politique en font déjà des abrutis. Était-il nécessaire d’ajouter encore quelque chose ? »&lt;br /&gt;
{{Réf Article&lt;br /&gt;
|titre=L.-F. Céline : “La télévision achèvera l’esprit de l'homme, comme la fusée lui simplifiera l’existence”&lt;br /&gt;
|auteur=Jacques Chancel&lt;br /&gt;
|publication=Télémagazine&lt;br /&gt;
|date=19 janvier 1958&lt;br /&gt;
|numéro=117&lt;br /&gt;
|page=47-49}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''j’aurais voulu qu’on retrouve dans les mots le chant de l’âme''' [...]. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Louis-Ferdinand Céline, Lettre à Milton Hindus, 15 mai 1947&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Center|Louis-Ferdinand Céline 5|}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« D’abord la France n’est pas une race. C’est un pays, une nation. A l’heure actuelle, il y a moins de Français que sous Louis XIV. Quatorze millions au plus sur quarante millions. Le reste, c’est du métis. C’est de l’italote, de l’espagnote, du germinote, etc. Les genres sont tellement mêlés qu’on pourrait retrouver à la rigueur une chose qui ressemblerait à une ethnie au nord de la Loire et encore... »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Réponse de Céline à une enquête de ''Paris-Midi'' en 1943 sur le thème « La race française court-elle à son déclin ? »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline cité par Alain Drouard&lt;br /&gt;
|titre=Une inconnue des Sciences Sociales, la Fondation Alexis Carrel 1941-1945&lt;br /&gt;
|éditeur=Éditions de la Maison des sciences de l’homme&lt;br /&gt;
|année=1992&lt;br /&gt;
|page=134}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Cette rage monte du fond des glandes, irrésistible, des épididymes métissés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous n’avons pas encore tout vu !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un seul souci, toute cette ordure, toute cette chiennerie bâtarde, cette canaille en délire : qui se ruent, déferlent bientôt, les noirs, les asiates, nos égorgeurs prédestinés. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Louis-Ferdinand Céline, Lettre à Jacques Doriot, mars 1942&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« À l’Est.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tâté par certains pour cette croisade — je vous avoue que je suis chaud sans l’être — Aller tuer du bolchevik pour le compte de Worms et de Mgr Grelier ne me dit rien — ni pour Pétain — ni pour la bourgeoisie française en général — En France croisade anticommuniste veut dire croisade pour le Crédit Lyonnais — Que tout cela est mal choisi ! Pauvre d’imagination et de fait ! On voudrait rendre cette croisade foncièrement antipathique que l’on ne ferait pas mieux — Laval et Déat n’ont pas 10 000 Français derrière eux — Encore la Légion est-elle très noyautée — la preuve hélas ! Déjà 20 millions d’hommes s’étripent jour et nuit ! Faut-il porter d’autres viandes à la boucherie... »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Louis-Ferdinand Céline, Lettre à Alphonse de Châteaubriant, 14 septembre 1941&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On explique tout ce qu’on veut avec des “raisons et des mots”, on comprend, on se penche, on excuse et puis finalement on se fait dépecer à la guerre ou enculer de haut en large pendant la paix. Le Juif n’explique pas tout, mais ''il catalyse toute'' notre déchéance, toute notre servitude, toute la veulerie râlante de nos masses, il ne s’explique lui, son fantastique pouvoir, sa tyrannie effarante, que par son occultisme diabolique, dont ni les uns ni les autres ne voulez être conscients. Le Juif n’est pas tout mais il est le diable et c’est très suffisant. Le Diable ne crée pas tous les vices — mais il est capable d’engendrer un monde entièrement, totalement vicieux —&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n’y a d’antisémitisme réel que ''le racisme'', tout le reste est diversion, babillage, escroquerie (genre A F) noyade du poisson. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Louis-Ferdinand Céline, Lettre à Lucien Combelle, 1938&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les Juifs en définitive seront vainqueurs partout — avant-garde des asiatiques, leur victoire sera brève ! Les blancs disparaîtront ! vaincus par l’avarice, l’égoïsme et l’alcool et ce sera bien fait ! Quelle salade ! Je ne parle pas des USA — là tout est déjà en parfaite décomposition — et à quelle allure ! Prodigieux ! »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Louis-Ferdinand Céline, Lettre à Karen Marie Jensen, 5 avril 1937&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ne croyez donc jamais d’emblée au malheur des hommes. Demandez-leur seulement s’ils peuvent dormir encore ?... Si oui, tout va bien. Ça suffit. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=429}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''La vie c’est ça, un bout de lumière qui finit dans la nuit.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=340}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il y a un moment où on est tout seul quand on est arrivé au bout de tout ce qui peut vous arriver. C’est le bout du monde. Le chagrin lui-même, le vôtre, ne vous répond plus rien et il faut revenir en arrière alors, parmi les hommes, n’importe lesquels. On n’est pas difficile dans ces moment-là car même pour pleurer il faut retourner là où tout recommence, il faut revenir avec eux. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=328}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il n’y a de terrible en nous et sur la terre et dans le ciel peut-être que ce qui n’a pas encore été dit. On ne sera tranquille que lorsque tout aura été dit, une bonne fois pour toutes, alors enfin on fera silence et on aura plus peur de se taire. Ça y sera. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=327}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« A-t-on jamais vu personne descendre en enfer pour remplacer un autre ? Jamais. On l’y voit l’y faire descendre. C’est tout. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=308}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Personne ne lui résiste au fond à la musique. On n’a rien à faire avec son cœur, on le donne volontiers. Faut entendre au fond de toutes les musiques l’air sans notes, fait pour nous, l’air de la Mort. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=297}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il ne savait pas comment échapper aux hommes. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=290}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’esprit est content avec des phrases, le corps c’est pas pareil, il est plus difficile lui, il lui faut des muscles. C’est quelque chose de toujours vrai un corps, c’est pour cela que c’est presque toujours triste et dégoûtant à regarder. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=272}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les êtres vont d’une comédie vers une autre. Entre-temps la pièce n’est pas montée, ils n’en discernent pas encore les contours, leur rôle propice, alors ils restent là, les bras ballants, devant l’événement, les instincts repliés comme un parapluie, branlochants d’incohérence, réduits à eux-mêmes, c’est-à-dire à rien. Vaches sans train. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=261}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Tant qu’il faut aimer quelque chose, on risque moins avec les enfants qu’avec les hommes, on a au moins l’excuse d’espérer qu’ils seront moins carnes que nous autres plus tard. On ne savait pas. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=242}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est peut-être ça qu’on cherche à travers la vie, rien que cela, le plus grand chagrin possible pour devenir soi-même avant de mourir. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=236}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il y a un moment de la misère où l’esprit n’est plus déjà tout le temps avec le corps. Il s’y trouve vraiment trop mal. C’est déjà presque une âme qui vous parle. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=224}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Il faudra endormir pour de vrai un soir, les gens heureux, pendant qu’ils dormiront, je vous le dis et en finir avec eux et leur bonheur une fois pour toutes.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=212}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''On n’échappe pas au commerce américain.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=207}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Nous sommes, par nature, si futiles, que seules les distractions peuvent nous empêcher vraiment de mourir. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=204}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''La vérité, c’est une agonie qui n’en finit pas. La vérité de ce monde, c’est la mort. Il faut choisir, mourir ou mentir. Je n’ai jamais pu me tuer moi.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=200}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Faire confiance aux hommes, c’est déjà se faire tuer un peu. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=176}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est effrayant ce qu’on en a des choses et des gens qui ne bougent plus dans son passé. Les vivants qu’on égare dans les cryptes du temps dorment si bien avec les morts qu’une même ombre les confond déjà. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=169}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’homme n’est pas longtemps honnête quand il est seul, allez ! Vous verrez ! »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=130}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les chiens ressemblent aux loups quand ils dorment. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=124}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Quand la haine des hommes ne comporte aucun risque, leur bêtise est vite convaincue, les motifs viennent tout seuls. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=117}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Si les gens sont si méchants, c’est peut-être seulement parce qu’ils souffrent, mais le temps est long qui sépare le moment où ils ont cessé de souffrir de celui où ils deviennent un peu meilleurs. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=74}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''En bas dans la longue cave-dancing louchante aux cent glaces, elle trépignait dans la poussière et le grand désespoir en musique négro-judéo-saxonne. Britanniques et Noirs mêlés.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=72}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Tout ce qui est intéressant se passe dans l’ombre, décidément. On ne sait rien de la véritable histoire des hommes. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=64}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On mentait avec rage au-delà de l’imaginaire, bien au-delà du ridicule et de l’absurde, dans les journaux, sur les affiches, à pied, à cheval, en voiture. Tout le monde s’y était mis. C’est à qui mentirait plus énormément que l’autre. Bientôt, il n’y eut plus de vérité dans la ville. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=54}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La plupart des gens ne meurent qu’au dernier moment ; d’autres commencent et s’y prennent vingt ans d’avance et parfois davantage. Ce sont les malheureux de la terre. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=36}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La grande défaite, en tout, c’est d’oublier, et surtout ce qui vous a fait crever, et de crever sans comprendre jamais jusqu’à quel point les hommes sont vaches. Quand on sera au bord du trou faudra pas faire les malins nous autres, mais faudra pas oublier non plus, faudra raconter tout sans changer un mot, de ce qu’on a vu de plus vicieux chez les hommes et puis poser sa chique et puis descendre. Ca suffit comme boulot pour une vie toute entière. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=25}}&lt;br /&gt;
{{Center|Louis-Ferdinand Céline 4|}}&lt;br /&gt;
{{Center|Louis-Ferdinand Céline 3|}}&lt;br /&gt;
{{Center|Louis-Ferdinand Céline 2|}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Textes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*{{fr}}[[Lettre à Élie Faure - Louis-Ferdinand Céline]]&lt;br /&gt;
*{{fr}}[[Lettre à Henri Poulain - Louis-Ferdinand Céline]]&lt;br /&gt;
*{{fr}}[[Mea Culpa - Louis-Ferdinand Céline]]&lt;br /&gt;
*{{fr}}[[Bagatelles pour un massacre - Louis-Ferdinand Céline]]&lt;br /&gt;
*{{fr}}[[L’École des cadavres - Louis-Ferdinand Céline]]&lt;br /&gt;
*{{fr}}[[Les Beaux Draps - Louis-Ferdinand Céline]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Affiliation|https://kontrekulture.com/produit/voyage-au-bout-de-la-nuit/&amp;amp;#63;asv&amp;amp;#61;7|https://cdn.kontrekulture.com/wp-content/uploads/20200626231226/voyage-au-bout-de-la-nuit-300x300.png}}&lt;br /&gt;
{{Affiliation|https://kontrekulture.com/produit/mort-a-credit/&amp;amp;#63;asv&amp;amp;#61;7|https://cdn.kontrekulture.com/wp-content/uploads/20200626231203/mort-a-credit-300x300.png}}&lt;br /&gt;
{{Affiliation|https://kontrekulture.com/produit/rigodon/&amp;amp;#63;asv&amp;amp;#61;7|https://cdn.kontrekulture.com/wp-content/uploads/20200703211417/rigodon-300x300.png}}&lt;br /&gt;
{{Affiliation|https://kontrekulture.com/produit/l-eglise/&amp;amp;#63;asv&amp;amp;#61;7|https://cdn.kontrekulture.com/wp-content/uploads/20210310115606/louis-ferdinand_celine-300x300.png}}&lt;br /&gt;
{{Affiliation|https://kontrekulture.com/produit/guerre/&amp;amp;#63;asv&amp;amp;#61;7|https://cdn.kontrekulture.com/wp-content/uploads/20220506140525/unnamed-300x300.png}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Celine, Louis-Ferdinand}}&lt;br /&gt;
[[Category:Auctores]]&lt;br /&gt;
{{Footer}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Europa7</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://libertas.co/index.php?title=Michel_Clouscard&amp;diff=46080</id>
		<title>Michel Clouscard</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://libertas.co/index.php?title=Michel_Clouscard&amp;diff=46080"/>
		<updated>2026-08-27T00:10:50Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : /* Citations */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Image|Michel Clouscard|}}&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’État a été l’instance super-structurale de la répression capitaliste. C’est pourquoi Marx le dénonce. Mais aujourd’hui, avec la mondialisation, le renversement est total. Alors que l’État-nation a pu être le moyen d’oppression d’une classe par une autre, il devient le moyen de résister à la mondialisation. C’est un jeu dialectique. »&lt;br /&gt;
{{Réf Article&lt;br /&gt;
|titre=Entretien avec Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|auteur=Aymeric Monville&lt;br /&gt;
|publication=L’Évadé&lt;br /&gt;
|date=mars-avril 2003&lt;br /&gt;
|numéro=8&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’économie politique s’est faite constitutive de la relation du français lepéniste avec le Juif et l’Arabe. Les racismes disent la relation à la paupérisation et à l’enrichissement. Bien plus que des boucs émissaires, ils représentent les deux perversités de l’économie du profit. Ils ne font que cacher une stratégie du capitalisme que la plupart des antiracistes méconnaissent. Autrement dit, les bons sentiments ne suffisent pas à débusquer la bête immonde. Certains militants font même le jeu de cette stratégie en défendant la cause de l’immigrant à l’encontre de la logique de l’immigration, en la réduisant au combat de l’homme libre contre une administration bureaucratique. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Refondation progressiste&lt;br /&gt;
|année d'origine=2003&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Harmattan&lt;br /&gt;
|collection=Raison mondialisée&lt;br /&gt;
|année=2003&lt;br /&gt;
|ISBN=9782747553070&lt;br /&gt;
|page=113-114}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le Pen nous a appris qu’il fallait au moins deux racismes — divergents, mais complémentaires — pour faire un populisme, à l’égard du Juif et de l’Arabe, de Rothschild et de l’immigrant. C’est qu’il y a une logique des racismes. Hitler ne s’en prenait qu’au Juif en particulier et aux races inférieures en général. Il ne disposait pas de la dimension que l’Arabe apporte. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La paupérisation menaçante, c’est une race : l’Arabe. La richesse interdite, c’est une race : le Juif. “On” est désigné comme race. Les états de pauvre ou de riche sont ramenés à un principe originel, matriciel, général. Le racisme est à double face : il prétend à une supériorité, mais surtout il est la désignation de l’altérité comme une erreur ontologique qui associe la contingence et la malfaisance. L’Autre est de trop. Il n’est qu’une excroissance cancéreuse de la Création. Il n’a rien et il n’est rien : c’est normal, puisqu’il est pure contingence. Il n’est que la forme vide : une race.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pauvre, c’est l’immigrant, l’immigrant c’est l’Arabe. Ainsi se constitue une race, un homme vide de toute culture, de tout contenu qui n’est plus qu’une forme : un faciès. Le lepéniste reconnaît la race par le faciès. L’Arabe, dira-t-il, a le faciès de sa race. C’est le signe extérieur qui ne peut être camouflé, le stigmate, la tache indélébile. Le faciès, c’est l’aveu de la race. Et ce pauvre, ce faciès, est un envahisseur, incroyable paradoxe. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l’envahisseur menace, s’il peut être encore repéré et désigné par la vigilance nationaliste, l’autre ennemi de l’identitaire a déjà pénétré dans la place : le Juif. Il est l’autre face de l’altérité. L’identitaire est menacé à la fois par la paupérisation et par la richesse, par les propres limites du chrématistique. Le Juif a été désigné par l’Église comme l’usurier, le prêteur, celui qui profite. Mais cette stigmatisation ne suffit pas à expliquer l’antisémitisme. Il est l’ennemi intérieur qui n’a pu s’enrichir qu’en profitant de l’institution nationale sans participer aux frais. Corollaire : l’''enrichissez-vous'' est impossible. C’est le Juif qui détient et qui conserve les moyens du chrématistique, qui dispose des postes de création et de gestion. Les deux racismes sont complémentaires : l’un à l’égard du pauvre, l’autre à l’égard du riche. La peur de devenir pauvre s’exaspère de la colère de ne pouvoir devenir riche. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Refondation progressiste&lt;br /&gt;
|année d'origine=2003&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Harmattan&lt;br /&gt;
|collection=Raison mondialisée&lt;br /&gt;
|année=2003&lt;br /&gt;
|ISBN=9782747553070&lt;br /&gt;
|page=112-113}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''l’art est abstrait quand il ne peut prendre un contenu. Ce n’est pas un style, c’est un manque.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Refondation progressiste&lt;br /&gt;
|année d'origine=2003&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Harmattan&lt;br /&gt;
|collection=Raison mondialisée&lt;br /&gt;
|année=2003&lt;br /&gt;
|ISBN=9782747553070&lt;br /&gt;
|page=86}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Où commence et où finit le prostitutionnel ? C’est l’actuelle économie politique que j’ai définie comme telle. '''La prostitution est tellement hiérarchisée qu’elle en devient hiérarchie de classe : du travail à la chaîne, “abattage”, à la prestation érotique du mannequin (vedette si possible), de la femme entretenue à la putain culturelle, de la femme soumise à la femme libéralisée, la sexualité paraît surdéterminée par la consommation transgressive.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Refondation progressiste&lt;br /&gt;
|année d'origine=2003&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Harmattan&lt;br /&gt;
|collection=Raison mondialisée&lt;br /&gt;
|année=2003&lt;br /&gt;
|ISBN=9782747553070&lt;br /&gt;
|page=78}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le capitalisme est le maître d’œuvre de la phénoménologie des mœurs de la mise en relation du procès de production et du procès de consommation. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Refondation progressiste&lt;br /&gt;
|année d'origine=2003&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Harmattan&lt;br /&gt;
|collection=Raison mondialisée&lt;br /&gt;
|année=2003&lt;br /&gt;
|ISBN=9782747553070&lt;br /&gt;
|page=71-72}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Si les nouvelles couches moyennes ont conquis le moyen budgétaire de la jouissance, ce qui en fait tout à la fois les créatrices du modèle consumériste et ses usagers, l’expansionnisme quasi illimité de la consommation transgressive se réalise essentiellement grâce aux jeunes et aux femmes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les deux populations ont été l’objet d’une fabuleuse opération de marketing exhaussé jusqu’à l’espèce humaine. Le succès du libéralisme libertaire se fonde sur cette universalisation d’un modèle qui s’intègre par l’existence même. Femme et jeune représentent une énorme clientèle potentielle. Mais, surtout, ce sont des prescripteurs, des panneaux publicitaires vivants, des mises en pratique, des TP du libéralisme libertaire. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Refondation progressiste&lt;br /&gt;
|année d'origine=2003&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Harmattan&lt;br /&gt;
|collection=Raison mondialisée&lt;br /&gt;
|année=2003&lt;br /&gt;
|ISBN=9782747553070&lt;br /&gt;
|page=70-71}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La priorité, donc, de la contre-révolution libérale, est de liquider l’avant-garde qu’est la Vieille France. C’est à ce niveau qu’il faut faire intervenir le second principe de la contre-révolution : reprendre le projet socialiste de libérer l’humanité des interdits religieux et moraux, de l’aliénation et de la servitude. Cette libération se fera libéralisation. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Refondation progressiste&lt;br /&gt;
|année d'origine=2003&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Harmattan&lt;br /&gt;
|collection=Raison mondialisée&lt;br /&gt;
|année=2003&lt;br /&gt;
|ISBN=9782747553070&lt;br /&gt;
|page=60}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''La liberté sexuelle est la plus prodigieuse conquête de marché, la matière première d’une industrialisation et mercantilisation d’une économie invisible.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Refondation progressiste&lt;br /&gt;
|année d'origine=2003&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Harmattan&lt;br /&gt;
|collection=Raison mondialisée&lt;br /&gt;
|année=2003&lt;br /&gt;
|ISBN=9782747553070&lt;br /&gt;
|page=50}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ce plan Marshall a eu comme récompense la tête des ministres communistes. Et la soumission politique à l’OTAN. Le libéralisme apporte ce cadeau : la liberté sexuelle. Mais au prix de la soumission politique de la jeunesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On connaît bien la formule du clientélisme, “du pain et des jeux” que les riches donnent aux pauvres pour avoir la paix. Le libéralisme libertaire la reprend et la modernise : “du pain et du sexe”. '''Le jeune est la clientèle d’un nouvel échange qui permet la jouissance au prix du renoncement au politique.''' La révolution libérale est préférée à la révolution sociale. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Refondation progressiste&lt;br /&gt;
|année d'origine=2003&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Harmattan&lt;br /&gt;
|collection=Raison mondialisée&lt;br /&gt;
|année=2003&lt;br /&gt;
|ISBN=9782747553070&lt;br /&gt;
|page=47}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''L’initiation mondaine à la civilisation capitaliste fait apparaître le “principe éducatif” du libéralisme libertaire : le dressage par l’animation machinale.''' “Être cool”, par exemple, sera la répartie mondaine à la raideur boy-scout, au “toujours prêt”, au “tiens-toi bien” de l’éducation. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Refondation progressiste&lt;br /&gt;
|année d'origine=2003&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Harmattan&lt;br /&gt;
|collection=Raison mondialisée&lt;br /&gt;
|année=2003&lt;br /&gt;
|ISBN=9782747553070&lt;br /&gt;
|page=46}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’expansion du marché qui est au principe du libéralisme libertaire — “Consommez !” — se fait en promouvant les cibles nouvelles que sont le jeune et la femme, avant-gardes des nouvelles couches moyennes [...]. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Refondation progressiste&lt;br /&gt;
|année d'origine=2003&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Harmattan&lt;br /&gt;
|collection=Raison mondialisée&lt;br /&gt;
|année=2003&lt;br /&gt;
|ISBN=9782747553070&lt;br /&gt;
|page=46}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''La prostituée est “la marchandise-clé” de l’économie politique parallèle et souterraine. Elle est à l’origine de l’engendrement réciproque du marché et du désir.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Refondation progressiste&lt;br /&gt;
|année d'origine=2003&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Harmattan&lt;br /&gt;
|collection=Raison mondialisée&lt;br /&gt;
|année=2003&lt;br /&gt;
|ISBN=9782747553070&lt;br /&gt;
|page=36}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''L’impérialisme américain a pu mondialiser sa stratégie dans la mesure où il a su concilier ces deux données contradictoires mais constitutives de son expansionnisme : la terreur et la séduction''', l’oppression et la permissivité. Ainsi il réalise la plus grande conquête de marché et la meilleure gestion de marché. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Les Dégâts de la pratique libérale libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1987&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2020&lt;br /&gt;
|ISBN=9782376071822&lt;br /&gt;
|page=84}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''La philosophie politique du système est celle de la suprématie de la société civile sur l’État et sur la famille''', les deux instances qui ont vocation de contrôler l’ordre de la consommation et de l’éducation (cf. ''La Bête sauvage'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette société civile s’est d’abord établie contre l’État et la famille. En son hégémonie, ironie suprême, elle règne grâce à l’appareil d’État et la famille. L’appareil d’État garantie les meilleures conditions du marché du désir ! La famille fonde son éducation sur une progressive intégration au système des objets de ce marché (cf. ''Le Capitalisme de la séduction'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les valeurs de la société civile sont celles de la consommation libérée, sans entraves et sans contraintes. Elles proclament la suprématie du principe de plaisir sur le principe de réalité. La société civile est le triomphe du libéralisme, du matérialisme bourgeois, du signifiant. Elle est l’oubli de l’histoire, de la tradition. Elle ne veut que la reproduction de ses conditions d’existence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette société civile est le triomphe de la stratégie capitaliste. En douce, en dénonçant le dictatorial, le répressif, l’autorité, elle a pu imposer le système des dictatures molles, celles qui devraient permettre la réalisation de son projet initial : le pourrissement de l’histoire. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Les Dégâts de la pratique libérale libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1987&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2020&lt;br /&gt;
|ISBN=9782376071822&lt;br /&gt;
|page=36}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les nouveaux moyens d’information et de communication ne doivent pas être considérés comme un système autonome totalement explicable par le seul jeu des règles de son fonctionnement. Cette interprétation, qui est celle de Mac Luhan et de l’idéologie dominante, permet de cacher l’essentiel du phénomène en le réduisant à sa manifestation, au signifiant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système des médias et de l’audio-visuel n’est que le prolongement, mais aussi l’achèvement, des deux dynamiques promotionnelles que sont le management et l’animation. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Les Dégâts de la pratique libérale libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1987&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2020&lt;br /&gt;
|ISBN=9782376071822&lt;br /&gt;
|page=28}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le marché du désir veut sa maximale expansion par la massification du libéralisme libertaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sera Mai 1968 (une partie de Mai 68). Un fabuleux marché était virtuel : industrie du loisir, du plaisir, du divertissement, de la mode etc. mais le consommateur potentiel était encore inhibé par les totems et tabous de la société traditionaliste. La morale interdit de consommer ce que l’on n’a pas produit, alors que le capitalisme bancaire permet de jouir sans avoir ! Il fallait une mutation globale des mœurs mais conquise, autorisée et même légitimée par l’État.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Il fallait Cohn-Bendit et Pompidou, la profonde complicité du libertaire contestataire et du libéral “éclairé” et débonnaire pour liquider “le vieux” [De Gaulle] et rendre possible “la nouvelle société” de Chaban-Delmas reprise et accomplie par Giscard'''. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Les Dégâts de la pratique libérale libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1987&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2020&lt;br /&gt;
|ISBN=9782376071822&lt;br /&gt;
|page=17}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La dynamique venue de droite est celle de R. Aron, franche du collier. Elle a liquidé la vieille droite bête et méchante, conservatrice et même réactionnaire, qui voulait empêcher le progrès (cette droite, essentiellement des PME venues du CCL, laissées-pour-compte de la monopolisation et de l’étatisation du capitalisme, est devenue un archaïsme — poujadiste — aux résurgences modernistes — Le Pen). Ce libéralisme se dit en termes économiques et politiques. C’est celui du management organisé au sommet : le capitalisme monopoliste d’État, pouvoir de la grande bourgeoisie déjà “libérale” car ayant joué le gaullisme contre le pétainisme. Ce libéralisme économique a mis en place le bloc production de série-consommation de masse, qui est le lieu objectif de la société civile, lieu commun au libéralisme et à la social-démocratie. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Critique du libéralisme libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1986&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2013&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854015&lt;br /&gt;
|page=259-260}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le sociologisme parachève le jeu idéologique du libéralisme. D’abord les médias conditionnent. Puis le sociologisme “découvre” scientifiquement, comme expression “spontanée”, la réalité imposée par l’idéologie dominante [...]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le libéralisme peut ainsi se camoufler derrière le sociologisme. En même temps que l’opinion devient libérale elle est habilitée par la connaissance scientifique. Tout se passe comme si le fait de connaître scientifiquement l’opinion rendait l’opinion scientifique. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Critique du libéralisme libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1986&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2013&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854015&lt;br /&gt;
|page=252-253}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] cette nature libertaire de la société est la finalité du capitalisme. Avec le libertaire, le libéralisme accomplit son concept.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[...] '''la société civile du marché du désir exige des modèles de consommation libidinale, ludique, marginale d’ordre libertaire.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Critique du libéralisme libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1986&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2013&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854015&lt;br /&gt;
|page=230}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les nouveaux philosophes ont proposé un rapport d’engendrement réciproque de l’opinion et de la culture par le marketing. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Critique du libéralisme libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1986&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2013&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854015&lt;br /&gt;
|page=221}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] alors que la bourgeoisie [...] aurait pu devenir conscience politique et proposer de s’allier à la classe ouvrière, cette bourgeoisie a préféré se convertir en bourgeoisie du libéralisme libertaire. C’est qu’elle accédait ainsi à de prestigieux statuts sociaux, aux postes d’encadrement de cette nouvelle société : management et surtout animation. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Critique du libéralisme libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1986&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2013&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854015&lt;br /&gt;
|page=220}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La ''doxa'' n’est que la mise en relation du pouvoir et du sexe, leur témoin à la fois critique et complaisant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mondain est le concept le plus synthétique, qui permet d’appréhender le jeu commun du sexe, du pouvoir, de l’opinion. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Critique du libéralisme libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1986&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2013&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854015&lt;br /&gt;
|page=210-211}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le libéralisme a totalement récupéré la Révolution française. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Critique du libéralisme libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1986&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2013&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854015&lt;br /&gt;
|page=197}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Le néo-libéralisme économique et culturel a besoin de l’impérialisme.''' Il n’existe que dans l’espace géopolitique de cet impérialisme. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Critique du libéralisme libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1986&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2013&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854015&lt;br /&gt;
|page=223}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le “je” de la psychanalyse n’est donc que la maximale réduction, par le libéralisme, du sujet produit par l’histoire. De même pour les autres composantes gnoséologiques de l’attelage : le sur-moi et le ça.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De la dialectique nature-culture qui a commencé dans la préhistoire et qui à travers la logique de la production (mode de production primitif, esclavagiste, féodal) en est arrivée au mode de production du capitalisme, de tout un processus d’hominisation, il n’est retenu que les ''pulsions'' sexuelles comme détermination de la nature ! Il faut le faire. Toute la logique des besoins est écartée, ignorée, et par conséquent toute la dialectique du besoin et du désir qui s’accomplit et s’objective par la dialectique des classes sociales. Le libéralisme est ce moment où le désir peut enfin fonctionner en dehors du besoin. Les pulsions “sauvages” vont se manifester dans un champ culturel constitué par l’histoire. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L’Œdipe a libéré le capitalisme : la société civile triomphe. L’atome social est totalement “libéré” dans la mesure où la psychanalyse permet d’“oublier” le processus de son engendrement.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Critique du libéralisme libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1986&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2013&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854015&lt;br /&gt;
|page=191-196}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nouveau bourgeois « est passé du positivisme de la libre entreprise économique au positivisme de la libre entreprise libidinale. C’est la même économie politique qui gère l’avoir et le sexe, le même point de vue utilitaire et pragmatique, platement réaliste ; les freudo-marxistes qui radicalisent le discours libéral et les économistes anglais qui ont théorisé le libéralisme économique développent les mêmes principes de l’économie politique libérale : le meilleur profit de la machine (mécanique ou charnelle). Mais, alors que le positivisme de l’entrepreneur libéral s’inscrivait dans un ensemble productif, celui de l’entreprise libidinale du nouveau bourgeois s’inscrit dans le procès de consommation, selon des modèles culturels qui banalisent cette libido. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Critique du libéralisme libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1986&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2013&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854015&lt;br /&gt;
|page=180}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Une nouvelle “élite intellectuelle” a surgi, en totale rupture avec le discours traditionnel de l’artiste et de l’intellectuel. Elle est issue des deux grandes fonctions régulatrices de l’ordre libéral : le management et l’animation. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Critique du libéralisme libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1986&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2013&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854015&lt;br /&gt;
|page=177}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] la femme ; les couches moyennes ; l’intellectuel médiatique et l’artiste ; '''le manager et l’animateur. Ce sont les acteurs de la stratégie de séduction du libéralisme, les prescripteurs de la société civile, les diffuseurs des modèles culturels de l’émancipation et de la libéralisation.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Critique du libéralisme libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1986&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2013&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854015&lt;br /&gt;
|page=169-170}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il faut passer de la famille close, monadique, famille nucléaire de l’ordre positiviste, à la famille éclatée, divisée, totalement livrée à l’économie du marché du désir. Il faut faire du surplus, lieu subjectif du manque, de la frustration, le moyen objectif de régulation sociale. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Critique du libéralisme libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1986&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2013&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854015&lt;br /&gt;
|page=169}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La critique du bourgeois est devenue la nouvelle manière d’être bourgeois [...]. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Critique du libéralisme libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1986&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2013&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854015&lt;br /&gt;
|page=135}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Le concurrentiel de la libre entreprise est sous-jacent à la concurrence amoureuse. Entre l’homme et la femme, c’est l’implacable loi de l’offre et de la demande.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Critique du libéralisme libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1986&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2013&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854015&lt;br /&gt;
|page=131}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] le romanesque est l’émanation spécifique de la bourgeoisie. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le romanesque — la plus belle invention de la bourgeoisie après le capitalisme ? [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le romanesque est immanent à la classe bourgeoise. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Critique du libéralisme libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1986&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2013&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854015&lt;br /&gt;
|page=115-118}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le romantisme est exclu et s’exclut de toute politique. En ce sens, il peut paraître comme réactionnaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais, à la différence du vrai réactionnaire, il n’y a pas, chez le romantique, passage à l’acte, travail de restauration. L’homme politique romantique n’existe pas. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Critique du libéralisme libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1986&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2013&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854015&lt;br /&gt;
|page=113}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On passe de l’affrontement des idées à celui des personnes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le débat d’idées devient affaire de mœurs. La problématiques de la nature devient celle du sexe. L’accomplissement naturel — sexuel — est empêché, interdit ? Il faut donc transgresser. Le plaisir est autant dans cette transgression — des idées, de l’ordre établi — que dans la jouissance des créature. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Critique du libéralisme libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1986&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2013&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854015&lt;br /&gt;
|page=45}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La division du travail, depuis longtemps a rendu la science et même la recherche fondamentale constitutives de la production. L’innovation et le progrès dépendent essentiellement de l’intervention de ces forces productives directes. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=La Bête sauvage&lt;br /&gt;
|année d'origine=1983&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2014&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250557&lt;br /&gt;
|page=260-261}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les médias seraient “l’âme” de ces réseaux d’échange, de communication, d’information. La technocratie serait imposée à la vie publique, pour la vider de tout contenu, de toute responsabilité économique et morale. La nouvelle citoyenneté serait celle du consommateur intégral. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=La Bête sauvage&lt;br /&gt;
|année d'origine=1983&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2014&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250557&lt;br /&gt;
|page=220}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’État-nation, pris en tenailles entre l’Europe de la CEE et la régionalisation (ou même l’autonomie et l’indépendance des régions) ne serait plus qu’un super-service de gestion, une sorte de Conseil d’Administration qui coifferait l’ensemble des multinationales. Il perdrait même toute fonction politique : une “fin de l’État” qui serait le triomphe de l’utopie libérale, de la social-démocratie libertaire. Cette “fin de l’État” serait la gestion de la classe unique. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=La Bête sauvage&lt;br /&gt;
|année d'origine=1983&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2014&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250557&lt;br /&gt;
|page=219}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] l’appareil d’État [s’est] substitué à l’État pour mieux servir les multinationales. [La société civile est] un corps organique qui s’est substitué au corps organique de l’État-nation, mais qui fonctionne dans l’encadrement formel de cet État-nation. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=La Bête sauvage&lt;br /&gt;
|année d'origine=1983&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2014&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250557&lt;br /&gt;
|page=161-164}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Avec le marché du désir, la jouissance devient une marchandise''' : toute la problématique morale traditionnelle est balayée par la nouvelle économie politique. '''Le désir est innocenté.''' Le nouveau genre de vie va témoigner d’un ''amoralisme'' radical. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=La Bête sauvage&lt;br /&gt;
|année d'origine=1983&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2014&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250557&lt;br /&gt;
|page=153}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Le discours freudien aura fabriqué l’espace anthropologique nécessaire à l’achèvement de l’économie de marché.''' Le projet initial du libéralisme s’accomplit par la libido. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=La Bête sauvage&lt;br /&gt;
|année d'origine=1983&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2014&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250557&lt;br /&gt;
|page=117}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Il fallait une révolution. Il fallait Mai 68 pour débloquer la situation et légaliser, institutionnaliser le marché du désir.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=La Bête sauvage&lt;br /&gt;
|année d'origine=1983&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2014&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250557&lt;br /&gt;
|page=113}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''La société civile est une nation sans État qui est devenue un marché.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=La Bête sauvage&lt;br /&gt;
|année d'origine=1983&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2014&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250557&lt;br /&gt;
|page=111}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le terrain est libre : la nouvelle forme marchande peut s’élancer à la conquête de la société globale ; '''la nation va devenir son marché. Elle va faire du citoyen un client, “un consommateur”.''' Plus d’interdits, un marché du désir en constante expansion [...]. La Bête sauvage va enfler, enfler... »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=La Bête sauvage&lt;br /&gt;
|année d'origine=1983&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2014&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250557&lt;br /&gt;
|page=95}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Le cinéma est l’art du capitalisme.''' [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cinéma est un moment décisif dans l’histoire de l’esthétique... et des modes de production. Entre le potentiel de l’imaginaire et la réalisation cinématographique, le rêve et la réalité, le désir et son objet, le projet subjectif et la marchandise culturelle, il n’y a plus de distance mais rapport d’expression immédiat. On ne peut plus rêver, comme le roman a pu le permettre. Celui-ci a été l’art de l’interprétation, des possibles..., de l’ineffable. Il a inventé... le romanesque : la quête d’une mise en contenu propre à la liberté de chacun. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La lecture du roman est un acte, du sujet-lecteur. Le sujet-spectateur est totalement passif. Le travail de l’imaginaire n’a plus à être fait. Il est consommé. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cinéma est la production du modèle culturel qui met en relation d’engendrement réciproque l’imaginaire et la marchandise (celle qui est spécifique du nouveau marché, le marché du désir). Il tient les deux bouts : le rêve et la réalité, l’esthétique et le marché, l’utile et l’agréable. Il permet aussi d’interdire l’autre, l’ailleurs, l’authentique imaginaire, tout ce qui n’est pas la culture de la technologie cinématographique. Il fait oublier le rêve, du passé, et il interdit tout autre désir, de l’avenir. Ainsi procède l’idéologie monopoliste : elle créé un temps, un vécu, sans mémoire et sans avenir. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=La Bête sauvage&lt;br /&gt;
|année d'origine=1983&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2014&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250557&lt;br /&gt;
|page=86-88}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les GI’s ont été des conquérants-libérateurs. Ils ont triomphé du nazisme — le débarquement — et importé les premiers produits du rêve américain. L’impérialisme économique est aussi la paix... américaine. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Par le potlatch du plan Marshall, le capitalisme américain a conquis une suzeraineté politique sur les nations européennes, et un marché.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=La Bête sauvage&lt;br /&gt;
|année d'origine=1983&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2014&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250557&lt;br /&gt;
|page=82-83}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le passage du désir au marché peut très facilement se faire, car les deux sont dans la continuité, l’homogénéité du ''profit''. La consommation transgressive est une forme désirante déjà constituée par l’économie du profit. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=La Bête sauvage&lt;br /&gt;
|année d'origine=1983&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2014&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250557&lt;br /&gt;
|page=67}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Mais le grand capital ne fait pas les réinvestissements productifs pourtant autorisés par les surprofits de l’ascendance. D’une part, il va se spécialiser dans des industries d’avant-garde, qui autorisent les exportations, les nouveaux marchés, la rentrée des devises. D’autres part, il va exporter ses capitaux, investir ailleurs, produire non français, abandonner le sol national. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=La Bête sauvage&lt;br /&gt;
|année d'origine=1983&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2014&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250557&lt;br /&gt;
|page=53}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La fin de la philosophie d’Aristote (qui avait proposé l’Un de l’unité grecque) est le moment où cette problématique apparaît. Deux héritiers : le stoïcisme et l’épicurisme, proposent des éléments anthropologiques. Quels sont les besoins nécessaires et suffisants ? Mais la solution débouche sur une aporie : soit la jouissance, soit la privation, soit l’extinction des besoins, soit leur développement. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=La Bête sauvage&lt;br /&gt;
|année d'origine=1983&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2014&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250557&lt;br /&gt;
|page=35}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Plus de lieu naturel, mais la banlieue anonyme. Tout un acquis de civilisation — le chez soi même du plus pauvre, l’harmonie de la vie privée et de la vie domestique dans une nature humanisée par le travail de l’homme, le pas de porte, ouvert sur la vie communautaire et sur cette nature humanisée (ce que Holderling appelle “le nationel”, qui est le lieu commun de l’éternelle poésie et de la culture populaire) — a été anéanti peut-être à jamais. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=La Bête sauvage&lt;br /&gt;
|année d'origine=1983&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2014&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250557&lt;br /&gt;
|page=32}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Pour mettre en place la société civile il faut détruire la culture de la France traditionnelle, France “profonde”, France “réelle”.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=La Bête sauvage&lt;br /&gt;
|année d'origine=1983&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2014&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250557&lt;br /&gt;
|page=28}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] l’État doit organiser la libéralisation des mœurs qui permettra la meilleure circulation de la nouvelle marchandise. L’État a besoin d’une société civile qui dénonce... l’État. Aussi, le dogmatisme, le gauchisme, les nouveaux philosophes sont les fourriers de la société civile voulue par l’appareil d’État soumis aux multinationales. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=La Bête sauvage&lt;br /&gt;
|année d'origine=1983&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2014&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250557&lt;br /&gt;
|page=23}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''le capitalisme a produit la société civile, ce que Hegel appelait “la Bête Sauvage” : une société qui n’est plus qu’un marché''' [...]. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=La Bête sauvage&lt;br /&gt;
|année d'origine=1983&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2014&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250557&lt;br /&gt;
|page=11}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Hollywood, c’est la publicité du capitalisme.''' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Michel Clouscard, « Apostrophes », ''Antenne 2'', 26 mars 1982&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Pas de mariage et pas d’enfant : l’aventure, la liaison et l’avortement, constant mot d’ordre de la phallocratie bourgeoise.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=165-166}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] la femme a tout à gagner des lois sociales et le phallocrate a tout à gagner du féminisme. '''L’émancipation mondaine de la femme non seulement s’accompagne d’une plus grande garantie d’usage pour le phallo mais encore élargit extraordinairement son champ de consommation.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=167-168}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le féminisme est cette idéologie qui consacre une nouvelle et terrible ségrégation dans le sexe féminin. Ségrégation de classe qui organise deux destins de femme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Celles qui parviennent, arrivent. Qui s’intègrent à la dynamique du système. Celles qui ont droit aux essais et erreurs. Aux expériences non seulement permises mais recommandées. Et qui, en définitive, réussissent ou réussiront leurs mariages, leurs enfants, leurs carrières. Et celles pour qui l’avortement, le divorce, le travail-chômage sont de terribles drames, des traumatismes irrécupérables, des épreuves insurmontables. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système a su gérer magistralement cet échec. '''Grâce à ses lois “sociales” qui empêchent ces femmes de s’insurger. Il a su récupérer le négatif par une bonne gestion de l’échec : un bon avortement, un bon divorce, un bon chômage. Toute une population féminine est assurée de “réussir” ses échecs. Au prix d’une insatisfaction profonde.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=170-171}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Le féminisme n’a aucun fondement théorique.''' [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certes, le féminisme relève d’un bon sentiment. À l’origine, c’est la saine et même sainte colère de la femme outragée. C’est vouloir reconquérir une dignité bafouée. Dignité de la femme scandalisée d’être réduite à la seule valeur d’usage. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais ces bons sentiments sont aussitôt récupérés par l’idéologie, par le féminisme. Ce ne sera pas la faute du néo-capitalisme. Ce ne sera pas la social-démocratie libertaire qui sera responsable. Mais l’homme. Pas tel groupe d’hommes. Mais l’homme en général. L’homme en tant qu’essence. Et c’est en défaisant l’homme que la nouvelle femme se fera. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=172}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''La lutte des sexes n’a de sens que par la lutte des classes.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=175}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La seule mesure de l’égalité politique entre l’homme et la femme, c’est l’égalité devant le travail. C’est l’égalité proposée par le socialisme (celui qui lutte contre la social-démocratie). C’est la seule manière d’en finir à la fois avec l’Ève éternelle et l’Homme éternel. Alors plus de phallocrates ni de féministes. Mais un rôle commun, dans le procès de production et de consommation. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’émancipation ne peut être que l’émancipation du sexe par le sexe. Alors la contradiction fondamentale du féminisme — l’égalité des sexes par le sexisme — s’avère la ''coquetterie'' de la femme moderne. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=180-181}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ce n’est pas la société capitaliste qui a récupéré la libido. Mais la société capitaliste qui a “inventé” la libido. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’idéologie social-démocrate, à partir du plan Marshall, est devenue l’idéologie de l’émancipation libidinale, ludique, marginale. Le fonctionnel — acquis par le travail des autres — devient ludique en même temps que la France se soumet au modèle américain. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=220-221}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Autre archétype du rêve libertaire de la social-démocratie : sur les barricades, en jeans, baskets, treillis, cheveux longs ruisselants, estampe estompée par la fumée des grenades (défensives), flou artistique, le sable sous le pavé, le pavé à la main, l’étudiant brave les CRS.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=260}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Le néo-capitalisme a privatisé à outrance : la différence. Pour produire ce modèle standard : l’individu de la social-démocratie libertaire. Un genre unique. Celui de tout individu.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=269-270}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les civilisations de l’Occident s’étaient transmises ce message. À partir des conflits mythiques de l’Olympe que la civilisation grecque avait proposés pour instaurer et maintenir la hiérarchie de ses valeurs. Mythes repris par le Moyen Âge chrétien : les allégories de la civilisation chevaleresque. L’éthique devenue esthétique. Le mythe féodal s’était prolongé dans le romanesque de la bourgeoisie : l’amour ascèse, le long et douloureux travail de la reconnaissance des âmes dans le monde. Enfin ces catégories — éternelles — s’étaient axiomatisées en un scientisme petit-bourgeois : le Je, le Ça, le Sur-moi. Ultime stade d’une entropie. Tels sont les quatre moments du parcours gréco-judéo-chrétien : quatre moments de la culture de l’âme et du cœur face aux séductions du monde. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=278}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« En ces lieux, chacun se prostitue au succès. L’argent aussi. D’abord l’argent : le producteur est à la remorque du réinvestissement. Il fait la cour au succès qu’il ne faut pas manquer sous peine de faillite. Vedette et producteur se font mutuellement la cour. Quant à Jeunesse et Beauté, elles ne savent plus à qui se prostituer. À la vedette, au producteur, au metteur en scène, au journaliste, à l’animateur ? Il n’y aura de Beauté que reconnue, statutaire, codifiée par tous ces entremetteurs du succès. Peut-il y avoir une Beauté si elle n’est pas mise sur la scène du monde, si elle n’accède pas au pouvoir mondain, si elle n’a pas le rôle de la Beauté : mannequin, artiste de cinéma, cover-girl, etc. ? Que de Cendrillons attendent que leur beauté soit reconnue par ces princes charmants. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=280}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Cette “civilisation” ne peut revendiquer aucune tradition, aucune référence historique. Elle est radicalement autre.''' Elle ne peut être justifiée ni par le paganisme ni par le Sauvage. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=298}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ce corps a acquis une autonomie quasi totale. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=299}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il faut souligner que l’idéologie freudo-marxiste — essentielle composante de l’idéologie social-démocrate — a connu sa croissance et son expansion dans la période d’ascendance du capitalisme monopoliste d’État. Pour culminer et connaître son apothéose en Mai 68 (estudiantin). C’est l’idéologie de la consommation libidinale, ludique, marginale autorisée par la totale expansion de la société civile. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=306}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Le hippie se situe, lui aussi, dans cette mouvance. Comme un charognard, il s’installe dans la misère rurale. De la désertification, il fait un décor bucolique. De la restauration archaïque et artisanale — au noir — une source de revenus.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=330}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''le libéralisme économique est étatique et l’appareil d’État est social-démocrate. Le capitalisme a viré à gauche — au niveau politico-culturel — et a viré à droite — au niveau économico-social.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=340}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''ce qui se dit contestation n’est qu’initiation mondaine, niveau supérieur de l’intégration au système, à la société permissive.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=121}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est le rythme du capitalisme : le rock. Le rythme sans le swing est l’essence temporelle de ce capitalisme. Il est l’expression corporelle de “l’aliénation de l’homme”. La marque du rythme répétitif, saccadé, fébrile, de la machine. La répétition égoïste et sécurisante du Même. La volonté de consommer sans rien produire. Et refus de l’échange, du partage. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=100}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Ce prétendu swing devient du coup le modèle de la contestation, de la subversion de la société industrielle et capitaliste.''' C’est une substance : un lieu, une race, une essence naturelle. Le Noir swingue et témoigne ainsi d’une pureté ontologique que le Blanc, par son histoire, a reniée, effacée de son corps, pour se soumettre au gestuel policé de la civilisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Grâce au rock, le Blanc pourrait retrouver cette innocence d’avant la civilisation''' (l’antéprédicatif). Ces idéologues diront que '''le rock libère le corps de son carcan religieux et moral, du maintien gauche occidental.''' Alors le corps n’est plus guindé, honteux de lui-même. Il s’exprime. Le corps modelé par la religion, culpabilisé, corps du péché, peut se défouler, se libérer des tabous. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=102-103}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Le drogué est l’essence même de la société de consommation.''' [...] La drogue est le fétiche par excellence. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors qu’elle se croit marginale, la symbolique contestataire de la drogue non seulement s’intègre au système mais en est le ciment. [...] De modèle sélectif, la drogue est devenue une pratique sociale, de masse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le drogué contestataire fait lui-même la publicité et la promotion du système.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=125-143}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Entre les drogues du drogué contestataire et celles de la thérapeutique “normale” il n’y a pas de différence de nature. Mais de dose.''' De degré dans l’accoutumance. C’est la même maladie, le même syndrome, la même thérapeutique. La drogue cause la maladie, puis la drogue “soigne” l’effet de la maladie ! [...] Extraordinaire paradoxe, certes : la drogue, de marginalité subversive devient norme et prescription médicale. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=143-144}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’urbanisme sauvage, la cité-dortoir sont le résultat d’un formidable déplacement de population. Avec, comme corollaire, la désertification des campagnes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Aussi, les temporalités traditionnelles — celles qui autorisaient le rythme villageois de la société préindustrielle et qui s’étaient maintenues même sous le capitalisme concurrentiel libéral — ont été totalement liquidées'''. Naguère, le temps de travail et le temps de non-travail s’organisaient autour de la cellule familiale. Et celle-ci dans la communauté villageoise. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour substituer au rythme rural le productivisme généralisé, l’exploitation capitaliste a désintégré la cellule familiale. C’est le lieu de l’emploi et non plus le lieu d’origine qui fixe la famille, maintenant. Une extraordinaire diaspora des régions recouvre l’hexagone. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=145-146}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''L’idéologie de la consommation fait de la sexualité une consommation parmi d’autres.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=157}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''L’humanisme écologisant sera le véhicule de la bonne volonté (celle qui pave l’enfer), de l’idéologie.''' Il permet de développer un discours bienveillant, cordial, généreux même. Cet aspect humain s’épanouit d’abord dans le paternalisme. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=328}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''La culture de l’incivisme doit aménager un savant mélange de bons sentiments et de contestation subversive.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=69}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Le corps comme silhouette à désirer, pur fantasme phallocratique, invention hollywoodienne, produit d’importation américain''', le corps-image, le corps de série — mais corps sophistiqué — la vulgarisation de cette sophistication, seront proclamés le corps libéré ! »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=48-49}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Pour ce nouveau banquet, une nouvelle tenue de sortie l’imposait. Le narcissisme de classe change de toilette. Les habits du dimanche deviennent démodés lorsque le dimanche s’étale sur la semaine. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le blue-jean permet de franchir d’un bond barrières et niveaux de l’étiquette bourgeoise, pour revêtir le corps idéal, celui qu’Hollywood a mis si longtemps à forger dans son usine à rêver. Les jeans permettent de passer de la robe modèle au corps modèle. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=45-48}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] le ludique du néo-capitalisme dénonce le sérieux — de la société traditionnelle. Et pour ce faire il dispose de cet alibi : ce sérieux est — aussi — celui de la bourgeoisie du capitalisme concurrentiel libéral. La promotion du ludique sera alors la dénonciation de l’oppression bourgeoise ! »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=42-43}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Le plan Marshall est bien l’acte étymologique de notre modernité. Son rôle est fondamental. Dans l’immédiat après-guerre, il a greffé une économie d’abondance sur une économie de la rareté, de la misère même. Et il a greffé le module américain culturel dans une société traditionnelle, rurale.''' Cette acculturation radicale a autorisé ainsi un phénomène radicalement nouveau ; l’immanence de l’économique et du culturel. Alors que dans la société traditionnelle, les deux termes se disposent selon la plus grande distance possible et conservent une autonomie relative certaine, la modernité sera l’immanence de leurs rapports d’expression. '''Le culturel sera l’expression des besoins idéologiques du marché. C’est la définition de la société civile, que Hegel avait prévue et dénoncée.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=38-39}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’enfant est alors d’une totale disponibilité. A la consommation. Voyez sa manipulation de l’objet-marchandise. Il fait preuve d’une dextérité, d’une désinvolture qui stupéfient le cercle de famille. Il témoigne d’une agilité d’usage, d’une facilité insolentes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute une culture — celle de la technologie de la société industrielle avancée — s’est consacrée, au prix d’un immense travail au développement du confort. Et sa caractéristique est d’avoir pu atteindre une extraordinaire facilité de son usage : il suffit d’appuyer sur un bouton. Le principe de la pédagogie d’intégration au système capitaliste est alors cet usage magique — par l’enfant — du fonctionnel. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le capitalisme veut que nous restions jeunes et que nous soyons comme des enfants ! Le travail des uns sera l’éternelle adolescence des autres. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=31-32}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] c’est un phénomène nouveau, énorme, capital —, '''l’intellectuel de gauche vient d’accéder à la consommation mondaine. Et il en est même le principal usager.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pire, encore, '''il est devenu le maître à penser du monde. Il propose les modèles culturels du mondain. Non seulement il a accédé à la consommation mondaine, mais il en est l’un des patrons. Il a la toute-puissance de prescrire et de codifier l’ordre du désir.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=26}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les regroupements, je le rappelle, ne se font pas vers les extrêmes mais au contraire vers le centre. Vers une social-démocratie libertaire qui réalise cette unification au-delà des clivages politiques consacrés. L’aile droite recouvre le néo-libéralisme venu de la dynamique ascendante du CME (la “nouvelle société” de Chaban-Delmas, reprise en partie par Giscard d’Estaing). L’aide gauche recouvre une forte partie de l’actuelle clientèle électorale du parti socialiste. Une puissante dynamique d’homogénéisation vers le centre (droit ou gauche, selon l’alternance, selon la liberté social-démocrate), tend à déborder les encadrements politiques. Tout en conservant les particularismes politiques qui garantissent les intérêts corporatifs. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Frivole et le Sérieux&lt;br /&gt;
|année d'origine=1978&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854206&lt;br /&gt;
|page=206-207}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On opposera l’état et la liberté. Mais la liberté du libéralisme, celle de la société civile. Et en confondant état et appareil d’état. Sans soupçonner le pouvoir des multi-nationales. On peut alors se poser comme vrai révolutionnaires ! Les nouveaux philosophes dénoncent, partout, la perversion fondamentale du pouvoir. L’État est le principe du mal. Ils font de ce qui n’est qu’un effet la cause même. Ainsi ils peuvent réduire l’action révolutionnaire à la révolte. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Frivole et le Sérieux&lt;br /&gt;
|année d'origine=1978&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854206&lt;br /&gt;
|page=199}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''La condamnation de la “techno-structure”, le confusionnisme de l’idéologie de l’environnement, le catastrophisme''' (qui n’en est pas à une virgule près) '''du Club de Rome, amalgament oppression du pouvoir et progrès technologique''' (cet amalgame s’exprime au mieux par la science-fiction). De là, le succès de la contestation écologique. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Frivole et le Sérieux&lt;br /&gt;
|année d'origine=1978&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854206&lt;br /&gt;
|page=177-178}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''une moderne Barbarie, celle du désordre radical de la société civile, permettrait à l’impérialisme économique — celui des multinationales — camouflé sous le modèle de consommation libertaire, d’écarter le contrôle des états nationaux et l’opposition politique organisée, institutionnelle.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Frivole et le Sérieux&lt;br /&gt;
|année d'origine=1978&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854206&lt;br /&gt;
|page=15}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Le modèle de la consommation est même devenu le modèle contestataire !'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est que l’universalisation du modèle de consommation libertaire doit transcender les classes sociales. [...] En multipliant les intérêts corporatifs de la marginalité, du sexe, de la classe d’âge. En réalisant la plus grande atomisation du corps social. La contestation doit dresser la femme contre l’homme, le jeune contre l’adulte. Chacun contre tous. En multipliant les marginalisations, les anomies, les déviances. Pour que le conflit soit constant, intime. En organisant la guerre civile de la société civile. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Frivole et le Sérieux&lt;br /&gt;
|année d'origine=1978&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854206&lt;br /&gt;
|page=14}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le jeune, la femme, l’étudiant, l’intellectuel, l’artiste sont les lieux de diffusion de la prescription idéologique en son “essence”. Les droits à la consommation libertaire — consommation libidinale, ludique, marginale — se sont organisés en une idéologie globale. [...] Ce corporatisme de libertaires constitue l’idéologie du désir. Et toute une caste d’intellectuels et d’artistes à gages s’est mise au service de cette idéologie. S’est constitué ainsi un immense service de publicité sous label culturel. Publicité de l’idéologie, immense réseau qui recouvre presque tout le champ culture. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Frivole et le Sérieux&lt;br /&gt;
|année d'origine=1978&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854206&lt;br /&gt;
|page=13}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Jeunes et femmes sont le lieu de production et de véhiculation des nouveaux modèles culturels. C’est que ces zones vierges de l’économie de marché étaient totalement disponibles. Aussi l’idéologie a pu s’investir en un secteur extraordinairement réceptif. Très vite et entièrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le conditionnement socio-culturel explique la spécificité de ces nouveaux modèles. Ce sont ceux de la consommation libidinale, ludique, marginale. Exclusivement. Car le jeune, la femme, l’étudiant sont les éléments de la société civile qui sont les plus éloignés du procès de production. (Comparativement à l’homme et à l’adulte.) »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Frivole et le Sérieux&lt;br /&gt;
|année d'origine=1978&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854206&lt;br /&gt;
|page=11}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''En mai 1968, un psychodrame s’est joué au sommet de l’État. Il révéla, à l’évidence, les enjeux de l’histoire, incarnée selon trois rôles mythiques : le père sévère (de Gaulle), l’enfant terrible (Cohn-Bendit), le libéral débonnaire (Pompidou).''' C’est l’affrontement des trois situations de la bourgeoisie, des trois systèmes idéologiques possibles. En scène : la vieille France vertueuse issue de la victoire sur le fascisme et, d’autre part, la nouvelle France qui se cherchait et qui s’est accomplie dans la synthèse d’un libéralisme ô combien répressif dans l’acte de produire et ô combien permissif dans l’acte de consommer. Il a donc fallu l’alliance sournoise du libéral et du libertaire pour liquider le vieux, qui a dû s’en aller. Après ce meurtre rituel du père, a été accordée, au sommet, par l’État, la permission du permissif qui a donné accès au marché du désir. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Néo-fascisme et idéologie du désir&lt;br /&gt;
|année d'origine=1973, article ajouté en 1998&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854534&lt;br /&gt;
|page=128}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Aucune pitié, aucun sentiment n’est à attendre de l’implacable machine à jouir qu’est le néo-capitalisme.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Néo-fascisme et idéologie du désir&lt;br /&gt;
|année d'origine=1973&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854534&lt;br /&gt;
|page=120}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La stratégie de la totale libéralisation du désir consisterait à radicaliser et systématiser la consommation de l’émancipation transgressive pour atteindre la croissance maximale, implanter le désordre immoral, dissoudre les institutions de la Nation, pour que le fonctionnement des multinationales devienne à la fois infrastructure et superstructure, seule instance productrice de la marchandise et du style de sa consommation, pour qu’enfin esthétique, marchandise, éthique soient une seule et même chose et règnent sur des individus massivement schizophrénisés, livrés aux dispersions transcendantales et aux participations panthéistes, par le plus fantastique déploiement de médias, de jeux, de drogues et de fêtes. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Néo-fascisme et idéologie du désir&lt;br /&gt;
|année d'origine=1973&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854534&lt;br /&gt;
|page=76-77}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’ensemble capitaliste pourrait être considéré selon ces trois moments : le libéralisme traditionnel, le national-socialisme, le néo-libéralisme (société de consommation). Le libéralisme classique apporte la croissance, mais la crise remet en question le principe même de ce libéralisme. Le national-socialisme sauve le capitalisme mais au prix d’un blocage nationaliste de la croissance. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Néo-fascisme et idéologie du désir&lt;br /&gt;
|année d'origine=1973&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854534&lt;br /&gt;
|page=29}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le freudo-marxisme est d’abord le prétexte à une stratégie de diversion puis s’accomplit en philosophie de la contre-révolution ; s’il est le commencement et le camouflage du réformisme il se révèle en sa perfection comme stratégie du néo-capitalisme. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Néo-fascisme et idéologie du désir&lt;br /&gt;
|année d'origine=1973&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854534&lt;br /&gt;
|page=21}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La psychanalyse est encore une aliénation, car philosophie de l’émancipation : et non révolutionnaire. Elle est le contrepoint du marxisme. Alors que Marx donnait la démarche révolutionnaire, du producteur (prolétariat), Freud proposait la démarche régulatrice de la nouvelle consommation, pour la classe dirigeante, la nouvelle bourgeoisie, et petite bourgeoise. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le freudisme est idéologie de contestation : contre la prohibition et la répression du père (c’est-à-dire de la propriété foncière, d’une maîtrise séculaire de l’avoir et de la culture) [...]. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=L’Être et le Code&lt;br /&gt;
|année d'origine=1972&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9782376071402&lt;br /&gt;
|page=245}}&lt;br /&gt;
{{Center|Michel Clouscard 2|}}&lt;br /&gt;
{{Center|Michel Clouscard 3|}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Affiliation|https://kontrekulture.com/produit/traite-de-lamour-fou/&amp;amp;#63;asv&amp;amp;#61;7|https://cdn.kontrekulture.com/wp-content/uploads/20200626231212/traite-de-lamour-fou-300x300.png}}&lt;br /&gt;
{{Affiliation|https://kontrekulture.com/produit/la-bete-sauvage/&amp;amp;#63;asv&amp;amp;#61;7|https://cdn.kontrekulture.com/wp-content/uploads/20200626231211/la-bete-sauvage-300x300.png}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Clouscard, Michel}}&lt;br /&gt;
[[Category:Auctores]]&lt;br /&gt;
{{Footer}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Europa7</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://libertas.co/index.php?title=Michel_Clouscard&amp;diff=46079</id>
		<title>Michel Clouscard</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://libertas.co/index.php?title=Michel_Clouscard&amp;diff=46079"/>
		<updated>2026-08-27T00:03:33Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : /* Citations */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Image|Michel Clouscard|}}&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’État a été l’instance super-structurale de la répression capitaliste. C’est pourquoi Marx le dénonce. Mais aujourd’hui, avec la mondialisation, le renversement est total. Alors que l’État-nation a pu être le moyen d’oppression d’une classe par une autre, il devient le moyen de résister à la mondialisation. C’est un jeu dialectique. »&lt;br /&gt;
{{Réf Article&lt;br /&gt;
|titre=Entretien avec Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|auteur=Aymeric Monville&lt;br /&gt;
|publication=L’Évadé&lt;br /&gt;
|date=mars-avril 2003&lt;br /&gt;
|numéro=8&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’économie politique s’est faite constitutive de la relation du français lepéniste avec le Juif et l’Arabe. Les racismes disent la relation à la paupérisation et à l’enrichissement. Bien plus que des boucs émissaires, ils représentent les deux perversités de l’économie du profit. Ils ne font que cacher une stratégie du capitalisme que la plupart des antiracistes méconnaissent. Autrement dit, les bons sentiments ne suffisent pas à débusquer la bête immonde. Certains militants font même le jeu de cette stratégie en défendant la cause de l’immigrant à l’encontre de la logique de l’immigration, en la réduisant au combat de l’homme libre contre une administration bureaucratique. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Refondation progressiste&lt;br /&gt;
|année d'origine=2003&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Harmattan&lt;br /&gt;
|collection=Raison mondialisée&lt;br /&gt;
|année=2003&lt;br /&gt;
|ISBN=9782747553070&lt;br /&gt;
|page=113-114}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le Pen nous a appris qu’il fallait au moins deux racismes — divergents, mais complémentaires — pour faire un populisme, à l’égard du Juif et de l’Arabe, de Rothschild et de l’immigrant. C’est qu’il y a une logique des racismes. Hitler ne s’en prenait qu’au Juif en particulier et aux races inférieures en général. Il ne disposait pas de la dimension que l’Arabe apporte. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La paupérisation menaçante, c’est une race : l’Arabe. La richesse interdite, c’est une race : le Juif. “On” est désigné comme race. Les états de pauvre ou de riche sont ramenés à un principe originel, matriciel, général. Le racisme est à double face : il prétend à une supériorité, mais surtout il est la désignation de l’altérité comme une erreur ontologique qui associe la contingence et la malfaisance. L’Autre est de trop. Il n’est qu’une excroissance cancéreuse de la Création. Il n’a rien et il n’est rien : c’est normal, puisqu’il est pure contingence. Il n’est que la forme vide : une race.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pauvre, c’est l’immigrant, l’immigrant c’est l’Arabe. Ainsi se constitue une race, un homme vide de toute culture, de tout contenu qui n’est plus qu’une forme : un faciès. Le lepéniste reconnaît la race par le faciès. L’Arabe, dira-t-il, a le faciès de sa race. C’est le signe extérieur qui ne peut être camouflé, le stigmate, la tache indélébile. Le faciès, c’est l’aveu de la race. Et ce pauvre, ce faciès, est un envahisseur, incroyable paradoxe. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l’envahisseur menace, s’il peut être encore repéré et désigné par la vigilance nationaliste, l’autre ennemi de l’identitaire a déjà pénétré dans la place : le Juif. Il est l’autre face de l’altérité. L’identitaire est menacé à la fois par la paupérisation et par la richesse, par les propres limites du chrématistique. Le Juif a été désigné par l’Église comme l’usurier, le prêteur, celui qui profite. Mais cette stigmatisation ne suffit pas à expliquer l’antisémitisme. Il est l’ennemi intérieur qui n’a pu s’enrichir qu’en profitant de l’institution nationale sans participer aux frais. Corollaire : l’''enrichissez-vous'' est impossible. C’est le Juif qui détient et qui conserve les moyens du chrématistique, qui dispose des postes de création et de gestion. Les deux racismes sont complémentaires : l’un à l’égard du pauvre, l’autre à l’égard du riche. La peur de devenir pauvre s’exaspère de la colère de ne pouvoir devenir riche. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Refondation progressiste&lt;br /&gt;
|année d'origine=2003&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Harmattan&lt;br /&gt;
|collection=Raison mondialisée&lt;br /&gt;
|année=2003&lt;br /&gt;
|ISBN=9782747553070&lt;br /&gt;
|page=112-113}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''l’art est abstrait quand il ne peut prendre un contenu. Ce n’est pas un style, c’est un manque.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Refondation progressiste&lt;br /&gt;
|année d'origine=2003&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Harmattan&lt;br /&gt;
|collection=Raison mondialisée&lt;br /&gt;
|année=2003&lt;br /&gt;
|ISBN=9782747553070&lt;br /&gt;
|page=86}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Où commence et où finit le prostitutionnel ? C’est l’actuelle économie politique que j’ai définie comme telle. '''La prostitution est tellement hiérarchisée qu’elle en devient hiérarchie de classe : du travail à la chaîne, “abattage”, à la prestation érotique du mannequin (vedette si possible), de la femme entretenue à la putain culturelle, de la femme soumise à la femme libéralisée, la sexualité paraît surdéterminée par la consommation transgressive.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Refondation progressiste&lt;br /&gt;
|année d'origine=2003&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Harmattan&lt;br /&gt;
|collection=Raison mondialisée&lt;br /&gt;
|année=2003&lt;br /&gt;
|ISBN=9782747553070&lt;br /&gt;
|page=78}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le capitalisme est le maître d’œuvre de la phénoménologie des mœurs de la mise en relation du procès de production et du procès de consommation. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Refondation progressiste&lt;br /&gt;
|année d'origine=2003&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Harmattan&lt;br /&gt;
|collection=Raison mondialisée&lt;br /&gt;
|année=2003&lt;br /&gt;
|ISBN=9782747553070&lt;br /&gt;
|page=71-72}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Si les nouvelles couches moyennes ont conquis le moyen budgétaire de la jouissance, ce qui en fait tout à la fois les créatrices du modèle consumériste et ses usagers, l’expansionnisme quasi illimité de la consommation transgressive se réalise essentiellement grâce aux jeunes et aux femmes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les deux populations ont été l’objet d’une fabuleuse opération de marketing exhaussé jusqu’à l’espèce humaine. Le succès du libéralisme libertaire se fonde sur cette universalisation d’un modèle qui s’intègre par l’existence même. Femme et jeune représentent une énorme clientèle potentielle. Mais, surtout, ce sont des prescripteurs, des panneaux publicitaires vivants, des mises en pratique, des TP du libéralisme libertaire. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Refondation progressiste&lt;br /&gt;
|année d'origine=2003&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Harmattan&lt;br /&gt;
|collection=Raison mondialisée&lt;br /&gt;
|année=2003&lt;br /&gt;
|ISBN=9782747553070&lt;br /&gt;
|page=70-71}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La priorité, donc, de la contre-révolution libérale, est de liquider l’avant-garde qu’est la Vieille France. C’est à ce niveau qu’il faut faire intervenir le second principe de la contre-révolution : reprendre le projet socialiste de libérer l’humanité des interdits religieux et moraux, de l’aliénation et de la servitude. Cette libération se fera libéralisation. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Refondation progressiste&lt;br /&gt;
|année d'origine=2003&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Harmattan&lt;br /&gt;
|collection=Raison mondialisée&lt;br /&gt;
|année=2003&lt;br /&gt;
|ISBN=9782747553070&lt;br /&gt;
|page=60}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''La liberté sexuelle est la plus prodigieuse conquête de marché, la matière première d’une industrialisation et mercantilisation d’une économie invisible.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Refondation progressiste&lt;br /&gt;
|année d'origine=2003&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Harmattan&lt;br /&gt;
|collection=Raison mondialisée&lt;br /&gt;
|année=2003&lt;br /&gt;
|ISBN=9782747553070&lt;br /&gt;
|page=50}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ce plan Marshall a eu comme récompense la tête des ministres communistes. Et la soumission politique à l’OTAN. Le libéralisme apporte ce cadeau : la liberté sexuelle. Mais au prix de la soumission politique de la jeunesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On connaît bien la formule du clientélisme, “du pain et des jeux” que les riches donnent aux pauvres pour avoir la paix. Le libéralisme libertaire la reprend et la modernise : “du pain et du sexe”. '''Le jeune est la clientèle d’un nouvel échange qui permet la jouissance au prix du renoncement au politique.''' La révolution libérale est préférée à la révolution sociale. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Refondation progressiste&lt;br /&gt;
|année d'origine=2003&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Harmattan&lt;br /&gt;
|collection=Raison mondialisée&lt;br /&gt;
|année=2003&lt;br /&gt;
|ISBN=9782747553070&lt;br /&gt;
|page=47}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''L’initiation mondaine à la civilisation capitaliste fait apparaître le “principe éducatif” du libéralisme libertaire : le dressage par l’animation machinale.''' “Être cool”, par exemple, sera la répartie mondaine à la raideur boy-scout, au “toujours prêt”, au “tiens-toi bien” de l’éducation. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Refondation progressiste&lt;br /&gt;
|année d'origine=2003&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Harmattan&lt;br /&gt;
|collection=Raison mondialisée&lt;br /&gt;
|année=2003&lt;br /&gt;
|ISBN=9782747553070&lt;br /&gt;
|page=46}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’expansion du marché qui est au principe du libéralisme libertaire — “Consommez !” — se fait en promouvant les cibles nouvelles que sont le jeune et la femme, avant-gardes des nouvelles couches moyennes [...]. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Refondation progressiste&lt;br /&gt;
|année d'origine=2003&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Harmattan&lt;br /&gt;
|collection=Raison mondialisée&lt;br /&gt;
|année=2003&lt;br /&gt;
|ISBN=9782747553070&lt;br /&gt;
|page=46}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''La prostituée est “la marchandise-clé” de l’économie politique parallèle et souterraine. Elle est à l’origine de l’engendrement réciproque du marché et du désir.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Refondation progressiste&lt;br /&gt;
|année d'origine=2003&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Harmattan&lt;br /&gt;
|collection=Raison mondialisée&lt;br /&gt;
|année=2003&lt;br /&gt;
|ISBN=9782747553070&lt;br /&gt;
|page=36}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''L’impérialisme américain a pu mondialiser sa stratégie dans la mesure où il a su concilier ces deux données contradictoires mais constitutives de son expansionnisme : la terreur et la séduction''', l’oppression et la permissivité. Ainsi il réalise la plus grande conquête de marché et la meilleure gestion de marché. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Les Dégâts de la pratique libérale libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1987&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2020&lt;br /&gt;
|ISBN=9782376071822&lt;br /&gt;
|page=84}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''La philosophie politique du système est celle de la suprématie de la société civile sur l’État et sur la famille''', les deux instances qui ont vocation de contrôler l’ordre de la consommation et de l’éducation (cf. ''La Bête sauvage'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette société civile s’est d’abord établie contre l’État et la famille. En son hégémonie, ironie suprême, elle règne grâce à l’appareil d’État et la famille. L’appareil d’État garantie les meilleures conditions du marché du désir ! La famille fonde son éducation sur une progressive intégration au système des objets de ce marché (cf. ''Le Capitalisme de la séduction'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les valeurs de la société civile sont celles de la consommation libérée, sans entraves et sans contraintes. Elles proclament la suprématie du principe de plaisir sur le principe de réalité. La société civile est le triomphe du libéralisme, du matérialisme bourgeois, du signifiant. Elle est l’oubli de l’histoire, de la tradition. Elle ne veut que la reproduction de ses conditions d’existence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette société civile est le triomphe de la stratégie capitaliste. En douce, en dénonçant le dictatorial, le répressif, l’autorité, elle a pu imposer le système des dictatures molles, celles qui devraient permettre la réalisation de son projet initial : le pourrissement de l’histoire. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Les Dégâts de la pratique libérale libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1987&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2020&lt;br /&gt;
|ISBN=9782376071822&lt;br /&gt;
|page=36}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les nouveaux moyens d’information et de communication ne doivent pas être considérés comme un système autonome totalement explicable par le seul jeu des règles de son fonctionnement. Cette interprétation, qui est celle de Mac Luhan et de l’idéologie dominante, permet de cacher l’essentiel du phénomène en le réduisant à sa manifestation, au signifiant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système des médias et de l’audio-visuel n’est que le prolongement, mais aussi l’achèvement, des deux dynamiques promotionnelles que sont le management et l’animation. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Les Dégâts de la pratique libérale libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1987&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2020&lt;br /&gt;
|ISBN=9782376071822&lt;br /&gt;
|page=28}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le marché du désir veut sa maximale expansion par la massification du libéralisme libertaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sera Mai 1968 (une partie de Mai 68). Un fabuleux marché était virtuel : industrie du loisir, du plaisir, du divertissement, de la mode etc. mais le consommateur potentiel était encore inhibé par les totems et tabous de la société traditionaliste. La morale interdit de consommer ce que l’on n’a pas produit, alors que le capitalisme bancaire permet de jouir sans avoir ! Il fallait une mutation globale des mœurs mais conquise, autorisée et même légitimée par l’État.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Il fallait Cohn-Bendit et Pompidou, la profonde complicité du libertaire contestataire et du libéral “éclairé” et débonnaire pour liquider “le vieux” [De Gaulle] et rendre possible “la nouvelle société” de Chaban-Delmas reprise et accomplie par Giscard'''. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Les Dégâts de la pratique libérale libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1987&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2020&lt;br /&gt;
|ISBN=9782376071822&lt;br /&gt;
|page=17}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La dynamique venue de droite est celle de R. Aron, franche du collier. Elle a liquidé la vieille droite bête et méchante, conservatrice et même réactionnaire, qui voulait empêcher le progrès (cette droite, essentiellement des PME venues du CCL, laissées-pour-compte de la monopolisation et de l’étatisation du capitalisme, est devenue un archaïsme — poujadiste — aux résurgences modernistes — Le Pen). Ce libéralisme se dit en termes économiques et politiques. C’est celui du management organisé au sommet : le capitalisme monopoliste d’État, pouvoir de la grande bourgeoisie déjà “libérale” car ayant joué le gaullisme contre le pétainisme. Ce libéralisme économique a mis en place le bloc production de série-consommation de masse, qui est le lieu objectif de la société civile, lieu commun au libéralisme et à la social-démocratie. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Critique du libéralisme libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1986&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2013&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854015&lt;br /&gt;
|page=259-260}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le sociologisme parachève le jeu idéologique du libéralisme. D’abord les médias conditionnent. Puis le sociologisme “découvre” scientifiquement, comme expression “spontanée”, la réalité imposée par l’idéologie dominante [...]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le libéralisme peut ainsi se camoufler derrière le sociologisme. En même temps que l’opinion devient libérale elle est habilitée par la connaissance scientifique. Tout se passe comme si le fait de connaître scientifiquement l’opinion rendait l’opinion scientifique. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Critique du libéralisme libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1986&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2013&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854015&lt;br /&gt;
|page=252-253}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] cette nature libertaire de la société est la finalité du capitalisme. Avec le libertaire, le libéralisme accomplit son concept.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[...] '''la société civile du marché du désir exige des modèles de consommation libidinale, ludique, marginale d’ordre libertaire.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Critique du libéralisme libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1986&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2013&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854015&lt;br /&gt;
|page=230}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les nouveaux philosophes ont proposé un rapport d’engendrement réciproque de l’opinion et de la culture par le marketing. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Critique du libéralisme libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1986&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2013&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854015&lt;br /&gt;
|page=221}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] alors que la bourgeoisie [...] aurait pu devenir conscience politique et proposer de s’allier à la classe ouvrière, cette bourgeoisie a préféré se convertir en bourgeoisie du libéralisme libertaire. C’est qu’elle accédait ainsi à de prestigieux statuts sociaux, aux postes d’encadrement de cette nouvelle société : management et surtout animation. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Critique du libéralisme libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1986&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2013&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854015&lt;br /&gt;
|page=220}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La ''doxa'' n’est que la mise en relation du pouvoir et du sexe, leur témoin à la fois critique et complaisant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mondain est le concept le plus synthétique, qui permet d’appréhender le jeu commun du sexe, du pouvoir, de l’opinion. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Critique du libéralisme libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1986&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2013&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854015&lt;br /&gt;
|page=210-211}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le libéralisme a totalement récupéré la Révolution française. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Critique du libéralisme libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1986&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2013&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854015&lt;br /&gt;
|page=197}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Le néo-libéralisme économique et culturel a besoin de l’impérialisme.''' Il n’existe que dans l’espace géopolitique de cet impérialisme. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Critique du libéralisme libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1986&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2013&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854015&lt;br /&gt;
|page=223}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le “je” de la psychanalyse n’est donc que la maximale réduction, par le libéralisme, du sujet produit par l’histoire. De même pour les autres composantes gnoséologiques de l’attelage : le sur-moi et le ça.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De la dialectique nature-culture qui a commencé dans la préhistoire et qui à travers la logique de la production (mode de production primitif, esclavagiste, féodal) en est arrivée au mode de production du capitalisme, de tout un processus d’hominisation, il n’est retenu que les ''pulsions'' sexuelles comme détermination de la nature ! Il faut le faire. Toute la logique des besoins est écartée, ignorée, et par conséquent toute la dialectique du besoin et du désir qui s’accomplit et s’objective par la dialectique des classes sociales. Le libéralisme est ce moment où le désir peut enfin fonctionner en dehors du besoin. Les pulsions “sauvages” vont se manifester dans un champ culturel constitué par l’histoire. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L’Œdipe a libéré le capitalisme : la société civile triomphe. L’atome social est totalement “libéré” dans la mesure où la psychanalyse permet d’“oublier” le processus de son engendrement.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Critique du libéralisme libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1986&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2013&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854015&lt;br /&gt;
|page=191-196}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nouveau bourgeois « est passé du positivisme de la libre entreprise économique au positivisme de la libre entreprise libidinale. C’est la même économie politique qui gère l’avoir et le sexe, le même point de vue utilitaire et pragmatique, platement réaliste ; les freudo-marxistes qui radicalisent le discours libéral et les économistes anglais qui ont théorisé le libéralisme économique développent les mêmes principes de l’économie politique libérale : le meilleur profit de la machine (mécanique ou charnelle). Mais, alors que le positivisme de l’entrepreneur libéral s’inscrivait dans un ensemble productif, celui de l’entreprise libidinale du nouveau bourgeois s’inscrit dans le procès de consommation, selon des modèles culturels qui banalisent cette libido. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Critique du libéralisme libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1986&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2013&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854015&lt;br /&gt;
|page=180}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Une nouvelle “élite intellectuelle” a surgi, en totale rupture avec le discours traditionnel de l’artiste et de l’intellectuel. Elle est issue des deux grandes fonctions régulatrices de l’ordre libéral : le management et l’animation. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Critique du libéralisme libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1986&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2013&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854015&lt;br /&gt;
|page=177}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] la femme ; les couches moyennes ; l’intellectuel médiatique et l’artiste ; '''le manager et l’animateur. Ce sont les acteurs de la stratégie de séduction du libéralisme, les prescripteurs de la société civile, les diffuseurs des modèles culturels de l’émancipation et de la libéralisation.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Critique du libéralisme libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1986&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2013&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854015&lt;br /&gt;
|page=169-170}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il faut passer de la famille close, monadique, famille nucléaire de l’ordre positiviste, à la famille éclatée, divisée, totalement livrée à l’économie du marché du désir. Il faut faire du surplus, lieu subjectif du manque, de la frustration, le moyen objectif de régulation sociale. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Critique du libéralisme libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1986&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2013&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854015&lt;br /&gt;
|page=169}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La critique du bourgeois est devenue la nouvelle manière d’être bourgeois [...]. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Critique du libéralisme libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1986&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2013&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854015&lt;br /&gt;
|page=135}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Le concurrentiel de la libre entreprise est sous-jacent à la concurrence amoureuse. Entre l’homme et la femme, c’est l’implacable loi de l’offre et de la demande.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Critique du libéralisme libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1986&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2013&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854015&lt;br /&gt;
|page=131}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] le romanesque est l’émanation spécifique de la bourgeoisie. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le romanesque — la plus belle invention de la bourgeoisie après le capitalisme ? [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le romanesque est immanent à la classe bourgeoise. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Critique du libéralisme libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1986&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2013&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854015&lt;br /&gt;
|page=115-118}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le romantisme est exclu et s’exclut de toute politique. En ce sens, il peut paraître comme réactionnaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais, à la différence du vrai réactionnaire, il n’y a pas, chez le romantique, passage à l’acte, travail de restauration. L’homme politique romantique n’existe pas. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Critique du libéralisme libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1986&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2013&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854015&lt;br /&gt;
|page=113}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On passe de l’affrontement des idées à celui des personnes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le débat d’idées devient affaire de mœurs. La problématiques de la nature devient celle du sexe. L’accomplissement naturel — sexuel — est empêché, interdit ? Il faut donc transgresser. Le plaisir est autant dans cette transgression — des idées, de l’ordre établi — que dans la jouissance des créature. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Critique du libéralisme libertaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1986&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2013&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854015&lt;br /&gt;
|page=45}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La division du travail, depuis longtemps a rendu la science et même la recherche fondamentale constitutives de la production. L’innovation et le progrès dépendent essentiellement de l’intervention de ces forces productives directes. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=La Bête sauvage&lt;br /&gt;
|année d'origine=1983&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2014&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250557&lt;br /&gt;
|page=260-261}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les médias seraient “l’âme” de ces réseaux d’échange, de communication, d’information. La technocratie serait imposée à la vie publique, pour la vider de tout contenu, de toute responsabilité économique et morale. La nouvelle citoyenneté serait celle du consommateur intégral. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=La Bête sauvage&lt;br /&gt;
|année d'origine=1983&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2014&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250557&lt;br /&gt;
|page=220}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’État-nation, pris en tenailles entre l’Europe de la CEE et la régionalisation (ou même l’autonomie et l’indépendance des régions) ne serait plus qu’un super-service de gestion, une sorte de Conseil d’Administration qui coifferait l’ensemble des multinationales. Il perdrait même toute fonction politique : une “fin de l’État” qui serait le triomphe de l’utopie libérale, de la social-démocratie libertaire. Cette “fin de l’État” serait la gestion de la classe unique. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=La Bête sauvage&lt;br /&gt;
|année d'origine=1983&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2014&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250557&lt;br /&gt;
|page=219}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] l’appareil d’État [s’est] substitué à l’État pour mieux servir les multinationales. [La société civile est] un corps organique qui s’est substitué au corps organique de l’État-nation, mais qui fonctionne dans l’encadrement formel de cet État-nation. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=La Bête sauvage&lt;br /&gt;
|année d'origine=1983&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2014&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250557&lt;br /&gt;
|page=161-164}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Avec le marché du désir, la jouissance devient une marchandise''' : toute la problématique morale traditionnelle est balayée par la nouvelle économie politique. '''Le désir est innocenté.''' Le nouveau genre de vie va témoigner d’un ''amoralisme'' radical. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=La Bête sauvage&lt;br /&gt;
|année d'origine=1983&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2014&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250557&lt;br /&gt;
|page=153}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Le discours freudien aura fabriqué l’espace anthropologique nécessaire à l’achèvement de l’économie de marché.''' Le projet initial du libéralisme s’accomplit par la libido. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=La Bête sauvage&lt;br /&gt;
|année d'origine=1983&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2014&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250557&lt;br /&gt;
|page=117}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Il fallait une révolution. Il fallait Mai 68 pour débloquer la situation et légaliser, institutionnaliser le marché du désir.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=La Bête sauvage&lt;br /&gt;
|année d'origine=1983&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2014&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250557&lt;br /&gt;
|page=113}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''La société civile est une nation sans État qui est devenue un marché.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=La Bête sauvage&lt;br /&gt;
|année d'origine=1983&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2014&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250557&lt;br /&gt;
|page=111}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le terrain est libre : la nouvelle forme marchande peut s’élancer à la conquête de la société globale ; '''la nation va devenir son marché. Elle va faire du citoyen un client, “un consommateur”.''' Plus d’interdits, un marché du désir en constante expansion [...]. La Bête sauvage va enfler, enfler... »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=La Bête sauvage&lt;br /&gt;
|année d'origine=1983&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2014&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250557&lt;br /&gt;
|page=95}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Le cinéma est l’art du capitalisme.''' [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cinéma est un moment décisif dans l’histoire de l’esthétique... et des modes de production. Entre le potentiel de l’imaginaire et la réalisation cinématographique, le rêve et la réalité, le désir et son objet, le projet subjectif et la marchandise culturelle, il n’y a plus de distance mais rapport d’expression immédiat. On ne peut plus rêver, comme le roman a pu le permettre. Celui-ci a été l’art de l’interprétation, des possibles..., de l’ineffable. Il a inventé... le romanesque : la quête d’une mise en contenu propre à la liberté de chacun. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La lecture du roman est un acte, du sujet-lecteur. Le sujet-spectateur est totalement passif. Le travail de l’imaginaire n’a plus à être fait. Il est consommé. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cinéma est la production du modèle culturel qui met en relation d’engendrement réciproque l’imaginaire et la marchandise (celle qui est spécifique du nouveau marché, le marché du désir). Il tient les deux bouts : le rêve et la réalité, l’esthétique et le marché, l’utile et l’agréable. Il permet aussi d’interdire l’autre, l’ailleurs, l’authentique imaginaire, tout ce qui n’est pas la culture de la technologie cinématographique. Il fait oublier le rêve, du passé, et il interdit tout autre désir, de l’avenir. Ainsi procède l’idéologie monopoliste : elle créé un temps, un vécu, sans mémoire et sans avenir. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=La Bête sauvage&lt;br /&gt;
|année d'origine=1983&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2014&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250557&lt;br /&gt;
|page=86-88}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les GI’s ont été des conquérants-libérateurs. Ils ont triomphé du nazisme — le débarquement — et importé les premiers produits du rêve américain. L’impérialisme économique est aussi la paix... américaine. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Par le potlatch du plan Marshall, le capitalisme américain a conquis une suzeraineté politique sur les nations européennes, et un marché.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=La Bête sauvage&lt;br /&gt;
|année d'origine=1983&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2014&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250557&lt;br /&gt;
|page=82-83}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le passage du désir au marché peut très facilement se faire, car les deux sont dans la continuité, l’homogénéité du ''profit''. La consommation transgressive est une forme désirante déjà constituée par l’économie du profit. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=La Bête sauvage&lt;br /&gt;
|année d'origine=1983&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2014&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250557&lt;br /&gt;
|page=67}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Mais le grand capital ne fait pas les réinvestissements productifs pourtant autorisés par les surprofits de l’ascendance. D’une part, il va se spécialiser dans des industries d’avant-garde, qui autorisent les exportations, les nouveaux marchés, la rentrée des devises. D’autres part, il va exporter ses capitaux, investir ailleurs, produire non français, abandonner le sol national. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=La Bête sauvage&lt;br /&gt;
|année d'origine=1983&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2014&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250557&lt;br /&gt;
|page=53}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La fin de la philosophie d’Aristote (qui avait proposé l’Un de l’unité grecque) est le moment où cette problématique apparaît. Deux héritiers : le stoïcisme et l’épicurisme, proposent des éléments anthropologiques. Quels sont les besoins nécessaires et suffisants ? Mais la solution débouche sur une aporie : soit la jouissance, soit la privation, soit l’extinction des besoins, soit leur développement. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=La Bête sauvage&lt;br /&gt;
|année d'origine=1983&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2014&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250557&lt;br /&gt;
|page=35}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Plus de lieu naturel, mais la banlieue anonyme. Tout un acquis de civilisation — le chez soi même du plus pauvre, l’harmonie de la vie privée et de la vie domestique dans une nature humanisée par le travail de l’homme, le pas de porte, ouvert sur la vie communautaire et sur cette nature humanisée (ce que Holderling appelle “le nationel”, qui est le lieu commun de l’éternelle poésie et de la culture populaire) — a été anéanti peut-être à jamais. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=La Bête sauvage&lt;br /&gt;
|année d'origine=1983&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2014&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250557&lt;br /&gt;
|page=32}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Pour mettre en place la société civile il faut détruire la culture de la France traditionnelle, France “profonde”, France “réelle”.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=La Bête sauvage&lt;br /&gt;
|année d'origine=1983&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2014&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250557&lt;br /&gt;
|page=28}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] l’État doit organiser la libéralisation des mœurs qui permettra la meilleure circulation de la nouvelle marchandise. L’État a besoin d’une société civile qui dénonce... l’État. Aussi, le dogmatisme, le gauchisme, les nouveaux philosophes sont les fourriers de la société civile voulue par l’appareil d’État soumis aux multinationales. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=La Bête sauvage&lt;br /&gt;
|année d'origine=1983&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2014&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250557&lt;br /&gt;
|page=23}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''le capitalisme a produit la société civile, ce que Hegel appelait “la Bête Sauvage” : une société qui n’est plus qu’un marché''' [...]. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=La Bête sauvage&lt;br /&gt;
|année d'origine=1983&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2014&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250557&lt;br /&gt;
|page=11}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Hollywood, c’est la publicité du capitalisme.''' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Michel Clouscard, « Apostrophes », ''Antenne 2'', 26 mars 1982&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Pas de mariage et pas d’enfant : l’aventure, la liaison et l’avortement, constant mot d’ordre de la phallocratie bourgeoise.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=165-166}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] la femme a tout à gagner des lois sociales et le phallocrate a tout à gagner du féminisme. '''L’émancipation mondaine de la femme non seulement s’accompagne d’une plus grande garantie d’usage pour le phallo mais encore élargit extraordinairement son champ de consommation.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=167-168}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le féminisme est cette idéologie qui consacre une nouvelle et terrible ségrégation dans le sexe féminin. Ségrégation de classe qui organise deux destins de femme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Celles qui parviennent, arrivent. Qui s’intègrent à la dynamique du système. Celles qui ont droit aux essais et erreurs. Aux expériences non seulement permises mais recommandées. Et qui, en définitive, réussissent ou réussiront leurs mariages, leurs enfants, leurs carrières. Et celles pour qui l’avortement, le divorce, le travail-chômage sont de terribles drames, des traumatismes irrécupérables, des épreuves insurmontables. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système a su gérer magistralement cet échec. '''Grâce à ses lois “sociales” qui empêchent ces femmes de s’insurger. Il a su récupérer le négatif par une bonne gestion de l’échec : un bon avortement, un bon divorce, un bon chômage. Toute une population féminine est assurée de “réussir” ses échecs. Au prix d’une insatisfaction profonde.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=170-171}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Le féminisme n’a aucun fondement théorique.''' [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certes, le féminisme relève d’un bon sentiment. À l’origine, c’est la saine et même sainte colère de la femme outragée. C’est vouloir reconquérir une dignité bafouée. Dignité de la femme scandalisée d’être réduite à la seule valeur d’usage. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais ces bons sentiments sont aussitôt récupérés par l’idéologie, par le féminisme. Ce ne sera pas la faute du néo-capitalisme. Ce ne sera pas la social-démocratie libertaire qui sera responsable. Mais l’homme. Pas tel groupe d’hommes. Mais l’homme en général. L’homme en tant qu’essence. Et c’est en défaisant l’homme que la nouvelle femme se fera. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=172}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''La lutte des sexes n’a de sens que par la lutte des classes.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=175}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La seule mesure de l’égalité politique entre l’homme et la femme, c’est l’égalité devant le travail. C’est l’égalité proposée par le socialisme (celui qui lutte contre la social-démocratie). C’est la seule manière d’en finir à la fois avec l’Ève éternelle et l’Homme éternel. Alors plus de phallocrates ni de féministes. Mais un rôle commun, dans le procès de production et de consommation. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’émancipation ne peut être que l’émancipation du sexe par le sexe. Alors la contradiction fondamentale du féminisme — l’égalité des sexes par le sexisme — s’avère la ''coquetterie'' de la femme moderne. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=180-181}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ce n’est pas la société capitaliste qui a récupéré la libido. Mais la société capitaliste qui a “inventé” la libido. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’idéologie social-démocrate, à partir du plan Marshall, est devenue l’idéologie de l’émancipation libidinale, ludique, marginale. Le fonctionnel — acquis par le travail des autres — devient ludique en même temps que la France se soumet au modèle américain. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=220-221}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Autre archétype du rêve libertaire de la social-démocratie : sur les barricades, en jeans, baskets, treillis, cheveux longs ruisselants, estampe estompée par la fumée des grenades (défensives), flou artistique, le sable sous le pavé, le pavé à la main, l’étudiant brave les CRS.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=260}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Le néo-capitalisme a privatisé à outrance : la différence. Pour produire ce modèle standard : l’individu de la social-démocratie libertaire. Un genre unique. Celui de tout individu.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=269-270}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les civilisations de l’Occident s’étaient transmises ce message. À partir des conflits mythiques de l’Olympe que la civilisation grecque avait proposés pour instaurer et maintenir la hiérarchie de ses valeurs. Mythes repris par le Moyen Âge chrétien : les allégories de la civilisation chevaleresque. L’éthique devenue esthétique. Le mythe féodal s’était prolongé dans le romanesque de la bourgeoisie : l’amour ascèse, le long et douloureux travail de la reconnaissance des âmes dans le monde. Enfin ces catégories — éternelles — s’étaient axiomatisées en un scientisme petit-bourgeois : le Je, le Ça, le Sur-moi. Ultime stade d’une entropie. Tels sont les quatre moments du parcours gréco-judéo-chrétien : quatre moments de la culture de l’âme et du cœur face aux séductions du monde. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=278}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« En ces lieux, chacun se prostitue au succès. L’argent aussi. D’abord l’argent : le producteur est à la remorque du réinvestissement. Il fait la cour au succès qu’il ne faut pas manquer sous peine de faillite. Vedette et producteur se font mutuellement la cour. Quant à Jeunesse et Beauté, elles ne savent plus à qui se prostituer. À la vedette, au producteur, au metteur en scène, au journaliste, à l’animateur ? Il n’y aura de Beauté que reconnue, statutaire, codifiée par tous ces entremetteurs du succès. Peut-il y avoir une Beauté si elle n’est pas mise sur la scène du monde, si elle n’accède pas au pouvoir mondain, si elle n’a pas le rôle de la Beauté : mannequin, artiste de cinéma, cover-girl, etc. ? Que de Cendrillons attendent que leur beauté soit reconnue par ces princes charmants. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=280}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Cette “civilisation” ne peut revendiquer aucune tradition, aucune référence historique. Elle est radicalement autre.''' Elle ne peut être justifiée ni par le paganisme ni par le Sauvage. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=298}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ce corps a acquis une autonomie quasi totale. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=299}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il faut souligner que l’idéologie freudo-marxiste — essentielle composante de l’idéologie social-démocrate — a connu sa croissance et son expansion dans la période d’ascendance du capitalisme monopoliste d’État. Pour culminer et connaître son apothéose en Mai 68 (estudiantin). C’est l’idéologie de la consommation libidinale, ludique, marginale autorisée par la totale expansion de la société civile. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=306}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Le hippie se situe, lui aussi, dans cette mouvance. Comme un charognard, il s’installe dans la misère rurale. De la désertification, il fait un décor bucolique. De la restauration archaïque et artisanale — au noir — une source de revenus.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=330}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''le libéralisme économique est étatique et l’appareil d’État est social-démocrate. Le capitalisme a viré à gauche — au niveau politico-culturel — et a viré à droite — au niveau économico-social.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=340}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''ce qui se dit contestation n’est qu’initiation mondaine, niveau supérieur de l’intégration au système, à la société permissive.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=121}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est le rythme du capitalisme : le rock. Le rythme sans le swing est l’essence temporelle de ce capitalisme. Il est l’expression corporelle de “l’aliénation de l’homme”. La marque du rythme répétitif, saccadé, fébrile, de la machine. La répétition égoïste et sécurisante du Même. La volonté de consommer sans rien produire. Et refus de l’échange, du partage. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=100}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Ce prétendu swing devient du coup le modèle de la contestation, de la subversion de la société industrielle et capitaliste.''' C’est une substance : un lieu, une race, une essence naturelle. Le Noir swingue et témoigne ainsi d’une pureté ontologique que le Blanc, par son histoire, a reniée, effacée de son corps, pour se soumettre au gestuel policé de la civilisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Grâce au rock, le Blanc pourrait retrouver cette innocence d’avant la civilisation''' (l’antéprédicatif). Ces idéologues diront que '''le rock libère le corps de son carcan religieux et moral, du maintien gauche occidental.''' Alors le corps n’est plus guindé, honteux de lui-même. Il s’exprime. Le corps modelé par la religion, culpabilisé, corps du péché, peut se défouler, se libérer des tabous. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=102-103}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Le drogué est l’essence même de la société de consommation.''' [...] La drogue est le fétiche par excellence. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors qu’elle se croit marginale, la symbolique contestataire de la drogue non seulement s’intègre au système mais en est le ciment. [...] De modèle sélectif, la drogue est devenue une pratique sociale, de masse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le drogué contestataire fait lui-même la publicité et la promotion du système.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=125-143}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Entre les drogues du drogué contestataire et celles de la thérapeutique “normale” il n’y a pas de différence de nature. Mais de dose.''' De degré dans l’accoutumance. C’est la même maladie, le même syndrome, la même thérapeutique. La drogue cause la maladie, puis la drogue “soigne” l’effet de la maladie ! [...] Extraordinaire paradoxe, certes : la drogue, de marginalité subversive devient norme et prescription médicale. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=143-144}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’urbanisme sauvage, la cité-dortoir sont le résultat d’un formidable déplacement de population. Avec, comme corollaire, la désertification des campagnes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Aussi, les temporalités traditionnelles — celles qui autorisaient le rythme villageois de la société préindustrielle et qui s’étaient maintenues même sous le capitalisme concurrentiel libéral — ont été totalement liquidées. Naguère, le temps de travail et le temps de non-travail s’organisaient autour de la cellule familiale.''' [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour substituer au rythme rural le productivisme généralisé, l’exploitation capitaliste a désintégré la cellule familiale. C’est le lieu de l’emploi et non plus le lieu d’origine qui fixe la famille, maintenant. Une extraordinaire diaspora des régions recouvre l’hexagone. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=145-146}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''L’idéologie de la consommation fait de la sexualité une consommation parmi d’autres.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=157}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''L’humanisme écologisant sera le véhicule de la bonne volonté (celle qui pave l’enfer), de l’idéologie.''' Il permet de développer un discours bienveillant, cordial, généreux même. Cet aspect humain s’épanouit d’abord dans le paternalisme. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=328}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''La culture de l’incivisme doit aménager un savant mélange de bons sentiments et de contestation subversive.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=69}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Le corps comme silhouette à désirer, pur fantasme phallocratique, invention hollywoodienne, produit d’importation américain''', le corps-image, le corps de série — mais corps sophistiqué — la vulgarisation de cette sophistication, seront proclamés le corps libéré ! »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=48-49}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Pour ce nouveau banquet, une nouvelle tenue de sortie l’imposait. Le narcissisme de classe change de toilette. Les habits du dimanche deviennent démodés lorsque le dimanche s’étale sur la semaine. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le blue-jean permet de franchir d’un bond barrières et niveaux de l’étiquette bourgeoise, pour revêtir le corps idéal, celui qu’Hollywood a mis si longtemps à forger dans son usine à rêver. Les jeans permettent de passer de la robe modèle au corps modèle. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=45-48}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] le ludique du néo-capitalisme dénonce le sérieux — de la société traditionnelle. Et pour ce faire il dispose de cet alibi : ce sérieux est — aussi — celui de la bourgeoisie du capitalisme concurrentiel libéral. La promotion du ludique sera alors la dénonciation de l’oppression bourgeoise ! »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=42-43}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Le plan Marshall est bien l’acte étymologique de notre modernité. Son rôle est fondamental. Dans l’immédiat après-guerre, il a greffé une économie d’abondance sur une économie de la rareté, de la misère même. Et il a greffé le module américain culturel dans une société traditionnelle, rurale.''' Cette acculturation radicale a autorisé ainsi un phénomène radicalement nouveau ; l’immanence de l’économique et du culturel. Alors que dans la société traditionnelle, les deux termes se disposent selon la plus grande distance possible et conservent une autonomie relative certaine, la modernité sera l’immanence de leurs rapports d’expression. '''Le culturel sera l’expression des besoins idéologiques du marché. C’est la définition de la société civile, que Hegel avait prévue et dénoncée.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=38-39}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’enfant est alors d’une totale disponibilité. A la consommation. Voyez sa manipulation de l’objet-marchandise. Il fait preuve d’une dextérité, d’une désinvolture qui stupéfient le cercle de famille. Il témoigne d’une agilité d’usage, d’une facilité insolentes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute une culture — celle de la technologie de la société industrielle avancée — s’est consacrée, au prix d’un immense travail au développement du confort. Et sa caractéristique est d’avoir pu atteindre une extraordinaire facilité de son usage : il suffit d’appuyer sur un bouton. Le principe de la pédagogie d’intégration au système capitaliste est alors cet usage magique — par l’enfant — du fonctionnel. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le capitalisme veut que nous restions jeunes et que nous soyons comme des enfants ! Le travail des uns sera l’éternelle adolescence des autres. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=31-32}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] c’est un phénomène nouveau, énorme, capital —, '''l’intellectuel de gauche vient d’accéder à la consommation mondaine. Et il en est même le principal usager.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pire, encore, '''il est devenu le maître à penser du monde. Il propose les modèles culturels du mondain. Non seulement il a accédé à la consommation mondaine, mais il en est l’un des patrons. Il a la toute-puissance de prescrire et de codifier l’ordre du désir.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Capitalisme de la séduction&lt;br /&gt;
|année d'origine=1981&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854138&lt;br /&gt;
|page=26}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les regroupements, je le rappelle, ne se font pas vers les extrêmes mais au contraire vers le centre. Vers une social-démocratie libertaire qui réalise cette unification au-delà des clivages politiques consacrés. L’aile droite recouvre le néo-libéralisme venu de la dynamique ascendante du CME (la “nouvelle société” de Chaban-Delmas, reprise en partie par Giscard d’Estaing). L’aide gauche recouvre une forte partie de l’actuelle clientèle électorale du parti socialiste. Une puissante dynamique d’homogénéisation vers le centre (droit ou gauche, selon l’alternance, selon la liberté social-démocrate), tend à déborder les encadrements politiques. Tout en conservant les particularismes politiques qui garantissent les intérêts corporatifs. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Frivole et le Sérieux&lt;br /&gt;
|année d'origine=1978&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854206&lt;br /&gt;
|page=206-207}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On opposera l’état et la liberté. Mais la liberté du libéralisme, celle de la société civile. Et en confondant état et appareil d’état. Sans soupçonner le pouvoir des multi-nationales. On peut alors se poser comme vrai révolutionnaires ! Les nouveaux philosophes dénoncent, partout, la perversion fondamentale du pouvoir. L’État est le principe du mal. Ils font de ce qui n’est qu’un effet la cause même. Ainsi ils peuvent réduire l’action révolutionnaire à la révolte. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Frivole et le Sérieux&lt;br /&gt;
|année d'origine=1978&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854206&lt;br /&gt;
|page=199}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''La condamnation de la “techno-structure”, le confusionnisme de l’idéologie de l’environnement, le catastrophisme''' (qui n’en est pas à une virgule près) '''du Club de Rome, amalgament oppression du pouvoir et progrès technologique''' (cet amalgame s’exprime au mieux par la science-fiction). De là, le succès de la contestation écologique. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Frivole et le Sérieux&lt;br /&gt;
|année d'origine=1978&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854206&lt;br /&gt;
|page=177-178}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''une moderne Barbarie, celle du désordre radical de la société civile, permettrait à l’impérialisme économique — celui des multinationales — camouflé sous le modèle de consommation libertaire, d’écarter le contrôle des états nationaux et l’opposition politique organisée, institutionnelle.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Frivole et le Sérieux&lt;br /&gt;
|année d'origine=1978&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854206&lt;br /&gt;
|page=15}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Le modèle de la consommation est même devenu le modèle contestataire !'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est que l’universalisation du modèle de consommation libertaire doit transcender les classes sociales. [...] En multipliant les intérêts corporatifs de la marginalité, du sexe, de la classe d’âge. En réalisant la plus grande atomisation du corps social. La contestation doit dresser la femme contre l’homme, le jeune contre l’adulte. Chacun contre tous. En multipliant les marginalisations, les anomies, les déviances. Pour que le conflit soit constant, intime. En organisant la guerre civile de la société civile. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Frivole et le Sérieux&lt;br /&gt;
|année d'origine=1978&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854206&lt;br /&gt;
|page=14}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le jeune, la femme, l’étudiant, l’intellectuel, l’artiste sont les lieux de diffusion de la prescription idéologique en son “essence”. Les droits à la consommation libertaire — consommation libidinale, ludique, marginale — se sont organisés en une idéologie globale. [...] Ce corporatisme de libertaires constitue l’idéologie du désir. Et toute une caste d’intellectuels et d’artistes à gages s’est mise au service de cette idéologie. S’est constitué ainsi un immense service de publicité sous label culturel. Publicité de l’idéologie, immense réseau qui recouvre presque tout le champ culture. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Frivole et le Sérieux&lt;br /&gt;
|année d'origine=1978&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854206&lt;br /&gt;
|page=13}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Jeunes et femmes sont le lieu de production et de véhiculation des nouveaux modèles culturels. C’est que ces zones vierges de l’économie de marché étaient totalement disponibles. Aussi l’idéologie a pu s’investir en un secteur extraordinairement réceptif. Très vite et entièrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le conditionnement socio-culturel explique la spécificité de ces nouveaux modèles. Ce sont ceux de la consommation libidinale, ludique, marginale. Exclusivement. Car le jeune, la femme, l’étudiant sont les éléments de la société civile qui sont les plus éloignés du procès de production. (Comparativement à l’homme et à l’adulte.) »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Le Frivole et le Sérieux&lt;br /&gt;
|année d'origine=1978&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854206&lt;br /&gt;
|page=11}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''En mai 1968, un psychodrame s’est joué au sommet de l’État. Il révéla, à l’évidence, les enjeux de l’histoire, incarnée selon trois rôles mythiques : le père sévère (de Gaulle), l’enfant terrible (Cohn-Bendit), le libéral débonnaire (Pompidou).''' C’est l’affrontement des trois situations de la bourgeoisie, des trois systèmes idéologiques possibles. En scène : la vieille France vertueuse issue de la victoire sur le fascisme et, d’autre part, la nouvelle France qui se cherchait et qui s’est accomplie dans la synthèse d’un libéralisme ô combien répressif dans l’acte de produire et ô combien permissif dans l’acte de consommer. Il a donc fallu l’alliance sournoise du libéral et du libertaire pour liquider le vieux, qui a dû s’en aller. Après ce meurtre rituel du père, a été accordée, au sommet, par l’État, la permission du permissif qui a donné accès au marché du désir. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Néo-fascisme et idéologie du désir&lt;br /&gt;
|année d'origine=1973, article ajouté en 1998&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854534&lt;br /&gt;
|page=128}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Aucune pitié, aucun sentiment n’est à attendre de l’implacable machine à jouir qu’est le néo-capitalisme.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Néo-fascisme et idéologie du désir&lt;br /&gt;
|année d'origine=1973&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854534&lt;br /&gt;
|page=120}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La stratégie de la totale libéralisation du désir consisterait à radicaliser et systématiser la consommation de l’émancipation transgressive pour atteindre la croissance maximale, implanter le désordre immoral, dissoudre les institutions de la Nation, pour que le fonctionnement des multinationales devienne à la fois infrastructure et superstructure, seule instance productrice de la marchandise et du style de sa consommation, pour qu’enfin esthétique, marchandise, éthique soient une seule et même chose et règnent sur des individus massivement schizophrénisés, livrés aux dispersions transcendantales et aux participations panthéistes, par le plus fantastique déploiement de médias, de jeux, de drogues et de fêtes. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Néo-fascisme et idéologie du désir&lt;br /&gt;
|année d'origine=1973&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854534&lt;br /&gt;
|page=76-77}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’ensemble capitaliste pourrait être considéré selon ces trois moments : le libéralisme traditionnel, le national-socialisme, le néo-libéralisme (société de consommation). Le libéralisme classique apporte la croissance, mais la crise remet en question le principe même de ce libéralisme. Le national-socialisme sauve le capitalisme mais au prix d’un blocage nationaliste de la croissance. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Néo-fascisme et idéologie du désir&lt;br /&gt;
|année d'origine=1973&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854534&lt;br /&gt;
|page=29}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le freudo-marxisme est d’abord le prétexte à une stratégie de diversion puis s’accomplit en philosophie de la contre-révolution ; s’il est le commencement et le camouflage du réformisme il se révèle en sa perfection comme stratégie du néo-capitalisme. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=Néo-fascisme et idéologie du désir&lt;br /&gt;
|année d'origine=1973&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915854534&lt;br /&gt;
|page=21}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La psychanalyse est encore une aliénation, car philosophie de l’émancipation : et non révolutionnaire. Elle est le contrepoint du marxisme. Alors que Marx donnait la démarche révolutionnaire, du producteur (prolétariat), Freud proposait la démarche régulatrice de la nouvelle consommation, pour la classe dirigeante, la nouvelle bourgeoisie, et petite bourgeoise. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le freudisme est idéologie de contestation : contre la prohibition et la répression du père (c’est-à-dire de la propriété foncière, d’une maîtrise séculaire de l’avoir et de la culture) [...]. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Michel Clouscard&lt;br /&gt;
|titre=L’Être et le Code&lt;br /&gt;
|année d'origine=1972&lt;br /&gt;
|éditeur=Delga&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9782376071402&lt;br /&gt;
|page=245}}&lt;br /&gt;
{{Center|Michel Clouscard 2|}}&lt;br /&gt;
{{Center|Michel Clouscard 3|}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Affiliation|https://kontrekulture.com/produit/traite-de-lamour-fou/&amp;amp;#63;asv&amp;amp;#61;7|https://cdn.kontrekulture.com/wp-content/uploads/20200626231212/traite-de-lamour-fou-300x300.png}}&lt;br /&gt;
{{Affiliation|https://kontrekulture.com/produit/la-bete-sauvage/&amp;amp;#63;asv&amp;amp;#61;7|https://cdn.kontrekulture.com/wp-content/uploads/20200626231211/la-bete-sauvage-300x300.png}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Clouscard, Michel}}&lt;br /&gt;
[[Category:Auctores]]&lt;br /&gt;
{{Footer}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Europa7</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://libertas.co/index.php?title=Gilbert_Keith_Chesterton&amp;diff=46078</id>
		<title>Gilbert Keith Chesterton</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://libertas.co/index.php?title=Gilbert_Keith_Chesterton&amp;diff=46078"/>
		<updated>2026-08-26T23:11:17Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : /* Citations */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Image|Gilbert Keith Chesterton 3|}}&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“'''[Feminism] is mixed up with a muddled idea that women are free when they serve their employers but slaves when they help their husbands''' [...].”&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Social Reform versus Birth Control&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1927&lt;br /&gt;
|titre=The Collected Works of G.K. Chesterton&lt;br /&gt;
|éditeur=Ignatius Press&lt;br /&gt;
|année=1987&lt;br /&gt;
|volume=4&lt;br /&gt;
|page=440}}&lt;br /&gt;
:« '''Le féminisme pense que les femmes sont libres lorsqu’elles servent leurs employeurs, mais esclaves lorsqu’elles aident leurs maris.''' »&lt;br /&gt;
:— Gilbert Keith Chesterton, Social Reform versus Birth Control (1927)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“It is the only thing that frees a man from the degrading slavery of being a child of his age.”&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Why I Am A Catholic&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1926&lt;br /&gt;
|titre=The Collected Works of G.K. Chesterton&lt;br /&gt;
|éditeur=Ignatius Press&lt;br /&gt;
|année=1990&lt;br /&gt;
|volume=3&lt;br /&gt;
|page=127}}&lt;br /&gt;
:« C’est la seule religion qui affranchit un homme de la servitude dégradante d’être un enfant de son temps. »&lt;br /&gt;
:{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=La raison pour laquelle je suis devenu catholique&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1926&lt;br /&gt;
|titre=L’Église catholique et la conversion&lt;br /&gt;
|traducteur=Gérard Joulie&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Homme Nouveau&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915988352&lt;br /&gt;
|page=}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“'''We do not want, as the newspapers say, a Church that will move with the world. We want a Church that will move the world.''' We want one that will move it away from many of the things towards which it is now moving; for instance, the Servile State. It is by that test that history will really judge, of any Church, whether it is the real Church or no.”&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Gilbert Keith Chesterton, ''New Witness'', October 21, 1921&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:« '''Nous ne voulons pas, comme le disent les journaux, d’une Église qui suive le monde, nous voulons d’une Église qui entraîne le monde.''' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:— Gilbert Keith Chesterton, ''New Witness'', 21 octobre 1921&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“'''So strong is a tradition that later generations will dream of what they have never seen.'''”&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=William Cobbett&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1925&lt;br /&gt;
|titre=The Collected Works of G.K. Chesterton&lt;br /&gt;
|éditeur=Ignatius Press&lt;br /&gt;
|année=&lt;br /&gt;
|volume=&lt;br /&gt;
|page=}}&lt;br /&gt;
:« '''Si forte est cette tradition que les générations futures rêveront de choses qu’elles n’ont jamais vues.''' »&lt;br /&gt;
:{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=La Vie de William Cobbett&lt;br /&gt;
|année d'origine=1925&lt;br /&gt;
|traducteur=Marcel Agobert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|année=1929&lt;br /&gt;
|page=62}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les Juifs gardaient jalousement, à l’abri de leurs interdits, leur dépôt secret : il est significatif de l’état social de voir quelques personnages à la mode et surtout des femmes du monde embrasser le judaïsme. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=L’Homme éternel&lt;br /&gt;
|année d'origine=1925&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=Dominique Martin Morin&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|ISBN=9782856522783&lt;br /&gt;
|page=173}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« En cette agonie du paganisme, vous n’entendrez plus qu’à peine les champs et les bois résonner de chants et de danses. Les paysans quittent la campagne, la civilisation paysanne disparaît. L’Empire sur sa fin marche à grands pas vers le système servile qui va généralement de pair avec l’explosion de l’administration ; il est presque digne de l’organisation industrielle que nous avons sous les yeux. De cette transformation de la société paysanne en une populace urbaine à laquelle il fallait tout donner, il est resté une locution proverbiale, ''panem et circenses'' — autrement dit allocations et cinéma car, sous ce rapport comme sous beaucoup d’autres, l’actuelle régression n’invente rien. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=L’Homme éternel&lt;br /&gt;
|année d'origine=1925&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=Dominique Martin Morin&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|ISBN=9782856522783&lt;br /&gt;
|page=170}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’armée cosmopolite de Carthage déferlait et la terre entière enflait son défilé triomphal : les éléphants dont les pieds lourds ébranlaient le sol, les géants de la Gaule aux armes barbares, les bruns Espagnols cuirassés d’or, les cavaliers numides, qui tournoyaient sur leurs chevaux sauvages comme des éperviers, la tourbe tumultueuse des déserteurs, des mercenaires et des aventuriers. Et devant eux marchait la Grâce de Baal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[...] notre mercantilisme procède d’une vision du monde qui fut celle de Carthage et provoqua sa ruine. La chute de la puissance punique s’explique par l’erreur grossière propre au matérialisme : l’indifférence frénétique aux réalités de l’esprit. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce n’est pas un simple concurrent que Rome anéantit, mais un ennemi mortel. Lorsqu’elle leva, pour le coup de grâce, son bras impitoyable, elle ne songeait plus à ses accords commerciaux ni à ses protectorats, elle voyait le hideux sourire de Carthage, elle haïssait l’âme haïssable de Carthage. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''À Carthage, l’usure était l’âme même du pouvoir des princes marchands.''' Jamais le peuple punique n’a osé élever la voix et les dénoncer comme usuriers. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=L’Homme éternel&lt;br /&gt;
|année d'origine=1925&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=Dominique Martin Morin&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|ISBN=9782856522783&lt;br /&gt;
|page=155-165}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Aux premiers jours de l’histoire, nous regardons dans le noir. Les ténèbres enveloppent la terre et cachent les peuples. Çà et là, de rares lumières éclairent quelques manifestations d’humanité. Deux flammes brillent sur d’antiques hauts lieux : l’une brûle sur les hautes terrasses de Babylone, l’autre brûle sur les gigantesques pyramides des bords du Nil. D’autres lumières, qui sont ou paraissent anciennes, surgissent des plaines de la nuit : la haute et antique civilisation chinoise, les restes des civilisations du Mexique, d’Amérique du Sud, quelques autres encore [...]. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=L’Homme éternel&lt;br /&gt;
|année d'origine=1925&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=Dominique Martin Morin&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|ISBN=9782856522783&lt;br /&gt;
|page=79}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] les civilisations perdent en diversité ce qu’elles gagnent en complexité. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=L’Homme éternel&lt;br /&gt;
|année d'origine=1925&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=Dominique Martin Morin&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|ISBN=9782856522783&lt;br /&gt;
|page=72}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il est paradoxal mais vrai de dire que l’histoire a commencé avant l’histoire. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous ne connaissons pas l’histoire du monde avant ces chroniques. Le peu que nous devinons laisse penser que cela ressemblait beaucoup à ce qui se passe aujourd’hui. Il n’y aurait rien d’incroyable ni de stupéfiant à ce que ces âges abolis aient vu des républiques étouffées par la monarchie renaître de leur cendre, des empires étendre au loin leurs colonies et les perdre avant de disparaître, des royaumes gigantesques se décomposer en poussière de nations, des classes asservies reconquérir leur liberté les armes à la main. Qu’elle soit ou non une progression, la longue marche de l’humanité est certainement une épopée. Mais les premières pages du livre sont arrachées. Nous ne les lirons jamais. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=L’Homme éternel&lt;br /&gt;
|année d'origine=1925&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=Dominique Martin Morin&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|ISBN=9782856522783&lt;br /&gt;
|page=64}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Nous pouvons dire que la famille est la base de la société et qu’elle en est la cellule mère.''' Elle est le temple des vertus domestiques qui distinguent les hommes des fourmis et des abeilles. La pudeur est le voile de ce temple, et la liberté le rempart de cette cité ; la propriété n’est que l’enclos de la famille, l’honneur son blason. L’histoire de l’humanité nous ramène au père, à la mère, à l’enfant comme à un principe. J’ai dit déjà que si l’on écarte la dimension religieuse du commencement de l’histoire humaine, il faut au moins admettre quelques principes moraux ou métaphysiques, ou bien elle perd toute espèce de sens. Nous sommes ici à la croisée des chemins. Si nous n’invoquons pas une Trinité divine, il nous faudra invoquer une trinité humaine dont le triangle se répète à l’infini dans la trame de l’univers. Car le plus prodigieux des faits historiques, source et fin de l’histoire, nous présente ce triangle à la fois renversé et renouvelé, ou plutôt un triangle nouveau qui, se superposant au premier, forme un pentacle sacré plus terrible aux démons que celui des magiciens. La trinité ancienne se composait du père, de la mère et de l’enfant, et c’était la famille humaine. La nouvelle trinité, celle de l’enfant, de la mère et du père a pour nom la Sainte Famille. Elle n’est pas changée, elle retournée, et le monde qu’elle transforme demeure le monde de toujours, mais renversé. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=L’Homme éternel&lt;br /&gt;
|année d'origine=1925&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=Dominique Martin Morin&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|ISBN=9782856522783&lt;br /&gt;
|page=56-57}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“'''For the modern world will accept no dogmas upon any authority; but it will accept any dogmas on no authority.'''”&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=The Superstition of Divorce&lt;br /&gt;
|année d'origine=1920&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=&lt;br /&gt;
|année=&lt;br /&gt;
|ISBN=&lt;br /&gt;
|page=}}&lt;br /&gt;
:« '''Car le monde moderne n’accepte aucun dogme fondé sur une quelconque autorité ; mais il accepte n’importe quel dogme qui ne repose sur aucune autorité.''' »&lt;br /&gt;
:{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=La Superstition du divorce&lt;br /&gt;
|année d'origine=1920&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=&lt;br /&gt;
|année=&lt;br /&gt;
|ISBN=&lt;br /&gt;
|page=}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“'''The modern world is not evil; in some ways the modern world is far too good.''' It is full of wild and wasted virtues. When a religious scheme is shattered (as Christianity was shattered at the Reformation), it is not merely the vices that are let loose. The vices are, indeed, let loose, and they wander and do damage. But the virtues are let loose also; and the virtues wander more wildly, and the virtues do more terrible damage. '''The modern world is full of the old Christian virtues gone mad.''' The virtues have gone mad because they have been isolated from each other and are wandering alone. Thus some scientists care for truth; and their truth is pitiless. Thus some humanitarians only care for pity; and their pity (I am sorry to say) is often untruthful.”&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Orthodoxy&lt;br /&gt;
|année d'origine=1908&lt;br /&gt;
|éditeur=Faithlife Corporation&lt;br /&gt;
|collection=Lexham Classics&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9781577997894&lt;br /&gt;
|page=193}}&lt;br /&gt;
:« '''Le monde moderne n’est pas mauvais : à certains égards, il est bien trop bon.''' Il est rempli de vertus féroces et gâchées. Lorsqu’un dispositif religieux est brisé (comme le fut le christianisme pendant la Réforme), ce ne sont pas seulement les vices qui sont libérés. Les vices sont en effet libérés, et ils errent de par le monde en faisant des ravages ; mais les vertus le sont aussi, et elles errent plus férocement encore en faisant des ravages plus terribles. '''Le monde moderne est saturé des vieilles vertus chrétiennes virant à la folie'''. Elles ont viré à la folie parce qu’on les a isolées les unes des autres et qu’elles errent indépendamment dans la solitude. Ainsi des scientifiques se passionnent-ils pour la vérité, et leur vérité est impitoyable. Ainsi des &amp;quot;humanitaires&amp;quot; ne se soucient-ils que de la pitié, mais leur pitié (je regrette de le dire) est souvent mensongère. »&lt;br /&gt;
:{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Orthodoxie&lt;br /&gt;
|année d'origine=1908&lt;br /&gt;
|traducteur=Lucien d’Azay&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Climats&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|ISBN=9782081220287&lt;br /&gt;
|page=50}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“'''This is why ordinary people have a much more exciting time; while odd people are always complaining of the dulness of life. This is also why the new novels die so quickly, and why the old fairy tales endure for ever.''' The old fairy tale makes the hero a normal human boy; it is his adventures that are startling; they startle him because he is normal. But in the modern psychological novel the hero is abnormal; the centre is not central. Hence the fiercest adventures fail to affect him adequately, and the book is monotonous. You can make a story out of a hero among dragons; but not out of a dragon among dragons. The fairy tale discusses what a sane man will do in a mad world. The sober realistic novel of to-day discusses what an essential lunatic will do in a dull world.”&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Orthodoxy&lt;br /&gt;
|année d'origine=1908&lt;br /&gt;
|éditeur=Faithlife Corporation&lt;br /&gt;
|collection=Lexham Classics&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9781577997894&lt;br /&gt;
|page=179}}&lt;br /&gt;
:« '''C’est pourquoi les gens ordinaires s’amusent beaucoup plus, alors que les gens bizarres se plaignent sans cesse de la monotonie de la vie. C’est aussi la raison pour laquelle les romans nouveaux meurent si vite, alors que les contes de fées sont éternels.''' Dans un conte de fées, le héros est un garçon normal ; ce sont ses aventures qui sont étonnantes, et elles l’étonnent parce qu’il est normal. Dans le roman psychologique moderne, en revanche, le héros est anormal, et le centre n’est pas central. Ainsi les aventures les plus abracadabrantes échouent toujours à l’affecter comme elles le devraient, et le livre est ennuyeux. On peut inventer l’histoire d’un héros entouré de dragons, mais non pas celle d’un dragon entouré de dragons. Le conte de fées envisage ce qu’un homme sain d’esprit ferait dans un monde de fous. Le roman réaliste et prudent d’aujourd’hui envisage ce qu’un homme essentiellement fou ferai dans un monde insignifiant. »&lt;br /&gt;
:{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Orthodoxie&lt;br /&gt;
|année d'origine=1908&lt;br /&gt;
|traducteur=Lucien d’Azay&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Climats&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|ISBN=9782081220287&lt;br /&gt;
|page=27}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“'''We have not any need to rebel against antiquity; we have to rebel against novelty. It is the new rulers, the capitalist or the editor, who really hold up the modern world.''' There is no fear that a modern king will attempt to override the constitution; it is more likely that he will ignore the constitution and work behind its back; he will take no advantage of his kingly power; it is more likely that he will take advantage of his kingly powerlessness, of the fact that he is free from criticism and publicity. For the king is the most private person of our time. It will not be necessary for any one to fight again against the proposal of a censorship of the press. We do not need a censorship of the press. We have a censorship by the press.”&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Orthodoxy&lt;br /&gt;
|année d'origine=1908&lt;br /&gt;
|éditeur=Faithlife Corporation&lt;br /&gt;
|collection=Lexham Classics&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9781577997894&lt;br /&gt;
|page=273}}&lt;br /&gt;
:« '''Nous n’avons aucun besoin de nous rebeller contre l’Antiquité ; il faut nous rebeller contre la nouveauté. Ce sont les nouveaux dirigeants, le capitaliste ou le rédacteur en chef, qui exercent réellement leur emprise sur le monde moderne.''' Il n’y a pas lieu de craindre qu’un roi ne tente aujourd’hui d’outrepasser la Constitution : il est plus probable qu’il l’ignorera pour agir en cachette ; il ne profitera nullement de son pouvoir royal ; il est plus probable qu’il profitera de son impuissance royal, du fait qu’elle le soustrait à la critique et à la publicité. Car le roi est la personne la moins publique de notre époque. Personne ne se trouvera dans la nécessité de lutter encore une fois contre un projet de censure de la presse. Nous n’avons pas besoin d’une censure de la presse. Nous avons une censure ''par'' la presse. »&lt;br /&gt;
:{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Orthodoxie&lt;br /&gt;
|année d'origine=1908&lt;br /&gt;
|traducteur=Lucien d’Azay&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Climats&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|ISBN=9782081220287&lt;br /&gt;
|page=184}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“I have always maintained that men were naturally backsliders; that human virtue tended of its own nature to rust or to rot; I have always said that human beings as such go wrong, especially happy human beings, especially proud and prosperous human beings. '''This eternal revolution, this suspicion sustained through centuries, you (being a vague modern) call the doctrine of progress. If you were a philosopher you would call it, as I do, the doctrine of original sin. You may call it the cosmic advance as much as you like; I call it what it is — the Fall.'''”&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Orthodoxy&lt;br /&gt;
|année d'origine=1908&lt;br /&gt;
|éditeur=Faithlife Corporation&lt;br /&gt;
|collection=Lexham Classics&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9781577997894&lt;br /&gt;
|page=274}}&lt;br /&gt;
:« J’ai toujours soutenu que les hommes étaient naturellement des récidivistes ; que la vertu humaine tendait, de par sa nature, à se rouiller ou à pourrir ; j’ai toujours dit que les êtres humains comme tels deviennent mauvais, surtout les heureux, les orgueilleux et les prospères. '''Cette révolution éternelle, cette suspicion maintenue à travers les siècles, vous l’appelez (en vague moderne) la doctrine du progrès. Si vous étiez philosophe, vous l’appelleriez, comme je le fais, la doctrine du péché originel. Vous pouvez l’appeler progrès cosmique autant que vous voudrez ; je l’appelle par ce qu’elle est : la Chute.''' »&lt;br /&gt;
:{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Orthodoxie&lt;br /&gt;
|année d'origine=1908&lt;br /&gt;
|traducteur=Lucien d’Azay&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Climats&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|ISBN=9782081220287&lt;br /&gt;
|page=185}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“'''Tradition means giving votes to the most obscure of all classes, our ancestors. It is the democracy of the dead.''' Tradition refuses to submit to the small and arrogant oligarchy of those who merely happen to be walking about.”&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Orthodoxy&lt;br /&gt;
|année d'origine=1908&lt;br /&gt;
|éditeur=Faithlife Corporation&lt;br /&gt;
|collection=Lexham Classics&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9781577997894&lt;br /&gt;
|page=209}}&lt;br /&gt;
:« '''On pourrait définir la tradition comme une extension du droit de vote au passé. Elle consiste à accorder le droit de suffrage à la plus obscure de toutes les classes, celle de nos ancêtres. C’est la démocratie des morts.''' La tradition refuse de se soumettre à la petite oligarchie arrogante de ceux qui ne font que se trouver par hasard sur terre. »&lt;br /&gt;
:{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Orthodoxie&lt;br /&gt;
|année d'origine=1908&lt;br /&gt;
|traducteur=Lucien d’Azay&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Climats&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|ISBN=9782081220287&lt;br /&gt;
|page=76-77}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“Obviously, it will not do to take our ideal from the principle in nature; for the simple reason that (except for some human or divine theory), there is no principle in nature. For instance, the cheap anti-democrat of to-day will tell you solemnly that there is no equality in nature. He is right, but he does not see the logical addendum. There is no equality in nature; also there is no inequality in nature. Inequality, as much as equality, implies a standard of value. To read aristocracy into the anarchy of animals is just as sentimental as to read democracy into it. Both aristocracy and democracy are human ideals: the one saying that all men are valuable, the other that some men are more valuable.”&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Orthodoxy&lt;br /&gt;
|année d'origine=1908&lt;br /&gt;
|éditeur=Faithlife Corporation&lt;br /&gt;
|collection=Lexham Classics&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9781577997894&lt;br /&gt;
|page=262}}&lt;br /&gt;
:« Bien entendu, il ne conviendrait pas de tirer notre idéal du principe dans la nature, pour la simple raison qu’il n’y a pas de principe dans la nature (hormis pour quelque théorie humaine ou divine). Par exemple, le misérable antidémocrate d’aujourd’hui vous dira solennellement que dans la nature l’égalité n’existe pas. Il a raison, mais il n’en voit pas le corollaire logique. Il y a pas d’égalité dans la nature, mais il n’y a pas non plus d’inégalité dans la nature. L’inégalité, comme l’égalité, implique une échelle de valeurs. Voir une aristocratie dans l’anarchie des animaux relève tout autant du sentimentalisme que d’y voir une démocratie. L’aristocratie et la démocratie sont toutes deux des idéaux humains, l’une affirmant que tous les hommes sont d’une même valeur, l’autre que certains hommes ont plus de valeur que d’autres. »&lt;br /&gt;
:{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Orthodoxie&lt;br /&gt;
|année d'origine=1908&lt;br /&gt;
|traducteur=Lucien d’Azay&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Climats&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|ISBN=9782081220287&lt;br /&gt;
|page=164-165}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“'''Almost every contemporary proposal to bring freedom into the church is simply a proposal to bring tyranny into the world.'''”&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Orthodoxy&lt;br /&gt;
|année d'origine=1908&lt;br /&gt;
|éditeur=Faithlife Corporation&lt;br /&gt;
|collection=Lexham Classics&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9781577997894&lt;br /&gt;
|page=282}}&lt;br /&gt;
:« '''Presque toutes les tentatives contemporaines pour introduire la liberté dans l’Église ne sont que des tentatives pour introduire la tyrannie dans le monde.''' »&lt;br /&gt;
:{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Orthodoxie&lt;br /&gt;
|année d'origine=1908&lt;br /&gt;
|traducteur=Lucien d’Azay&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Climats&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|ISBN=9782081220287&lt;br /&gt;
|page=199}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“[...] there are men who will ruin themselves and ruin their civilization if they may ruin also this old fantastic tale. [...] '''Men who begin to fight the Church for the sake of freedom and humanity end by flinging away freedom and humanity if only they may fight the Church.'''”&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Orthodoxy&lt;br /&gt;
|année d'origine=1908&lt;br /&gt;
|éditeur=Faithlife Corporation&lt;br /&gt;
|collection=Lexham Classics&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9781577997894&lt;br /&gt;
|page=294}}&lt;br /&gt;
:« [...] il est des hommes qui se détruiraient et détruiraient leur civilisation s’ils pouvaient du même coup détruire ce vieux conte fantastique. [...] '''Les hommes qui se mettent à combattre l’Église au nom de la liberté et de l’humanité finissent par liquider liberté et humanité pourvu qu’ils puissent combattre l’Église'''. »&lt;br /&gt;
:{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Orthodoxie&lt;br /&gt;
|année d'origine=1908&lt;br /&gt;
|traducteur=Lucien d’Azay&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Climats&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|ISBN=9782081220287&lt;br /&gt;
|page=221}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“'''The secularists have not wrecked divine things; but the secularists have wrecked secular things, if that is any comfort to them. The Titans did not scale heaven; but they laid waste the world.'''”&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Orthodoxy&lt;br /&gt;
|année d'origine=1908&lt;br /&gt;
|éditeur=Faithlife Corporation&lt;br /&gt;
|collection=Lexham Classics&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9781577997894&lt;br /&gt;
|page=296}}&lt;br /&gt;
:« '''Les laïcs n’ont pas ravagé les choses divines ; ils ont ravagé les choses profanes, si cela peut les consoler. Les Titans n’on pas escaladé le ciel, mais ils ont saccagé le monde.''' »&lt;br /&gt;
:{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Orthodoxie&lt;br /&gt;
|année d'origine=1908&lt;br /&gt;
|traducteur=Lucien d’Azay&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Climats&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|ISBN=9782081220287&lt;br /&gt;
|page=223}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“'''The globe-trotter lives in a smaller world than the peasant. He is always breathing, an air of locality.'''”&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Heretics&lt;br /&gt;
|année d'origine=1905&lt;br /&gt;
|éditeur=Faithlife Corporation&lt;br /&gt;
|collection=Lexham Classics&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9781577997894&lt;br /&gt;
|page=}}&lt;br /&gt;
:« '''Le globe-trotter vit dans un monde plus étroit que celui du paysan. Il respire toujours une atmosphère locale.''' »&lt;br /&gt;
:{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Hérétiques&lt;br /&gt;
|année d'origine=1905&lt;br /&gt;
|traducteur=Lucien d’Azay&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Climats&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|ISBN=9782081220294&lt;br /&gt;
|page=}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“All the empires and the kingdoms have failed, because of this inherent and continual weakness, that they were founded by strong men and upon strong men. But this one thing, '''the historic Christian Church, was founded on a weak man, and for that reason it is indestructible. For no chain is stronger than its weakest link.'''”&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Heretics&lt;br /&gt;
|année d'origine=1905&lt;br /&gt;
|éditeur=Faithlife Corporation&lt;br /&gt;
|collection=Lexham Classics&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9781577997894&lt;br /&gt;
|page=33-34}}&lt;br /&gt;
:« Tous les empires et tous les royaumes se sont effondrés à cause de cette faiblesse inhérente et perpétuelle, c’est-à-dire pour avoir été fondés par des hommes forts et sur des hommes forts. Mais cette communauté, '''l’Église chrétienne, fut fondée sur un homme faible, et c’est pour cette raison qu’elle est indestructible. Car aucune chaîne n’est plus forte que son chaînon le plus faible.''' »&lt;br /&gt;
:{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Hérétiques&lt;br /&gt;
|année d'origine=1905&lt;br /&gt;
|traducteur=Lucien d’Azay&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Climats&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|ISBN=9782081220294&lt;br /&gt;
|page=62}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“There is only one thing in the modern world that has been face to face with Paganism; there is only one thing in the modern world which in that sense knows anything about Paganism: and that is Christianity. That fact is really the weak point in the whole of that hedonistic neo-Paganism of which I have spoken. All that genuinely remains of the ancient hymns or the ancient dances of Europe, all that has honestly come to us from the festivals of Phoebus or Pan, is to be found in the festivals of the Christian Church. If any one wants to hold the end of a chain which really goes back to the heathen mysteries, he had better take hold of a festoon of flowers at Easter or a string of sausages at Christmas. Everything else in the modern world is of Christian origin, even everything that seems most anti-Christian. The French Revolution is of Christian origin. The newspaper is of Christian origin. The anarchists are of Christian origin. Physical science is of Christian origin. The attack on Christianity is of Christian origin. '''There is one thing, and one thing only, in existence at the present day which can in any sense accurately be said to be of pagan origin, and that is Christianity.'''”&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Heretics&lt;br /&gt;
|année d'origine=1905&lt;br /&gt;
|éditeur=Faithlife Corporation&lt;br /&gt;
|collection=Lexham Classics&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9781577997894&lt;br /&gt;
|page=82-83}}&lt;br /&gt;
:« Il y a une seule chose dans le monde moderne qui se soit trouvée face à face avec le paganisme ; il y a une chose dans le monde moderne qui, en ce sens, sache tout du paganisme : c’est le christianisme. Ce fait est en réalité le point faible de tout ce néopaganisme hédoniste dont j’ai parlé. Tout ce qui nous reste d’authentique des anciens hymnes ou des anciennes danses de l’Europe, tout ce qui nous est sincèrement parvenu des fêtes de Phébus ou de Pan, on le retrouve dans les fêtes de l’Église chrétienne. Si quelqu’un veut tenir l’extrémité d’une chaîne qui remonte réellement aux mystères païens, il n’a qu’à saisir une guirlande de fleurs à Pâques ou un chapelet de saucisses à Noël. Tout le reste, dans le monde moderne, est d’origine chrétienne, même ce qui nous semble le plus antichrétien. La Révolution française est d’origine chrétienne. Le journal est d’origine chrétienne. Les anarchistes sont d’origine chrétienne. La science physique est d’origine chrétienne. Les attaques contre le christianisme sont d’origine chrétienne. '''Il y a une seule chose, et seulement une chose aujourd’hui, dont on puisse dire avec exactitude qu’elle est d’origine païenne dans tous les sens du terme, c’est le christianisme.''' »&lt;br /&gt;
:{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Hérétiques&lt;br /&gt;
|année d'origine=1905&lt;br /&gt;
|traducteur=Lucien d’Azay&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Climats&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|ISBN=9782081220294&lt;br /&gt;
|page=142}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“'''The modern world is filled with men who hold dogmas so strongly that they do not even know that they are dogmas.'''”&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Heretics&lt;br /&gt;
|année d'origine=1905&lt;br /&gt;
|éditeur=Faithlife Corporation&lt;br /&gt;
|collection=Lexham Classics&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9781577997894&lt;br /&gt;
|page=270}}&lt;br /&gt;
:« '''Le monde moderne est rempli d’hommes qui s’accrochent si fortement aux dogmes qu’ils ne savent même pas que ce sont des dogmes.''' »&lt;br /&gt;
:{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Hérétiques&lt;br /&gt;
|année d'origine=1905&lt;br /&gt;
|traducteur=Lucien d’Azay&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Climats&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|ISBN=9782081220294&lt;br /&gt;
|page=270}}&lt;br /&gt;
{{Center|Gilbert Keith Chesterton 5|}}&lt;br /&gt;
{{Center|Gilbert Keith Chesterton 2|}}&lt;br /&gt;
{{Center|Gilbert Keith Chesterton|}}&lt;br /&gt;
{{Center|Gilbert Keith Chesterton 4|}}&lt;br /&gt;
{{Center|Bernard Shaw, Hilaire Belloc et Gilbert Keith Chesterton|Bernard Shaw, [[Hilaire Belloc]] et [[Gilbert Keith Chesterton]]}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Chesterton, Gilbert Keith}}&lt;br /&gt;
[[Category:Auctores]]&lt;br /&gt;
{{Footer}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Europa7</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://libertas.co/index.php?title=Gilbert_Keith_Chesterton&amp;diff=46077</id>
		<title>Gilbert Keith Chesterton</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://libertas.co/index.php?title=Gilbert_Keith_Chesterton&amp;diff=46077"/>
		<updated>2026-08-26T01:11:08Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Image|Gilbert Keith Chesterton 3|}}&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“'''[Feminism] is mixed up with a muddled idea that women are free when they serve their employers but slaves when they help their husbands''' [...].”&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Social Reform versus Birth Control&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1927&lt;br /&gt;
|titre=The Collected Works of G.K. Chesterton&lt;br /&gt;
|éditeur=Ignatius Press&lt;br /&gt;
|année=1987&lt;br /&gt;
|volume=4&lt;br /&gt;
|page=440}}&lt;br /&gt;
:« '''Le féminisme pense que les femmes sont libres lorsqu’elles servent leurs employeurs, mais esclaves lorsqu’elles aident leurs maris.''' »&lt;br /&gt;
:— Gilbert Keith Chesterton, Social Reform versus Birth Control (1927)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“It is the only thing that frees a man from the degrading slavery of being a child of his age.”&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Why I Am A Catholic&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1926&lt;br /&gt;
|titre=The Collected Works of G.K. Chesterton&lt;br /&gt;
|éditeur=Ignatius Press&lt;br /&gt;
|année=1990&lt;br /&gt;
|volume=3&lt;br /&gt;
|page=127}}&lt;br /&gt;
:« C’est la seule religion qui affranchit un homme de la servitude dégradante d’être un enfant de son temps. »&lt;br /&gt;
:{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=La raison pour laquelle je suis devenu catholique&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1926&lt;br /&gt;
|titre=L’Église catholique et la conversion&lt;br /&gt;
|traducteur=Gérard Joulie&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Homme Nouveau&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915988352&lt;br /&gt;
|page=}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“'''We do not want, as the newspapers say, a Church that will move with the world. We want a Church that will move the world.''' We want one that will move it away from many of the things towards which it is now moving; for instance, the Servile State. It is by that test that history will really judge, of any Church, whether it is the real Church or no.”&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Gilbert Keith Chesterton, ''New Witness'', October 21, 1921&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:« '''Nous ne voulons pas, comme le disent les journaux, d’une Église qui suive le monde, nous voulons d’une Église qui entraîne le monde.''' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:— Gilbert Keith Chesterton, ''New Witness'', 21 octobre 1921&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“'''So strong is a tradition that later generations will dream of what they have never seen.'''”&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=William Cobbett&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1925&lt;br /&gt;
|titre=The Collected Works of G.K. Chesterton&lt;br /&gt;
|éditeur=Ignatius Press&lt;br /&gt;
|année=&lt;br /&gt;
|volume=&lt;br /&gt;
|page=}}&lt;br /&gt;
:« '''Si forte est cette tradition que les générations futures rêveront de choses qu’elles n’ont jamais vues.''' »&lt;br /&gt;
:{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=La Vie de William Cobbett&lt;br /&gt;
|année d'origine=1925&lt;br /&gt;
|traducteur=Marcel Agobert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|année=1929&lt;br /&gt;
|page=62}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les Juifs gardaient jalousement, à l’abri de leurs interdits, leur dépôt secret : il est significatif de l’état social de voir quelques personnages à la mode et surtout des femmes du monde embrasser le judaïsme. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=L’Homme éternel&lt;br /&gt;
|année d'origine=1925&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=Dominique Martin Morin&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|ISBN=9782856522783&lt;br /&gt;
|page=173}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« En cette agonie du paganisme, vous n’entendrez plus qu’à peine les champs et les bois résonner de chants et de danses. Les paysans quittent la campagne, la civilisation paysanne disparaît. L’Empire sur sa fin marche à grands pas vers le système servile qui va généralement de pair avec l’explosion de l’administration ; il est presque digne de l’organisation industrielle que nous avons sous les yeux. De cette transformation de la société paysanne en une populace urbaine à laquelle il fallait tout donner, il est resté une locution proverbiale, ''panem et circenses'' — autrement dit allocations et cinéma car, sous ce rapport comme sous beaucoup d’autres, l’actuelle régression n’invente rien. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=L’Homme éternel&lt;br /&gt;
|année d'origine=1925&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=Dominique Martin Morin&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|ISBN=9782856522783&lt;br /&gt;
|page=170}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’armée cosmopolite de Carthage déferlait et la terre entière enflait son défilé triomphal : les éléphants dont les pieds lourds ébranlaient le sol, les géants de la Gaule aux armes barbares, les bruns Espagnols cuirassés d’or, les cavaliers numides, qui tournoyaient sur leurs chevaux sauvages comme des éperviers, la tourbe tumultueuse des déserteurs, des mercenaires et des aventuriers. Et devant eux marchait la Grâce de Baal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[...] notre mercantilisme procède d’une vision du monde qui fut celle de Carthage et provoqua sa ruine. La chute de la puissance punique s’explique par l’erreur grossière propre au matérialisme : l’indifférence frénétique aux réalités de l’esprit. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce n’est pas un simple concurrent que Rome anéantit, mais un ennemi mortel. Lorsqu’elle leva, pour le coup de grâce, son bras impitoyable, elle ne songeait plus à ses accords commerciaux ni à ses protectorats, elle voyait le hideux sourire de Carthage, elle haïssait l’âme haïssable de Carthage. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''À Carthage, l’usure était l’âme même du pouvoir des princes marchands.''' Jamais le peuple punique n’a osé élever la voix et les dénoncer comme usuriers. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=L’Homme éternel&lt;br /&gt;
|année d'origine=1925&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=Dominique Martin Morin&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|ISBN=9782856522783&lt;br /&gt;
|page=155-165}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Aux premiers jours de l’histoire, nous regardons dans le noir. Les ténèbres enveloppent la terre et cachent les peuples. Çà et là, de rares lumières éclairent quelques manifestations d’humanité. Deux flammes brillent sur d’antiques hauts lieux : l’une brûle sur les hautes terrasses de Babylone, l’autre brûle sur les gigantesques pyramides des bords du Nil. D’autres lumières, qui sont ou paraissent anciennes, surgissent des plaines de la nuit : la haute et antique civilisation chinoise, les restes des civilisations du Mexique, d’Amérique du Sud, quelques autres encore [...]. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=L’Homme éternel&lt;br /&gt;
|année d'origine=1925&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=Dominique Martin Morin&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|ISBN=9782856522783&lt;br /&gt;
|page=79}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] les civilisations perdent en diversité ce qu’elles gagnent en complexité. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=L’Homme éternel&lt;br /&gt;
|année d'origine=1925&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=Dominique Martin Morin&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|ISBN=9782856522783&lt;br /&gt;
|page=72}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il est paradoxal mais vrai de dire que l’histoire a commencé avant l’histoire. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous ne connaissons pas l’histoire du monde avant ces chroniques. Le peu que nous devinons laisse penser que cela ressemblait beaucoup à ce qui se passe aujourd’hui. Il n’y aurait rien d’incroyable ni de stupéfiant à ce que ces âges abolis aient vu des républiques étouffées par la monarchie renaître de leur cendre, des empires étendre au loin leurs colonies et les perdre avant de disparaître, des royaumes gigantesques se décomposer en poussière de nations, des classes asservies reconquérir leur liberté les armes à la main. Qu’elle soit ou non une progression, la longue marche de l’humanité est certainement une épopée. Mais les premières pages du livre sont arrachées. Nous ne les lirons jamais. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=L’Homme éternel&lt;br /&gt;
|année d'origine=1925&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=Dominique Martin Morin&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|ISBN=9782856522783&lt;br /&gt;
|page=64}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Nous pouvons dire que la famille est la base de la société et qu’elle en est la cellule mère.''' Elle est le temple des vertus domestiques qui distinguent les hommes des fourmis et des abeilles. La pudeur est le voile de ce temple, et la liberté le rempart de cette cité ; la propriété n’est que l’enclos de la famille, l’honneur son blason. L’histoire de l’humanité nous ramène au père, à la mère, à l’enfant comme à un principe. J’ai dit déjà que si l’on écarte la dimension religieuse du commencement de l’histoire humaine, il faut au moins admettre quelques principes moraux ou métaphysiques, ou bien elle perd toute espèce de sens. Nous sommes ici à la croisée des chemins. Si nous n’invoquons pas une Trinité divine, il nous faudra invoquer une trinité humaine dont le triangle se répète à l’infini dans la trame de l’univers. Car le plus prodigieux des faits historiques, source et fin de l’histoire, nous présente ce triangle à la fois renversé et renouvelé, ou plutôt un triangle nouveau qui, se superposant au premier, forme un pentacle sacré plus terrible aux démons que celui des magiciens. La trinité ancienne se composait du père, de la mère et de l’enfant, et c’était la famille humaine. La nouvelle trinité, celle de l’enfant, de la mère et du père a pour nom la Sainte Famille. Elle n’est pas changée, elle retournée, et le monde qu’elle transforme demeure le monde de toujours, mais renversé. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=L’Homme éternel&lt;br /&gt;
|année d'origine=1925&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=Dominique Martin Morin&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|ISBN=9782856522783&lt;br /&gt;
|page=56-57}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“For the modern world will accept no dogmas upon any authority; but it will accept any dogmas on no authority.”&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=The Superstition of Divorce&lt;br /&gt;
|année d'origine=1920&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=&lt;br /&gt;
|année=&lt;br /&gt;
|ISBN=&lt;br /&gt;
|page=}}&lt;br /&gt;
:« Car le monde moderne n’accepte aucun dogme fondé sur une quelconque autorité ; mais il accepte n’importe quel dogme qui ne repose sur aucune autorité. »&lt;br /&gt;
:{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=La Superstition du divorce&lt;br /&gt;
|année d'origine=1920&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=&lt;br /&gt;
|année=&lt;br /&gt;
|ISBN=&lt;br /&gt;
|page=}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“'''The modern world is not evil; in some ways the modern world is far too good.''' It is full of wild and wasted virtues. When a religious scheme is shattered (as Christianity was shattered at the Reformation), it is not merely the vices that are let loose. The vices are, indeed, let loose, and they wander and do damage. But the virtues are let loose also; and the virtues wander more wildly, and the virtues do more terrible damage. '''The modern world is full of the old Christian virtues gone mad.''' The virtues have gone mad because they have been isolated from each other and are wandering alone. Thus some scientists care for truth; and their truth is pitiless. Thus some humanitarians only care for pity; and their pity (I am sorry to say) is often untruthful.”&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Orthodoxy&lt;br /&gt;
|année d'origine=1908&lt;br /&gt;
|éditeur=Faithlife Corporation&lt;br /&gt;
|collection=Lexham Classics&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9781577997894&lt;br /&gt;
|page=193}}&lt;br /&gt;
:« '''Le monde moderne n’est pas mauvais : à certains égards, il est bien trop bon.''' Il est rempli de vertus féroces et gâchées. Lorsqu’un dispositif religieux est brisé (comme le fut le christianisme pendant la Réforme), ce ne sont pas seulement les vices qui sont libérés. Les vices sont en effet libérés, et ils errent de par le monde en faisant des ravages ; mais les vertus le sont aussi, et elles errent plus férocement encore en faisant des ravages plus terribles. '''Le monde moderne est saturé des vieilles vertus chrétiennes virant à la folie'''. Elles ont viré à la folie parce qu’on les a isolées les unes des autres et qu’elles errent indépendamment dans la solitude. Ainsi des scientifiques se passionnent-ils pour la vérité, et leur vérité est impitoyable. Ainsi des &amp;quot;humanitaires&amp;quot; ne se soucient-ils que de la pitié, mais leur pitié (je regrette de le dire) est souvent mensongère. »&lt;br /&gt;
:{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Orthodoxie&lt;br /&gt;
|année d'origine=1908&lt;br /&gt;
|traducteur=Lucien d’Azay&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Climats&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|ISBN=9782081220287&lt;br /&gt;
|page=50}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“'''This is why ordinary people have a much more exciting time; while odd people are always complaining of the dulness of life. This is also why the new novels die so quickly, and why the old fairy tales endure for ever.''' The old fairy tale makes the hero a normal human boy; it is his adventures that are startling; they startle him because he is normal. But in the modern psychological novel the hero is abnormal; the centre is not central. Hence the fiercest adventures fail to affect him adequately, and the book is monotonous. You can make a story out of a hero among dragons; but not out of a dragon among dragons. The fairy tale discusses what a sane man will do in a mad world. The sober realistic novel of to-day discusses what an essential lunatic will do in a dull world.”&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Orthodoxy&lt;br /&gt;
|année d'origine=1908&lt;br /&gt;
|éditeur=Faithlife Corporation&lt;br /&gt;
|collection=Lexham Classics&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9781577997894&lt;br /&gt;
|page=179}}&lt;br /&gt;
:« '''C’est pourquoi les gens ordinaires s’amusent beaucoup plus, alors que les gens bizarres se plaignent sans cesse de la monotonie de la vie. C’est aussi la raison pour laquelle les romans nouveaux meurent si vite, alors que les contes de fées sont éternels.''' Dans un conte de fées, le héros est un garçon normal ; ce sont ses aventures qui sont étonnantes, et elles l’étonnent parce qu’il est normal. Dans le roman psychologique moderne, en revanche, le héros est anormal, et le centre n’est pas central. Ainsi les aventures les plus abracadabrantes échouent toujours à l’affecter comme elles le devraient, et le livre est ennuyeux. On peut inventer l’histoire d’un héros entouré de dragons, mais non pas celle d’un dragon entouré de dragons. Le conte de fées envisage ce qu’un homme sain d’esprit ferait dans un monde de fous. Le roman réaliste et prudent d’aujourd’hui envisage ce qu’un homme essentiellement fou ferai dans un monde insignifiant. »&lt;br /&gt;
:{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Orthodoxie&lt;br /&gt;
|année d'origine=1908&lt;br /&gt;
|traducteur=Lucien d’Azay&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Climats&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|ISBN=9782081220287&lt;br /&gt;
|page=27}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“'''We have not any need to rebel against antiquity; we have to rebel against novelty. It is the new rulers, the capitalist or the editor, who really hold up the modern world.''' There is no fear that a modern king will attempt to override the constitution; it is more likely that he will ignore the constitution and work behind its back; he will take no advantage of his kingly power; it is more likely that he will take advantage of his kingly powerlessness, of the fact that he is free from criticism and publicity. For the king is the most private person of our time. It will not be necessary for any one to fight again against the proposal of a censorship of the press. We do not need a censorship of the press. We have a censorship by the press.”&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Orthodoxy&lt;br /&gt;
|année d'origine=1908&lt;br /&gt;
|éditeur=Faithlife Corporation&lt;br /&gt;
|collection=Lexham Classics&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9781577997894&lt;br /&gt;
|page=273}}&lt;br /&gt;
:« '''Nous n’avons aucun besoin de nous rebeller contre l’Antiquité ; il faut nous rebeller contre la nouveauté. Ce sont les nouveaux dirigeants, le capitaliste ou le rédacteur en chef, qui exercent réellement leur emprise sur le monde moderne.''' Il n’y a pas lieu de craindre qu’un roi ne tente aujourd’hui d’outrepasser la Constitution : il est plus probable qu’il l’ignorera pour agir en cachette ; il ne profitera nullement de son pouvoir royal ; il est plus probable qu’il profitera de son impuissance royal, du fait qu’elle le soustrait à la critique et à la publicité. Car le roi est la personne la moins publique de notre époque. Personne ne se trouvera dans la nécessité de lutter encore une fois contre un projet de censure de la presse. Nous n’avons pas besoin d’une censure de la presse. Nous avons une censure ''par'' la presse. »&lt;br /&gt;
:{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Orthodoxie&lt;br /&gt;
|année d'origine=1908&lt;br /&gt;
|traducteur=Lucien d’Azay&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Climats&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|ISBN=9782081220287&lt;br /&gt;
|page=184}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“I have always maintained that men were naturally backsliders; that human virtue tended of its own nature to rust or to rot; I have always said that human beings as such go wrong, especially happy human beings, especially proud and prosperous human beings. '''This eternal revolution, this suspicion sustained through centuries, you (being a vague modern) call the doctrine of progress. If you were a philosopher you would call it, as I do, the doctrine of original sin. You may call it the cosmic advance as much as you like; I call it what it is — the Fall.'''”&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Orthodoxy&lt;br /&gt;
|année d'origine=1908&lt;br /&gt;
|éditeur=Faithlife Corporation&lt;br /&gt;
|collection=Lexham Classics&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9781577997894&lt;br /&gt;
|page=274}}&lt;br /&gt;
:« J’ai toujours soutenu que les hommes étaient naturellement des récidivistes ; que la vertu humaine tendait, de par sa nature, à se rouiller ou à pourrir ; j’ai toujours dit que les êtres humains comme tels deviennent mauvais, surtout les heureux, les orgueilleux et les prospères. '''Cette révolution éternelle, cette suspicion maintenue à travers les siècles, vous l’appelez (en vague moderne) la doctrine du progrès. Si vous étiez philosophe, vous l’appelleriez, comme je le fais, la doctrine du péché originel. Vous pouvez l’appeler progrès cosmique autant que vous voudrez ; je l’appelle par ce qu’elle est : la Chute.''' »&lt;br /&gt;
:{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Orthodoxie&lt;br /&gt;
|année d'origine=1908&lt;br /&gt;
|traducteur=Lucien d’Azay&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Climats&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|ISBN=9782081220287&lt;br /&gt;
|page=185}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“'''Tradition means giving votes to the most obscure of all classes, our ancestors. It is the democracy of the dead.''' Tradition refuses to submit to the small and arrogant oligarchy of those who merely happen to be walking about.”&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Orthodoxy&lt;br /&gt;
|année d'origine=1908&lt;br /&gt;
|éditeur=Faithlife Corporation&lt;br /&gt;
|collection=Lexham Classics&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9781577997894&lt;br /&gt;
|page=209}}&lt;br /&gt;
:« '''On pourrait définir la tradition comme une extension du droit de vote au passé. Elle consiste à accorder le droit de suffrage à la plus obscure de toutes les classes, celle de nos ancêtres. C’est la démocratie des morts.''' La tradition refuse de se soumettre à la petite oligarchie arrogante de ceux qui ne font que se trouver par hasard sur terre. »&lt;br /&gt;
:{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Orthodoxie&lt;br /&gt;
|année d'origine=1908&lt;br /&gt;
|traducteur=Lucien d’Azay&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Climats&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|ISBN=9782081220287&lt;br /&gt;
|page=76-77}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“Obviously, it will not do to take our ideal from the principle in nature; for the simple reason that (except for some human or divine theory), there is no principle in nature. For instance, the cheap anti-democrat of to-day will tell you solemnly that there is no equality in nature. He is right, but he does not see the logical addendum. There is no equality in nature; also there is no inequality in nature. Inequality, as much as equality, implies a standard of value. To read aristocracy into the anarchy of animals is just as sentimental as to read democracy into it. Both aristocracy and democracy are human ideals: the one saying that all men are valuable, the other that some men are more valuable.”&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Orthodoxy&lt;br /&gt;
|année d'origine=1908&lt;br /&gt;
|éditeur=Faithlife Corporation&lt;br /&gt;
|collection=Lexham Classics&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9781577997894&lt;br /&gt;
|page=262}}&lt;br /&gt;
:« Bien entendu, il ne conviendrait pas de tirer notre idéal du principe dans la nature, pour la simple raison qu’il n’y a pas de principe dans la nature (hormis pour quelque théorie humaine ou divine). Par exemple, le misérable antidémocrate d’aujourd’hui vous dira solennellement que dans la nature l’égalité n’existe pas. Il a raison, mais il n’en voit pas le corollaire logique. Il y a pas d’égalité dans la nature, mais il n’y a pas non plus d’inégalité dans la nature. L’inégalité, comme l’égalité, implique une échelle de valeurs. Voir une aristocratie dans l’anarchie des animaux relève tout autant du sentimentalisme que d’y voir une démocratie. L’aristocratie et la démocratie sont toutes deux des idéaux humains, l’une affirmant que tous les hommes sont d’une même valeur, l’autre que certains hommes ont plus de valeur que d’autres. »&lt;br /&gt;
:{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Orthodoxie&lt;br /&gt;
|année d'origine=1908&lt;br /&gt;
|traducteur=Lucien d’Azay&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Climats&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|ISBN=9782081220287&lt;br /&gt;
|page=164-165}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“'''Almost every contemporary proposal to bring freedom into the church is simply a proposal to bring tyranny into the world.'''”&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Orthodoxy&lt;br /&gt;
|année d'origine=1908&lt;br /&gt;
|éditeur=Faithlife Corporation&lt;br /&gt;
|collection=Lexham Classics&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9781577997894&lt;br /&gt;
|page=282}}&lt;br /&gt;
:« '''Presque toutes les tentatives contemporaines pour introduire la liberté dans l’Église ne sont que des tentatives pour introduire la tyrannie dans le monde.''' »&lt;br /&gt;
:{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Orthodoxie&lt;br /&gt;
|année d'origine=1908&lt;br /&gt;
|traducteur=Lucien d’Azay&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Climats&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|ISBN=9782081220287&lt;br /&gt;
|page=199}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“[...] there are men who will ruin themselves and ruin their civilization if they may ruin also this old fantastic tale. [...] '''Men who begin to fight the Church for the sake of freedom and humanity end by flinging away freedom and humanity if only they may fight the Church.'''”&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Orthodoxy&lt;br /&gt;
|année d'origine=1908&lt;br /&gt;
|éditeur=Faithlife Corporation&lt;br /&gt;
|collection=Lexham Classics&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9781577997894&lt;br /&gt;
|page=294}}&lt;br /&gt;
:« [...] il est des hommes qui se détruiraient et détruiraient leur civilisation s’ils pouvaient du même coup détruire ce vieux conte fantastique. [...] '''Les hommes qui se mettent à combattre l’Église au nom de la liberté et de l’humanité finissent par liquider liberté et humanité pourvu qu’ils puissent combattre l’Église'''. »&lt;br /&gt;
:{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Orthodoxie&lt;br /&gt;
|année d'origine=1908&lt;br /&gt;
|traducteur=Lucien d’Azay&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Climats&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|ISBN=9782081220287&lt;br /&gt;
|page=221}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“'''The secularists have not wrecked divine things; but the secularists have wrecked secular things, if that is any comfort to them. The Titans did not scale heaven; but they laid waste the world.'''”&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Orthodoxy&lt;br /&gt;
|année d'origine=1908&lt;br /&gt;
|éditeur=Faithlife Corporation&lt;br /&gt;
|collection=Lexham Classics&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9781577997894&lt;br /&gt;
|page=296}}&lt;br /&gt;
:« '''Les laïcs n’ont pas ravagé les choses divines ; ils ont ravagé les choses profanes, si cela peut les consoler. Les Titans n’on pas escaladé le ciel, mais ils ont saccagé le monde.''' »&lt;br /&gt;
:{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Orthodoxie&lt;br /&gt;
|année d'origine=1908&lt;br /&gt;
|traducteur=Lucien d’Azay&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Climats&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|ISBN=9782081220287&lt;br /&gt;
|page=223}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“'''The globe-trotter lives in a smaller world than the peasant. He is always breathing, an air of locality.'''”&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Heretics&lt;br /&gt;
|année d'origine=1905&lt;br /&gt;
|éditeur=Faithlife Corporation&lt;br /&gt;
|collection=Lexham Classics&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9781577997894&lt;br /&gt;
|page=}}&lt;br /&gt;
:« '''Le globe-trotter vit dans un monde plus étroit que celui du paysan. Il respire toujours une atmosphère locale.''' »&lt;br /&gt;
:{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Hérétiques&lt;br /&gt;
|année d'origine=1905&lt;br /&gt;
|traducteur=Lucien d’Azay&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Climats&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|ISBN=9782081220294&lt;br /&gt;
|page=}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“All the empires and the kingdoms have failed, because of this inherent and continual weakness, that they were founded by strong men and upon strong men. But this one thing, '''the historic Christian Church, was founded on a weak man, and for that reason it is indestructible. For no chain is stronger than its weakest link.'''”&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Heretics&lt;br /&gt;
|année d'origine=1905&lt;br /&gt;
|éditeur=Faithlife Corporation&lt;br /&gt;
|collection=Lexham Classics&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9781577997894&lt;br /&gt;
|page=33-34}}&lt;br /&gt;
:« Tous les empires et tous les royaumes se sont effondrés à cause de cette faiblesse inhérente et perpétuelle, c’est-à-dire pour avoir été fondés par des hommes forts et sur des hommes forts. Mais cette communauté, '''l’Église chrétienne, fut fondée sur un homme faible, et c’est pour cette raison qu’elle est indestructible. Car aucune chaîne n’est plus forte que son chaînon le plus faible.''' »&lt;br /&gt;
:{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Hérétiques&lt;br /&gt;
|année d'origine=1905&lt;br /&gt;
|traducteur=Lucien d’Azay&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Climats&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|ISBN=9782081220294&lt;br /&gt;
|page=62}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“There is only one thing in the modern world that has been face to face with Paganism; there is only one thing in the modern world which in that sense knows anything about Paganism: and that is Christianity. That fact is really the weak point in the whole of that hedonistic neo-Paganism of which I have spoken. All that genuinely remains of the ancient hymns or the ancient dances of Europe, all that has honestly come to us from the festivals of Phoebus or Pan, is to be found in the festivals of the Christian Church. If any one wants to hold the end of a chain which really goes back to the heathen mysteries, he had better take hold of a festoon of flowers at Easter or a string of sausages at Christmas. Everything else in the modern world is of Christian origin, even everything that seems most anti-Christian. The French Revolution is of Christian origin. The newspaper is of Christian origin. The anarchists are of Christian origin. Physical science is of Christian origin. The attack on Christianity is of Christian origin. '''There is one thing, and one thing only, in existence at the present day which can in any sense accurately be said to be of pagan origin, and that is Christianity.'''”&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Heretics&lt;br /&gt;
|année d'origine=1905&lt;br /&gt;
|éditeur=Faithlife Corporation&lt;br /&gt;
|collection=Lexham Classics&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9781577997894&lt;br /&gt;
|page=82-83}}&lt;br /&gt;
:« Il y a une seule chose dans le monde moderne qui se soit trouvée face à face avec le paganisme ; il y a une chose dans le monde moderne qui, en ce sens, sache tout du paganisme : c’est le christianisme. Ce fait est en réalité le point faible de tout ce néopaganisme hédoniste dont j’ai parlé. Tout ce qui nous reste d’authentique des anciens hymnes ou des anciennes danses de l’Europe, tout ce qui nous est sincèrement parvenu des fêtes de Phébus ou de Pan, on le retrouve dans les fêtes de l’Église chrétienne. Si quelqu’un veut tenir l’extrémité d’une chaîne qui remonte réellement aux mystères païens, il n’a qu’à saisir une guirlande de fleurs à Pâques ou un chapelet de saucisses à Noël. Tout le reste, dans le monde moderne, est d’origine chrétienne, même ce qui nous semble le plus antichrétien. La Révolution française est d’origine chrétienne. Le journal est d’origine chrétienne. Les anarchistes sont d’origine chrétienne. La science physique est d’origine chrétienne. Les attaques contre le christianisme sont d’origine chrétienne. '''Il y a une seule chose, et seulement une chose aujourd’hui, dont on puisse dire avec exactitude qu’elle est d’origine païenne dans tous les sens du terme, c’est le christianisme.''' »&lt;br /&gt;
:{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Hérétiques&lt;br /&gt;
|année d'origine=1905&lt;br /&gt;
|traducteur=Lucien d’Azay&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Climats&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|ISBN=9782081220294&lt;br /&gt;
|page=142}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“'''The modern world is filled with men who hold dogmas so strongly that they do not even know that they are dogmas.'''”&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Heretics&lt;br /&gt;
|année d'origine=1905&lt;br /&gt;
|éditeur=Faithlife Corporation&lt;br /&gt;
|collection=Lexham Classics&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|ISBN=9781577997894&lt;br /&gt;
|page=270}}&lt;br /&gt;
:« '''Le monde moderne est rempli d’hommes qui s’accrochent si fortement aux dogmes qu’ils ne savent même pas que ce sont des dogmes.''' »&lt;br /&gt;
:{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gilbert Keith Chesterton&lt;br /&gt;
|titre=Hérétiques&lt;br /&gt;
|année d'origine=1905&lt;br /&gt;
|traducteur=Lucien d’Azay&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Climats&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|ISBN=9782081220294&lt;br /&gt;
|page=270}}&lt;br /&gt;
{{Center|Gilbert Keith Chesterton 5|}}&lt;br /&gt;
{{Center|Gilbert Keith Chesterton 2|}}&lt;br /&gt;
{{Center|Gilbert Keith Chesterton|}}&lt;br /&gt;
{{Center|Gilbert Keith Chesterton 4|}}&lt;br /&gt;
{{Center|Bernard Shaw, Hilaire Belloc et Gilbert Keith Chesterton|Bernard Shaw, [[Hilaire Belloc]] et [[Gilbert Keith Chesterton]]}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Chesterton, Gilbert Keith}}&lt;br /&gt;
[[Category:Auctores]]&lt;br /&gt;
{{Footer}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Europa7</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://libertas.co/index.php?title=Discussion:Antonio_Gramsci&amp;diff=46076</id>
		<title>Discussion:Antonio Gramsci</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://libertas.co/index.php?title=Discussion:Antonio_Gramsci&amp;diff=46076"/>
		<updated>2026-08-25T23:50:10Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;« Plus l'histoire d'un pays est ancienne, plus nombreuses et pesantes sont ces couches stratifiées de paresseux et de parasites qui vivent du « patrimoine des ancêtres », de ces retraités de l'histoire économique. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Source exacte : Americanismo e fordismo (« Américanisme et fordisme »), Cahier 22 des Quaderni del carcere (Cahiers de prison), rédigé en 1934.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Europa7</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://libertas.co/index.php?title=Discussion:Ezra_Pound&amp;diff=46075</id>
		<title>Discussion:Ezra Pound</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://libertas.co/index.php?title=Discussion:Ezra_Pound&amp;diff=46075"/>
		<updated>2026-08-25T20:26:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Aucun Rothschild n'est anglais. Aucun Baruch, Morgenthau, Cohen, Lehman, Warburg, Kuhn, Kahn, Schiff, Sieff ou Solomon n'est né anglo-saxon. Et c'est pour cette saleté que vous vous battez. C'est pour cette saleté que vous avez assassiné votre Empire. C'est cette saleté qui choisit, sélectionne vos politiciens&amp;quot;. Discours radiodiffusé d'Ezra Pound, 1941.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Un jour, les restes du peuple américain commenceront à se demander quel camp avait raison&amp;quot; - Discours radiodiffusé d'Ezra Pound, 2 mars 1942.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aucun homme ne comprend un livre profond jusqu'à ce qu'il ait vu et vécu au moins une partie de son contenu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ezra Pound&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Bonjour Ferdinand / Je ne considère pas qu’il est de mon devoir de détailler les publications françaises / mais je reconnais toujours un vrai livre quand j’en vois un / quelque soit son contenu / […] Non seulement en ce qui concerne sa copia, son abondance de mots / Non seulement son contenu / Il faut lire Céline un de ces jours. Il faut que les membres actifs du public ACHETENT leurs propres copies de L’École des cadavres / il ne suffit pas de m’entendre pendant cinq minutes à la radio, ou de feuilleter une de ses œuvres chez un ami. »&lt;br /&gt;
Ezra Pound, “Si c’est cela la trahison”.&lt;br /&gt;
In Cahiers de l’Herne, 1963&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Europa7</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://libertas.co/index.php?title=Maurice_Barr%C3%A8s&amp;diff=46074</id>
		<title>Maurice Barrès</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://libertas.co/index.php?title=Maurice_Barr%C3%A8s&amp;diff=46074"/>
		<updated>2026-08-23T14:56:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Image|Maurice Barrès 2|}}&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] il est de par le monde infiniment de ces points spirituels qui ne sont pas encore révélés, pareils à ces âmes voilées dont nul n’a reconnu la grandeur. Combien de fois, au hasard d’une heureuse et profonde journée, n’avons-nous pas rencontré la lisière d’un bois, un sommet, une source, une simple prairie, qui nous commandaient de taire nos pensées et d’écouter plus profond que notre cœur ! Silence ! les dieux sont ici. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=La Colline inspirée&lt;br /&gt;
|année d'origine=1913&lt;br /&gt;
|éditeur=Émile-Paul frères&lt;br /&gt;
|année=1913&lt;br /&gt;
|page=464}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Seules les économistes libéraux orthodoxes et les socialistes collectivistes ont le droit de ne se point choquer de cette invasion des étrangers en France.''' Ils sont partisans de la liberté des échanges. Ils ne participent pas de cet illogisme du système actuel qui protège les produits du travail national et favorise les travailleurs étrangers. Économistes orthodoxes et socialistes collectivistes se rencontrent dans la même idée internationale : “La planète est un atelier”, dit M. Léon Say, approuvé par M. Guesde. Ces deux personnages suppriment en économie sociale l’idée de patrie. “Où je gagnerai le plus d’argent et où ma vie sera le plus confortable, là j’établirai ma patrie.” S’ils se séparent, c’est que M. Léon Say livre la planète à la livre concurrence des hommes, tandis que M. Guesde veut y régler leur travail. D’ailleurs, tous les coins de la planète ont les mêmes droits à leur sympathie. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Scènes et doctrines du nationalisme&lt;br /&gt;
|année d'origine=1902&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250717&lt;br /&gt;
|page=464}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''dans la civilisation moderne, les capitaux, les puissances d’argent tendent à devenir les puissances suprêmes.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Scènes et doctrines du nationalisme&lt;br /&gt;
|année d'origine=1902&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250717&lt;br /&gt;
|page=457}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On réformera la loi de naturalisation pour rendre moins accessible l’ingérence de l’étranger dans notre politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On réformera le régime propriétaire en empêchant l’étranger de posséder le sol de France et en limitant son droit d’exploitation industriel et commercial.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On assurera l’union de la race et de la terre en assurant un coin de terre insaisissable à chaque famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On protégera nos travailleurs nationaux par une loi fiscale qui frappera leurs concurrents étrangers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On donnera la liberté d’association et la décentralisation, en sorte que les groupes professionnels (syndicats) et les communes possèdent la personnalité civile. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Scènes et doctrines du nationalisme&lt;br /&gt;
|année d'origine=1902&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250717&lt;br /&gt;
|page=452}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''La question juive est liée à la question nationale. Assimilés aux Français d’origine par la Révolution, les Juifs ont conservé leurs caractères distinctifs, et, de persécutés qu’ils étaient autrefois, ils sont devenus dominateurs.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Scènes et doctrines du nationalisme&lt;br /&gt;
|année d'origine=1902&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250717&lt;br /&gt;
|page=435}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''tout haute civilisation naît d’une collectivité ordonnée.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Scènes et doctrines du nationalisme&lt;br /&gt;
|année d'origine=1902&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250717&lt;br /&gt;
|page=198}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Je n’ai pas besoin qu’on me dise pourquoi Dreyfus a trahi.''' En psychologie, il me suffit de savoir qu’il est capable de trahir et il me suffit de savoir qu’il a trahi. L’intervalle est rempli. '''Que Dreyfus est capable de trahir, je le conclus de sa race.''' [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand à ceux qui disent que Dreyfus n’est pas un traître, le tout, c’est de s’entendre. Soit ils ont raison : Dreyfus n’appartient pas à notre nation et dès lors comment la trahirait-il ? Les Juifs sont de la patrie où ils trouvent leur plus grand intérêt. Et par là on peut dire qu’un Juif n’est jamais un traître. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Scènes et doctrines du nationalisme&lt;br /&gt;
|année d'origine=1902&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250717&lt;br /&gt;
|page=164-165}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''une nation, c’est la possession en commun d’un antique cimetière et ''la volonté'' de continuer à faire valoir cet héritage indivis.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Scènes et doctrines du nationalisme&lt;br /&gt;
|année d'origine=1902&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250717&lt;br /&gt;
|page=114}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les morts ! Ah ! que serait donc un homme à ses propres yeux s’il ne représentait que soi-même ? '''Quand chacun de nous tourne la tête sur son épaule, il voit une suite indéfinie de mystères, dont les âges les plus récents s’appellent la France. Nous sommes le produit d’une collectivité qui parle en nous. Que l’influence des ancêtres soit permanente, et les fils seront énergiques et droits, la nation une.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Scènes et doctrines du nationalisme&lt;br /&gt;
|année d'origine=1902&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250717&lt;br /&gt;
|page=96}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le nationalisme, c’est de résoudre chaque question par rapport à la France. Mais comment faire, si nous n’avons pas de la France une définition et une idée communes ? »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Scènes et doctrines du nationalisme&lt;br /&gt;
|année d'origine=1902&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250717&lt;br /&gt;
|page=87}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« (Hélas ! il n’y a point de race française, mais un peuple français, une nation française, c’est-à-dire une collectivité de formation politique.) Oui, malheureusement, au regard des collectivités rivales et nécessairement ennemies dans la lutte pour la vie, la nôtre n’est point arrivée à se définir à elle-même. Nous l’avouons implicitement par ce fait que, suivant les besoins du moment, pour nos publicistes, nos écrivains, nos artistes, nous sommes tantôt Latins, tantôt Gaulois, tantôt “le soldat de l’Église”, puis la grande nation, “l’émancipatrice des peuples”. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Scènes et doctrines du nationalisme&lt;br /&gt;
|année d'origine=1902&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250717&lt;br /&gt;
|page=87}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Il est d’une haute moralité d’obéir à la loi.''' Le cas de Socrate illustre cette conception indiscutée. '''Mais je ne puis accepter que la loi à laquelle mon esprit s’identifie. Plus j’ai d’honneur en moi, plus je me révolte si la loi n’est pas la loi de ma race.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Scènes et doctrines du nationalisme&lt;br /&gt;
|année d'origine=1902&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250717&lt;br /&gt;
|page=69}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Les juifs n’ont pas de patrie au sens où nous l’entendons. Pour nous, la patrie, c’est le sol et les ancêtres, c’est la terre de nos morts. Pour eux, c’est l’endroit où ils trouvent leur plus grand intérêt.''' Leurs “intellectuels” arrivent ainsi à leur fameuse définition : “La patrie, c’est une idée.” Mais quelle idée ? Celle qui leur est la plus utile et, par exemple, l’idée que tous les hommes sont frères, que la nationalité est un préjugé à détruire, que l’honneur militaire pue le sang, qu’il faut désarmer (et ne laisser d’autre force que l’argent), etc. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Scènes et doctrines du nationalisme&lt;br /&gt;
|année d'origine=1902&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250717&lt;br /&gt;
|page=69}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Ce kantisme de nos classes prétend régler l’homme universel, l’homme abstrait, sans tenir compte des différences individuelles. Il tend à former nos jeunes lorrains, provençaux, bretons, parisiens de cette année d’après un homme abstrait, idéal, identique partout à lui-même''', tandis que nous aurions besoin d’hommes racinés solidement dans notre sol, dans notre histoire, dans la conscience nationale, et adaptés aux nécessités françaises de cette date-ci. La philosophie qu’enseigne l’État est responsable en première ligne si des personnes croient intellectuel de mépriser l’inconscient national et de faire fonctionner l’intelligence dans l’abstrait pur, hors du plan des réalités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un verbalisme qui écarte l’enfant de toute réalité, un kantisme qui le déracine de la terre de ses morts, une surproduction de diplômés qui crée ce que nous avons appelé, d’après Bismarck, “un prolétariat de bacheliers”, voilà ce que nous avons reproché à l’Université, voilà ce qui fait de son produit, l’“intellectuel”, un ennemi de la société. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Scènes et doctrines du nationalisme&lt;br /&gt;
|année d'origine=1902&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250717&lt;br /&gt;
|page=62}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il ne faut point se plaindre du mouvement antisémite dans l’instant où l’on constate la puissance énorme de la nationalité juive qui menace de “chambardement” l’État français.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est ce que n’entendront jamais, je le crois bien, les théoriciens de l’Université ivres d’un kantisme malsain. Ils répètent comme notre Bouteiller : “Je dois ''toujours'' agir de telle sorte que je puisse vouloir que mon action serve de règle ''universelle''.” Nullement, messieurs, laissez ces grands mots de ''toujours'' et d’''universelle'' et puisque vous êtes Français, préoccupez-vous d’agir selon l’intérêt français à cette date. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Scènes et doctrines du nationalisme&lt;br /&gt;
|année d'origine=1902&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250717&lt;br /&gt;
|page=38}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Il n’y a pas même de liberté de penser. Je ne puis vivre que selon mes morts. Eux et ma terre me commandent une certaine activité.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Scènes et doctrines du nationalisme&lt;br /&gt;
|année d'origine=1902&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250717&lt;br /&gt;
|page=16}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« ''Un nationaliste, c’est un Français qui a pris conscience de sa formation. Nationalisme est acceptation d’un déterminisme.'' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Scènes et doctrines du nationalisme&lt;br /&gt;
|année d'origine=1902&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250717&lt;br /&gt;
|page=13}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Nationalisme, régionalisme trop souvent demeurent des théories. Je les ferai sentir non point comme des doctrines mais comme des biographies, nos biographies à nous tous Français.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Scènes et doctrines du nationalisme&lt;br /&gt;
|année d'origine=1902&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250717&lt;br /&gt;
|page=12}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''''la plante humaine ne pousse vigoureuse et féconde qu’autant qu’elle demeure soumise aux conditions qui formèrent et maintinrent son espèce durant des siècles'''''. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Leurs figures&lt;br /&gt;
|année d'origine=1902&lt;br /&gt;
|éditeur=Nelson&lt;br /&gt;
|année=1902&lt;br /&gt;
|page=288-289}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Cette voix des ancêtres, cette leçon de la terre que Metz sait si bien nous faire entendre, rien ne vaut davantage pour former la conscience d'un peuple. '''La terre nous donne une discipline, et nous sommes le prolongement des ancêtres. Voilà sur quelle réalité nous devons nous fonder.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Que serait donc un homme à ses propres yeux, s’il ne représentait que soi-même ? Quand chacun de nous tourne la tête sur son épaule, il voit une suite indéfinie de mystères, dont les âges les plus récents s’appellent la France. Nous sommes le produit d’une collectivité qui parle en nous. Que l’influence des ancêtres soit permanente, et les fils seront énergiques et droits, la nation une. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Maurice Barrès, ''La Terre et les Morts'' (10 mars 1899)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''On ne fait pas l’union sur des idées, tant qu’elles demeurent des raisonnements ; il faut qu’elles soient doublées de leur force sentimentale.''' À la racine de tout, il y a un état de sensibilité. On s’efforcerait vainement d’établir la vérité par la raison seule, puisque l’intelligence peut toujours trouver un nouveau motif de remettre les choses en question. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Maurice Barrès, ''La Terre et les Morts'' (10 mars 1899)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] nous, Lorrains, nous ne sommes pas Français, parce que la France est la fille “ainée de l’Église” ni parce qu’elle a fourni au monde la “Déclaration des droits de l’Homme”, nous n’avons pas adhéré à la patrie comme à un esprit, comme à un ensemble de principes. En fait, nous sommes venus à la France parce que nous avions besoin d’ordre et de paix et que nous ne pouvions en trouver ailleurs. Notre patriotisme n’a rien d’idéaliste, de philosophique ; nos pères étaient fort réalistes. Et pourtant il est bien exact que nous tendions vers la France plutôt que vers l’Allemagne, parce que celle-là est une nation catholique, et c’est encore vrai que les conquêtes civiles de la Révolution et les gloires militaires de l’Empire ont gagné le cœur de notre population. Ainsi, notre patriotisme est fait de tous les éléments que les dialecticiens s’efforcent de maintenir séparés et en opposition. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Maurice Barrès, ''La Terre et les Morts'' (10 mars 1899)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Hélas ! il n’y a point de race française, mais un peuple français, une nation française, c’est-à-dire une collectivité de formation politique ; et malheureusement, au regard des collectivités rivales et nécessairement ennemies dans la lutte pour la vie, la nôtre n’est point arrivée à se définir à elle-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous l’avouons implicitement par ce fait que, suivant les besoins du moment, pour nos publicistes, nos écrivains, nos artistes, nous sommes tantôt Latins, tantôt Gaulois, tantôt “le soldat de l’Église”, puis la grande nation, “l’émancipatrice des peuples”. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Maurice Barrès, ''La Terre et les Morts'' (10 mars 1899)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Cette foule où chacun porte en soi, appropriée à sa nature, une image de Hugo, conduit sa cendre de l’Arc de Triomphe au Panthéon. Chemin sans pareil ! Qui ne donnerait sa vie pour le parcourir cadavre ! Il va à l’ossuaire des grands hommes : — au caveau national et aux bibliothèques. — Ici, une fille légendaire sauva Paris, écarta les Barbares : c’est un même office qu’ont à perpétuer les écoles de la Montagne ; elles ont toujours à sauver la France, en lui donnant un principe d’action. Ici la jeunesse hérite de la tradition nationale et, en même temps, s’initie à l’état de la vérité dans le monde, aux efforts actuels de tous les peuples vers plus de civilisation. C’est ici, depuis les bégaiements du XIIe siècle, que se sont composées les formules où notre race a pris conscience et a donné communication au monde des bonnes choses qui lui sont propres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains esprits sont ainsi faits que deux points les émeuvent dans Paris : — l’Arc de Triomphe, qui maintient notre rang devant l’étranger, qui rappelle comment nous donnâmes aux peuples, distribuâmes à domicile les idées françaises, les “franchises de l’humanité”, — et cette colline Sainte-Geneviève, dont les pentes portent la Sorbonne, les vieux collèges, les savantes ruelles des étudiants. L’Arc de Triomphe, c’est le signe de notre juste orgueil ; le Panthéon, le laboratoire de notre bienfaisance : orgueil de la France devant l’univers ; bienfaisance de la France envers l’univers. Le même vent qui passe et repasse sous la voûte triomphale court aussi sans trêve le long des murs immenses du Panthéon, c’est l’âme, le souffle des hauts lieux : nul n’approche le mont de l’Étoile, le mont Sainte-Geneviève qui n’en frémisse, et pour les plus dignes, ce sera le moteur d’une grande et durable activité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l’Étoile au Panthéon, Victor Hugo, escorté par tous, s’avance. De l’orgueil de la France il va au cœur de la France. C’est le génie de notre race qui se refoule en elle-même : après qu’il s’est répandu dans le monde, il revient à son centre ; il va s’ajouter à la masse qui constitue notre tradition. De l’Arc où le Poète fut l’hôte du César, nous l’accompagnons à l’Arche insubmersible où toutes les sortes de mérite se transforment en pensée pour devenir un nouvel excitant de l’énergie française. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Les Déracinés&lt;br /&gt;
|année d'origine=1897&lt;br /&gt;
|éditeur=Bartillat&lt;br /&gt;
|collection=Omnia&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|page=343-344}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La religion. — Si l’on veut, nous possédons la catholique, la protestante et la juive ; mais, à voir de plus haut, la France est divisée entre deux religions qui se contredisent violemment, et chacune impose à ses adeptes de ruiner l’autre. L’ancienne est fondée sur la révélation ; '''la nouvelle s’accorde avec la méthode scientifique et nous promet par elle, sous le nom de progrès nécessaire et indéfini, cet avenir de paix et d’amour dont tous les prophètes ont l’esprit halluciné.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Les Déracinés&lt;br /&gt;
|année d'origine=1897&lt;br /&gt;
|éditeur=Bartillat&lt;br /&gt;
|collection=Omnia&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|page=180}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le mépris de l’individu a de l’allure, mais nulle fécondité [...]. [...] pour que les hommes aient de l’âme, un bon moyen, c’est que le chef leur en prête. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Les Déracinés&lt;br /&gt;
|année d'origine=1897&lt;br /&gt;
|éditeur=Bartillat&lt;br /&gt;
|collection=Omnia&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|page=127}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''À manier la matière électorale, on perd toute illusion''' [...]. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Les Déracinés&lt;br /&gt;
|année d'origine=1897&lt;br /&gt;
|éditeur=Bartillat&lt;br /&gt;
|collection=Omnia&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|page=101}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Déraciner ces enfants, les détacher du sol et du groupe social où tout les relie, pour les placer hors de leurs préjugés dans la raison abstraite, comment cela le gênerait-il, lui qui n’a pas de sol, ni de société, ni, pense-t-il, de préjugés ? »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Les Déracinés&lt;br /&gt;
|année d'origine=1897&lt;br /&gt;
|éditeur=Bartillat&lt;br /&gt;
|collection=Omnia&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|page=24}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Pour chaque être, il existe une sorte d’activité où il serait utile à la société, en même temps qu’il y trouverait son bonheur.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=L’Ennemi des Lois&lt;br /&gt;
|année d'origine=1893&lt;br /&gt;
|éditeur=Perrin&lt;br /&gt;
|année=1893&lt;br /&gt;
|page=97}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''L’âme qui habite aujourd’hui en moi est faite des parcelles qui survécurent à des milliers de morts''' [...]. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Un homme libre&lt;br /&gt;
|année d'origine=1889&lt;br /&gt;
|éditeur=Perrin&lt;br /&gt;
|année=1889&lt;br /&gt;
|page=223}}&lt;br /&gt;
{{Center|Maurice Barrès 6|}}&lt;br /&gt;
{{Center|Maurice Barrès 3|}}&lt;br /&gt;
{{Center|Maurice Barrès|}}&lt;br /&gt;
{{Center|Maurice Barrès 4|}}&lt;br /&gt;
{{Center|Maurice Barrès 2|}}&lt;br /&gt;
{{Center|Maurice Barrès 5|}}&lt;br /&gt;
{{Center|Maurice Barrès et Gabrielle d’Annunzio|}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Affiliation|https://kontrekulture.com/produit/scenes-et-doctrines-du-nationalisme-livre-numerique/&amp;amp;#63;asv&amp;amp;#61;7|https://cdn.kontrekulture.com/wp-content/uploads/20200626231207/scenes-et-doctrines-du-nationalisme-300x300.png}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Barres, Maurice}}&lt;br /&gt;
[[Category:Auctores]]&lt;br /&gt;
{{Footer}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Europa7</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://libertas.co/index.php?title=Maurice_Barr%C3%A8s&amp;diff=46073</id>
		<title>Maurice Barrès</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://libertas.co/index.php?title=Maurice_Barr%C3%A8s&amp;diff=46073"/>
		<updated>2026-08-23T14:54:55Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : /* Bibliographie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Image|Maurice Barrès 2|}}&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] il est de par le monde infiniment de ces points spirituels qui ne sont pas encore révélés, pareils à ces âmes voilées dont nul n’a reconnu la grandeur. Combien de fois, au hasard d’une heureuse et profonde journée, n’avons-nous pas rencontré la lisière d’un bois, un sommet, une source, une simple prairie, qui nous commandaient de taire nos pensées et d’écouter plus profond que notre cœur ! Silence ! les dieux sont ici. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=La Colline inspirée&lt;br /&gt;
|année d'origine=1913&lt;br /&gt;
|éditeur=Émile-Paul frères&lt;br /&gt;
|année=1913&lt;br /&gt;
|page=464}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Seules les économistes libéraux orthodoxes et les socialistes collectivistes ont le droit de ne se point choquer de cette invasion des étrangers en France.''' Ils sont partisans de la liberté des échanges. Ils ne participent pas de cet illogisme du système actuel qui protège les produits du travail national et favorise les travailleurs étrangers. Économistes orthodoxes et socialistes collectivistes se rencontrent dans la même idée internationale : “La planète est un atelier”, dit M. Léon Say, approuvé par M. Guesde. Ces deux personnages suppriment en économie sociale l’idée de patrie. “Où je gagnerai le plus d’argent et où ma vie sera le plus confortable, là j’établirai ma patrie.” S’ils se séparent, c’est que M. Léon Say livre la planète à la livre concurrence des hommes, tandis que M. Guesde veut y régler leur travail. D’ailleurs, tous les coins de la planète ont les mêmes droits à leur sympathie. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Scènes et doctrines du nationalisme&lt;br /&gt;
|année d'origine=1902&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250717&lt;br /&gt;
|page=464}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''dans la civilisation moderne, les capitaux, les puissances d’argent tendent à devenir les puissances suprêmes.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Scènes et doctrines du nationalisme&lt;br /&gt;
|année d'origine=1902&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250717&lt;br /&gt;
|page=457}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On réformera la loi de naturalisation pour rendre moins accessible l’ingérence de l’étranger dans notre politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On réformera le régime propriétaire en empêchant l’étranger de posséder le sol de France et en limitant son droit d’exploitation industriel et commercial.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On assurera l’union de la race et de la terre en assurant un coin de terre insaisissable à chaque famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On protégera nos travailleurs nationaux par une loi fiscale qui frappera leurs concurrents étrangers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On donnera la liberté d’association et la décentralisation, en sorte que les groupes professionnels (syndicats) et les communes possèdent la personnalité civile. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Scènes et doctrines du nationalisme&lt;br /&gt;
|année d'origine=1902&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250717&lt;br /&gt;
|page=452}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''La question juive est liée à la question nationale. Assimilés aux Français d’origine par la Révolution, les Juifs ont conservé leurs caractères distinctifs, et, de persécutés qu’ils étaient autrefois, ils sont devenus dominateurs.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Scènes et doctrines du nationalisme&lt;br /&gt;
|année d'origine=1902&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250717&lt;br /&gt;
|page=435}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''tout haute civilisation naît d’une collectivité ordonnée.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Scènes et doctrines du nationalisme&lt;br /&gt;
|année d'origine=1902&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250717&lt;br /&gt;
|page=198}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Je n’ai pas besoin qu’on me dise pourquoi Dreyfus a trahi.''' En psychologie, il me suffit de savoir qu’il est capable de trahir et il me suffit de savoir qu’il a trahi. L’intervalle est rempli. '''Que Dreyfus est capable de trahir, je le conclus de sa race.''' [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand à ceux qui disent que Dreyfus n’est pas un traître, le tout, c’est de s’entendre. Soit ils ont raison : Dreyfus n’appartient pas à notre nation et dès lors comment la trahirait-il ? Les Juifs sont de la patrie où ils trouvent leur plus grand intérêt. Et par là on peut dire qu’un Juif n’est jamais un traître. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Scènes et doctrines du nationalisme&lt;br /&gt;
|année d'origine=1902&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250717&lt;br /&gt;
|page=164-165}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''une nation, c’est la possession en commun d’un antique cimetière et ''la volonté'' de continuer à faire valoir cet héritage indivis.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Scènes et doctrines du nationalisme&lt;br /&gt;
|année d'origine=1902&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250717&lt;br /&gt;
|page=114}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les morts ! Ah ! que serait donc un homme à ses propres yeux s’il ne représentait que soi-même ? '''Quand chacun de nous tourne la tête sur son épaule, il voit une suite indéfinie de mystères, dont les âges les plus récents s’appellent la France. Nous sommes le produit d’une collectivité qui parle en nous. Que l’influence des ancêtres soit permanente, et les fils seront énergiques et droits, la nation une.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Scènes et doctrines du nationalisme&lt;br /&gt;
|année d'origine=1902&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250717&lt;br /&gt;
|page=96}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le nationalisme, c’est de résoudre chaque question par rapport à la France. Mais comment faire, si nous n’avons pas de la France une définition et une idée communes ? »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Scènes et doctrines du nationalisme&lt;br /&gt;
|année d'origine=1902&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250717&lt;br /&gt;
|page=87}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« (Hélas ! il n’y a point de race française, mais un peuple français, une nation française, c’est-à-dire une collectivité de formation politique.) Oui, malheureusement, au regard des collectivités rivales et nécessairement ennemies dans la lutte pour la vie, la nôtre n’est point arrivée à se définir à elle-même. Nous l’avouons implicitement par ce fait que, suivant les besoins du moment, pour nos publicistes, nos écrivains, nos artistes, nous sommes tantôt Latins, tantôt Gaulois, tantôt “le soldat de l’Église”, puis la grande nation, “l’émancipatrice des peuples”. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Scènes et doctrines du nationalisme&lt;br /&gt;
|année d'origine=1902&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250717&lt;br /&gt;
|page=87}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Il est d’une haute moralité d’obéir à la loi.''' Le cas de Socrate illustre cette conception indiscutée. '''Mais je ne puis accepter que la loi à laquelle mon esprit s’identifie. Plus j’ai d’honneur en moi, plus je me révolte si la loi n’est pas la loi de ma race.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Scènes et doctrines du nationalisme&lt;br /&gt;
|année d'origine=1902&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250717&lt;br /&gt;
|page=69}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Les juifs n’ont pas de patrie au sens où nous l’entendons. Pour nous, la patrie, c’est le sol et les ancêtres, c’est la terre de nos morts. Pour eux, c’est l’endroit où ils trouvent leur plus grand intérêt.''' Leurs “intellectuels” arrivent ainsi à leur fameuse définition : “La patrie, c’est une idée.” Mais quelle idée ? Celle qui leur est la plus utile et, par exemple, l’idée que tous les hommes sont frères, que la nationalité est un préjugé à détruire, que l’honneur militaire pue le sang, qu’il faut désarmer (et ne laisser d’autre force que l’argent), etc. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Scènes et doctrines du nationalisme&lt;br /&gt;
|année d'origine=1902&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250717&lt;br /&gt;
|page=69}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Ce kantisme de nos classes prétend régler l’homme universel, l’homme abstrait, sans tenir compte des différences individuelles. Il tend à former nos jeunes lorrains, provençaux, bretons, parisiens de cette année d’après un homme abstrait, idéal, identique partout à lui-même''', tandis que nous aurions besoin d’hommes racinés solidement dans notre sol, dans notre histoire, dans la conscience nationale, et adaptés aux nécessités françaises de cette date-ci. La philosophie qu’enseigne l’État est responsable en première ligne si des personnes croient intellectuel de mépriser l’inconscient national et de faire fonctionner l’intelligence dans l’abstrait pur, hors du plan des réalités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un verbalisme qui écarte l’enfant de toute réalité, un kantisme qui le déracine de la terre de ses morts, une surproduction de diplômés qui crée ce que nous avons appelé, d’après Bismarck, “un prolétariat de bacheliers”, voilà ce que nous avons reproché à l’Université, voilà ce qui fait de son produit, l’“intellectuel”, un ennemi de la société. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Scènes et doctrines du nationalisme&lt;br /&gt;
|année d'origine=1902&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250717&lt;br /&gt;
|page=62}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il ne faut point se plaindre du mouvement antisémite dans l’instant où l’on constate la puissance énorme de la nationalité juive qui menace de “chambardement” l’État français.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est ce que n’entendront jamais, je le crois bien, les théoriciens de l’Université ivres d’un kantisme malsain. Ils répètent comme notre Bouteiller : “Je dois ''toujours'' agir de telle sorte que je puisse vouloir que mon action serve de règle ''universelle''.” Nullement, messieurs, laissez ces grands mots de ''toujours'' et d’''universelle'' et puisque vous êtes Français, préoccupez-vous d’agir selon l’intérêt français à cette date. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Scènes et doctrines du nationalisme&lt;br /&gt;
|année d'origine=1902&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250717&lt;br /&gt;
|page=38}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Il n’y a pas même de liberté de penser. Je ne puis vivre que selon mes morts. Eux et ma terre me commandent une certaine activité.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Scènes et doctrines du nationalisme&lt;br /&gt;
|année d'origine=1902&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250717&lt;br /&gt;
|page=16}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« ''Un nationaliste, c’est un Français qui a pris conscience de sa formation. Nationalisme est acceptation d’un déterminisme.'' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Scènes et doctrines du nationalisme&lt;br /&gt;
|année d'origine=1902&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250717&lt;br /&gt;
|page=13}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Nationalisme, régionalisme trop souvent demeurent des théories. Je les ferai sentir non point comme des doctrines mais comme des biographies, nos biographies à nous tous Français.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Scènes et doctrines du nationalisme&lt;br /&gt;
|année d'origine=1902&lt;br /&gt;
|éditeur=Kontre Kulture&lt;br /&gt;
|année=2015&lt;br /&gt;
|ISBN=9782367250717&lt;br /&gt;
|page=12}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''''la plante humaine ne pousse vigoureuse et féconde qu’autant qu’elle demeure soumise aux conditions qui formèrent et maintinrent son espèce durant des siècles'''''. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Leurs figures&lt;br /&gt;
|année d'origine=1902&lt;br /&gt;
|éditeur=Nelson&lt;br /&gt;
|année=1902&lt;br /&gt;
|page=288-289}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Cette voix des ancêtres, cette leçon de la terre que Metz sait si bien nous faire entendre, rien ne vaut davantage pour former la conscience d'un peuple. '''La terre nous donne une discipline, et nous sommes le prolongement des ancêtres. Voilà sur quelle réalité nous devons nous fonder.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Que serait donc un homme à ses propres yeux, s’il ne représentait que soi-même ? Quand chacun de nous tourne la tête sur son épaule, il voit une suite indéfinie de mystères, dont les âges les plus récents s’appellent la France. Nous sommes le produit d’une collectivité qui parle en nous. Que l’influence des ancêtres soit permanente, et les fils seront énergiques et droits, la nation une. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Maurice Barrès, ''La Terre et les Morts'' (10 mars 1899)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''On ne fait pas l’union sur des idées, tant qu’elles demeurent des raisonnements ; il faut qu’elles soient doublées de leur force sentimentale.''' À la racine de tout, il y a un état de sensibilité. On s’efforcerait vainement d’établir la vérité par la raison seule, puisque l’intelligence peut toujours trouver un nouveau motif de remettre les choses en question. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Maurice Barrès, ''La Terre et les Morts'' (10 mars 1899)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] nous, Lorrains, nous ne sommes pas Français, parce que la France est la fille “ainée de l’Église” ni parce qu’elle a fourni au monde la “Déclaration des droits de l’Homme”, nous n’avons pas adhéré à la patrie comme à un esprit, comme à un ensemble de principes. En fait, nous sommes venus à la France parce que nous avions besoin d’ordre et de paix et que nous ne pouvions en trouver ailleurs. Notre patriotisme n’a rien d’idéaliste, de philosophique ; nos pères étaient fort réalistes. Et pourtant il est bien exact que nous tendions vers la France plutôt que vers l’Allemagne, parce que celle-là est une nation catholique, et c’est encore vrai que les conquêtes civiles de la Révolution et les gloires militaires de l’Empire ont gagné le cœur de notre population. Ainsi, notre patriotisme est fait de tous les éléments que les dialecticiens s’efforcent de maintenir séparés et en opposition. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Maurice Barrès, ''La Terre et les Morts'' (10 mars 1899)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Hélas ! il n’y a point de race française, mais un peuple français, une nation française, c’est-à-dire une collectivité de formation politique ; et malheureusement, au regard des collectivités rivales et nécessairement ennemies dans la lutte pour la vie, la nôtre n’est point arrivée à se définir à elle-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous l’avouons implicitement par ce fait que, suivant les besoins du moment, pour nos publicistes, nos écrivains, nos artistes, nous sommes tantôt Latins, tantôt Gaulois, tantôt “le soldat de l’Église”, puis la grande nation, “l’émancipatrice des peuples”. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Maurice Barrès, ''La Terre et les Morts'' (10 mars 1899)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Cette foule où chacun porte en soi, appropriée à sa nature, une image de Hugo, conduit sa cendre de l’Arc de Triomphe au Panthéon. Chemin sans pareil ! Qui ne donnerait sa vie pour le parcourir cadavre ! Il va à l’ossuaire des grands hommes : — au caveau national et aux bibliothèques. — Ici, une fille légendaire sauva Paris, écarta les Barbares : c’est un même office qu’ont à perpétuer les écoles de la Montagne ; elles ont toujours à sauver la France, en lui donnant un principe d’action. Ici la jeunesse hérite de la tradition nationale et, en même temps, s’initie à l’état de la vérité dans le monde, aux efforts actuels de tous les peuples vers plus de civilisation. C’est ici, depuis les bégaiements du XIIe siècle, que se sont composées les formules où notre race a pris conscience et a donné communication au monde des bonnes choses qui lui sont propres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains esprits sont ainsi faits que deux points les émeuvent dans Paris : — l’Arc de Triomphe, qui maintient notre rang devant l’étranger, qui rappelle comment nous donnâmes aux peuples, distribuâmes à domicile les idées françaises, les “franchises de l’humanité”, — et cette colline Sainte-Geneviève, dont les pentes portent la Sorbonne, les vieux collèges, les savantes ruelles des étudiants. L’Arc de Triomphe, c’est le signe de notre juste orgueil ; le Panthéon, le laboratoire de notre bienfaisance : orgueil de la France devant l’univers ; bienfaisance de la France envers l’univers. Le même vent qui passe et repasse sous la voûte triomphale court aussi sans trêve le long des murs immenses du Panthéon, c’est l’âme, le souffle des hauts lieux : nul n’approche le mont de l’Étoile, le mont Sainte-Geneviève qui n’en frémisse, et pour les plus dignes, ce sera le moteur d’une grande et durable activité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l’Étoile au Panthéon, Victor Hugo, escorté par tous, s’avance. De l’orgueil de la France il va au cœur de la France. C’est le génie de notre race qui se refoule en elle-même : après qu’il s’est répandu dans le monde, il revient à son centre ; il va s’ajouter à la masse qui constitue notre tradition. De l’Arc où le Poète fut l’hôte du César, nous l’accompagnons à l’Arche insubmersible où toutes les sortes de mérite se transforment en pensée pour devenir un nouvel excitant de l’énergie française. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Les Déracinés&lt;br /&gt;
|année d'origine=1897&lt;br /&gt;
|éditeur=Bartillat&lt;br /&gt;
|collection=Omnia&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|page=343-344}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La religion. — Si l’on veut, nous possédons la catholique, la protestante et la juive ; mais, à voir de plus haut, la France est divisée entre deux religions qui se contredisent violemment, et chacune impose à ses adeptes de ruiner l’autre. L’ancienne est fondée sur la révélation ; '''la nouvelle s’accorde avec la méthode scientifique et nous promet par elle, sous le nom de progrès nécessaire et indéfini, cet avenir de paix et d’amour dont tous les prophètes ont l’esprit halluciné.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Les Déracinés&lt;br /&gt;
|année d'origine=1897&lt;br /&gt;
|éditeur=Bartillat&lt;br /&gt;
|collection=Omnia&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|page=180}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le mépris de l’individu a de l’allure, mais nulle fécondité [...]. [...] pour que les hommes aient de l’âme, un bon moyen, c’est que le chef leur en prête. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Les Déracinés&lt;br /&gt;
|année d'origine=1897&lt;br /&gt;
|éditeur=Bartillat&lt;br /&gt;
|collection=Omnia&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|page=127}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''À manier la matière électorale, on perd toute illusion''' [...]. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Les Déracinés&lt;br /&gt;
|année d'origine=1897&lt;br /&gt;
|éditeur=Bartillat&lt;br /&gt;
|collection=Omnia&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|page=101}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Déraciner ces enfants, les détacher du sol et du groupe social où tout les relie, pour les placer hors de leurs préjugés dans la raison abstraite, comment cela le gênerait-il, lui qui n’a pas de sol, ni de société, ni, pense-t-il, de préjugés ? »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Les Déracinés&lt;br /&gt;
|année d'origine=1897&lt;br /&gt;
|éditeur=Bartillat&lt;br /&gt;
|collection=Omnia&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|page=24}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Pour chaque être, il existe une sorte d’activité où il serait utile à la société, en même temps qu’il y trouverait son bonheur.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=L’Ennemi des Lois&lt;br /&gt;
|année d'origine=1893&lt;br /&gt;
|éditeur=Perrin&lt;br /&gt;
|année=1893&lt;br /&gt;
|page=97}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''L’âme qui habite aujourd’hui en moi est faite des parcelles qui survécurent à des milliers de morts''' [...]. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Maurice Barrès&lt;br /&gt;
|titre=Un homme libre&lt;br /&gt;
|année d'origine=1889&lt;br /&gt;
|éditeur=Perrin&lt;br /&gt;
|année=1889&lt;br /&gt;
|page=223}}&lt;br /&gt;
{{Center|Maurice Barrès 6|}}&lt;br /&gt;
{{Center|Maurice Barrès 3|}}&lt;br /&gt;
{{Center|Maurice Barrès|}}&lt;br /&gt;
{{Center|Maurice Barrès 4|}}&lt;br /&gt;
{{Center|Maurice Barrès 5|}}&lt;br /&gt;
{{Center|Maurice Barrès 5|}}&lt;br /&gt;
{{Center|Maurice Barrès et Gabrielle d’Annunzio|}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Affiliation|https://kontrekulture.com/produit/scenes-et-doctrines-du-nationalisme-livre-numerique/&amp;amp;#63;asv&amp;amp;#61;7|https://cdn.kontrekulture.com/wp-content/uploads/20200626231207/scenes-et-doctrines-du-nationalisme-300x300.png}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Barres, Maurice}}&lt;br /&gt;
[[Category:Auctores]]&lt;br /&gt;
{{Footer}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Europa7</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://libertas.co/index.php?title=Louis-Ferdinand_C%C3%A9line&amp;diff=46072</id>
		<title>Louis-Ferdinand Céline</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://libertas.co/index.php?title=Louis-Ferdinand_C%C3%A9line&amp;diff=46072"/>
		<updated>2026-08-22T23:58:26Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Image|Louis-Ferdinand Céline|}}&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La révolution... mais nous y assistons tous les jours... la seule, la vraie révolution, c’est le facteur nègre qui saute la bonne... dans quelques générations, la France sera métissée complètement, et nos mots ne voudront plus rien dire... que ça plaise ou pas, '''l’homme blanc est mort à Stalingrad'''. »&lt;br /&gt;
{{Réf Article&lt;br /&gt;
|titre=Mon ami Céline&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline cité par Pierre Duverger&lt;br /&gt;
|publication=Magazine littéraire&lt;br /&gt;
|date=mars 1967&lt;br /&gt;
|page=36}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le monde est parti pour des guerres de plus en plus féroces qui ne sont pas près de finir, après cette guerre civile entre blancs, ce sera la guerre des races... la vraie... la définitive. »&lt;br /&gt;
{{Réf Article&lt;br /&gt;
|titre=Mon ami Céline&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline cité par Pierre Duverger&lt;br /&gt;
|publication=Magazine littéraire&lt;br /&gt;
|date=mars 1967&lt;br /&gt;
|page=35}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“Sex! That’s [what] all the fight is about everybody wants to eat everybody else. That is why they are afraid of the Blacks. He is strong! Full of strength! He will take over. That is why they are afraid of him it is his time now, there are too many of them, he is showing his muscle the white man is afraid he is soft. He has been too long on top the smell stinks to the roof, and the Black, he feels it, he smells it, and he is waiting for the take-over it won’t be long now.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''It is time for the yellow color the black and the white will mix and the yellow will dominate, that’s all.''' It is a biological fact, when black and white mix the yellow comes out strongest, that is the only thing '''in two hundred years someone will look at a statue of a white man and ask if such a strange thing ever existed''' someone will answer, 'No, it must have been painted on.'&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
That is the answer! The white man is a thing of the past he is already finished, extinct! It is time for something new. They all talk here, but they know nothing let them go over there and then talk, it is another song there, I was in Africa, I know what it is, it’s very strong, they know where they are going the white man buried his head too long in the womb he let the church corrupt him, everybody was taken in you’re not allowed to say anything like that the Pope is watching, be careful say nothing! heaven forbid NO! It is a sin you’ll be crucified keep it still be quiet be a nice dog don’t bark don’t bite here is your pap shut up!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
There is nothing inside them they are like bulls, wave something to distract them; tits, patriotism, the church, anything in fact, and they will jump. It doesn’t take much, it is very easy they want always to be distracted nothing matters life is very easy.”&lt;br /&gt;
{{Réf Article&lt;br /&gt;
|langue=en&lt;br /&gt;
|titre=A Talk with L.-F. Céline&lt;br /&gt;
|auteur=Robert Stromberg&lt;br /&gt;
|publication=Evergreen Review&lt;br /&gt;
|numéro=19&lt;br /&gt;
|date=juillet-août 1961&lt;br /&gt;
|vol=V&lt;br /&gt;
|page=102-107&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
:« Sexe ! C’est pour ça qu’on se bat... chacun veut manger l’autre. C’est pour cela qu’ils redoutent les Noirs. Le Noir est fort ! Plein de force ! Il prendra le dessus. C’est pour cela qu’ils le redoutent... c’est le moment maintenant, ils sont trop nombreux, il montre ses muscles... le Blanc est effrayé... Il est mou. Il a été trop longtemps tout en haut... l’odeur pue sur le toit, et le Noir, il la perçoit, il la sent, et il attend de prendre le dessus... ça ne sera plus long maintenant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:'''C’est l’époque du Jaune... le Noir et le Blanc vont se mélanger et le Jaune va dominer, c’est tout.''' C’est un fait biologique, quand le Noir et le Blanc se mélangent, c’est le Jaune qui sort gagnant c’est tout... '''dans deux cents ans quelqu’un regardera une statue d’homme blanc et demandera si quelque chose d’aussi bizarre a jamais existé...''' quelqu’un répondra : non, ça doit être de la peinture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Voilà la réponse ! L’homme blanc est une chose du passé... il est déjà fini, éteint ! Quelque chose de nouveau va venir. Ils parlent tous ici, mais ils ne savent rien... qu’ils aillent là-bas et parlent ensuite... c’est une autre chanson là-bas, j’ai été en Afrique, je sais ce que c’est, ils sont forts, ils savent où ils vont... l’homme blanc s’est trop longtemps mis la tête sous l’aile, il a laissé l’Église le corrompre, tout le monde était pris... vous n’aviez pas le droit de dire quelque chose comme ça... le pape surveille, fais attention, ne dis rien ! Dieu interdit... Non, c’est un péché... tu vas être crucifié... reste tranquille... ne bouge pas, sois un bon chien... n’aboie pas... ne mords pas... voilà ta pâtée... ta gueule !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ils n’ont rien en eux... ils sont comme des taureaux... pour les distraire, vous n’avez qu’à agiter quelque chose : des nichons, le patriotisme, l’Église... n’importe quoi en fait, ils sauteront. Il n’y a pas besoin de grand-chose, c’est facile... ils veulent toujours être distraits, rien n’a d’importance... la vie est très facile.&lt;br /&gt;
:{{Réf Article&lt;br /&gt;
|langue=fr&lt;br /&gt;
|titre=A Talk with L.-F. Céline&lt;br /&gt;
|auteur=Robert Stromberg&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Godard&lt;br /&gt;
|publication=Evergreen Review&lt;br /&gt;
|numéro=19&lt;br /&gt;
|date=juillet-août 1961&lt;br /&gt;
|vol=V&lt;br /&gt;
|page=102-107}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La chute de Stalingrad c’est la fin de l’Europe. Il y a eu un cataclysme. L’épicentre c’était Stalingrad. Là on peut dire que c’était fini et bien fini, la civilisation des Blancs. Alors tout ça, ça a fait du bruit, des bouillonnements, des fusées, des cataractes. J’étais dedans… j’en ai profité. J’ai utilisé cette matière, je la vends. Évidemment je me suis mêlé d’histoires — les histoires juives — qui ne me regardaient pas, je n’avais rien à en faire. Je les ai quand même racontées… à ma manière. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Louis-Ferdinand Céline, Entretien avec Claude Sarraute, ''Le Monde'', juin 1960&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Rabelais a vraiment voulu une langue extraordinaire et riche. Mais les autres, tous, ils l’ont émasculée cette langue, pour la rendre duhamélienne, giralducienne et mauriacienne. Ainsi, aujourd’hui, écrire bien, c’est écrire comme Amyot, mais ça, c’est jamais qu’une langue de traduction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est ça, la rage moderne du Français : faire et lire les traductions, parler comme dans les traductions. Moi, y a des gens qui sont venus me demander si je n’avais pas pris tel ou tel passage dans Joyce. Oui, on me l’a demandé ! C’est l’époque... Parce que l’anglais, hein, c’est à la mode... Moi, je parle anglais parfaitement, comme le français. Aller prendre quelque chose dans Joyce. Non, je le parle pas, ce putain de langage qui me fait chier... Comme Rabelais, j’ai tout trouvé en français.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il devait pas croire beaucoup en Dieu, mais il osait pas le dire. D’ailleurs, il a pas mal fini : il a pas eu de supplice. Ca a été après, le supplice, quand on a académisé et égorgé le français qu’il parlait, pour en faire une littérature de bachot et de brevet élémentaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Même Balzac a rien ressuscité. C’est de l’académisme, plat, plat ! C’est la victoire de la raison.&lt;br /&gt;
La raison ! Faut être fou ! On peut rien faire comme ça, tout émasculé. Ils me font rire. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Louis-Ferdinand Céline, Entretien avec Guy Bechtel de 1958&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« J’étais profondément contre la guerre et je l’ai faite. J’étais héros comme Darnand, comme des milliers d’autres. La France d’avant 14 et d’après 14, c’est différent. Avant 14, c’est des somnambules, après, c’est des analystes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors ils tombent dans la série Sartre, Camus... Ils croient qu’il vaut mieux “penser”. Tandis qu’en 14, il y avait un devoir, et on le faisait. Des choses que vous n’avez pas connues, vous êtes trop jeunes. Il y avait la vertu. Les femmes étaient vertueuses, les hommes étaient braves et travailleurs. Sans ça, c’était des monstres. Il y avait la putain, il y avait le bordel, on l’a supprimé aujourd’hui J’ai promené à travers le monde, parce que j’ai beaucoup voyagé, des missions de médecins sud-américains qui étaient bien intelligents et ils me disaient : “La civilisation de l’Europe tient sur un trépied : un pied, c’est le bistrot, l’autre l’église et le troisième le bordel !”. Evidemment, un trépied, ça tient. On a supprimé le bordel, maintenant tout tombe. Alors pourquoi s’arrêteraient-ils en France, les étrangers ? Il n’y a pas de bordel ! Comme ça on ne respecte plus nos femmes, nos filles. J’ai une fille de 25 ans, j’ai cinq petits-enfants, je suis un vieux bonhomme. J’étais marié, très richement d’ailleurs, chose curieuse. On ne respecte plus personne. Autrefois, avant 14, on disait : l’homme est naturellement cochon, il a toutes espèces de fantaisies de cochon ; il va se les passer, il y a des maisons pour ça ; il respecte sa femme et ses filles, et les autres les respectent. Maintenant il n’y a plus rien à respecter. Alors voilà, c’est encore une erreur de la Quatrième, dite République. »&lt;br /&gt;
{{Réf Article&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la haine... avec Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|auteur=Madelein Chapsal&lt;br /&gt;
|publication=L’Express&lt;br /&gt;
|date=14 juin 1957&lt;br /&gt;
|url=https://www.lexpress.fr/culture/livre/voyage-au-bout-de-la-haine-avec-louis-ferdinand-celine_590832.html}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est un prodigieux moyen de propagande. C’est aussi, hélas ! un élément d’abêtissement en ce sens que les gens se fient à ce qu’on leur montre. Ils n’imaginent plus. Ils voient. Ils perdent la notion de jugement et ils se prêtent gentiment à la fainéantise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La TV est dangereuse pour les hommes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’alcoolisme, le bavardage et la politique en font déjà des abrutis. Était-il nécessaire d’ajouter encore quelque chose ? »&lt;br /&gt;
{{Réf Article&lt;br /&gt;
|titre=L.-F. Céline : “La télévision achèvera l’esprit de l'homme, comme la fusée lui simplifiera l’existence”&lt;br /&gt;
|auteur=Jacques Chancel&lt;br /&gt;
|publication=Télémagazine&lt;br /&gt;
|date=19 janvier 1958&lt;br /&gt;
|numéro=117&lt;br /&gt;
|page=47-49}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''j’aurais voulu qu’on retrouve dans les mots le chant de l’âme''' [...]. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Louis-Ferdinand Céline, Lettre à Milton Hindus, 15 mai 1947&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« D’abord la France n’est pas une race. C’est un pays, une nation. A l’heure actuelle, il y a moins de Français que sous Louis XIV. Quatorze millions au plus sur quarante millions. Le reste, c’est du métis. C’est de l’italote, de l’espagnote, du germinote, etc. Les genres sont tellement mêlés qu’on pourrait retrouver à la rigueur une chose qui ressemblerait à une ethnie au nord de la Loire et encore... »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Réponse de Céline à une enquête de ''Paris-Midi'' en 1943 sur le thème « La race française court-elle à son déclin ? »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline cité par Alain Drouard&lt;br /&gt;
|titre=Une inconnue des Sciences Sociales, la Fondation Alexis Carrel 1941-1945&lt;br /&gt;
|éditeur=Éditions de la Maison des sciences de l’homme&lt;br /&gt;
|année=1992&lt;br /&gt;
|page=134}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Cette rage monte du fond des glandes, irrésistible, des épididymes métissés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous n’avons pas encore tout vu !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un seul souci, toute cette ordure, toute cette chiennerie bâtarde, cette canaille en délire : qui se ruent, déferlent bientôt, les noirs, les asiates, nos égorgeurs prédestinés. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Louis-Ferdinand Céline, Lettre à Jacques Doriot, mars 1942&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« À l’Est.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tâté par certains pour cette croisade — je vous avoue que je suis chaud sans l’être — Aller tuer du bolchevik pour le compte de Worms et de Mgr Grelier ne me dit rien — ni pour Pétain — ni pour la bourgeoisie française en général — En France croisade anticommuniste veut dire croisade pour le Crédit Lyonnais — Que tout cela est mal choisi ! Pauvre d’imagination et de fait ! On voudrait rendre cette croisade foncièrement antipathique que l’on ne ferait pas mieux — Laval et Déat n’ont pas 10 000 Français derrière eux — Encore la Légion est-elle très noyautée — la preuve hélas ! Déjà 20 millions d’hommes s’étripent jour et nuit ! Faut-il porter d’autres viandes à la boucherie... »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Louis-Ferdinand Céline, Lettre à Alphonse de Châteaubriant, 14 septembre 1941&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On explique tout ce qu’on veut avec des “raisons et des mots”, on comprend, on se penche, on excuse et puis finalement on se fait dépecer à la guerre ou enculer de haut en large pendant la paix. Le Juif n’explique pas tout, mais ''il catalyse toute'' notre déchéance, toute notre servitude, toute la veulerie râlante de nos masses, il ne s’explique lui, son fantastique pouvoir, sa tyrannie effarante, que par son occultisme diabolique, dont ni les uns ni les autres ne voulez être conscients. Le Juif n’est pas tout mais il est le diable et c’est très suffisant. Le Diable ne crée pas tous les vices — mais il est capable d’engendrer un monde entièrement, totalement vicieux —&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n’y a d’antisémitisme réel que ''le racisme'', tout le reste est diversion, babillage, escroquerie (genre A F) noyade du poisson. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Louis-Ferdinand Céline, Lettre à Lucien Combelle, 1938&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les Juifs en définitive seront vainqueurs partout — avant-garde des asiatiques, leur victoire sera brève ! Les blancs disparaîtront ! vaincus par l’avarice, l’égoïsme et l’alcool et ce sera bien fait ! Quelle salade ! Je ne parle pas des USA — là tout est déjà en parfaite décomposition — et à quelle allure ! Prodigieux ! »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Louis-Ferdinand Céline, Lettre à Karen Marie Jensen, 5 avril 1937&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ne croyez donc jamais d’emblée au malheur des hommes. Demandez-leur seulement s’ils peuvent dormir encore ?... Si oui, tout va bien. Ça suffit. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=429}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''La vie c’est ça, un bout de lumière qui finit dans la nuit.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=340}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il y a un moment où on est tout seul quand on est arrivé au bout de tout ce qui peut vous arriver. C’est le bout du monde. Le chagrin lui-même, le vôtre, ne vous répond plus rien et il faut revenir en arrière alors, parmi les hommes, n’importe lesquels. On n’est pas difficile dans ces moment-là car même pour pleurer il faut retourner là où tout recommence, il faut revenir avec eux. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=328}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il n’y a de terrible en nous et sur la terre et dans le ciel peut-être que ce qui n’a pas encore été dit. On ne sera tranquille que lorsque tout aura été dit, une bonne fois pour toutes, alors enfin on fera silence et on aura plus peur de se taire. Ça y sera. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=327}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« A-t-on jamais vu personne descendre en enfer pour remplacer un autre ? Jamais. On l’y voit l’y faire descendre. C’est tout. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=308}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Personne ne lui résiste au fond à la musique. On n’a rien à faire avec son cœur, on le donne volontiers. Faut entendre au fond de toutes les musiques l’air sans notes, fait pour nous, l’air de la Mort. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=297}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il ne savait pas comment échapper aux hommes. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=290}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’esprit est content avec des phrases, le corps c’est pas pareil, il est plus difficile lui, il lui faut des muscles. C’est quelque chose de toujours vrai un corps, c’est pour cela que c’est presque toujours triste et dégoûtant à regarder. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=272}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les êtres vont d’une comédie vers une autre. Entre-temps la pièce n’est pas montée, ils n’en discernent pas encore les contours, leur rôle propice, alors ils restent là, les bras ballants, devant l’événement, les instincts repliés comme un parapluie, branlochants d’incohérence, réduits à eux-mêmes, c’est-à-dire à rien. Vaches sans train. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=261}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Tant qu’il faut aimer quelque chose, on risque moins avec les enfants qu’avec les hommes, on a au moins l’excuse d’espérer qu’ils seront moins carnes que nous autres plus tard. On ne savait pas. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=242}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est peut-être ça qu’on cherche à travers la vie, rien que cela, le plus grand chagrin possible pour devenir soi-même avant de mourir. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=236}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il y a un moment de la misère où l’esprit n’est plus déjà tout le temps avec le corps. Il s’y trouve vraiment trop mal. C’est déjà presque une âme qui vous parle. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=224}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Il faudra endormir pour de vrai un soir, les gens heureux, pendant qu’ils dormiront, je vous le dis et en finir avec eux et leur bonheur une fois pour toutes.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=212}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''On n’échappe pas au commerce américain.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=207}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Nous sommes, par nature, si futiles, que seules les distractions peuvent nous empêcher vraiment de mourir. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=204}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''La vérité, c’est une agonie qui n’en finit pas. La vérité de ce monde, c’est la mort. Il faut choisir, mourir ou mentir. Je n’ai jamais pu me tuer moi.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=200}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Faire confiance aux hommes, c’est déjà se faire tuer un peu. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=176}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est effrayant ce qu’on en a des choses et des gens qui ne bougent plus dans son passé. Les vivants qu’on égare dans les cryptes du temps dorment si bien avec les morts qu’une même ombre les confond déjà. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=169}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’homme n’est pas longtemps honnête quand il est seul, allez ! Vous verrez ! »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=130}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les chiens ressemblent aux loups quand ils dorment. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=124}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Quand la haine des hommes ne comporte aucun risque, leur bêtise est vite convaincue, les motifs viennent tout seuls. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=117}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Si les gens sont si méchants, c’est peut-être seulement parce qu’ils souffrent, mais le temps est long qui sépare le moment où ils ont cessé de souffrir de celui où ils deviennent un peu meilleurs. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=74}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''En bas dans la longue cave-dancing louchante aux cent glaces, elle trépignait dans la poussière et le grand désespoir en musique négro-judéo-saxonne. Britanniques et Noirs mêlés.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=72}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Tout ce qui est intéressant se passe dans l’ombre, décidément. On ne sait rien de la véritable histoire des hommes. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=64}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On mentait avec rage au-delà de l’imaginaire, bien au-delà du ridicule et de l’absurde, dans les journaux, sur les affiches, à pied, à cheval, en voiture. Tout le monde s’y était mis. C’est à qui mentirait plus énormément que l’autre. Bientôt, il n’y eut plus de vérité dans la ville. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=54}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La plupart des gens ne meurent qu’au dernier moment ; d’autres commencent et s’y prennent vingt ans d’avance et parfois davantage. Ce sont les malheureux de la terre. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=36}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La grande défaite, en tout, c’est d’oublier, et surtout ce qui vous a fait crever, et de crever sans comprendre jamais jusqu’à quel point les hommes sont vaches. Quand on sera au bord du trou faudra pas faire les malins nous autres, mais faudra pas oublier non plus, faudra raconter tout sans changer un mot, de ce qu’on a vu de plus vicieux chez les hommes et puis poser sa chique et puis descendre. Ca suffit comme boulot pour une vie toute entière. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis-Ferdinand Céline&lt;br /&gt;
|titre=Voyage au bout de la nuit&lt;br /&gt;
|année d'origine=1932&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360284&lt;br /&gt;
|page=25}}&lt;br /&gt;
{{Center|Louis-Ferdinand Céline 4|}}&lt;br /&gt;
{{Center|Louis-Ferdinand Céline 3|}}&lt;br /&gt;
{{Center|Louis-Ferdinand Céline 2|}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Textes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*{{fr}}[[Lettre à Élie Faure - Louis-Ferdinand Céline]]&lt;br /&gt;
*{{fr}}[[Lettre à Henri Poulain - Louis-Ferdinand Céline]]&lt;br /&gt;
*{{fr}}[[Mea Culpa - Louis-Ferdinand Céline]]&lt;br /&gt;
*{{fr}}[[Bagatelles pour un massacre - Louis-Ferdinand Céline]]&lt;br /&gt;
*{{fr}}[[L’École des cadavres - Louis-Ferdinand Céline]]&lt;br /&gt;
*{{fr}}[[Les Beaux Draps - Louis-Ferdinand Céline]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Affiliation|https://kontrekulture.com/produit/voyage-au-bout-de-la-nuit/&amp;amp;#63;asv&amp;amp;#61;7|https://cdn.kontrekulture.com/wp-content/uploads/20200626231226/voyage-au-bout-de-la-nuit-300x300.png}}&lt;br /&gt;
{{Affiliation|https://kontrekulture.com/produit/mort-a-credit/&amp;amp;#63;asv&amp;amp;#61;7|https://cdn.kontrekulture.com/wp-content/uploads/20200626231203/mort-a-credit-300x300.png}}&lt;br /&gt;
{{Affiliation|https://kontrekulture.com/produit/rigodon/&amp;amp;#63;asv&amp;amp;#61;7|https://cdn.kontrekulture.com/wp-content/uploads/20200703211417/rigodon-300x300.png}}&lt;br /&gt;
{{Affiliation|https://kontrekulture.com/produit/l-eglise/&amp;amp;#63;asv&amp;amp;#61;7|https://cdn.kontrekulture.com/wp-content/uploads/20210310115606/louis-ferdinand_celine-300x300.png}}&lt;br /&gt;
{{Affiliation|https://kontrekulture.com/produit/guerre/&amp;amp;#63;asv&amp;amp;#61;7|https://cdn.kontrekulture.com/wp-content/uploads/20220506140525/unnamed-300x300.png}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Celine, Louis-Ferdinand}}&lt;br /&gt;
[[Category:Auctores]]&lt;br /&gt;
{{Footer}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Europa7</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://libertas.co/index.php?title=Blancs_et_noirs_-_Abel_Bonnard&amp;diff=46071</id>
		<title>Blancs et noirs - Abel Bonnard</title>
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		<updated>2026-08-22T23:51:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Text|&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''[[Abel Bonnard]], ''Océan et Brésil'' (1929), éd. Pardès, 2021, p. 185-188.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Center|Blancs et noirs - Abel Bonnard|}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les Noirs ont toujours eu beaucoup d’action sur les Blancs, là où les deux races se sont rencontrées. La chose nouvelle, c’est l’abdication de la race blanche ; c’est de la voir aujourd’hui tout entière s’éprendre des Noirs, chercher en eux des professeurs et des guides''', les appeler où ils ne sont point, et donner ce cœur d’onyx au diamant des capitales modernes. Cet engouement s’explique par plus d’une raison. D’abord, au moment où une sinistre uniformité s’étend sur le monde, la dernière variété qui subsiste, quand toutes celles des costumes se sont évanouies, c’est la couleur de leurs peaux. Le Noir nous plaît parce que lui seul est encore, ostensiblement, autre que nous-­mêmes. Mais l’attrait qu’il exerce a des causes plus profondes. Las d’un verbiage incessant, excédés de vie sociale, acca­blés, alors même qu’ils sont personnelle­ment incultes, du poids de civilisation qui pèse sur eux, les Blancs, aujourd’hui, as­pirent à ne plus être des individus isolés, à retourner vers les origines, à se retrem­per dans une vie ingénue, où ils n’aient plus besoin de fabriquer leur bonheur. C’est alors que les Noirs les fascinent. Qu’il y ait beaucoup d’illusion dans l’idée qu’on se forme d’eux, cela ne fait pas de doute. Quoi que des savants, pour la com­modité de leurs études, aient pu décréter, les Sauvages ne sont rien moins que des primitifs. Ils ont eu beau se cacher sous leurs épaisses forêts, le temps, pour eux non plus, n’a pas passé vainement. Ils ont leur histoire informe. Ils sont vieux, eux aussi, quoiqu’autrement que nous, et leurs usages où nous voulons retrouver un reste des premiers âges ne sont souvent qu’un ramassis de superstitions décrépites. Les obligations qui ligotent les habitants des petites villes ne sont pas plus gênantes que toutes celles auxquelles un Sauvage est assujetti. Cependant il est bien vrai que ces Noirs ont gardé avec la nature des liens que les Blancs n’ont plus, et, en ce sens, l’attrait qu’ils exercent sur l’homme des villes est justifié. Dans les rapports qui s’établissent entre eux et nous, on peut distinguer deux tendances contraires. D’une part, il se trouve encore des gens, chimériques ou intéressés, dont, par malheur pour nous, le plus grand nombre est en France, pour tirer des idées du XVIIIe siècle une dernière fanfare : « Ap­prochez, frères noirs, tous les hommes se valent. C’est en vain que la nature a pris le soin de vous badigeonner d’une autre couleur que la nôtre, qu’elle vous a fait d’autres traits, et que la façon même dont vous avez usé des siècles qui nous ont été donnés aux uns comme aux autres atteste encore cette différence ; nous méprisons ces faibles indices pour vous convier à l’égalité. Venez vous as­seoir à notre festin, venez être nos pa­reils. » Cependant une autre voix, sourde mais bien plus sincère, s’échappe en même temps de la race blanche : « Non, vous n’êtes pas comme nous, et bienheureux en cela, car vous avez part encore à des fêtes où nous ne sommes plus admis. Ne bougez pas d’où vous êtes. C’est nous qui redescendons vers vous, pour retrou­ver un bonheur qui ne soit plus gêné par la conscience ». Ainsi, tandis que les Noirs montent vers les Blancs par le chemin des paroles, '''les Blancs descendent vers les Noirs par le chemin de la danse. Danser, en effet, c’est retrouver son corps''', c’est se soustraire à la tyrannie de la tête, pour redescendre dans ses membres, c’est rendre à ces membres, que le cerveau a domestiqués, une vie libre, souple, dé­nouée, heureuse. Mais dans ces rappro­chements des deux races, l’une et l’autre sont trompées. Tandis que les Noirs croient en vain qu’ils se sont emparés de nos idées parce qu’ils nous en ont pris le vo­cabulaire, les Blancs qui veulent échap­per à leur esprit, pour se replonger dans quelque chose de frais et d’originel, ne font que se renier sans récompense. Il ne suffit pas de répudier la civilisation pour retrouver la sauvagerie. Il y a une sorte de désespoir dans l’effort que font tant de nos contemporains : pris et enfermés dans des villes dont les lumières hérissées repoussent le clair de lune, séparés par les machines du peuple des bêtes, traver­sés à chaque instant par des secousses électriques, disputés par mille besognes, sans jamais goûter la paix d’un travail réel, privés de repos, privés de si­lence, écrasés sous le poids des bibliothèques et les trésors des musées, ils rê­vent à la hutte et à la caverne, aux pre­miers trépignements, aux jouissances las­cives d’une vie informe. Mais ils fuient la conscience sans retrouver les instincts ; ils restent perdus et égarés entre la société et la nature ; ils errent hors des jardins et des parcs, sans rentrer dans la forêt primitive ; ils font la bête, enfin, sans re­devenir l’animal. Ces candidats à la sau­vagerie ne sont pas reçus. Ces danseurs et ces danseuses se trémoussent en vain, leur épilepsie mécanique ne veut plus rien dire. Tout finit dans une mystification où seul est certain l’abaissement de l’hu­manité. Les nègres ne nous volent pas ce que nous avons dans la tête, et nous ne leur dérobons point le secret de la vie du corps. Ils n’obtiennent pas ce que nous leur avons promis et nous ne leur prenons pas ce que nous leur avons envié. '''Le vrai triomphateur, ce n’est pas le Noir qui, dans une Sorbonne, obtient par son bavardage un diplôme fallacieux, c’est celui qui, béat, glorieux, au bruit de l’or­chestre, au milieu des danses, pose, comme la marque d’un maître, sa large main sur le dos d’une blonde asservie.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Textus]]&lt;br /&gt;
{{Footer}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Europa7</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://libertas.co/index.php?title=Ernst_J%C3%BCnger&amp;diff=46070</id>
		<title>Ernst Jünger</title>
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		<updated>2026-08-22T20:40:50Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : /* Citations */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Image|Ernst Jünger|}}&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Progrès technique et progrès social sont en connexion étroite, et l’un et l’autre sont babyloniens ; ils se soutiennent et s’entravent réciproquement, et s’équilibrent. Rétrospectivement, il est difficile de trancher la question : lequel des deux a provoqué les pires dévastations ? »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|titre=Eumeswil&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|année d'origine=1977&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Plard&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard/La Table ronde&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1998&lt;br /&gt;
|page=460-461}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’appareil envoie les réponses dans le format demandé. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voilà ce qu’est la transmission des textes et de leur combinaison. La tour de Babel a été démontée brique par brique, qu’on a numérotées, et est reconstruite. Un jeu de questions et de réponses mène jusque dans les étages, les pièces, les détails de son installation. Cela suffit à l’historien qui pratique l’histoire en tant que science. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais le luminar a plus à offrir. Dans les catacombes, on n’a pas seulement créé une encyclopédie de dimensions inconcevables, on l’a aussi réactivée. On ne décrit pas seulement l’histoire : on la joue. C’est ainsi qu’elle est rappelée dans le temps ; elle se présente en spectacles et en personnages. Ici, des érudits ont dû œuvrer, ainsi que des artistes, et même des clairvoyants qui ont interrogé la boule de cristal. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|titre=Eumeswil&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|année d'origine=1977&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Plard&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard/La Table ronde&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1998&lt;br /&gt;
|page=422-426}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« J’ai étudié au luminar la révolte des Blancs en Vendée. Cette guerre est curieuse, relique de l’âge gothique. Elle est menée par les trois états primitifs de l’humanité : chevaliers, paysans et prêtres. Le rapport au roi est encore personnel et intact. Les Républicains sont mieux armés et ont, de beaucoup, l’avantage du nombre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Telle est la situation classique qui amène le Recours aux forêts, tel qu’il fut encore, par exemple, pratiqué contre Léviathan, deux cents années plus tard, mais, il est vrai, dans les marais et les fourrés des tropiques. En Bretagne, la forêt était réduite à un labyrinthe de haies. C’est sous leur couvert que les chouans suivaient à la piste les régiments en marche sur les routes et les effrayaient en échangeant leurs appels. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La révolte de Vendée était''', quant au temps, plus tardive, mais morphologiquement plus ancienne... elle était '''encore gothique ; les trois ordres des origines, les chevaliers, les paysans et les prêtres y luttaient unis.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|titre=Eumeswil&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|année d'origine=1977&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Plard&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard/La Table ronde&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1998&lt;br /&gt;
|page=353-424}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''L’illusion égalitaire des démagogues est encore plus dangereuse que la brutalité des traîneurs de sabre...''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|titre=Eumeswil&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|année d'origine=1977&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Plard&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard/La Table ronde&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1998&lt;br /&gt;
|page=262}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’anarque est [...] le pendant du monarque : souverain, comme celui-ci, et plus libre, n’étant pas contraint au règne. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|titre=Eumeswil&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|année d'origine=1977&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Plard&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard/La Table ronde&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1998&lt;br /&gt;
|page=216}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le recours aux forêts confirme l’autonomie de l’anarque, qui, au fond, est toujours ou partout un rebelle, que ce soit dans les fourrés ou dans la métropole, dans la société ou hors d’elle. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|titre=Eumeswil&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|année d'origine=1977&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Plard&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard/La Table ronde&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1998&lt;br /&gt;
|page=203}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Le recours aux forêts demeure possible, lors même que toutes les forêts ont disparu, pour ceux-là qui cachent en eux des forêts.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Graffiti&lt;br /&gt;
|année d'origine=1960&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Plard&lt;br /&gt;
|éditeur=10/18&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|page=179}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Sait-on au juste ce qu’est la patrie ? Nous savons que le mot a varié avec la formation des États nationaux qui exigea tant de victimes. De nouveau se dessine la naissance d’espaces plus vastes, qui ne sont pas seulement des territoires mais des espaces spirituels. L’oeil ne voit pas ce que l’esprit na pas vu d’abord. Le jour viendra peut-être où la terre deviendra la patrie universelle, il est vrai d’une autre façon que les anciens cosmopolites ne se la représentaient. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Rivarol et autres essais&lt;br /&gt;
|année d'origine=1956&lt;br /&gt;
|traducteur=Jeanne Naujac et Louis Eze&lt;br /&gt;
|éditeur=Grasset&lt;br /&gt;
|année=1974&lt;br /&gt;
|page=69}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Le mot “conservateur” ne fait pas partie des vocables les plus heureux. Il recèle un caractère axé sur le temps et se propose de restaurer des formes et des situations devenues impossibles à maintenir.''' Aujourd’hui, le plus faible est ''a priori'' celui qui veut encore maintenir quelque chose.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voilà pourquoi il est bon de chercher à dissocier le mot de la tradition. Il s’agit plutôt de trouver, voire de retrouver ce qui fut et sera de tout temps à la base d’un ordre sain. Mais c’est là quelque chose d’extratemporel, auquel nulle régression ni progression ne mène. Les divers mouvements ne font que tourner autour. Seuls changent les moyen et les noms. En ce sens, il convient d’approuver la définition d’Albrecht Günther qui comprend pas l’esprit conservateur comme un “attachement à ce qui fut hier, mais comme une vie faite de ce qui à jamais valable”. Or seul peut être valable à jamais ce qui a été affranchi du temps. L’extratemporel revendique aussi son dû. Et alors, d’une façon néfaste, même quand on n’en tient pas compte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La volonté de maintenir ce qui est advenu inadmissible rend stérile la critique conservatrice qui est souvent alliée à la beauté et à l’acuité spirituelle. On pénètre dans les palais à demi écroulés, devenus inhabitables.''' C’est le sentiment que donnent aujourd’hui les œuvres de Chateaubriand, de Maistre, de Donoso Cortés et aussi de Burke, qui exerça sur le romantisme allemand une influence si forte. Sans doute est-ce le même sentiment qui incita Nietzsche à formuler le paradoxe selon lequel il fallait encore pousser ce qui croulait, et en fait, il faut d’abord aplanir avant de commencer à construire. Voilà pourquoi Léon Bloy se désignait encore comme entrepreneur de démolitions ; mais lui aussi, aujourd’hui, il devrait fermer boutique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit toujours des jeunes gens se consacrer à des tentatives stériles, par exemple la restauration de la monarchie. Les Français en ont fait l’expérience à leurs dépens, et il ne faudrait pas s’appesantir là-dessus en des temps où n’existent plus ni monarque, ni peuple capable de monarchie. En des temps aussi agités, un génie déterminé, volontaire, mène le jeu, un génie tel qu’on en chercherait vainement dans les vieilles familles. Aujourd’hui, seul le fait accompli n’est pas contesté. C’est regrettable mais ainsi l’hérédité a cessé d’être une puissance. Le charisme est héréditaire : le résultat ne l’est pas. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Rivarol et autres essais&lt;br /&gt;
|année d'origine=1956&lt;br /&gt;
|traducteur=Jeanne Naujac et Louis Eze&lt;br /&gt;
|éditeur=Grasset&lt;br /&gt;
|année=1974&lt;br /&gt;
|page=66-67}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le salon est régi par la femme, qui y donne le ton et le domine. Dans les décennies précédant la Révolution, son influence sur la formation de l’opinion et le développement des talents et des caractères ne cesse de croître. Nous pouvons donc le considérer comme un des fruits mûrs de la civilisation. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Rivarol et autres essais&lt;br /&gt;
|année d'origine=1956&lt;br /&gt;
|traducteur=Jeanne Naujac et Louis Eze&lt;br /&gt;
|éditeur=Grasset&lt;br /&gt;
|année=1974&lt;br /&gt;
|page=23}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Si l’art des chasseurs des premiers âges nous émeut tant et nous parle un langage plus fort que celui de l’Orient ancien ou même récent, c’est sans doute un signe qu’y vivent l’esprit de notre esprit, la liberté de notre liberté.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Le Nœud gordien&lt;br /&gt;
|année d'origine=1953&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Plard&lt;br /&gt;
|éditeur=Christian Bourgois&lt;br /&gt;
|année=1981&lt;br /&gt;
|page=}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’homme « d’âge moyen élevé, vacciné, revacciné, débarrassé de ses microbes, habitué aux médicaments, a moins de chances d’en sortir qu’un autre qui ne sait rien de tous ces remèdes. '''La basse mortalité des époques paisibles ne donne pas la mesure de la santé véritable''' ; elle peut, d’un jour à l’autre, faire place à son contraire. Il se peut même qu’elle provoque des maladies encore inconnues. Le tissu des peuples devient fragile. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Traité du rebelle&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1951&lt;br /&gt;
|titre=Essais&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Plard&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|ISBN=9782253186557&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|page=549}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La forêt est secrète. Le mot est l’un de ceux, dans notre langage, qui recèlent ses contradictions. Le secret, c’est l’intime, le foyer bien clos, la citadelle de sécurité. Mais c’est aussi le clandestin, et ce sens le rapproche de l’insolite, de l’équivoque. Quand nous rencontrons de telles racines, nous pouvons être sûrs qu’elles trahissent la grande antithèse et l’identité, plus grande encore, de la vie et de la mort, que les mystères s’attachent à déchiffrer. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Traité du rebelle&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1951&lt;br /&gt;
|titre=Essais&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Plard&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|ISBN=9782253186557&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|page=528-529}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''On ne revient pas en arrière pour reconquérir le mythe ; on le rencontre à nouveau, quand le temps tremble jusqu’en ses bases, sous l’empire de l’extrême danger.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Traité du rebelle&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1951&lt;br /&gt;
|titre=Essais&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Plard&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|ISBN=9782253186557&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|page=519}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Deux qualités sont donc indispensables au rebelle. Il refuse de se laisser prescrire sa loi par les pouvoirs, qu’ils usent de la propagande ou de la violence. Et il est décidé à se défendre [...]. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Traité du rebelle&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1951&lt;br /&gt;
|titre=Essais&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Plard&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|ISBN=9782253186557&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|page=516}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« À supposer même que l’anéantissement triomphe sous la pire de ses formes, une différence subsiste alors, aussi radicale que celle du jour et de la nuit. D’un côté, le chemin s’élève vers des royaumes, le sacrifice de la vie, ou le destin du combattant qui succombe sans lâcher ses armes ; de l’autre, il descend vers les bas-fonds des camps d’esclavage et des abattoirs où les primitifs concluent avec la technique une alliance meurtrière ; où l’on n’est plus un destin, mais rien qu’un numéro de plus. Or avoir son destin propre, ou se laisser traiter comme un numéro : tel est le dilemme que chacun, certes, doit résoudre de nos jours, mais est ''seul'' à pouvoir trancher. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Traité du rebelle&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1951&lt;br /&gt;
|titre=Essais&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Plard&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|ISBN=9782253186557&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|page=513}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Quant au rebelle, nous appelons ainsi celui qui, isolé et privé de sa patrie par la marche de l’univers, se voit enfin livré à l’anéantissement. Tel pourrait être le destin d’un grand nombre d’hommes, et même de tous — il faut donc qu’un autre caractère s’y ajoute. C’est que '''le rebelle est résolu à la résistance et forme le dessein d’engager la lutte, fût-elle sans espoir.''' Est rebelle, par conséquent, quiconque est mis par la loi de sa nature en rapport avec la liberté, relation qui l’entraîne dans le temps à une révolte contre l’automatisme et à un refus d’en admettre la conséquence éthique, le fatalisme. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Traité du rebelle&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1951&lt;br /&gt;
|titre=Essais&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Plard&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|ISBN=9782253186557&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|page=507}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Tout confort se paie. La condition d’animal domestique entraîne celle de bête de boucherie. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Traité du rebelle&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1951&lt;br /&gt;
|titre=Essais&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Plard&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|ISBN=9782253186557&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|page=506}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Tout État se doit de créer une utopie, dès qu’il a perdu le contact avec le mythe.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Héliopolis&lt;br /&gt;
|année d'origine=1949&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Plard&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|année=1988&lt;br /&gt;
|page=221}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Nous pouvons nous dérober, mais c’est précisément la raison pour laquelle nous avons, moins que personne, le droit de penser aux canots de sauvetage. '''Nous n’avons pas seulement un héritage, mais aussi une mission.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Héliopolis&lt;br /&gt;
|année d'origine=1949&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Plard&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|année=1988&lt;br /&gt;
|page=93-94}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] l’acte de violence occulte est plus terrible que la violence ouverte. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ernst Jünger, Journal, 6 septembre 1945&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Qu’il suffise d’indiquer qu’entre le nihilisme amené à sa perfection, et l’anarchie sans frein, l’opposition est profonde. '''Il s’agit de savoir, dans ce combat, ce que le séjour des hommes doit devenir, un désert ou une forêt vierge.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Sur les falaises de marbre&lt;br /&gt;
|année d'origine=1939&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Thomas&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=L’Imaginaire&lt;br /&gt;
|année=2005&lt;br /&gt;
|page=118}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Quand le sentiment du droit et du bien s’évanouit, quand l’épouvante trouble les sens, alors les forces de l’homme de la rue sont bientôt taries. Mais chez la vieille aristocratie le sens de ce qui est vrai et légitime demeure vivant et c’est d’elle que sortent les nouveaux rejetons de l’esprit d’équité. Il n’est pas d’autre raison à la prééminence accordée chez tous les peuples au sang noble. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Sur les falaises de marbre&lt;br /&gt;
|année d'origine=1939&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Thomas&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=L’Imaginaire&lt;br /&gt;
|année=2005&lt;br /&gt;
|page=116}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On remarquait en lui le trait de la grandeur héréditaire, et ce trait contraire aussi que la terre imprime sur tout héritage — car '''l’héritage est la richesse des morts'''. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Sur les falaises de marbre&lt;br /&gt;
|année d'origine=1939&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Thomas&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=L’Imaginaire&lt;br /&gt;
|année=2005&lt;br /&gt;
|page=115}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Nous aussi nous sentîmes alors la puissance de l’instinct passer en nous comme un éclair. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous ne savions pas encore de quel immense pouvoir l’homme est dépositaire. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Sur les falaises de marbre&lt;br /&gt;
|année d'origine=1939&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Thomas&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=L’Imaginaire&lt;br /&gt;
|année=2005&lt;br /&gt;
|page=84-85}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Mais que faire, si les faibles méconnaissent la loi, et dans leur aveuglement tirent les verrous qui n’étaient poussés que pour les protéger ? [...] L’ordre humain ressemble au Cosmos en ceci, que de temps en temps, '''pour renaître à neuf, il lui faut plonger dans la flamme'''. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Sur les falaises de marbre&lt;br /&gt;
|année d'origine=1939&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Thomas&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=L’Imaginaire&lt;br /&gt;
|année=2005&lt;br /&gt;
|page=71}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Profonde est la haine qui brûle contre la beauté dans les cœurs abjects. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Sur les falaises de marbre&lt;br /&gt;
|année d'origine=1939&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Thomas&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=L’Imaginaire&lt;br /&gt;
|année=2005&lt;br /&gt;
|page=62}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Comme toujours là où le doute s’accompagne de plénitude, nous fîmes confiance à la force, et n’est-elle pas l’éternel balancier qui pousse en avant les aiguilles, indifférente au jour et à la nuit ? »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Sur les falaises de marbre&lt;br /&gt;
|année d'origine=1939&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Thomas&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=L’Imaginaire&lt;br /&gt;
|année=2005&lt;br /&gt;
|page=36}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Il est des temps de décadence, où s’efface la forme en laquelle notre vie profonde doit s’accomplir. Arrivés dans de telles époques, nous vacillons et trébuchons comme des êtres à qui manque l’équilibre. Nous tombons de la joie obscure à la douleur obscure, le sentiment d’un manque infini nous fait voir pleins d’attraits l’avenir et le passé. Nous vivons ainsi dans des temps écoulés ou dans des utopies lointaines, cependant que l’instant s’enfuit.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Sur les falaises de marbre&lt;br /&gt;
|année d'origine=1939&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Thomas&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=L’Imaginaire&lt;br /&gt;
|année=2005&lt;br /&gt;
|page=35}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''L’ordre propre à la démocratie nationale tend à un état d’anarchie mondiale dans la mesure même où il gagne en universalité.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Le Travailleur&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1932&lt;br /&gt;
|titre=Essais&lt;br /&gt;
|traducteur=Julien Hervier&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|ISBN=9782253186557&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|page=333}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le Travailleur se distingue par un nouveau rapport à l’élémentaire. Il dispose donc de réserves plus considérables que le bourgeois qui reconnaît la sécurité comme valeur suprême et se sert de sa raison abstraite comme d’un moyen destiné à assurer cette sécurité. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Le Travailleur&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1932&lt;br /&gt;
|titre=Essais&lt;br /&gt;
|traducteur=Julien Hervier&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|ISBN=9782253186557&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|page=330}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est seulement lorsque la démocratie est réalisée que la tendance dissolvante de ses principes moteurs ressort dans toute sa virulence. C’est alors seulement qu’on voit combien le monde bourgeois vivait de sentiments reflétés et combien il relevait d’un réflexe de défense. Les principes de ce monde changent de sens lorsqu’on les prive d’adversaire. La dissolution a atteint ses dernières limites lorsqu’elle n’est plus confrontée aux vestiges de l’autorité mais à sa propre image reflétée dans tous les miroirs. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Le Travailleur&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1932&lt;br /&gt;
|titre=Essais&lt;br /&gt;
|traducteur=Julien Hervier&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|ISBN=9782253186557&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|page=287}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] la société bourgeoise [...] s’est hissée au rang d’exploiteuse de l’État. Le visage de la démocratie tardive où la trahison et l’impuissance ont gravé leur marque est par trop connu. Dans cette atmosphère, toutes les puissances de décomposition, tous les éléments moribonds, étrangers et hostiles ont merveilleusement prospéré ; leur but secret est de l’éterniser à tout prix. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Le Travailleur&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1932&lt;br /&gt;
|titre=Essais&lt;br /&gt;
|traducteur=Julien Hervier&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|ISBN=9782253186557&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|page=275-276}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Dans l’espace libéral, l’idéal n’est pas la suprématie ouverte mais la suprématie masquée et, corrélativement, l’esclavage masqué ; c’est le concurrent le plus faible qui garantie la situation générale [...]. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Le Travailleur&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1932&lt;br /&gt;
|titre=Essais&lt;br /&gt;
|traducteur=Julien Hervier&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|ISBN=9782253186557&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|page=229}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La technique n’est pourtant, comme nous l’avons vu, aucunement un instrument de progrès mais un moyen de mobiliser le monde grâce à la Figure du Travailleur, et tant que ce processus est en cours, il est possible de prédire avec certitude qu’on ne renoncera à aucune de ses propriétés dévastatrices. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Le Travailleur&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1932&lt;br /&gt;
|titre=Essais&lt;br /&gt;
|traducteur=Julien Hervier&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|ISBN=9782253186557&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|page=225-226}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Partout où l’homme tombe sous la coupe de la technique, il se voit placé devant une alternative inéluctable. Il s’agit pour lui d’accepter ses moyens particuliers et de parler sa langue ou de périr. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Le Travailleur&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1932&lt;br /&gt;
|titre=Essais&lt;br /&gt;
|traducteur=Julien Hervier&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|ISBN=9782253186557&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|page=202}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’adoption d’une technique étrangère est un acte de soumission dont les conséquences sont d’autant plus dangereuses qu’il s’accomplit d’abord en esprit. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Le Travailleur&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1932&lt;br /&gt;
|titre=Essais&lt;br /&gt;
|traducteur=Julien Hervier&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|ISBN=9782253186557&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|page=122}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« À l’âge de la Domination apparente de la bourgeoisie, on ne peut plus ou on ne peut pas encore parler de puissance. La mise en pièces de l’État absolutiste par les principes universels apparaît comme un acte grandiose d’affaiblissement et de dévalorisation d’un monde accompli dans sa forme. Vu sous une autre perspective, ce nivellement de toutes les frontières se présente pourtant comme un acte de mobilisation totale, comme la préparation de la Domination de grandeurs nouvelles et d’une nature différente dont l’entrée en scène ne se fera pas attendre. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Le Travailleur&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1932&lt;br /&gt;
|titre=Essais&lt;br /&gt;
|traducteur=Julien Hervier&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|ISBN=9782253186557&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|page=118}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] l’état de sécurité idéal auquel le progrès s’efforce de parvenir consiste dans une Domination mondiale de la raison bourgeoise qui voudrait non seulement réduire les sources du danger mais les amener finalement à se tarir. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Le Travailleur&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1932&lt;br /&gt;
|titre=Essais&lt;br /&gt;
|traducteur=Julien Hervier&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|ISBN=9782253186557&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|page=99}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Tous les grands moments de la vie, les rêves ardents de la jeunesse, l’enivrement de l’amour, le feu de la bataille, coïncident avec une conscience plus profonde de la Figure, et le souvenir est le retour magique de la Figure qui émeut le cœur et le persuade du caractère impérissable des ces moments. Le désespoir le plus amer d’une vie consiste à ne s’être pas accompli, à n’avoir pas été à la hauteur de soi-même. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Le Travailleur&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1932&lt;br /&gt;
|titre=Essais&lt;br /&gt;
|traducteur=Julien Hervier&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|ISBN=9782253186557&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|page=86}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] désormais le triomphe de la société sur l’État s’est manifesté sans équivoque comme une combinaison ininterrompue de haute trahison et de trahison envers la patrie, perpétrées par le vulgaire, trop vulgaire, à l’encontre de tout ce qui constitue le fond allemand. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Le Travailleur&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1932&lt;br /&gt;
|titre=Essais&lt;br /&gt;
|traducteur=Julien Hervier&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|ISBN=9782253186557&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|page=76}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Est société l’ensemble de la population du globe qui s’offre au concept comme l’image idéale d’une humanité dont la division en États, nations ou races ne repose au fond sur rien d’autre que sur une erreur de raisonnement. Cette erreur de raisonnement sera cependant corrigée au fil du temps par des contrats, par les “lumières”, par une moralisation générale, ou tout simplement par le progrès des moyens de transport. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Le Travailleur&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1932&lt;br /&gt;
|titre=Essais&lt;br /&gt;
|traducteur=Julien Hervier&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|ISBN=9782253186557&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|page=72}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] les étroits rapports qui règnent entre la fraternité et l’échafaud, entre les droits de l’homme et les batailles meurtrières ne sont que trop connus. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Le Travailleur&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1932&lt;br /&gt;
|titre=Essais&lt;br /&gt;
|traducteur=Julien Hervier&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|ISBN=9782253186557&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|page=69}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Chaque existence individuelle devient alors, sans que la moindre équivoque puisse subsister longtemps, une existence de ''Travailleur'' ; '''à la guerre des chevaliers, à celle des souverains, succède la guerre des travailleurs''' — et le premier grand affrontement du XXe siècle nous a déjà donné un aperçu de ce qu’en serait la structure rationnelle et le caractère impitoyable. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=La Mobilisation totale&lt;br /&gt;
|année d'origine=1930&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Plard et Marc de Launay&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Tel&lt;br /&gt;
|année=2018&lt;br /&gt;
|page=113}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''À vrai dire, les arguments ne manquent pas aujourd’hui qui permettront d’accréditer le constat que le progrès n’est pas une ''progression''''' [...]. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=La Mobilisation totale&lt;br /&gt;
|année d'origine=1930&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Plard et Marc de Launay&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Tel&lt;br /&gt;
|année=2018&lt;br /&gt;
|page=100}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''les guerres dévastatrices sont les portes les mieux faites pour entrer dans des zones décisives de l’âme, et pour laquelle, lors des nouveaux déploiements de l’image du monde, lors des révolutions, la donnée brutale du sang qui coule est plus bouleversante et plus féconde que tout bouleversement spirituel.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Le Cœur aventureux&lt;br /&gt;
|année d'origine=1929&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Thomas&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=L’Imaginaire&lt;br /&gt;
|année=1979&lt;br /&gt;
|page=161}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Aujourd’hui on ne peut pas travailler en société [...] ; il faut le faire dans la solitude, comme un homme qui ouvre une brèche dans la forêt vierge, soutenu par l’unique espoir que, quelque part, dans les fourrés d’autres travaillent à la même œuvre.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Le Cœur aventureux&lt;br /&gt;
|année d'origine=1929&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Thomas&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=L’Imaginaire&lt;br /&gt;
|année=1979&lt;br /&gt;
|page=}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Quand nous escaladerons la barricade, ce ne sera point pour la lutte des classes, mais pour des biens immatériels. '''Un abîme nous sépare de ceux qui se battent pour un bien-être matériel.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Le Boqueteau 125&lt;br /&gt;
|année d'origine=1924&lt;br /&gt;
|traducteur=Théodore Lacaze&lt;br /&gt;
|éditeur=Payot&lt;br /&gt;
|année=1998&lt;br /&gt;
|page=172}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est l’épreuve de la guerre qui fait voir si l’harmonie existe au sein d’une nation. Dans la concurrence économique et dans toutes les compétitions menées au moyen de ces armes spirituelles de mode aujourd’hui, l’énergie apparente peut dissimuler la plus grande légèreté, la corruption, l’arbitraire ; mais dans la guerre, ces points faibles ne tardent pas à se manifester. La sélection passe de l’individu à l’ensemble de l’État et la meilleure preuve en est que c’est à la conservation des individus les plus précieux qu’on finit par attacher le moins d’importance. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Le Boqueteau 125&lt;br /&gt;
|année d'origine=1924&lt;br /&gt;
|traducteur=Théodore Lacaze&lt;br /&gt;
|éditeur=Payot&lt;br /&gt;
|année=1998&lt;br /&gt;
|page=162-163}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Je hais la démocratie comme la peste''' [...]. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Le Boqueteau 125&lt;br /&gt;
|année d'origine=1924&lt;br /&gt;
|traducteur=Théodore Lacaze&lt;br /&gt;
|éditeur=Payot&lt;br /&gt;
|année=1998&lt;br /&gt;
|page=81}}&lt;br /&gt;
{{Center|Ernst Jünger 5|}}&lt;br /&gt;
« Le nombre sera peut-être petit de ceux qui reviendront de ces plaines d’enfer où nulle protection ne s’offre plus à l’homme sauf le métal dur qu’il porte en lui-même en son cœur [...]. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Le Boqueteau 125&lt;br /&gt;
|année d'origine=1924&lt;br /&gt;
|traducteur=Théodore Lacaze&lt;br /&gt;
|éditeur=Payot&lt;br /&gt;
|année=1998&lt;br /&gt;
|page=30}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''même le plus colossal affrontement n’est jamais que la balance où l’on pèse, aujourd’hui comme toujours, le poids des hommes.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Orages d’acier&lt;br /&gt;
|année d'origine=1920&lt;br /&gt;
|traducteur=Christian Bourgois (revue par Henri Plard)&lt;br /&gt;
|éditeur=Christian Bourgois&lt;br /&gt;
|année=1970&lt;br /&gt;
|page=349}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Ce fut la première fois où je vis à l’œuvre la destruction préméditée, systématique, que j’allais rencontrer jusqu’à l’écœurement dans les années suivantes ; elle est en corrélation étroite avec les doctrines économiques de notre temps''' et rapporte au destructeur lui-même plus de tort que de profit. Les villages auraient été de toute manière anéantis dans les combats qui suivirent, mais d’une manière plus digne du soldat. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Orages d’acier&lt;br /&gt;
|année d'origine=1920&lt;br /&gt;
|traducteur=Christian Bourgois (revue par Henri Plard)&lt;br /&gt;
|éditeur=Christian Bourgois&lt;br /&gt;
|année=1970&lt;br /&gt;
|page=169}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Nous savions que cette fois, nous allions entrer dans une bataille telle que le monde n’en avait encore jamais vu.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Orages d’acier&lt;br /&gt;
|année d'origine=1920&lt;br /&gt;
|traducteur=Christian Bourgois (revue par Henri Plard)&lt;br /&gt;
|éditeur=Christian Bourgois&lt;br /&gt;
|année=1970&lt;br /&gt;
|page=120}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Élevés dans une ère de sécurité, nous avions tous la nostalgie de l’inhabituel, des grands périls. La guerre nous avait donc saisis comme une ivresse. C’est sous une pluie de fleurs que nous étions partis, grisés de roses et de sang.''' Nul doute que la guerre ne nous offrît la grandeur, la force, la gravité. Elle nous apparaissait comme l’action virile : de joyeux combats de tirailleurs, dans les prés où le sang tombait en rosée sur les fleurs. ''Pas de plus belle mort au monde...'' Ah ! surtout, ne pas rester chez soi, être admis à cette communion ! »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Orages d’acier&lt;br /&gt;
|année d'origine=1920&lt;br /&gt;
|traducteur=Christian Bourgois (revue par Henri Plard)&lt;br /&gt;
|éditeur=Christian Bourgois&lt;br /&gt;
|année=1970&lt;br /&gt;
|page=9-10}}&lt;br /&gt;
{{Center|Ernst Jünger 3|}}&lt;br /&gt;
{{Center|Ernst Jünger 2|}}&lt;br /&gt;
{{Center|Ernst Jünger 4|}}&lt;br /&gt;
{{Center|Eugène Ionesco et Ernst Jünger|Eugène Ionesco et [[Ernst Jünger]]}}&lt;br /&gt;
{{Center|Werner Heisenberg, Ernst Jünger et Martin Heidegger|Werner Heisenberg, [[Ernst Jünger]] et [[Martin Heidegger]]}}&lt;br /&gt;
{{Center|Ernst Jünger et Carl Schmitt, Rambouillet, octobre 1941|[[Ernst Jünger]] et [[Carl Schmitt]], Rambouillet, octobre 1941}}&lt;br /&gt;
{{Center|Ernst von Salomon et Ernst Jünger à Winsen en Allemagne dans les années 1950|[[Ernst von Salomon]] et [[Ernst Jünger]] à Winsen en Allemagne dans les années 1950}}&lt;br /&gt;
{{Center|Emil Cioran et Ernst Jünger|[[Emil Cioran]] et [[Ernst Jünger]]}}&lt;br /&gt;
{{Center|Ernst Jünger et Emil Cioran|[[Ernst Jünger]] et [[Emil Cioran]]}}&lt;br /&gt;
{{Center|Ernst Jünger et Alain de Benoist, Nice, 15 mai 1977|[[Ernst Jünger]] et [[Alain de Benoist]], Nice, 15 mai 1977}}&lt;br /&gt;
{{Center|Carl Schmitt et Ernst Jünger, Plettenberg, 1978|[[Carl Schmitt]] et [[Ernst Jünger]], Plettenberg, 1978}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Junger, Ernst}}&lt;br /&gt;
[[Category:Auctores]]&lt;br /&gt;
{{Footer}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Europa7</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://libertas.co/index.php?title=Ernst_J%C3%BCnger&amp;diff=46069</id>
		<title>Ernst Jünger</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://libertas.co/index.php?title=Ernst_J%C3%BCnger&amp;diff=46069"/>
		<updated>2026-08-22T14:56:13Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : /* Citations */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Image|Ernst Jünger|}}&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Progrès technique et progrès social sont en connexion étroite, et l’un et l’autre sont babyloniens ; ils se soutiennent et s’entravent réciproquement, et s’équilibrent. Rétrospectivement, il est difficile de trancher la question : lequel des deux a provoqué les pires dévastations ? »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|titre=Eumeswil&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|année d'origine=1977&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Plard&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard/La Table ronde&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1998&lt;br /&gt;
|page=460-461}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’appareil envoie les réponses dans le format demandé. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voilà ce qu’est la transmission des textes et de leur combinaison. La tour de Babel a été démontée brique par brique, qu’on a numérotées, et est reconstruite. Un jeu de questions et de réponses mène jusque dans les étages, les pièces, les détails de son installation. Cela suffit à l’historien qui pratique l’histoire en tant que science. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais le luminar a plus à offrir. Dans les catacombes, on n’a pas seulement créé une encyclopédie de dimensions inconcevables, on l’a aussi réactivée. On ne décrit pas seulement l’histoire : on la joue. C’est ainsi qu’elle est rappelée dans le temps ; elle se présente en spectacles et en personnages. Ici, des érudits ont dû œuvrer, ainsi que des artistes, et même des clairvoyants qui ont interrogé la boule de cristal. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|titre=Eumeswil&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|année d'origine=1977&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Plard&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard/La Table ronde&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1998&lt;br /&gt;
|page=422-426}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« J’ai étudié au luminar la révolte des Blancs en Vendée. Cette guerre est curieuse, relique de l’âge gothique. Elle est menée par les trois états primitifs de l’humanité : chevaliers, paysans et prêtres. Le rapport au roi est encore personnel et intact. Les Républicains sont mieux armés et ont, de beaucoup, l’avantage du nombre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Telle est la situation classique qui amène le Recours aux forêts, tel qu’il fut encore, par exemple, pratiqué contre Léviathan, deux cents années plus tard, mais, il est vrai, dans les marais et les fourrés des tropiques. En Bretagne, la forêt était réduite à un labyrinthe de haies. C’est sous leur couvert que les chouans suivaient à la piste les régiments en marche sur les routes et les effrayaient en échangeant leurs appels. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La révolte de Vendée était''', quant au temps, plus tardive, mais morphologiquement plus ancienne... elle était '''encore gothique ; les trois ordres des origines, les chevaliers, les paysans et les prêtres y luttaient unis.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|titre=Eumeswil&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|année d'origine=1977&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Plard&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard/La Table ronde&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1998&lt;br /&gt;
|page=353-424}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''L’illusion égalitaire des démagogues est encore plus dangereuse que la brutalité des traîneurs de sabre...''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|titre=Eumeswil&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|année d'origine=1977&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Plard&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard/La Table ronde&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1998&lt;br /&gt;
|page=262}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’anarque est [...] le pendant du monarque : souverain, comme celui-ci, et plus libre, n’étant pas contraint au règne. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|titre=Eumeswil&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|année d'origine=1977&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Plard&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard/La Table ronde&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1998&lt;br /&gt;
|page=216}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le recours aux forêts confirme l’autonomie de l’anarque, qui, au fond, est toujours ou partout un rebelle, que ce soit dans les fourrés ou dans la métropole, dans la société ou hors d’elle. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|titre=Eumeswil&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|année d'origine=1977&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Plard&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard/La Table ronde&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1998&lt;br /&gt;
|page=203}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Le recours aux forêts demeure possible, lors même que toutes les forêts ont disparu, pour ceux-là qui cachent en eux des forêts.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Graffiti&lt;br /&gt;
|année d'origine=1960&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Plard&lt;br /&gt;
|éditeur=10/18&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|page=179}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Sait-on au juste ce qu’est la patrie ? Nous savons que le mot a varié avec la formation des États nationaux qui exigea tant de victimes. De nouveau se dessine la naissance d’espaces plus vastes, qui ne sont pas seulement des territoires mais des espaces spirituels. L’oeil ne voit pas ce que l’esprit na pas vu d’abord. Le jour viendra peut-être où la terre deviendra la patrie universelle, il est vrai d’une autre façon que les anciens cosmopolites ne se la représentaient. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Rivarol et autres essais&lt;br /&gt;
|année d'origine=1956&lt;br /&gt;
|traducteur=Jeanne Naujac et Louis Eze&lt;br /&gt;
|éditeur=Grasset&lt;br /&gt;
|année=1974&lt;br /&gt;
|page=69}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Le mot “conservateur” ne fait pas partie des vocables les plus heureux. Il recèle un caractère axé sur le temps et se propose de restaurer des formes et des situations devenues impossibles à maintenir.''' Aujourd’hui, le plus faible est ''a priori'' celui qui veut encore maintenir quelque chose.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voilà pourquoi il est bon de chercher à dissocier le mot de la tradition. Il s’agit plutôt de trouver, voire de retrouver ce qui fut et sera de tout temps à la base d’un ordre sain. Mais c’est là quelque chose d’extratemporel, auquel nulle régression ni progression ne mène. Les divers mouvements ne font que tourner autour. Seuls changent les moyen et les noms. En ce sens, il convient d’approuver la définition d’Albrecht Günther qui comprend pas l’esprit conservateur comme un “attachement à ce qui fut hier, mais comme une vie faite de ce qui à jamais valable”. Or seul peut être valable à jamais ce qui a été affranchi du temps. L’extratemporel revendique aussi son dû. Et alors, d’une façon néfaste, même quand on n’en tient pas compte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La volonté de maintenir ce qui est advenu inadmissible rend stérile la critique conservatrice qui est souvent alliée à la beauté et à l’acuité spirituelle. On pénètre dans les palais à demi écroulés, devenus inhabitables.''' C’est le sentiment que donnent aujourd’hui les œuvres de Chateaubriand, de Maistre, de Donoso Cortés et aussi de Burke, qui exerça sur le romantisme allemand une influence si forte. Sans doute est-ce le même sentiment qui incita Nietzsche à formuler le paradoxe selon lequel il fallait encore pousser ce qui croulait, et en fait, il faut d’abord aplanir avant de commencer à construire. Voilà pourquoi Léon Bloy se désignait encore comme entrepreneur de démolitions ; mais lui aussi, aujourd’hui, il devrait fermer boutique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit toujours des jeunes gens se consacrer à des tentatives stériles, par exemple la restauration de la monarchie. Les Français en ont fait l’expérience à leurs dépens, et il ne faudrait pas s’appesantir là-dessus en des temps où n’existent plus ni monarque, ni peuple capable de monarchie. En des temps aussi agités, un génie déterminé, volontaire, mène le jeu, un génie tel qu’on en chercherait vainement dans les vieilles familles. Aujourd’hui, seul le fait accompli n’est pas contesté. C’est regrettable mais ainsi l’hérédité a cessé d’être une puissance. Le charisme est héréditaire : le résultat ne l’est pas. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Rivarol et autres essais&lt;br /&gt;
|année d'origine=1956&lt;br /&gt;
|traducteur=Jeanne Naujac et Louis Eze&lt;br /&gt;
|éditeur=Grasset&lt;br /&gt;
|année=1974&lt;br /&gt;
|page=66-67}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le salon est régi par la femme, qui y donne le ton et le domine. Dans les décennies précédant la Révolution, son influence sur la formation de l’opinion et le développement des talents et des caractères ne cesse de croître. Nous pouvons donc le considérer comme un des fruits mûrs de la civilisation. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Rivarol et autres essais&lt;br /&gt;
|année d'origine=1956&lt;br /&gt;
|traducteur=Jeanne Naujac et Louis Eze&lt;br /&gt;
|éditeur=Grasset&lt;br /&gt;
|année=1974&lt;br /&gt;
|page=23}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Si l’art des chasseurs des premiers âges nous émeut tant et nous parle un langage plus fort que celui de l’Orient ancien ou même récent, c’est sans doute un signe qu’y vivent l’esprit de notre esprit, la liberté de notre liberté.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Le Nœud gordien&lt;br /&gt;
|année d'origine=1953&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Plard&lt;br /&gt;
|éditeur=Christian Bourgois&lt;br /&gt;
|année=1981&lt;br /&gt;
|page=}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’homme « d’âge moyen élevé, vacciné, revacciné, débarrassé de ses microbes, habitué aux médicaments, a moins de chances d’en sortir qu’un autre qui ne sait rien de tous ces remèdes. '''La basse mortalité des époques paisibles ne donne pas la mesure de la santé véritable''' ; elle peut, d’un jour à l’autre, faire place à son contraire. Il se peut même qu’elle provoque des maladies encore inconnues. Le tissu des peuples devient fragile. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Traité du rebelle&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1951&lt;br /&gt;
|titre=Essais&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Plard&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|ISBN=9782253186557&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|page=549}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La forêt est secrète. Le mot est l’un de ceux, dans notre langage, qui recèlent ses contradictions. Le secret, c’est l’intime, le foyer bien clos, la citadelle de sécurité. Mais c’est aussi le clandestin, et ce sens le rapproche de l’insolite, de l’équivoque. Quand nous rencontrons de telles racines, nous pouvons être sûrs qu’elles trahissent la grande antithèse et l’identité, plus grande encore, de la vie et de la mort, que les mystères s’attachent à déchiffrer. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Traité du rebelle&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1951&lt;br /&gt;
|titre=Essais&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Plard&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|ISBN=9782253186557&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|page=528-529}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''On ne revient pas en arrière pour reconquérir le mythe ; on le rencontre à nouveau, quand le temps tremble jusqu’en ses bases, sous l’empire de l’extrême danger.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Traité du rebelle&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1951&lt;br /&gt;
|titre=Essais&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Plard&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|ISBN=9782253186557&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|page=519}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Deux qualités sont donc indispensables au rebelle. Il refuse de se laisser prescrire sa loi par les pouvoirs, qu’ils usent de la propagande ou de la violence. Et il est décidé à se défendre [...]. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Traité du rebelle&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1951&lt;br /&gt;
|titre=Essais&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Plard&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|ISBN=9782253186557&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|page=516}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« À supposer même que l’anéantissement triomphe sous la pire de ses formes, une différence subsiste alors, aussi radicale que celle du jour et de la nuit. D’un côté, le chemin s’élève vers des royaumes, le sacrifice de la vie, ou le destin du combattant qui succombe sans lâcher ses armes ; de l’autre, il descend vers les bas-fonds des camps d’esclavage et des abattoirs où les primitifs concluent avec la technique une alliance meurtrière ; où l’on n’est plus un destin, mais rien qu’un numéro de plus. Or avoir son destin propre, ou se laisser traiter comme un numéro : tel est le dilemme que chacun, certes, doit résoudre de nos jours, mais est ''seul'' à pouvoir trancher. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Traité du rebelle&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1951&lt;br /&gt;
|titre=Essais&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Plard&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|ISBN=9782253186557&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|page=513}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Quant au rebelle, nous appelons ainsi celui qui, isolé et privé de sa patrie par la marche de l’univers, se voit enfin livré à l’anéantissement. Tel pourrait être le destin d’un grand nombre d’hommes, et même de tous — il faut donc qu’un autre caractère s’y ajoute. C’est que '''le rebelle est résolu à la résistance et forme le dessein d’engager la lutte, fût-elle sans espoir.''' Est rebelle, par conséquent, quiconque est mis par la loi de sa nature en rapport avec la liberté, relation qui l’entraîne dans le temps à une révolte contre l’automatisme et à un refus d’en admettre la conséquence éthique, le fatalisme. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Traité du rebelle&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1951&lt;br /&gt;
|titre=Essais&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Plard&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|ISBN=9782253186557&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|page=507}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Tout confort se paie. La condition d’animal domestique entraîne celle de bête de boucherie. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Traité du rebelle&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1951&lt;br /&gt;
|titre=Essais&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Plard&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|ISBN=9782253186557&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|page=506}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Tout État se doit de créer une utopie, dès qu’il a perdu le contact avec le mythe.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Héliopolis&lt;br /&gt;
|année d'origine=1949&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Plard&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|année=1988&lt;br /&gt;
|page=221}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Nous pouvons nous dérober, mais c’est précisément la raison pour laquelle nous avons, moins que personne, le droit de penser aux canots de sauvetage. '''Nous n’avons pas seulement un héritage, mais aussi une mission.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Héliopolis&lt;br /&gt;
|année d'origine=1949&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Plard&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|année=1988&lt;br /&gt;
|page=93-94}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] l’acte de violence occulte est plus terrible que la violence ouverte. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ernst Jünger, Journal, 6 septembre 1945&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Qu’il suffise d’indiquer qu’entre le nihilisme amené à sa perfection, et l’anarchie sans frein, l’opposition est profonde. '''Il s’agit de savoir, dans ce combat, ce que le séjour des hommes doit devenir, un désert ou une forêt vierge.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Sur les falaises de marbre&lt;br /&gt;
|année d'origine=1939&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Thomas&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=L’Imaginaire&lt;br /&gt;
|année=2005&lt;br /&gt;
|page=118}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Quand le sentiment du droit et du bien s’évanouit, quand l’épouvante trouble les sens, alors les forces de l’homme de la rue sont bientôt taries. Mais chez la vieille aristocratie le sens de ce qui est vrai et légitime demeure vivant et c’est d’elle que sortent les nouveaux rejetons de l’esprit d’équité. Il n’est pas d’autre raison à la prééminence accordée chez tous les peuples au sang noble. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Sur les falaises de marbre&lt;br /&gt;
|année d'origine=1939&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Thomas&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=L’Imaginaire&lt;br /&gt;
|année=2005&lt;br /&gt;
|page=116}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On remarquait en lui le trait de la grandeur héréditaire, et ce trait contraire aussi que la terre imprime sur tout héritage — car '''l’héritage est la richesse des morts'''. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Sur les falaises de marbre&lt;br /&gt;
|année d'origine=1939&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Thomas&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=L’Imaginaire&lt;br /&gt;
|année=2005&lt;br /&gt;
|page=115}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Nous aussi nous sentîmes alors la puissance de l’instinct passer en nous comme un éclair. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous ne savions pas encore de quel immense pouvoir l’homme est dépositaire. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Sur les falaises de marbre&lt;br /&gt;
|année d'origine=1939&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Thomas&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=L’Imaginaire&lt;br /&gt;
|année=2005&lt;br /&gt;
|page=84-85}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Mais que faire, si les faibles méconnaissent la loi, et dans leur aveuglement tirent les verrous qui n’étaient poussés que pour les protéger ? [...] L’ordre humain ressemble au Cosmos en ceci, que de temps en temps, '''pour renaître à neuf, il lui faut plonger dans la flamme'''. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Sur les falaises de marbre&lt;br /&gt;
|année d'origine=1939&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Thomas&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=L’Imaginaire&lt;br /&gt;
|année=2005&lt;br /&gt;
|page=71}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Profonde est la haine qui brûle contre la beauté dans les cœurs abjects. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Sur les falaises de marbre&lt;br /&gt;
|année d'origine=1939&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Thomas&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=L’Imaginaire&lt;br /&gt;
|année=2005&lt;br /&gt;
|page=62}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Comme toujours là où le doute s’accompagne de plénitude, nous fîmes confiance à la force, et n’est-elle pas l’éternel balancier qui pousse en avant les aiguilles, indifférente au jour et à la nuit ? »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Sur les falaises de marbre&lt;br /&gt;
|année d'origine=1939&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Thomas&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=L’Imaginaire&lt;br /&gt;
|année=2005&lt;br /&gt;
|page=36}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Il est des temps de décadence, où s’efface la forme en laquelle notre vie profonde doit s’accomplir. Arrivés dans de telles époques, nous vacillons et trébuchons comme des êtres à qui manque l’équilibre. Nous tombons de la joie obscure à la douleur obscure, le sentiment d’un manque infini nous fait voir pleins d’attraits l’avenir et le passé. Nous vivons ainsi dans des temps écoulés ou dans des utopies lointaines, cependant que l’instant s’enfuit.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Sur les falaises de marbre&lt;br /&gt;
|année d'origine=1939&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Thomas&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=L’Imaginaire&lt;br /&gt;
|année=2005&lt;br /&gt;
|page=35}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''L’ordre propre à la démocratie nationale tend à un état d’anarchie mondiale dans la mesure même où il gagne en universalité.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Le Travailleur&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1932&lt;br /&gt;
|titre=Essais&lt;br /&gt;
|traducteur=Julien Hervier&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|ISBN=9782253186557&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|page=333}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le Travailleur se distingue par un nouveau rapport à l’élémentaire. Il dispose donc de réserves plus considérables que le bourgeois qui reconnaît la sécurité comme valeur suprême et se sert de sa raison abstraite comme d’un moyen destiné à assurer cette sécurité. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Le Travailleur&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1932&lt;br /&gt;
|titre=Essais&lt;br /&gt;
|traducteur=Julien Hervier&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|ISBN=9782253186557&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|page=330}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est seulement lorsque la démocratie est réalisée que la tendance dissolvante de ses principes moteurs ressort dans toute sa virulence. C’est alors seulement qu’on voit combien le monde bourgeois vivait de sentiments reflétés et combien il relevait d’un réflexe de défense. Les principes de ce monde changent de sens lorsqu’on les prive d’adversaire. La dissolution a atteint ses dernières limites lorsqu’elle n’est plus confrontée aux vestiges de l’autorité mais à sa propre image reflétée dans tous les miroirs. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Le Travailleur&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1932&lt;br /&gt;
|titre=Essais&lt;br /&gt;
|traducteur=Julien Hervier&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|ISBN=9782253186557&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|page=287}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] la société bourgeoise [...] s’est hissée au rang d’exploiteuse de l’État. Le visage de la démocratie tardive où la trahison et l’impuissance ont gravé leur marque est par trop connu. Dans cette atmosphère, toutes les puissances de décomposition, tous les éléments moribonds, étrangers et hostiles ont merveilleusement prospéré ; leur but secret est de l’éterniser à tout prix. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Le Travailleur&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1932&lt;br /&gt;
|titre=Essais&lt;br /&gt;
|traducteur=Julien Hervier&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|ISBN=9782253186557&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|page=275-276}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Dans l’espace libéral, l’idéal n’est pas la suprématie ouverte mais la suprématie masquée et, corrélativement, l’esclavage masqué ; c’est le concurrent le plus faible qui garantie la situation générale [...]. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Le Travailleur&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1932&lt;br /&gt;
|titre=Essais&lt;br /&gt;
|traducteur=Julien Hervier&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|ISBN=9782253186557&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|page=229}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La technique n’est pourtant, comme nous l’avons vu, aucunement un instrument de progrès mais un moyen de mobiliser le monde grâce à la Figure du Travailleur, et tant que ce processus est en cours, il est possible de prédire avec certitude qu’on ne renoncera à aucune de ses propriétés dévastatrices. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Le Travailleur&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1932&lt;br /&gt;
|titre=Essais&lt;br /&gt;
|traducteur=Julien Hervier&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|ISBN=9782253186557&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|page=225-226}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Partout où l’homme tombe sous la coupe de la technique, il se voit placé devant une alternative inéluctable. Il s’agit pour lui d’accepter ses moyens particuliers et de parler sa langue ou de périr. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Le Travailleur&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1932&lt;br /&gt;
|titre=Essais&lt;br /&gt;
|traducteur=Julien Hervier&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|ISBN=9782253186557&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|page=202}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’adoption d’une technique étrangère est un acte de soumission dont les conséquences sont d’autant plus dangereuses qu’il s’accomplit d’abord en esprit. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Le Travailleur&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1932&lt;br /&gt;
|titre=Essais&lt;br /&gt;
|traducteur=Julien Hervier&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|ISBN=9782253186557&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|page=122}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« À l’âge de la Domination apparente de la bourgeoisie, on ne peut plus ou on ne peut pas encore parler de puissance. La mise en pièces de l’État absolutiste par les principes universels apparaît comme un acte grandiose d’affaiblissement et de dévalorisation d’un monde accompli dans sa forme. Vu sous une autre perspective, ce nivellement de toutes les frontières se présente pourtant comme un acte de mobilisation totale, comme la préparation de la Domination de grandeurs nouvelles et d’une nature différente dont l’entrée en scène ne se fera pas attendre. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Le Travailleur&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1932&lt;br /&gt;
|titre=Essais&lt;br /&gt;
|traducteur=Julien Hervier&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|ISBN=9782253186557&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|page=118}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] l’état de sécurité idéal auquel le progrès s’efforce de parvenir consiste dans une Domination mondiale de la raison bourgeoise qui voudrait non seulement réduire les sources du danger mais les amener finalement à se tarir. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Le Travailleur&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1932&lt;br /&gt;
|titre=Essais&lt;br /&gt;
|traducteur=Julien Hervier&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|ISBN=9782253186557&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|page=99}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Tous les grands moments de la vie, les rêves ardents de la jeunesse, l’enivrement de l’amour, le feu de la bataille, coïncident avec une conscience plus profonde de la Figure, et le souvenir est le retour magique de la Figure qui émeut le cœur et le persuade du caractère impérissable des ces moments. Le désespoir le plus amer d’une vie consiste à ne s’être pas accompli, à n’avoir pas été à la hauteur de soi-même. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Le Travailleur&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1932&lt;br /&gt;
|titre=Essais&lt;br /&gt;
|traducteur=Julien Hervier&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|ISBN=9782253186557&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|page=86}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] désormais le triomphe de la société sur l’État s’est manifesté sans équivoque comme une combinaison ininterrompue de haute trahison et de trahison envers la patrie, perpétrées par le vulgaire, trop vulgaire, à l’encontre de tout ce qui constitue le fond allemand. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Le Travailleur&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1932&lt;br /&gt;
|titre=Essais&lt;br /&gt;
|traducteur=Julien Hervier&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|ISBN=9782253186557&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|page=76}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Est société l’ensemble de la population du globe qui s’offre au concept comme l’image idéale d’une humanité dont la division en États, nations ou races ne repose au fond sur rien d’autre que sur une erreur de raisonnement. Cette erreur de raisonnement sera cependant corrigée au fil du temps par des contrats, par les “lumières”, par une moralisation générale, ou tout simplement par le progrès des moyens de transport. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Le Travailleur&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1932&lt;br /&gt;
|titre=Essais&lt;br /&gt;
|traducteur=Julien Hervier&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|ISBN=9782253186557&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|page=72}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] les étroits rapports qui règnent entre la fraternité et l’échafaud, entre les droits de l’homme et les batailles meurtrières ne sont que trop connus. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Le Travailleur&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1932&lt;br /&gt;
|titre=Essais&lt;br /&gt;
|traducteur=Julien Hervier&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de poche&lt;br /&gt;
|ISBN=9782253186557&lt;br /&gt;
|année=2019&lt;br /&gt;
|page=69}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Chaque existence individuelle devient alors, sans que la moindre équivoque puisse subsister longtemps, une existence de ''Travailleur'' ; '''à la guerre des chevaliers, à celle des souverains, succède la guerre des travailleurs''' — et le premier grand affrontement du XXe siècle nous a déjà donné un aperçu de ce qu’en serait la structure rationnelle et le caractère impitoyable. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=La Mobilisation totale&lt;br /&gt;
|année d'origine=1930&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Plard et Marc de Launay&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Tel&lt;br /&gt;
|année=2018&lt;br /&gt;
|page=113}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''les guerres dévastatrices sont les portes les mieux faites pour entrer dans des zones décisives de l’âme, et pour laquelle, lors des nouveaux déploiements de l’image du monde, lors des révolutions, la donnée brutale du sang qui coule est plus bouleversante et plus féconde que tout bouleversement spirituel.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Le Cœur aventureux&lt;br /&gt;
|année d'origine=1929&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Thomas&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=L’Imaginaire&lt;br /&gt;
|année=1979&lt;br /&gt;
|page=161}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Aujourd’hui on ne peut pas travailler en société [...] ; il faut le faire dans la solitude, comme un homme qui ouvre une brèche dans la forêt vierge, soutenu par l’unique espoir que, quelque part, dans les fourrés d’autres travaillent à la même œuvre.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Le Cœur aventureux&lt;br /&gt;
|année d'origine=1929&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Thomas&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=L’Imaginaire&lt;br /&gt;
|année=1979&lt;br /&gt;
|page=}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Quand nous escaladerons la barricade, ce ne sera point pour la lutte des classes, mais pour des biens immatériels. '''Un abîme nous sépare de ceux qui se battent pour un bien-être matériel.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Le Boqueteau 125&lt;br /&gt;
|année d'origine=1924&lt;br /&gt;
|traducteur=Théodore Lacaze&lt;br /&gt;
|éditeur=Payot&lt;br /&gt;
|année=1998&lt;br /&gt;
|page=172}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est l’épreuve de la guerre qui fait voir si l’harmonie existe au sein d’une nation. Dans la concurrence économique et dans toutes les compétitions menées au moyen de ces armes spirituelles de mode aujourd’hui, l’énergie apparente peut dissimuler la plus grande légèreté, la corruption, l’arbitraire ; mais dans la guerre, ces points faibles ne tardent pas à se manifester. La sélection passe de l’individu à l’ensemble de l’État et la meilleure preuve en est que c’est à la conservation des individus les plus précieux qu’on finit par attacher le moins d’importance. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Le Boqueteau 125&lt;br /&gt;
|année d'origine=1924&lt;br /&gt;
|traducteur=Théodore Lacaze&lt;br /&gt;
|éditeur=Payot&lt;br /&gt;
|année=1998&lt;br /&gt;
|page=162-163}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Je hais la démocratie comme la peste''' [...]. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Le Boqueteau 125&lt;br /&gt;
|année d'origine=1924&lt;br /&gt;
|traducteur=Théodore Lacaze&lt;br /&gt;
|éditeur=Payot&lt;br /&gt;
|année=1998&lt;br /&gt;
|page=81}}&lt;br /&gt;
{{Center|Ernst Jünger 5|}}&lt;br /&gt;
« Le nombre sera peut-être petit de ceux qui reviendront de ces plaines d’enfer où nulle protection ne s’offre plus à l’homme sauf le métal dur qu’il porte en lui-même en son cœur [...]. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Le Boqueteau 125&lt;br /&gt;
|année d'origine=1924&lt;br /&gt;
|traducteur=Théodore Lacaze&lt;br /&gt;
|éditeur=Payot&lt;br /&gt;
|année=1998&lt;br /&gt;
|page=30}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''même le plus colossal affrontement n’est jamais que la balance où l’on pèse, aujourd’hui comme toujours, le poids des hommes.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Orages d’acier&lt;br /&gt;
|année d'origine=1920&lt;br /&gt;
|traducteur=Christian Bourgois (revue par Henri Plard)&lt;br /&gt;
|éditeur=Christian Bourgois&lt;br /&gt;
|année=1970&lt;br /&gt;
|page=349}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Ce fut la première fois où je vis à l’œuvre la destruction préméditée, systématique, que j’allais rencontrer jusqu’à l’écœurement dans les années suivantes ; elle est en corrélation étroite avec les doctrines économiques de notre temps''' et rapporte au destructeur lui-même plus de tort que de profit. Les villages auraient été de toute manière anéantis dans les combats qui suivirent, mais d’une manière plus digne du soldat. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Orages d’acier&lt;br /&gt;
|année d'origine=1920&lt;br /&gt;
|traducteur=Christian Bourgois (revue par Henri Plard)&lt;br /&gt;
|éditeur=Christian Bourgois&lt;br /&gt;
|année=1970&lt;br /&gt;
|page=169}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Nous savions que cette fois, nous allions entrer dans une bataille telle que le monde n’en avait encore jamais vu.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Orages d’acier&lt;br /&gt;
|année d'origine=1920&lt;br /&gt;
|traducteur=Christian Bourgois (revue par Henri Plard)&lt;br /&gt;
|éditeur=Christian Bourgois&lt;br /&gt;
|année=1970&lt;br /&gt;
|page=120}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Élevés dans une ère de sécurité, nous avions tous la nostalgie de l’inhabituel, des grands périls. La guerre nous avait donc saisis comme une ivresse. C’est sous une pluie de fleurs que nous étions partis, grisés de roses et de sang.''' Nul doute que la guerre ne nous offrît la grandeur, la force, la gravité. Elle nous apparaissait comme l’action virile : de joyeux combats de tirailleurs, dans les prés où le sang tombait en rosée sur les fleurs. ''Pas de plus belle mort au monde...'' Ah ! surtout, ne pas rester chez soi, être admis à cette communion ! »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernst Jünger&lt;br /&gt;
|titre=Orages d’acier&lt;br /&gt;
|année d'origine=1920&lt;br /&gt;
|traducteur=Christian Bourgois (revue par Henri Plard)&lt;br /&gt;
|éditeur=Christian Bourgois&lt;br /&gt;
|année=1970&lt;br /&gt;
|page=9-10}}&lt;br /&gt;
{{Center|Ernst Jünger 3|}}&lt;br /&gt;
{{Center|Ernst Jünger 2|}}&lt;br /&gt;
{{Center|Ernst Jünger 4|}}&lt;br /&gt;
{{Center|Eugène Ionesco et Ernst Jünger|Eugène Ionesco et [[Ernst Jünger]]}}&lt;br /&gt;
{{Center|Werner Heisenberg, Ernst Jünger et Martin Heidegger|Werner Heisenberg, [[Ernst Jünger]] et [[Martin Heidegger]]}}&lt;br /&gt;
{{Center|Ernst Jünger et Carl Schmitt, Rambouillet, octobre 1941|[[Ernst Jünger]] et [[Carl Schmitt]], Rambouillet, octobre 1941}}&lt;br /&gt;
{{Center|Ernst von Salomon et Ernst Jünger à Winsen en Allemagne dans les années 1950|[[Ernst von Salomon]] et [[Ernst Jünger]] à Winsen en Allemagne dans les années 1950}}&lt;br /&gt;
{{Center|Emil Cioran et Ernst Jünger|[[Emil Cioran]] et [[Ernst Jünger]]}}&lt;br /&gt;
{{Center|Ernst Jünger et Emil Cioran|[[Ernst Jünger]] et [[Emil Cioran]]}}&lt;br /&gt;
{{Center|Ernst Jünger et Alain de Benoist, Nice, 15 mai 1977|[[Ernst Jünger]] et [[Alain de Benoist]], Nice, 15 mai 1977}}&lt;br /&gt;
{{Center|Carl Schmitt et Ernst Jünger, Plettenberg, 1978|[[Carl Schmitt]] et [[Ernst Jünger]], Plettenberg, 1978}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Junger, Ernst}}&lt;br /&gt;
[[Category:Auctores]]&lt;br /&gt;
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		<author><name>Europa7</name></author>
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		<id>https://libertas.co/index.php?title=Mircea_Eliade&amp;diff=46068</id>
		<title>Mircea Eliade</title>
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		<updated>2026-08-20T22:53:35Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : /* Citations */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Image|Mircea Eliade|}}&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« En somme, '''la majorité des hommes “sans-religion” partagent encore des pseudo-religions et des mythologies dégradées'''. Ce qui n’a rien pour nous étonner, du moment que l’homme profane est le descendant de l’''homo religiosus'' et ne peut pas annuler sa propre histoire, c’est-à-dire les comportements de ses ancêtres religieux, qui l’ont constitué tel qu’il est aujourd’hui. D’autant plus qu’une grande partie de son existence est nourrie par des pulsions qui lui arrivent du tréfonds de son être, de cette zone qu’on a appelée l’inconscient. '''Un homme uniquement rationnel est une abstraction ; il ne se rencontre jamais dans la réalité'''. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Mircea Eliade&lt;br /&gt;
|titre=Le Sacré et le Profane&lt;br /&gt;
|année d'origine=1965&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio Essais&lt;br /&gt;
|année=2025&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070324545&lt;br /&gt;
|page=177-178}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Mais ce n’est pas uniquement dans les “petites religions” ou dans les mystiques politiques que l’on retrouve des comportements religieux camouflés ou dégénérés : on les reconnaît également dans des mouvements qui se proclament franchement laïques, voire antireligieux. Ainsi, dans le nudisme ou dans les mouvements pour la liberté sexuelle absolue, idéologies où l’on peut déchiffrer les traces de la “nostalgie du Paradis”, le désir de réintégrer l’état édénique d’avant la chute, lorsque le péché n’existait pas et qu’il n’y avait pas rupture entre les béatitudes de la chair et la conscience. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Mircea Eliade&lt;br /&gt;
|titre=Le Sacré et le Profane&lt;br /&gt;
|année d'origine=1965&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio Essais&lt;br /&gt;
|année=2025&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070324545&lt;br /&gt;
|page=176}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le processus de la désacralisation de l’existence humaine a abouti plus d’une fois à des formes hybrides de basse magie et de religion simiesque. Nous ne songeons pas aux innombrables “petites religions” qui pullulent dans toutes les villes modernes, aux églises, aux sectes et aux écoles pseudo-occultes, néo-spiritualistes ou soi-disant hermétiques, car tous ces phénomènes appartiennent encore à la sphère de la religiosité, même s’il s’agit presque toujours d’aspects aberrants de pseudomorphose. Nous ne faisons pas non plus allusion aux divers mouvements politiques et prophétismes sociaux, dont la structure mythologique et le fanatisme religieux sont facilement discernables. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Mircea Eliade&lt;br /&gt;
|titre=Le Sacré et le Profane&lt;br /&gt;
|année d'origine=1965&lt;br /&gt;
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|collection=Folio Essais&lt;br /&gt;
|année=2025&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070324545&lt;br /&gt;
|page=175}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il est facile de voir tout ce qui sépare ce mode d’être dans le monde de l’existence d’un homme areligieux. Il y a avant tout ce fait : l’homme areligieux refuse la transcendance, accepte la relativité de la “réalité”, et il lui arrive même de douter du sens de l’existence. Les autres grandes cultures du passé ont connu, elles aussi, des hommes areligieux, et il n’est pas impossible qu’il en ait existé même à des niveaux archaïques de culture, bien que les documents ne les aient pas encore attestés. Mais c’est seulement dans les sociétés occidentales modernes que l’homme areligieux s’est pleinement épanoui. L’homme moderne areligieux assume une nouvelle situation existentielle : il se reconnaît uniquement sujet et agent de l’Histoire, et il refuse tout appel à la transcendance. Autrement dit, il n’accepte aucun modèle d’humanité en dehors de la condition humaine, telle qu’elle se laisse déchiffrer dans les diverses situations historiques. L’homme ''se fait'' lui-même, et il n’arrive à se faire complètement que dans la mesure où il se désacralise et désacralise le monde. Le sacré est l’obstacle par excellence devant sa liberté. Il ne deviendra lui-même qu’au moment où il sera radicalement démystifié. Il ne sera vraiment libre qu’au moment où il aura tué le dernier dieu. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Mircea Eliade&lt;br /&gt;
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|ISBN=9782070324545&lt;br /&gt;
|page=172}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La hiérophanie de la pierre est une ontophanie par excellence : avant tout, la pierre est, elle reste toujours elle-même, elle ne change pas, et elle ''frappe'' l’homme par ce qu’elle a d’irréductible et d’absolu, et, ce faisant, lui dévoile, par analogie, l’irréductibilité et l’absolu de l’Être. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
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|page=134}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''''On ne devient homme véritable qu’en se conformant à l’enseignement des mythes, en imitant les dieux'''''. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Mircea Eliade&lt;br /&gt;
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|ISBN=9782070324545&lt;br /&gt;
|page=89}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Eliade, Mircea}}&lt;br /&gt;
[[Category:Auctores]]&lt;br /&gt;
{{Footer}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Europa7</name></author>
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		<title>Mircea Eliade</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : /* Citations */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Image|Mircea Eliade|}}&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« En somme, la majorité des hommes “sans-religion” partagent encore des pseudo-religions et des mythologies dégradées. Ce qui n’a rien pour nous étonner, du moment que l’homme profane est le descendant de l’''homo religiosus'' et ne peut pas annuler sa propre histoire, c’est-à-dire les comportements de ses ancêtres religieux, qui l’ont constitué tel qu’il est aujourd’hui. D’autant plus qu’une grande partie de son existence est nourrie par des pulsions qui lui arrivent du tréfonds de son être, de cette zone qu’on a appelée l’inconscient. Un homme uniquement rationnel est une abstraction ; il ne se rencontre jamais dans la réalité. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Mircea Eliade&lt;br /&gt;
|titre=Le Sacré et le Profane&lt;br /&gt;
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|année=2025&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070324545&lt;br /&gt;
|page=177-178}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Mais ce n’est pas uniquement dans les “petites religions” ou dans les mystiques politiques que l’on retrouve des comportements religieux camouflés ou dégénérés : on les reconnaît également dans des mouvements qui se proclament franchement laïques, voire antireligieux. Ainsi, dans le nudisme ou dans les mouvements pour la liberté sexuelle absolue, idéologies où l’on peut déchiffrer les traces de la “nostalgie du Paradis”, le désir de réintégrer l’état édénique d’avant la chute, lorsque le péché n’existait pas et qu’il n’y avait pas rupture entre les béatitudes de la chair et la conscience. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
« Le processus de la désacralisation de l’existence humaine a abouti plus d’une fois à des formes hybrides de basse magie et de religion simiesque. Nous ne songeons pas aux innombrables “petites religions” qui pullulent dans toutes les villes modernes, aux églises, aux sectes et aux écoles pseudo-occultes, néo-spiritualistes ou soi-disant hermétiques, car tous ces phénomènes appartiennent encore à la sphère de la religiosité, même s’il s’agit presque toujours d’aspects aberrants de pseudomorphose. Nous ne faisons pas non plus allusion aux divers mouvements politiques et prophétismes sociaux, dont la structure mythologique et le fanatisme religieux sont facilement discernables. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Mircea Eliade&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
« Il est facile de voir tout ce qui sépare ce mode d’être dans le monde de l’existence d’un homme areligieux. Il y a avant tout ce fait : l’homme areligieux refuse la transcendance, accepte la relativité de la “réalité”, et il lui arrive même de douter du sens de l’existence. Les autres grandes cultures du passé ont connu, elles aussi, des hommes areligieux, et il n’est pas impossible qu’il en ait existé même à des niveaux archaïques de culture, bien que les documents ne les aient pas encore attestés. Mais c’est seulement dans les sociétés occidentales modernes que l’homme areligieux s’est pleinement épanoui. L’homme moderne areligieux assume une nouvelle situation existentielle : il se reconnaît uniquement sujet et agent de l’Histoire, et il refuse tout appel à la transcendance. Autrement dit, il n’accepte aucun modèle d’humanité en dehors de la condition humaine, telle qu’elle se laisse déchiffrer dans les diverses situations historiques. L’homme ''se fait'' lui-même, et il n’arrive à se faire complètement que dans la mesure où il se désacralise et désacralise le monde. Le sacré est l’obstacle par excellence devant sa liberté. Il ne deviendra lui-même qu’au moment où il sera radicalement démystifié. Il ne sera vraiment libre qu’au moment où il aura tué le dernier dieu. »&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
« La hiérophanie de la pierre est une ontophanie par excellence : avant tout, la pierre est, elle reste toujours elle-même, elle ne change pas, et elle ''frappe'' l’homme par ce qu’elle a d’irréductible et d’absolu, et, ce faisant, lui dévoile, par analogie, l’irréductibilité et l’absolu de l’Être. »&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
« '''''On ne devient homme véritable qu’en se conformant à l’enseignement des mythes, en imitant les dieux'''''. »&lt;br /&gt;
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|ISBN=9782070324545&lt;br /&gt;
|page=89}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Eliade, Mircea}}&lt;br /&gt;
[[Category:Auctores]]&lt;br /&gt;
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		<author><name>Europa7</name></author>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : /* Citations */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Image|Mircea Eliade|}}&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Mais ce n’est pas uniquement dans les “petites religions” ou dans les mystiques politiques que l’on retrouve des comportements religieux camouflés ou dégénérés : on les reconnaît également dans des mouvements qui se proclament franchement laïques, voire antireligieux. Ainsi, dans le nudisme ou dans les mouvements pour la liberté sexuelle absolue, idéologies où l’on peut déchiffrer les traces de la “nostalgie du Paradis”, le désir de réintégrer l’état édénique d’avant la chute, lorsque le péché n’existait pas et qu’il n’y avait pas rupture entre les béatitudes de la chair et la conscience. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
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« Le processus de la désacralisation de l’existence humaine a abouti plus d’une fois à des formes hybrides de basse magie et de religion simiesque. Nous ne songeons pas aux innombrables “petites religions” qui pullulent dans toutes les villes modernes, aux églises, aux sectes et aux écoles pseudo-occultes, néo-spiritualistes ou soi-disant hermétiques, car tous ces phénomènes appartiennent encore à la sphère de la religiosité, même s’il s’agit presque toujours d’aspects aberrants de pseudomorphose. Nous ne faisons pas non plus allusion aux divers mouvements politiques et prophétismes sociaux, dont la structure mythologique et le fanatisme religieux sont facilement discernables. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
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« Il est facile de voir tout ce qui sépare ce mode d’être dans le monde de l’existence d’un homme areligieux. Il y a avant tout ce fait : l’homme areligieux refuse la transcendance, accepte la relativité de la “réalité”, et il lui arrive même de douter du sens de l’existence. Les autres grandes cultures du passé ont connu, elles aussi, des hommes areligieux, et il n’est pas impossible qu’il en ait existé même à des niveaux archaïques de culture, bien que les documents ne les aient pas encore attestés. Mais c’est seulement dans les sociétés occidentales modernes que l’homme areligieux s’est pleinement épanoui. L’homme moderne areligieux assume une nouvelle situation existentielle : il se reconnaît uniquement sujet et agent de l’Histoire, et il refuse tout appel à la transcendance. Autrement dit, il n’accepte aucun modèle d’humanité en dehors de la condition humaine, telle qu’elle se laisse déchiffrer dans les diverses situations historiques. L’homme ''se fait'' lui-même, et il n’arrive à se faire complètement que dans la mesure où il se désacralise et désacralise le monde. Le sacré est l’obstacle par excellence devant sa liberté. Il ne deviendra lui-même qu’au moment où il sera radicalement démystifié. Il ne sera vraiment libre qu’au moment où il aura tué le dernier dieu. »&lt;br /&gt;
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« La hiérophanie de la pierre est une ontophanie par excellence : avant tout, la pierre est, elle reste toujours elle-même, elle ne change pas, et elle ''frappe'' l’homme par ce qu’elle a d’irréductible et d’absolu, et, ce faisant, lui dévoile, par analogie, l’irréductibilité et l’absolu de l’Être. »&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
« '''''On ne devient homme véritable qu’en se conformant à l’enseignement des mythes, en imitant les dieux'''''. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Mircea Eliade&lt;br /&gt;
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|année d'origine=1965&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio Essais&lt;br /&gt;
|année=2025&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070324545&lt;br /&gt;
|page=89}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Eliade, Mircea}}&lt;br /&gt;
[[Category:Auctores]]&lt;br /&gt;
{{Footer}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Europa7</name></author>
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		<title>Mircea Eliade</title>
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&lt;div&gt;{{Image|Mircea Eliade|}}&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Mais ce n’est pas uniquement dans les “petites religions” ou dans les mystiques politiques que l’on retrouve des comportements religieux camouflés ou dégénérés : on les reconnaît également dans des mouvements qui se proclament franchement laïques, voire antireligieux. Ainsi, dans le nudisme ou dans les mouvements pour la liberté sexuelle absolue, idéologies où l’on peut déchiffrer les traces de la “nostalgie du Paradis”, le désir de réintégrer l’état édénique d’avant la chute, lorsque le péché n’existait pas et qu’il n’y avait pas rupture entre les béatitudes de la chair et la conscience. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Mircea Eliade&lt;br /&gt;
|titre=Le Sacré et le Profane&lt;br /&gt;
|année d'origine=1965&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio Essais&lt;br /&gt;
|année=2025&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070324545&lt;br /&gt;
|page=176}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le processus de la désacralisation de l’existence humaine a abouti plus d’une fois à des formes hybrides de basse magie et de religion simiesque. Nous ne songeons pas aux innombrables “petites religions” qui pullulent dans toutes les villes modernes, aux églises, aux sectes et aux écoles pseudo-occultes, néo-spiritualistes ou soi-disant hermétiques, car tous ces phénomènes appartiennent encore à la sphère de la religiosité, même s’il s’agit presque toujours d’aspects aberrants de pseudomorphose. Nous ne faisons pas non plus allusion aux divers mouvements politiques et prophétismes sociaux, dont la structure mythologique et le fanatisme religieux sont facilement discernables. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Mircea Eliade&lt;br /&gt;
|titre=Le Sacré et le Profane&lt;br /&gt;
|année d'origine=1965&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio Essais&lt;br /&gt;
|année=2025&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070324545&lt;br /&gt;
|page=175}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il est facile de voir tout ce qui sépare ce mode d’être dans le monde de l’existence d’un homme areligieux. Il y a avant tout ce fait : l’homme areligieux refuse la transcendance, accepte la relativité de la “réalité”, et il lui arrive même de douter du sens de l’existence. Les autres grandes cultures du passé ont connu, elles aussi, des hommes areligieux, et il n’est pas impossible qu’il en ait existé même à des niveaux archaïques de culture, bien que les documents ne les aient pas encore attestés. Mais c’est seulement dans les sociétés occidentales modernes que l’homme areligieux s’est pleinement épanoui. L’homme moderne areligieux assume une nouvelle situation existentielle : il se reconnaît uniquement sujet et agent de l’Histoire, et il refuse tout appel à la transcendance. Autrement dit, il n’accepte aucun modèle d’humanité en dehors de la condition humaine, telle qu’elle se laisse déchiffrer dans les diverses situations historiques. L’homme ''se fait'' lui-même, et il n’arrive à se faire complètement que dans la mesure où il se désacralise et désacralise le monde. Le sacré est l’obstacle par excellence devant sa liberté. Il ne deviendra lui-même qu’au moment où il sera radicalement démystifié. Il ne sera vraiment libre qu’au moment où il aura tué le dernier dieu. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Mircea Eliade&lt;br /&gt;
|titre=Le Sacré et le Profane&lt;br /&gt;
|année d'origine=1965&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio Essais&lt;br /&gt;
|année=2025&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070324545&lt;br /&gt;
|page=172}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La hiérophanie de la pierre est une ontophanie par excellence : avant tout, la pierre est, elle reste toujours elle-même, elle ne change pas, et elle ''frappe'' l’homme par ce qu’elle a d’irréductible et d’absolu, et, ce faisant, lui dévoile, par analogie, l’irréductibilité et l’absolu de l’Être. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Mircea Eliade&lt;br /&gt;
|titre=Le Sacré et le Profane&lt;br /&gt;
|année d'origine=1965&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio Essais&lt;br /&gt;
|année=2025&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070324545&lt;br /&gt;
|page=134}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« ''On ne devient homme véritable qu’en se conformant à l’enseignement des mythes, en imitant les dieux''. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Mircea Eliade&lt;br /&gt;
|titre=Le Sacré et le Profane&lt;br /&gt;
|année d'origine=1965&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio Essais&lt;br /&gt;
|année=2025&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070324545&lt;br /&gt;
|page=89}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Eliade, Mircea}}&lt;br /&gt;
[[Category:Auctores]]&lt;br /&gt;
{{Footer}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Europa7</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://libertas.co/index.php?title=Mircea_Eliade&amp;diff=46064</id>
		<title>Mircea Eliade</title>
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		<updated>2026-08-20T21:58:25Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : /* Citations */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Image|Mircea Eliade|}}&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Mais ce n’est pas uniquement dans les “petites religions” ou dans les mystiques politiques que l’on retrouve des comportements religieux camouflés ou dégénérés : on les reconnaît également dans des mouvements qui se proclament franchement laïques, voire antireligieux. Ainsi, dans le nudisme ou dans les mouvements pour la liberté sexuelle absolue, idéologies où l’on peut déchiffrer les traces de la “nostalgie du Paradis”, le désir de réintégrer l’état édénique d’avant la chute, lorsque le péché n’existait pas et qu’il n’y avait pas rupture entre les béatitudes de la chair et la conscience. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Mircea Eliade&lt;br /&gt;
|titre=Le Sacré et le Profane&lt;br /&gt;
|année d'origine=1965&lt;br /&gt;
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|année=2025&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070324545&lt;br /&gt;
|page=176}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le processus de la désacralisation de l’existence humaine a abouti plus d’une fois à des formes hybrides de basse magie et de religion simiesque. Nous ne songeons pas aux innombrables “petites religions” qui pullulent dans toutes les villes modernes, aux églises, aux sectes et aux écoles pseudo-occultes, néo-spiritualistes ou soi-disant hermétiques, car tous ces phénomènes appartiennent encore à la sphère de la religiosité, même s’il s’agit presque toujours d’aspects aberrants de pseudomorphose. Nous ne faisons pas non plus allusion aux divers mouvements politiques et prophétismes sociaux, dont la structure mythologique et le fanatisme religieux sont facilement discernables. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Mircea Eliade&lt;br /&gt;
|titre=Le Sacré et le Profane&lt;br /&gt;
|année d'origine=1965&lt;br /&gt;
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|ISBN=9782070324545&lt;br /&gt;
|page=175}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il est facile de voir tout ce qui sépare ce mode d’être dans le monde de l’existence d’un homme areligieux. Il y a avant tout ce fait : l’homme areligieux refuse la transcendance, accepte la relativité de la “réalité”, et il lui arrive même de douter du sens de l’existence. Les autres grandes cultures du passé ont connu, elles aussi, des hommes areligieux, et il n’est pas impossible qu’il en ait existé même à des niveaux archaïques de culture, bien que les documents ne les aient pas encore attestés. Mais c’est seulement dans les sociétés occidentales modernes que l’homme areligieux s’est pleinement épanoui. L’homme moderne areligieux assume une nouvelle situation existentielle : il se reconnaît uniquement sujet et agent de l’Histoire, et il refuse tout appel à la transcendance. Autrement dit, il n’accepte aucun modèle d’humanité en dehors de la condition humaine, telle qu’elle se laisse déchiffrer dans les diverses situations historiques. L’homme ''se fait'' lui-même, et il n’arrive à se faire complètement que dans la mesure où il se désacralise et désacralise le monde. Le sacré est l’obstacle par excellence devant sa liberté. Il ne deviendra lui-même qu’au moment où il sera radicalement démystifié. Il ne sera vraiment libre qu’au moment où il aura tué le dernier dieu. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Mircea Eliade&lt;br /&gt;
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|année d'origine=1965&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
« La hiérophanie de la pierre est une ontophanie par excellence : avant tout, la pierre est, elle reste toujours elle-même, elle ne change pas, et elle ''frappe'' l’homme par ce qu’elle a d’irréductible et d’absolu, et, ce faisant, lui dévoile, par analogie, l’irréductibilité et l’absolu de l’Être. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Mircea Eliade&lt;br /&gt;
|titre=Le Sacré et le Profane&lt;br /&gt;
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|ISBN=9782070324545&lt;br /&gt;
|page=134}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Eliade, Mircea}}&lt;br /&gt;
[[Category:Auctores]]&lt;br /&gt;
{{Footer}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Europa7</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://libertas.co/index.php?title=Mod%C3%A8le:Librairie&amp;diff=46063</id>
		<title>Modèle:Librairie</title>
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		<updated>2026-08-07T10:09:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;Retrouvez les ouvrages cités à la Librairie Logos à Paris&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;[[Image:librairielogos.jpg|300px|link=https://librairielogos.com]]&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Europa7</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://libertas.co/index.php?title=Thomas_Molnar&amp;diff=46062</id>
		<title>Thomas Molnar</title>
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		<updated>2026-08-03T21:07:42Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : /* Textus */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Image|Thomas Molnar|}}&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’enfant américain est, à l’âge de huit à dix ans déjà, introduit dans les mécanismes du marché : achat, vente, consommation, rémunération pour un job. Ce conditionnement du début est répercuté plus tard dans tous les actes de la vie, le ''businessman'' étant considérée comme le type idéal. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thomas Molnar&lt;br /&gt;
|titre=Moi, Symmaque&lt;br /&gt;
|année d'origine=1999&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Âge d’homme&lt;br /&gt;
|année=1999&lt;br /&gt;
|page=85}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] la “société ouverte” de Karl Popper pour caractériser l’immunité contre la décadence. Popper ne fait que choisir la formule de sa préférence — la démocratie libérale telle qu’elle a été à l’honneur en 1945, l’année de la défaite des alternatives — lui coller une étiquette de valeur positive, et l’appeler ''norme''. Nous observons, cependant, que dans la société de type poppérien la décadence est un thème encore plus fréquent que dans les “société closes”, peut-être parce que, tout en étant ouvertes dans la dimension horizontale, elles sont bloquées dans la dimension verticale. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thomas Molnar&lt;br /&gt;
|titre=Moi, Symmaque&lt;br /&gt;
|année d'origine=1999&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Âge d’homme&lt;br /&gt;
|année=1999&lt;br /&gt;
|page=76}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ce qui est nouveau est la liquidation forcée, étatique mais déjà mondiale, des structure familiales, sociales, d’homme à homme, d’homme à femme. Familles de lesbiennes avec droit d’adopter des enfants ; cultes orgasmiques ; jeux sexuels à l’école primaire ; interdiction aux parents d’avoir leur mot à dire lorsque leur fille conçoit, puis se fait avorter ; sectes sataniques ; scènes de viol suivi de torture et de meurtre autorisées sur vidéo par la Cour Suprême, au nom de la liberté d’expression. Voilà ce que Maritain n’avait pas prévu. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thomas Molnar&lt;br /&gt;
|titre=Moi, Symmaque&lt;br /&gt;
|année d'origine=1999&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Âge d’homme&lt;br /&gt;
|année=1999&lt;br /&gt;
|page=33}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le Concile était l’américanisation de Rome, le pendant historique de sa romanisation il y a deux mille ans. Mais Rome avait été simplement, je dirais humainement, païenne, l’Église arrivait dans un ''milieu déjà sacralisé'', meublé de ces Grands Objets sans lesquels une civilisation compte pour être mutilée. Voilà aussi la raison pour laquelle Symmaque pouvait se sauver du désespoir : le milieu changeait de dieux, mais le sacré restait. Par contre, l’Amérique dans la seconde moitié du XXe siècle n’est même pas païenne, elle est essentiellement antiromaine (dans les deux sens), une société civile plate et matérialiste, une puissance planétaire occupée uniquement par le business et la sécularisation que celui-ci existe et impose. Bref, un ''impérialisme sans empire''. Rien de plus naturel, mais en même temps de plus catastrophique, que la victoire de l’esprit américaniste au Concile, que la démocratisation de son discours, que son option dissimulant à peine le futur pluralisme. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thomas Molnar&lt;br /&gt;
|titre=Moi, Symmaque&lt;br /&gt;
|année d'origine=1999&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Âge d’homme&lt;br /&gt;
|année=1999&lt;br /&gt;
|page=32}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''l’Église propose un monde laïcisé, marchand et social-démocrate, et vend la globalisation planétaire avec le même contenu et la même ferveur glacée que l’ONU, l’OTAN et les bureaucrates de Bruxelles.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thomas Molnar&lt;br /&gt;
|titre=Moi, Symmaque&lt;br /&gt;
|année d'origine=1999&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Âge d’homme&lt;br /&gt;
|année=1999&lt;br /&gt;
|page=29}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Jacques Maritain qui faisait le pont (''pontifex maximus'' d’une religion nouvelle ?) entre le catholicisme “féodal” de l’Europe et le catholicisme “démocratique” des États-Unis [...]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[...] le culte de Maritain, à l’opposé de celui de Bernanos, battait son plein, et que les catholiques américains avaient, vers 1960, une double raison de célébrer : l’élection du premier président de souche catholique et l’ouverture de Vatican II [...]. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thomas Molnar&lt;br /&gt;
|titre=Moi, Symmaque&lt;br /&gt;
|année d'origine=1999&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Âge d’homme&lt;br /&gt;
|année=1999&lt;br /&gt;
|page=26-31}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Aussi, la France, coupable déjà d’avoir détruit, en 1920, l’équilibre de l’Europe de l’Est, se rend-elle coupable une nouvelle fois d’anéantir l’Europe et sa diversité. Cela s’appelle Maastricht. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thomas Molnar&lt;br /&gt;
|titre=Moi, Symmaque&lt;br /&gt;
|année d'origine=1999&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Âge d’homme&lt;br /&gt;
|année=1999&lt;br /&gt;
|page=23}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On discute depuis longtemps de la “signification” de Mai 68 ; aujourd’hui, le diagnostic s’offre de lui-même : le début de l’américanisation de la France et de l’Europe : rupture des structures et des liens sociaux, failles apparues dans la famille et à l’école, banalisation des aspects de la vie, et un peu plus tard les effets néfastes dans l’architecture (Pyramide, Beaubourg, colonnes de Buren, Opéra-Bastille). »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thomas Molnar&lt;br /&gt;
|titre=Moi, Symmaque&lt;br /&gt;
|année d'origine=1999&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Âge d’homme&lt;br /&gt;
|année=1999&lt;br /&gt;
|page=20}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Entre les bastions exclusivement économiques et l’internationalisme au nom du marché planétaire, la nation reste la seule entité authentiquement pluraliste, faisant obstacle à la fois à l’ancien égoïsme de classe et à l’unité informe, artificielle d’une société de consommation. Face à l’américanisme, il n’y a pas de place pour une “doctrine européenne”, par conséquent pour une autre idéologie. Il n’y a que des ''nations'' européennes, en bonne ou mauvaise entente, en prise aux vicissitudes de l’histoire et à la Providence. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thomas Molnar&lt;br /&gt;
|titre=L’Américanologie : Triomphe d’un modèle planétaire ?&lt;br /&gt;
|année d'origine=1991&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Âge d’homme&lt;br /&gt;
|année=1991&lt;br /&gt;
|page=97}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Le programme des partis de droite dans bon nombre de pays européens est une copie conforme de celui du conservatisme américain''', lequel, entre-temps, s’est transformé en un “néo-conservatisme”, c’est-à-dire en une idéologie du capitalisme pure et simple, avec quelques slogans “culturels” en supplément pour faire peau neuve et surtout pour des raisons de publicité. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thomas Molnar&lt;br /&gt;
|titre=L’Américanologie : Triomphe d’un modèle planétaire ?&lt;br /&gt;
|année d'origine=1991&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Âge d’homme&lt;br /&gt;
|année=1991&lt;br /&gt;
|page=82}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ces économistes libéraux et leurs partenaires philosophiques affirment que la nation est une idée vague, que l’homme n’appartient qu’à lui-même, que l’appartenance à une race, à un langage, à un pays est secondaire (Mises) et que les frontières sont périmées car seule la mobilité de la marchandise compte. Hayek voit le grand mérite du système du libre marché dans le fait que celui-ci ne reconnaît aucune ''finalité'' [...] autre que le bonheur personnel. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thomas Molnar&lt;br /&gt;
|titre=L’Américanologie : Triomphe d’un modèle planétaire ?&lt;br /&gt;
|année d'origine=1991&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Âge d’homme&lt;br /&gt;
|année=1991&lt;br /&gt;
|page=63}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Une fois établi que parler d’un ''modèle'' pour l’Europe équivaut à son asservissement — car l’Europe n’est pas ''une'' et elle n’a pas besoin de ''modèles'', autre terme pour désigner l’uniformité [...]. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thomas Molnar&lt;br /&gt;
|titre=L’Américanologie : Triomphe d’un modèle planétaire ?&lt;br /&gt;
|année d'origine=1991&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Âge d’homme&lt;br /&gt;
|année=1991&lt;br /&gt;
|page=62}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] la ''nation'' doit l’emporter sur l’internationalisme [...]. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thomas Molnar&lt;br /&gt;
|titre=L’Américanologie : Triomphe d’un modèle planétaire ?&lt;br /&gt;
|année d'origine=1991&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Âge d’homme&lt;br /&gt;
|année=1991&lt;br /&gt;
|page=61}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Reste l’internationalisme américain dont nous avons dit qu’il allait installer des chevaux de Troie en Europe qui déverseront des légions d’agents, non pas en une seule nuit mais sans cesse, au nom de la paix, du libéralisme, des entreprises transnationales, de la pédagogie modernisée, de la liberté du commerce et autres cadeaux — que l’Europe n’osera même pas craindre à l’instar des Troyens plus prudents. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thomas Molnar&lt;br /&gt;
|titre=L’Américanologie : Triomphe d’un modèle planétaire ?&lt;br /&gt;
|année d'origine=1991&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Âge d’homme&lt;br /&gt;
|année=1991&lt;br /&gt;
|page=60}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] l’internationalisme n’est jamais de bon aloi, il dissimule toujours les intérêts économiques ou idéologiques d’un peuple momentanément plus puissant que les autres. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thomas Molnar&lt;br /&gt;
|titre=L’Américanologie : Triomphe d’un modèle planétaire ?&lt;br /&gt;
|année d'origine=1991&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Âge d’homme&lt;br /&gt;
|année=1991&lt;br /&gt;
|page=59}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La modernité aujourd’hui porte le visage de l’Amérique. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thomas Molnar&lt;br /&gt;
|titre=L’Américanologie : Triomphe d’un modèle planétaire ?&lt;br /&gt;
|année d'origine=1991&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Âge d’homme&lt;br /&gt;
|année=1991&lt;br /&gt;
|page=54}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Dan les siècles passés, l’uniformisation se faisait par la pratique religieuse ; de nos jours, elle s’effectue par la consommation. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thomas Molnar&lt;br /&gt;
|titre=L’Américanologie : Triomphe d’un modèle planétaire ?&lt;br /&gt;
|année d'origine=1991&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Âge d’homme&lt;br /&gt;
|année=1991&lt;br /&gt;
|page=53}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Nous devrions appeler de nos vœux le jour où il y aura des “américanologues” au même titre qu’il y a eu des “soviétologues” pendant des décennies.''' La raison de ce vœu est que les années qui suivent connaîtront un accroissement très considérable de l’influence américaine qui n’aura sa marée basse que bien après le retrait militaire des troupes du continent européen. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thomas Molnar&lt;br /&gt;
|titre=L’Américanologie : Triomphe d’un modèle planétaire ?&lt;br /&gt;
|année d'origine=1991&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Âge d’homme&lt;br /&gt;
|année=1991&lt;br /&gt;
|page=29}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il y avait certainement l’intérêt d’une société essentiellement marchande à veiller sur la liberté des mers, des ports, des voies de communication — tous menacés en cas de victoire allemande. Car celle-ci aurait fait du continent européen un rival de l’Amérique, perspective inacceptable pour Washington — comme c’est d’ailleurs aussi l’organisation du Pacifique par le Japon en ce moment. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thomas Molnar&lt;br /&gt;
|titre=L’Américanologie : Triomphe d’un modèle planétaire ?&lt;br /&gt;
|année d'origine=1991&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Âge d’homme&lt;br /&gt;
|année=1991&lt;br /&gt;
|page=28}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les deux tentations sont l’''utopisme libéral'' qui vise à une société civile pluraliste avec un État faible et une religion désinstitutionnalisée, marginalisée — voilà les idées incarnées aux États-Unis —, et la ''théocratie socialiste'', qui supprime la société civile comme lieu de mouvements incontrôlables, crée une poignée d’élus (le Parti, la nomenklatura), et imposte l’idéologie en tant que religion. C’est l’Union soviétique. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thomas Molnar&lt;br /&gt;
|titre=L’Américanologie : Triomphe d’un modèle planétaire ?&lt;br /&gt;
|année d'origine=1991&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Âge d’homme&lt;br /&gt;
|année=1991&lt;br /&gt;
|page=17}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] l’Europe, le XXe siècle, les temps modernes sont devenus “américanomorphes”. On ne peut scruter la face ouverte ou cachée de l’Occident sans rencontrer à chaque moment une référence à l’Amérique. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thomas Molnar&lt;br /&gt;
|titre=L’Américanologie : Triomphe d’un modèle planétaire ?&lt;br /&gt;
|année d'origine=1991&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Âge d’homme&lt;br /&gt;
|année=1991&lt;br /&gt;
|page=14}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Nous avons dit ce que les États-Unis ne sont pas. Que sont-ils donc ? D’abord, un conglomérat d’individus immigrés, ayant coupé leurs racines dans le temps et dans l’espace, et par conséquent modelables, maniables. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thomas Molnar&lt;br /&gt;
|titre=L’Américanologie : Triomphe d’un modèle planétaire ?&lt;br /&gt;
|année d'origine=1991&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Âge d’homme&lt;br /&gt;
|année=1991&lt;br /&gt;
|page=13}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] les États-nations de l’Europe — et cette constatation est valable pour le reste du monde — ne se sentent pas investis d’une mission, ils ne songent pas, même en fouillant leur for intérieur, à améliorer l’état moral de l’humanité, et ils se cantonnent, idéologiquement, à l’intérieur de frontières qui ne ses déplacent que selon l’intérêt national, tenant forcément compte de l’intérêt national du voisin. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thomas Molnar&lt;br /&gt;
|titre=L’Américanologie : Triomphe d’un modèle planétaire ?&lt;br /&gt;
|année d'origine=1991&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Âge d’homme&lt;br /&gt;
|année=1991&lt;br /&gt;
|page=13}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] les États-Unis occupent de nos jours la totalité du concept “société occidentale” ou d’Occident tout court [...]. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thomas Molnar&lt;br /&gt;
|titre=L’Américanologie : Triomphe d’un modèle planétaire ?&lt;br /&gt;
|année d'origine=1991&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Âge d’homme&lt;br /&gt;
|année=1991&lt;br /&gt;
|page=12}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Le terme de “société occidentale”, est par ailleurs, assez ambigu, et dans le temps et dans l’espace.''' Dans l’espace, parce que la société occidentale ne reconnaît pas de frontières ni de limites véritables, elle porte son impact, ses marchandises et ses techniques partout sur la planète ; elle plante, sinon son drapeau à la manière des anciens impérialismes, du moins son mode de vie et sa vision du monde. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thomas Molnar&lt;br /&gt;
|titre=L’Américanologie : Triomphe d’un modèle planétaire ?&lt;br /&gt;
|année d'origine=1991&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Âge d’homme&lt;br /&gt;
|année=1991&lt;br /&gt;
|page=11}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’humanité occidentale se débat dans le carcan d’un rationalisme écervelé si l’on peut dire, ce qui autorise les réactions extra-rationnelles, mythiques, occultes, passéistes. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thomas Molnar&lt;br /&gt;
|titre=L’Éclipse du sacré&lt;br /&gt;
|année d'origine=1986&lt;br /&gt;
|éditeur=La Nouvelle Librairie&lt;br /&gt;
|année=2021&lt;br /&gt;
|ISBN=9782491446796&lt;br /&gt;
|page=114}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Autrement dit, '''la position contre-révolutionnaire est restée une position de réaction, et non d’initiative. La littérature contre-révolutionnaire s’épuise à examiner scrupuleusement les raisons pour lesquelles une situation et une société données ne répondent pas au schéma rationnel des révolutionnaires.''' Autrement dit, elle se limite à des réfutations qui, si brillantes soient-elles, tombent à plat dans le climat actuel ''parce qu''’elles sont concrètes et peuvent être jour après jour plus exactement vérifiées. Ils n’ont pas la ''passion'' qui détermine les révolutionnaires à l’action et qui, selon les contre-révolutionnaires, est une détermination insuffisantes. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thomas Molnar&lt;br /&gt;
|titre=La Contre-révolution&lt;br /&gt;
|année d'origine=1969&lt;br /&gt;
|traducteur=Olivier Postel-Vinay&lt;br /&gt;
|éditeur=Union générale d’éditions&lt;br /&gt;
|collection=10/18&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|page=293-294}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La psychanalyse, le marxisme, l’existentialisme, le structuralisme, ou bien ''réduisent'' l’homme à des éléments dans lesquels il ne se reconnaît plus lui-même, vers lesquels le sens du moi, la conscience, ne peuvent jeter aucun pont ou bien ''diminuent'' l’homme jusqu’à le dissoudre dans une structure indépendante de lui et qui le dépasse. L’entreprise radicalement terroriste dont il s’agit a commencé avec le marquis de Sade qui, incapable de s’attaquer à Dieu, a tenté de détruire son image dans ses créatures ; les descendants modernes de Sade ne font plus à Dieu ce compliment de l’attaquer directement, mais, toujours incapables de détruire l’homme, ils se rabattent sur les propres créations de l’homme, celles de sa raison : la philosophie, l’histoire, l’art et la littérature. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thomas Molnar&lt;br /&gt;
|titre=La Contre-révolution&lt;br /&gt;
|année d'origine=1969&lt;br /&gt;
|traducteur=Olivier Postel-Vinay&lt;br /&gt;
|éditeur=Union générale d’éditions&lt;br /&gt;
|collection=10/18&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|page=285-286}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''En deux cents ans, les révolutionnaires ont réussi à couvrir le monde d’un manteau d’idées fausses. Le monde vit, en conséquence, dans un état de conflit permanent entre ces idées et la réalité, qui les rejette sans cesse, se révolte contre elles et les défie.''' Selon la description de l’historien français Jean-Richard Bloch, “L’ère des guerres de religion est la nôtre, race contre race, continent contre continent, philosophie contre philosophie. Ces guerres sont plus cruelles et impitoyables que les guerres traditionnelles entre les nations. Nous sommes aujourd’hui les témoins d’une immense guerre civile à l’échelle du monde”. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thomas Molnar&lt;br /&gt;
|titre=La Contre-révolution&lt;br /&gt;
|année d'origine=1969&lt;br /&gt;
|traducteur=Olivier Postel-Vinay&lt;br /&gt;
|éditeur=Union générale d’éditions&lt;br /&gt;
|collection=10/18&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|page=275-276}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''N’oublions pas qu’en 1945 la propagande révolutionnaire n’a pas seulement célébré une victoire politique, elle a annoncé, dans un enthousiasme utopiste caractéristique, le nouvel âge d’une humanité refondue où seul leur monopole ne serait plus remis en question : le monopole politico-culturel allait se transformer en orthodoxie religieuse, avec droit d’inquisition sur les manifestations sporadiques de ce qui survivrait de la pensée contre-révolutionnaire.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thomas Molnar&lt;br /&gt;
|titre=La Contre-révolution&lt;br /&gt;
|année d'origine=1969&lt;br /&gt;
|traducteur=Olivier Postel-Vinay&lt;br /&gt;
|éditeur=Union générale d’éditions&lt;br /&gt;
|collection=10/18&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|page=239}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''après 1945 le pouvoir est aux mains des agents de propagande qui détiennent les moyens communication''' [...]. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thomas Molnar&lt;br /&gt;
|titre=La Contre-révolution&lt;br /&gt;
|année d'origine=1969&lt;br /&gt;
|traducteur=Olivier Postel-Vinay&lt;br /&gt;
|éditeur=Union générale d’éditions&lt;br /&gt;
|collection=10/18&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|page=236}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les premières générations de contre-révolutionnaires avaient placé leurs espoirs dans la restauration de la monarchie. Derrière cette aspiration il y avait plus que de la loyauté envers la personne du monarque et la dynastie ; il y avait, au premier chef, l’option philosophique pour une société d’ordre, d’ordre parce qu’en un point — en la personne du monarque — elle communiquait avec une sphère plus élevé que celle de la politique, avec un principe d’ordre, et finalement avec l’ordre transcendantal. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La génération contre-révolutionnaire d’après 1945, tout en conservant une certaine couleur monarchique du fait de la piété familiale et de la loyauté de camaraderie, était néanmoins prête à accepter d’autres voies que la personne d’un roi pour la recherche du sacré. '''Même auprès des contre-révolutionnaires monarchistes, un roi remonté sur le trône de sa famille n’était guère plus considéré comme autre chose qu’une version renforcée — ou souhaitée telle — de l’“homme fort” qui, bien que sans doute davantage capable d’occuper le sommet de l’édifice national, était empêché au départ par son incapacité d’assurer la continuité, et donc la légitimité.''' Les contre-révolutionnaires français de 1958 virent dans le comte de Paris une sorte de de Gaulle de longue durée, et les contre-révolutionnaires espagnols voient en Don Juan, le prétendant, une possibilité de perpétuer le général Franco. '''Ceux d’entre les contre-révolutionnaires français et espagnols qui restèrent opposés à l’idée d’une telle succession, l’étaient non par hostilité à la monarchie en tant que telle, mais parce qu’ils comprenaient que ces prétendants, comme d’autres prétendants (leur nombre va s’amenuisant), pourraient bien se révéler ne pas être des “hommes providentiels”, mais au contraire se montrer moins contre-révolutionnaires que les “hommes forts” qui les ont précédés.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thomas Molnar&lt;br /&gt;
|titre=La Contre-révolution&lt;br /&gt;
|année d'origine=1969&lt;br /&gt;
|traducteur=Olivier Postel-Vinay&lt;br /&gt;
|éditeur=Union générale d’éditions&lt;br /&gt;
|collection=10/18&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|page=230-232}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Après 1945 les contre-révolutionnaires se retrouvent sensiblement dans la même position qu’auparavant. Tous les dangers qui menacent leurs idéaux — la nation, l’Occident, la religion, la culture — ont augmenté, ils ont en fait atteint un stade avancé et leur influence combinée est devenue capable de décomposer et de détruire ces idéaux. C’est aujourd’hui un lieu commun de la contre-révolution que le processus de décomposition a atteint le moment critique et qu’il s’accélère à mesure que s’approche la décadence finale. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thomas Molnar&lt;br /&gt;
|titre=La Contre-révolution&lt;br /&gt;
|année d'origine=1969&lt;br /&gt;
|traducteur=Olivier Postel-Vinay&lt;br /&gt;
|éditeur=Union générale d’éditions&lt;br /&gt;
|collection=10/18&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|page=229}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Arrivé à ce point, l’État libéral-démocratique est en train d’adopter une nouvelle forme, que nombre de respectables observateurs politiques affirment n’être ni de “gauche” ni de “droite” : l’État du “management”, de la “production centralisée », la “société de consommation”, ou simplement l’“État industriel” de toute manière, neutre sur le plan idéologique. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thomas Molnar&lt;br /&gt;
|titre=La Contre-révolution&lt;br /&gt;
|année d'origine=1969&lt;br /&gt;
|traducteur=Olivier Postel-Vinay&lt;br /&gt;
|éditeur=Union générale d’éditions&lt;br /&gt;
|collection=10/18&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|page=226}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La restauration contre-révolutionnaire a régulièrement échoué, non en raison de quelque faiblesse intrinsèque dans la philosophie contre-révolutionnaire, mais parce que '''les contre-révolutionnaires étaient largement incapables d’utiliser des méthodes modernes, une organisation, des slogans, des partis politiques et la presse.''' Le processus publicitaire était abandonné aux révolutionnaires, si bien que les contre-révolutionnaires se sont toujours montrés sous une lumière défavorable, quand du moins ils parvenaient à se faire connaître. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thomas Molnar&lt;br /&gt;
|titre=La Contre-révolution&lt;br /&gt;
|année d'origine=1969&lt;br /&gt;
|traducteur=Olivier Postel-Vinay&lt;br /&gt;
|éditeur=Union générale d’éditions&lt;br /&gt;
|collection=10/18&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|page=179}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Par conséquent, l’intention principale de la doctrine politique des contre-révolutionnaires étaient de prouver que la nature organique des sociétés s’oppose à la révolution comme une destruction brutale de la vie nationale, c’est-à-dire de l’harmonie qui relie la communauté au citoyen, le gouvernement à la nation, le passé au présent, l’histoire à l’avenir. Le centre de gravitation de cette thèse est la croyance que le rythme authentique des sociétés est contraire à la fièvre révolutionnaire ; que le gouvernement est le garant de ce rythme ; et que le progrès suppose la paix sociale, une légifération prudente et minimale, la protection contre le risque de révolte. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thomas Molnar&lt;br /&gt;
|titre=La Contre-révolution&lt;br /&gt;
|année d'origine=1969&lt;br /&gt;
|traducteur=Olivier Postel-Vinay&lt;br /&gt;
|éditeur=Union générale d’éditions&lt;br /&gt;
|collection=10/18&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|page=165}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’inspiration collectiviste est inséparable de la discipline, et la discipline de la hiérarchie. Quiconque a essayé d’organiser les contre-révolutionnaires a dû constater que ces gens tendent à placer leurs intérêts personnels au-dessus de l’appartenance à une organisation. La plupart des association de contre-révolutionnaires font commencer leurs demandes de soutien par une excuse pour cette intrusion dans la vie privée du membre éventuel, et les terminent en l’assurant que ses services ne lui seront demandés qu’avec modération. Le son de trompette des activistes hégéliens n’est pas aussi vague. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thomas Molnar&lt;br /&gt;
|titre=La Contre-révolution&lt;br /&gt;
|année d'origine=1969&lt;br /&gt;
|traducteur=Olivier Postel-Vinay&lt;br /&gt;
|éditeur=Union générale d’éditions&lt;br /&gt;
|collection=10/18&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|page=131-132}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ce qui est essentiel, les révolutionnaires ont rapidement compris que bien que 1789 ait ouvert la porte du pouvoir aux masses, celles-ci ne l’utiliseront jamais pour elles-mêmes, mais permettront seulement qu’il passe entre les mains de ces nouveaux privilégiés que sont les entraîneurs de foules, les faiseurs d’opinion et les idéologues. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thomas Molnar&lt;br /&gt;
|titre=La Contre-révolution&lt;br /&gt;
|année d'origine=1969&lt;br /&gt;
|traducteur=Olivier Postel-Vinay&lt;br /&gt;
|éditeur=Union générale d’éditions&lt;br /&gt;
|collection=10/18&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|page=119}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La considération dans laquelle on tient la révolution à notre époque vient principalement de la pénétration progressive des idées d’extrême gauche dans les classes moyennes. Celles-ci les cultivent pour les répandre ensuite dans toutes les directions par tous les moyens de communication disponibles. L’intellectuel issu d’une classe moyenne représente, en tant que membre de la république des lettres, aussi bien individuellement que sur le plan corporatif, un banc d’essai et un champ de bataille pour ces idées ; il n’a pas même besoin de faire du prosélytisme : sa profession de professeur, d’écrivain, de politicien ou de journaliste conserve ces idées en vitrine, tandis que la considération dont il bénéficie, reflet de valeurs et d’une conduite plus traditionnelles, témoigne pour la justesse ou du moins la pertinence de ses propos. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thomas Molnar&lt;br /&gt;
|titre=La Contre-révolution&lt;br /&gt;
|année d'origine=1969&lt;br /&gt;
|traducteur=Olivier Postel-Vinay&lt;br /&gt;
|éditeur=Union générale d’éditions&lt;br /&gt;
|collection=10/18&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|page=99-100}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il faut distinguer entre les intellectuels qui forment les concepts révolutionnaires et ceux qui viennent à leur appui en amplifiant leur voix, en allongeant leurs griffes, en élargissant leur public, en préparant ce dernier à recevoir des idées qu’il n’aurait autrement considérées qu’avec méfiance ou indifférence. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thomas Molnar&lt;br /&gt;
|titre=La Contre-révolution&lt;br /&gt;
|année d'origine=1969&lt;br /&gt;
|traducteur=Olivier Postel-Vinay&lt;br /&gt;
|éditeur=Union générale d’éditions&lt;br /&gt;
|collection=10/18&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|page=68}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« À mesure que les années passaient, les idées proposées par le parti révolutionnaire paraissaient de plus en plus attrayantes, non pas en raison de leurs mérites intrinsèques, mais parce qu’elles imprégnaient le climat intellectuel, acquéraient un monopole, isolaient les idées contraires en arguant de leur modération pour prouver leur impotence. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thomas Molnar&lt;br /&gt;
|titre=La Contre-révolution&lt;br /&gt;
|année d'origine=1969&lt;br /&gt;
|traducteur=Olivier Postel-Vinay&lt;br /&gt;
|éditeur=Union générale d’éditions&lt;br /&gt;
|collection=10/18&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|page=59}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''L’édifice monarchique s’écroula sous les coups de canon des marchands de formules.''' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Reformulant la thèse de Hippolyte Taine à propos de la révolution française&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thomas Molnar&lt;br /&gt;
|titre=La Contre-révolution&lt;br /&gt;
|année d'origine=1969&lt;br /&gt;
|traducteur=Olivier Postel-Vinay&lt;br /&gt;
|éditeur=Union générale d’éditions&lt;br /&gt;
|collection=10/18&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|page=59}}&lt;br /&gt;
{{Center|Alain de Benoist, Dominique Venner et Thomas Molnar|[[Alain de Benoist]], [[Dominique Venner]] et [[Thomas Molnar]]}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Textes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[La Contre-révolution - Thomas Molnar]]&lt;br /&gt;
*[[Le conservatisme culturel, idéologie du business - Thomas Molnar]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Molnar, Thomas}}&lt;br /&gt;
[[Category:Auctores]]&lt;br /&gt;
{{Footer}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Europa7</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://libertas.co/index.php?title=Le_conservatisme_culturel,_id%C3%A9ologie_du_business_-_Thomas_Molnar&amp;diff=46061</id>
		<title>Le conservatisme culturel, idéologie du business - Thomas Molnar</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://libertas.co/index.php?title=Le_conservatisme_culturel,_id%C3%A9ologie_du_business_-_Thomas_Molnar&amp;diff=46061"/>
		<updated>2026-08-03T20:30:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Text|&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''[[Thomas Molnar]], « Le conservatisme culturel, idéologie du business », ''Contrepoint'', n° 29, printemps 1979, p. 123-124.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Center|Ronald Reagan, Barry Goldwater et William F. Buckley Jr, 17 novembre 1975, New York|Ronald Reagan, Barry Goldwater et William F. Buckley Jr, 17 novembre 1975, New York}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Il est plus utile, cependant, de jeter un regard du côté de ce phénomène à première vue marginal qui est le mouvement conservateur que l’on pourrait appeler la « façade culturelle » du capitalisme. Depuis une trentaine d’années le conservatisme, si peu ou point remarqué par la presse française, est pourtant la ''formule idéologique'' du business américain.''' [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, le mouvement conservateur, incapable, même s’il en avait envie, de se détacher du capitalisme, est bien une idéologie, quoique et curieusement méconnu dans cette fonction. La raison principale de ce malentendu est qu’il ne s’agit ni d’un programme ni d’un corpus doctrinal, donc d’aucune formulation consciente, mais bien d’un '''ensemble d’attitudes et de production écrite de type culturel où prédomine l’effort de relier les fondements du capitalisme aux grands courants de la culture occidentale, à leurs racines classiques et chrétiennes.''' Le conservatisme se présente ainsi comme un phénomène détaché du business, un phénomène culturel et intellectuel auquel participent professeurs, journalistes, érudits et éditeurs — et où le businessman lui-même occupe un rôle plutôt modeste. Le conservatisme devient en quelque sorte un article de luxe que ce dernier traite avec un mélange de respect et de confusion, et dans lequel il ne reconnaît pas nécessaire une chose utile. Un soupçon surnage toujours. Il y apporte pourtant sa contribution, financière et organisatrice, persuadé par les intellectuels conservateurs qu’il renforce le capitalisme et illustre son éclat : par le biais de la culture, du savoir, du bon goût.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous voilà au cœur du malentendu : '''le conservatisme qui se présente comme un mouvement intellectuel et culturel''', porteur de lettres de créance prestigieuse est, aux yeux de ceux qui y prêtent appui financier et moral, un instrument, d’ailleurs suspect, peut-être dangereux, '''pour la préservation du capitalisme.''' Par exemple, un journal édité en Californie — où non seulement les sectes, les réactionnaires aussi abondent — d’une organisation pour la défense « culturelle » du capitalisme, ''Ink'', confond systématiquement « civilisation occidentale », « système capitaliste », « liberté » et « économie du marché ». L’analyse marxiste y découvrirait une confusion voulue, l’opium savamment dosé pour endormir le prolétariat. Bien entendu, il ne s’agit pas de cela mais de l’idéologie américaine/puritaine qui mélange Dieu ou ses succédanés comme « culture » ou « religion judéo-chrétienne » avec le business, et la morale avec la ''American way of life''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Tous les organes du conservatisme culturel''' ne sont pas de la même encre (qu’on veuille me pardonner : ''ink'' signifie, en effet, encre). Mais '''abondent quand même groupes, périodiques, mouvements de jeunesse et cénacles entièrement consacrés à la propagande (de l’espèce d’entreprise missionnaire) en faveur du ''free market economy''.''' Comme l’immense majorité du public conservateur ne s’intéresse qu’à cela, c’est par ce biais qu’il faut le contourner, en quelque sorte, et le sensibiliser pour d’autres problèmes : combat anti-communiste, pédagogie permissive, désintégration de la famille. Les hommes d’affaires qui financent ces mouvements et programmes sont pour la plupart les produits purs de la mentalité d’affaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Textus]]&lt;br /&gt;
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		<author><name>Europa7</name></author>
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		<updated>2026-08-03T20:29:40Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : Europa7 a déplacé la page Fichier:Ronald Reagan, Barry Goldwater et William F. Buckley Jr, gala organisé pour fêter les 20 ans de la revue National Review, 17 novembre 1975, New York.jpg vers Fichier:Ronald Reagan, Barry Goldwater et William F. Buckley Jr, 17 novembre 1975, New York.jpg sans laisser de redirection&lt;/p&gt;
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		<title>Le conservatisme culturel, idéologie du business - Thomas Molnar</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Text|&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''[[Thomas Molnar]], « Le conservatisme culturel, idéologie du business », ''Contrepoint'', n° 29, printemps 1979, p. 123-124.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Center|Ronald Reagan, Barry Goldwater et William F. Buckley Jr, gala organisé pour fêter les 20 ans de la revue National Review, 17 novembre 1975, New York|Ronald Reagan, Barry Goldwater et William F. Buckley Jr, gala organisé pour fêter les 20 ans de la revue ''National Review'', 17 novembre 1975, New York}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Il est plus utile, cependant, de jeter un regard du côté de ce phénomène à première vue marginal qui est le mouvement conservateur que l’on pourrait appeler la « façade culturelle » du capitalisme. Depuis une trentaine d’années le conservatisme, si peu ou point remarqué par la presse française, est pourtant la ''formule idéologique'' du business américain.''' [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, le mouvement conservateur, incapable, même s’il en avait envie, de se détacher du capitalisme, est bien une idéologie, quoique et curieusement méconnu dans cette fonction. La raison principale de ce malentendu est qu’il ne s’agit ni d’un programme ni d’un corpus doctrinal, donc d’aucune formulation consciente, mais bien d’un '''ensemble d’attitudes et de production écrite de type culturel où prédomine l’effort de relier les fondements du capitalisme aux grands courants de la culture occidentale, à leurs racines classiques et chrétiennes.''' Le conservatisme se présente ainsi comme un phénomène détaché du business, un phénomène culturel et intellectuel auquel participent professeurs, journalistes, érudits et éditeurs — et où le businessman lui-même occupe un rôle plutôt modeste. Le conservatisme devient en quelque sorte un article de luxe que ce dernier traite avec un mélange de respect et de confusion, et dans lequel il ne reconnaît pas nécessaire une chose utile. Un soupçon surnage toujours. Il y apporte pourtant sa contribution, financière et organisatrice, persuadé par les intellectuels conservateurs qu’il renforce le capitalisme et illustre son éclat : par le biais de la culture, du savoir, du bon goût.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous voilà au cœur du malentendu : '''le conservatisme qui se présente comme un mouvement intellectuel et culturel''', porteur de lettres de créance prestigieuse est, aux yeux de ceux qui y prêtent appui financier et moral, un instrument, d’ailleurs suspect, peut-être dangereux, '''pour la préservation du capitalisme.''' Par exemple, un journal édité en Californie — où non seulement les sectes, les réactionnaires aussi abondent — d’une organisation pour la défense « culturelle » du capitalisme, ''Ink'', confond systématiquement « civilisation occidentale », « système capitaliste », « liberté » et « économie du marché ». L’analyse marxiste y découvrirait une confusion voulue, l’opium savamment dosé pour endormir le prolétariat. Bien entendu, il ne s’agit pas de cela mais de l’idéologie américaine/puritaine qui mélange Dieu ou ses succédanés comme « culture » ou « religion judéo-chrétienne » avec le business, et la morale avec la ''American way of life''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Tous les organes du conservatisme culturel''' ne sont pas de la même encre (qu’on veuille me pardonner : ''ink'' signifie, en effet, encre). Mais '''abondent quand même groupes, périodiques, mouvements de jeunesse et cénacles entièrement consacrés à la propagande (de l’espèce d’entreprise missionnaire) en faveur du ''free market economy''.''' Comme l’immense majorité du public conservateur ne s’intéresse qu’à cela, c’est par ce biais qu’il faut le contourner, en quelque sorte, et le sensibiliser pour d’autres problèmes : combat anti-communiste, pédagogie permissive, désintégration de la famille. Les hommes d’affaires qui financent ces mouvements et programmes sont pour la plupart les produits purs de la mentalité d’affaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Textus]]&lt;br /&gt;
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		<title>Mircea Eliade</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : /* Citations */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Image|Mircea Eliade|}}&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Mais ce n’est pas uniquement dans les “petites religions” ou dans les mystiques politiques que l’on retrouve des comportements religieux camouflés ou dégénérés : on les reconnaît également dans des mouvements qui se proclament franchement laïques, voire antireligieux. Ainsi, dans le nudisme ou dans les mouvements pour la liberté sexuelle absolue, idéologies où l’on peut déchiffrer les traces de la “nostalgie du Paradis”, le désir de réintégrer l’état édénique d’avant la chute, lorsque le péché n’existait pas et qu’il n’y avait pas rupture entre les béatitudes de la chair et la conscience. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Mircea Eliade&lt;br /&gt;
|titre=Le Sacré et le Profane&lt;br /&gt;
|année d'origine=1965&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio Essais&lt;br /&gt;
|année=2025&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070324545&lt;br /&gt;
|page=176}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le processus de la désacralisation de l’existence humaine a abouti plus d’une fois à des formes hybrides de basse magie et de religion simiesque. Nous ne songeons pas aux innombrables “petites religions” qui pullulent dans toutes les villes modernes, aux églises, aux sectes et aux écoles pseudo-occultes, néo-spiritualistes ou soi-disant hermétiques, car tous ces phénomènes appartiennent encore à la sphère de la religiosité, même s’il s’agit presque toujours d’aspects aberrants de pseudomorphose. Nous ne faisons pas non plus allusion aux divers mouvements politiques et prophétismes sociaux, dont la structure mythologique et le fanatisme religieux sont facilement discernables. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Mircea Eliade&lt;br /&gt;
|titre=Le Sacré et le Profane&lt;br /&gt;
|année d'origine=1965&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
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|ISBN=9782070324545&lt;br /&gt;
|page=175}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il est facile de voir tout ce qui sépare ce mode d’être dans le monde de l’existence d’un homme areligieux. Il y a avant tout ce fait : l’homme areligieux refuse la transcendance, accepte la relativité de la “réalité”, et il lui arrive même de douter du sens de l’existence. Les autres grandes cultures du passé ont connu, elles aussi, des hommes areligieux, et il n’est pas impossible qu’il en ait existé même à des niveaux archaïques de culture, bien que les documents ne les aient pas encore attestés. Mais c’est seulement dans les sociétés occidentales modernes que l’homme areligieux s’est pleinement épanoui. L’homme moderne areligieux assume une nouvelle situation existentielle : il se reconnaît uniquement sujet et agent de l’Histoire, et il refuse tout appel à la transcendance. Autrement dit, il n’accepte aucun modèle d’humanité en dehors de la condition humaine, telle qu’elle se laisse déchiffrer dans les diverses situations historiques. L’homme ''se fait'' lui-même, et il n’arrive à se faire complètement que dans la mesure où il se désacralise et désacralise le monde. Le sacré est l’obstacle par excellence devant sa liberté. Il ne deviendra lui-même qu’au moment où il sera radicalement démystifié. Il ne sera vraiment libre qu’au moment où il aura tué le dernier dieu. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Mircea Eliade&lt;br /&gt;
|titre=Le Sacré et le Profane&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Eliade, Mircea}}&lt;br /&gt;
[[Category:Auctores]]&lt;br /&gt;
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		<title>Mircea Eliade</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : /* Citations */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Image|Mircea Eliade|}}&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Mais ce n’est pas uniquement dans les “petites religions” ou dans les mystiques politiques que l’on retrouve des comportements religieux camouflés ou dégénérés : on les reconnaît également dans des mouvements qui se proclament franchement laïques, voire antireligieux. Ainsi, dans le nudisme ou dans les mouvements pour la liberté sexuelle absolue, idéologies où l’on peut déchiffrer les traces de la “nostalgie du Paradis”, le désir de réintégrer l’état édénique d’avant la chute, lorsque le péché n’existait pas et qu’il n’y avait pas rupture entre les béatitudes de la chair et la conscience. »&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
« Le processus de la désacralisation de l’existence humaine a abouti plus d’une fois à des formes hybrides de basse magie et de religion simiesque. Nous ne songeons pas aux innombrables « petites religions » qui pullulent dans toutes les villes modernes, aux églises, aux sectes et aux écoles pseudo-occultes, néo-spiritualistes ou soi-disant hermétiques, car tous ces phénomènes appartiennent encore à la sphère de la religiosité, même s’il s’agit presque toujours d’aspects aberrants de pseudomorphose. Nous ne faisons pas non plus allusion aux divers mouvements politiques et prophétismes sociaux, dont la structure mythologique et le fanatisme religieux sont facilement discernables. »&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
« Il est facile de voir tout ce qui sépare ce mode d’être dans le monde de l’existence d’un homme areligieux. Il y a avant tout ce fait : l’homme areligieux refuse la transcendance, accepte la relativité de la “réalité”, et il lui arrive même de douter du sens de l’existence. Les autres grandes cultures du passé ont connu, elles aussi, des hommes areligieux, et il n’est pas impossible qu’il en ait existé même à des niveaux archaïques de culture, bien que les documents ne les aient pas encore attestés. Mais c’est seulement dans les sociétés occidentales modernes que l’homme areligieux s’est pleinement épanoui. L’homme moderne areligieux assume une nouvelle situation existentielle : il se reconnaît uniquement sujet et agent de l’Histoire, et il refuse tout appel à la transcendance. Autrement dit, il n’accepte aucun modèle d’humanité en dehors de la condition humaine, telle qu’elle se laisse déchiffrer dans les diverses situations historiques. L’homme ''se fait'' lui-même, et il n’arrive à se faire complètement que dans la mesure où il se désacralise et désacralise le monde. Le sacré est l’obstacle par excellence devant sa liberté. Il ne deviendra lui-même qu’au moment où il sera radicalement démystifié. Il ne sera vraiment libre qu’au moment où il aura tué le dernier dieu. »&lt;br /&gt;
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : Page créée avec « {{Image|Mircea Eliade|}} == Citations ==  {{Réf Livre |auteur=Mircea Eliade |titre=Le Sacré et le Profane |année d'origine=1965 |éditeur=Gallimard |collection=Foli... »&lt;/p&gt;
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&lt;div&gt;{{Image|Mircea Eliade|}}&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
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		<title>Fiodor Dostoïevski</title>
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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Image|Fiodor Dostoïevski 2|}}&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Regardez tous ces gens qui se dressent au-dessus du peuple chrétien, n’ont-ils pas altéré l’image de Dieu et sa vérité ? Ils ont la science assujettie aux sens. Quant au monde spirituel, la moitié supérieure de l’être humain, on le repousse, on le bannit allègrement, même avec haine. Le monde a proclamé la liberté [...] ; mais que représente cette liberté ! Rien que l’esclavage et le suicide ! Car le monde dit : “Tu as des besoins, assouvis-les, tu possèdes les mêmes droits que les grands, et les riches. Ne crains pas donc pas de les assouvir, accrois-les même” ; voilà ce qu’on enseigne maintenant. Telle est leur conception de la liberté. Et que résulte-t-il de ce droit à accroître les besoins ? Chez les riches, la ''solitude'' et le suicide ''spirituel'' ; chez les pauvres, l’envie et le meurtre, car on a conféré des droits, mais on a pas encore indiqué les moyens d’assouvir les besoins. '''On assure que le monde, en abrégeant les distances, en transmettant la pensée dans les airs, s’unira toujours davantage, que la fraternité régnera. Hélas ! Ne croyez pas à cette union des hommes. Concevant la liberté comme l’accroissement des besoins et leur prompte satisfaction, ils altèrent leur nature, car ils font naître en eux une foule de désirs insensés, d’habitudes et d’imaginations absurdes. Ils ne vivent que pour s’envier mutuellement, pour la sensualité et l’ostentation'''. [...] quant aux pauvres, l’inassouvissement des besoins et de l’envie sont pour le moment noyés dans l’ivresse. Mais bientôt, au lieu de vin, ils s’enivreront de sang, c’est le but vers lequel on les mène. Dites-moi si un tel homme est libre. Un “champion de l’idée” me racontait un jour qu’étant en prison on le priva de tabac et que cette privation lui fut si pénible qu’il faillit trahir son “idée” pour en obtenir. Or cet individu prétendait “lutter pour l’humanité”. De quoi peut-il être capable ? Tout au plus d’un effort momentané, qu’il ne soutiendra pas longtemps. Rien d’étonnant à ce que les hommes aient rencontré la servitude au lieu de la liberté, et qu’au lieu de servir la fraternité et l’union ils soient tombés dans la désunion et la solitude [...]. Aussi le dévouement à l’humanité, de la fraternité, de la solidarité disparaît-elle graduellement dans le monde ; en réalité, on l’accueille même avec dérision, car comment se défaire de ses habitudes, où ira ce prisonnier des besoins innombrables par lui inventés ? Dans la solitude, il se soucie fort peu de la collectivité. En fin de compte, les biens matériels se sont accrus et la joie a diminué. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Frères Karamazov&lt;br /&gt;
|année d'origine=1880&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Montgault&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1994&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070389629&lt;br /&gt;
|page=425-426}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Des siècles passeront et l’humanité proclamera par la bouche de ses savants et de ses sages qu’il n’y a pas de crimes, et, par conséquent, pas de péché ; qu’il n’y a que des affamés. “Nourris-les, et alors exige d’eux qu’ils soient “vertueux” ! Voilà ce qu’on inscrira sur l’étendard de la révolte qui abattra ton temple. À sa place '''un nouvel édifice s’élèvera, une seconde tour de Babel, qui restera sans doute inachevée, comme la première ; mais tu aurais pu épargner aux hommes cette nouvelle tentative et mille ans de souffrance.''' Car ils viendront nous trouver, après avoir peiné mille ans à bâtir leur tour ! [...] Aucune science ne leur donnera du pain, tant qu’ils demeureront libres, mais ils finiront par la déposer à nos pieds, cette liberté, en disant : “Réduisez-nous plutôt en servitude, mais nourrissez-nous.” »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Frères Karamazov&lt;br /&gt;
|année d'origine=1880&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Montgault&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1994&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070389629&lt;br /&gt;
|page=352-353}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Ce n’est pas l’Église qui se convertit en État, notez-le bien, cela c’est Rome et son rêve, c’est la troisième tentation diabolique. Au contraire c’est l’État qui se convertit en Église, qui s’élève jusqu’à elle et devient une Église sur la terre entière''', ce qui est diamétralement opposé à Rome, à l’ultramontanisme, à votre interprétation, et n’est que la mission sublime réservée à l’orthodoxie dans le monde. C’est en Orient que cette étoile commencera à resplendir. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Frères Karamazov&lt;br /&gt;
|année d'origine=1880&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Montgault&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1994&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070389629&lt;br /&gt;
|page=114}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] plus j’aime l’humanité en général, moins j’aime les gens en particulier, comme individus. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Frères Karamazov&lt;br /&gt;
|année d'origine=1880&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Montgault&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1994&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070389629&lt;br /&gt;
|page=101-102}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Il n’y a pas de péché sur la terre que Dieu ne pardonne à celui qui se repent sincèrement. L’homme ne peut pas commettre de péché capable d’épuiser l’amour infini de Dieu.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Frères Karamazov&lt;br /&gt;
|année d'origine=1880&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Montgault&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1994&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070389629&lt;br /&gt;
|page=94}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''le socialisme, ce n’est pas seulement la question ouvrière ou celle du quatrième état, mais c’est surtout la question de l’athéisme, de son incarnation contemporaine, la question de la tour de Babel, qui se construit sans Dieu, non pour atteindre les cieux de la terre, mais pour abaisser les cieux jusqu’à la terre.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Frères Karamazov&lt;br /&gt;
|année d'origine=1880&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Montgault&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1994&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070389629&lt;br /&gt;
|page=61-62}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''le christianisme est l’unique refuge de la Terre Russe contre tous ses maux.''' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Fiodor Dostoïevski, Lettre à Nikolaï Lioubimov, trad. Anne Coldefy-Faucard, 11 juin 1879&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''En Europe nous avons été des ramasse-miettes et des esclaves, en Asie nous serons des seigneurs. En Europe nous avons été des Tatars, en Asie nous serons à notre tour des Européens.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=1462}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Europe « nous méprise secrètement et publiquement, elle nous regarde comme inférieurs  en tant qu’hommes, en tant que race, et parfois nous les dégoûtons littéralement, nous les dégoûtons absolument, surtout lorsque nous nous jetons à leur cou et les embrassons fraternellement. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=1460}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ce n’est pas dans le communisme, ce n’est pas dans des formes mécaniques que résite le socialisme du peuple russe : il croit fermement qu’il ne sera sauvé à la fin des fins que par ''l’union universelle au nom du Christ''. Voilà notre socialisme russe ! C’est bien de la présence dans le peuple russe de cette haute idée d’union dans une “Église” que vous vous moquez, messieurs nos Européens. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=1436-1437}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Oui, la destination de l’homme russe est sans conteste paneuropéenne et universelle.''' Être un vrai Russe, être pleinement russe, cela ne signifie peut-être pas autre chose [...] que d’être le frère de tous les hommes, d’être ''citoyen du monde'' si vous voulez. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|section=Discours sur Pouchkine prononcé à la séance solennelle de la Société des Amis de la littérature russe de l’Université impériale de Moscou, 8 juin 1880&lt;br /&gt;
|page=1372}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La Question d’Orient, c’est essentiellement celle du destin de l’Orthodoxie. Le destin de l’Orthodoxie est indissolublement lié à la mission de la Russie. Qu’est-ce que le destin de l’Orthodoxie ? Le catholicisme romain, qui a depuis longtemps vendu le Christ pour le pouvoir temporel, qui a détourné de soi l’humanité et qui s’est fait ainsi le responsable principal du matérialisme et de l’athéisme en Europe, ce catholicisme romain a tout naturellement engendré en Europe le socialisme. Car le socialisme a pour objectif de décider du sort de l’humanité non selon le Christ, mais en dehors de Dieu et en dehors du Christ, et il devait tout naturellement naître en Europe, sur les ruines du principe chrétien, à mesure que celui-ci se dénaturait et s’abolissait dans l’Église catholique même. L’image du Christ ainsi perdue s’est conservée dans toute sa lumineuse pureté dans l’Orthodoxie. C’est d’Orient qu’à l’encontre du socialisme en marche sera lancée au monde la parole nouvelle qui peut-être apportera le salut à l’humanité européenne. Voilà la mission de l’Orient, voilà en quoi consiste pour la Russie la Question d’Orient. Je sais que que nombreux seront ceux qui qualifieront cette façon de voir d’illuminisme, mais N. Y. Danilevski, lui est plus qu’à même de comprendre ce que je dis. Mais pour accomplir cette mission la Russie a besoin de Constantinople en tant que centre du monde oriental. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=1274-1275}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La Russie, régnant sur Constantinople, sera précisément comme la gardienne de la liberté de tous les Slaves et de ''toutes les nationalités orientales'' sans faire de distinction entre celles-ci et les Slaves. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=1274}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les pères d’aujourd’hui n’ont rien qui leur soit commun, ai-je dit, rien qui les lie l’un à l’autre. Pas de grande pensée (elle s’est perdue), pas de grande foi dans leurs cœurs en une telle pensée. Or cette foi-là seule est de nature à mettre ''de la beauté'' dans les souvenirs des enfants [...]. Sans un rudiment de positif et de beau l’homme ne peut pas entrer dans la vie au sortir de l’enfance, sans un rudiment de positif et de beau on ne saurait lancer une génération sur sa route. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=1092}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Allemagne «  a protesté durant deux millénaires entiers contre ce monde, et bien qu'il n'ait pas proposé (et ne propose toujours pas) “sa” Parole, son idéal strictement formulé pour supplanter l'Idée de la Rome antique, il a toujours été convaincu, semble-t-il, au fond de lui-même, qu’il est capable de proposer cette Parole Nouvelle et d’entraîner derrière lui l’humanité. Il s’est battu contre le monde romain dès le temps d’Arminius, puis, au temps du Saint-Empire, il a plus que quiconque disputé le pouvoir suprême à la nouvelle Rome. Enfin il a élevé la protestation la plus vigoureuse et la plus puissante, en tirant la formule nouvelle de sa protestation, cette fois, des fondements proprement spirituels, élémentaires du germanisme : il a proclamé la liberté d’examen et levé l’étendard de Luther. La rupture a été terrible et de portée mondiale, la formule de protestation était trouvée et réalisé, encore qu’elle restât négative et que la Parole nouvelle et ''positive'' ne fût toujours pas dite. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=1051-1052}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Mieux vaut tirer l’épée une fois que de souffrir sans fin.''' Et en quoi la paix actuelle entre les nations civilisées vaut-elle mieux que la guerre ? Au contraire, c’est plutôt la paix, une trop longue paix, qui rend l’homme féroce et dur, et non la guerre. Une longue paix engendre toujours la cruauté, la lâcheté, un égoïsme grossier, repu, et surtout la stagnation intellectuelle. Une longue paix n’engraisse que les exploiteurs des peuples. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=971}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ce n’est donc pas en vain tout de même que de toutes parts là-bas les Israélites règnent sur la Bourse, ce n’est pas en vain qu’ils sont les maîtres du crédit et ce n’est pas pour rien, je le répète, qu’ils dominent aussi toute la politique internationale, et ce que réserve l’avenir, les Israélites, eux, le savent : c’est leur règne qui approche, leur règne total ! »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=952}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] tout le monde en Europe se moque de nous, et [...] les meilleurs Russes, et incontestablement intelligents, sont regardés en Europe avec une hautaine condescendance. Cette hautaine condescendance, même l’émigration hors de Russie ne les en a pas sauvés, j’entends l’émigration politique et le plus complet reniement de la Russie. Les Européens ne veulent à aucun prix nous considérer comme des leurs, en aucun cas et quoi que nous sacrifiions : ''Grattez'', disent-ils, ''le Russe et vous verrez le Tartare'', et ils en sont toujours là : nous sommes passés chez eux en proverbe. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et cependant nous ne pouvons absolument pas renier l’Europe. L’Europe nous est une seconde patrie, et je suis le premier à le confesser passionnément et l’ai toujours confessé. ''À tous'' l’Europe nous est ''presque'' aussi chère que la Russie ; elle englobe toute la race de Japhet, or notre Idée c’est l’union de toutes les nations de cette race, et même au-delà, bien au-delà, jusqu’à Sem et Cham. Que faire donc ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Devenir Russes d’abord et avant tout. Si l’humanisme universel est une idée nationale russe, il faut avant tout que chacun devienne russe, c’est-à-dire devienne lui-même : alors d’emblée tout changera. Devenir russe, cela signifie cesser de mépriser son propre peuple. Et dès que l’Européen verra que nous commençons à respecter notre peuple et notre nationalité, il commencera lui aussi tout de suite à nous respecter. Et de fait : plus serait vigoureux et autonome notre développement dans notre esprit national, plus serait fort et proche notre écho dans l’âme européenne, et, assortis à elle, nous lui deviendrions tout de suite plus compréhensibles. Alors ils ne se détourneraient plus hautainement de nous, et ils nous écouteraient. Nous aurons tout de suite aussi une autre allure. Devenus nous-mêmes, nous prendrons enfin figure d’hommes, et non de singes. Nous aurons l’aspect d’un être libre, et non d’un esclave, non d’un laquais, non d’un Potouguine ; on nous regardera alors comme des hommes, et non pas comme des touche-à-tout internationaux, non pas comme des “hurluberlus” de l’européisme, du libéralisme et du socialisme. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=862-864}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Devenir Russes d’abord et avant tout. Si l’humanisme universel est une idée nationale russe, il faut avant tout que chacun vienne russe, c’est-à-dire devienne lui-même : alors d’emblée tout changera. Devenir russe, cela signifie cesse de mépriser son propre peuple. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=863}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] je déclare (et encore une fois, ''pour le moment'', sans preuves) que l’amour de l’humanité n’est même pas concevable, compréhensible ''ni possible sans foi concomitante en l’immortalité de l’âme humaine''. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=814}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] les Gavroches ne sont plus des Français, mais le plus remarquable est que ceux d’en haut, — oui, ceux qui naissent possédants, [...] eux aussi, en somme, ne sont pas des Français. Du moins est-ce que j’ose affirmer ; si bien que les deux extrêmes et les deux contraires se touchent. Et voilà un premier résultat : la France commence à cesser d’être la France. [...] Je sais, il se trouvera des gens pour dire tant mieux : plus de Français, il reste des hommes. Mais sont-ce bien des hommes ? Des hommes, admettons, mais de futurs sauvage, qui avaleront l’Europe. Cela nous prépare petit à petit, mais assurément et infailliblement, une future tourbe dépourvue de sentiment. Que cette génération dégénère physiquement, se débilite, se pourrit, cela ne fait plus, à mon sens, aucun doute. Or le physique traîne après lui le moral. Ce sont les fruits du règne de la bourgeoisie. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=655-656}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''il me semble, qu’il doit exister une loi naturelle, dans les peuples et les nationalités, selon laquelle chaque homme doit de préférence rechercher et aimer les femmes de son peuple et de sa nationalité''' [...]. Si l’homme se met à placer les femmes des autres nations plus haut que les siennes et à se laisser séduire par elles, alors vient le temps de la désagrégation de ce peuple et de l’ébranlement de sa nationalité. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=647}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La plus grande des plus grandes vocations dont les Russes ont pris conscience pour leur avenir, c’est leur vocation universellement humaine, c’est le service universel de l’humanité, non pas de la Russie seule, mais de toute l’humanité. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=564}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Nous autres Russes avons deux patries : notre Russie et l’Europe, même lorsque nous nous qualifions de slavophiles. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=563-564}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] c’est presque avec certitude qu’on peut dire que dans l’avenir peut-être le plus proche la Russie se révélera la plus forte de tous en Europe. Cela résultera du fait qu’en Europe toutes les grandes puissances seront réduites à rien, et par une cause fort simple : elles seront toutes épuisées et minées par les aspirations démocratiques insatisfaites d’une énorme partie de leurs sujets des classes inférieures, de leurs prolétaires et indigents. En Russie, cela ne peut absolument pas se produire : notre ''dèmos'' est content, et plus ira plus ils sera satisfait, car tout va dans ce sens, par une disposition ou mieux un ''consensus'' général. Et c’est pourquoi '''il ne restera qu’un colosse sur le continent européen : la Russie. Cela surviendra peut-être même beaucoup plus tôt qu’on ne le pense. L’avenir de l’Europe appartient à la Russie.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=506-507}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il est notoire que l’Europe ne nous aime pas et ne nous a jamais aimés ; jamais elle ne nous a considérés comme siens, comme Européens, et toujours comme d’indésirables intrus. Voilà pourquoi elle aime tant se conforter le cas échéant de l’idée que la Russie est “pour le moment impuissante”. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=505}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] c’est à notre porte [...] que viendra frapper l’Europe, et qu’elle nous criera de venir à son secours quand sonnera la dernière heure de son “ordre actuel de choses”. Et elle exigera notre secours comme un droit, elle l’exigera sur le ton du défi et du commandement, elle nous dira que nous sommes aussi l’Europe, que par conséquent nous avons exactement le même “ordre de chose” qu’elle, que ce ne doit pas être pour rien que depuis deux siècles nous l’avons imitée et nous nous sommes vantés d’être des Européens, et qu’en sauvant l’Europe nous nous sauvons donc nous-mêmes. Certes, nous ne serions peut-être pas très disposés à trancher l’affaire au profit d’une seule des parties, mais serons-nous de force pour une telle tâche, et n’avons-nous pas perdu depuis longtemps l’habitude de toute réflexion sur ce qui doit constituer notre véritable “particularisation” comme nation et notre véritable rôle en Europe ? Non seulement nous ne comprenons pas, à l’heure qu’il est, ce genre de problèmes, mais nous n’admettons même pas qu’on les pose, et nous considérons comme sottise et comme arriération de notre part d’y prêter l’oreille. Et si, effectivement, '''l’Europe vient à frapper à notre porte pour nous demander de nous lever pour la sauvegarde de son ''Ordre''''', alors peut-être comprendrons-nous pour la première fois enfin, tous et d’un seul coup, à quel point nous avons toujours été différents de l’Europe, en dépit de ce désir et de ce rêve deux fois séculaires — devenir une Europe — que nous avons nourris jusqu’à des transports si passionnés. Et peut-être bien, même alors, ne comprendrons-nous pas, car il sera trop tard. Mais dans ce cas nous ne comprendrons pas non plus, bien entendu, quel besoin l’Europe aura de nous, ce qu’elle nous demandera et en quoi nous pourrions réellement l’aider. Et n’irons-nous pas au contraire mettre à la raison l’ennemi de l’Europe et de son ordre, nous aussi, par le sang et par le fer, tout comme le prince de Bismarck ? Oh, alors, dans l’hypothèse d’un pareil exploit, nous pourrions sans crainte nous féliciter nous-mêmes d’être ''pleinement européens''. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=460-461}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] le catholicisme romain a déjà pris de bien autres virages : une fois, quand il l’a fallu, il a sans hésiter vendu le Christ pour le pouvoir temporel. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ayant perdu l’alliance des monarques, le catholicisme va sans aucun doute se jeter vers le ''dèmos''. Il dispose de dizaines de milliers de séducteurs sages et adroits, psychologues et connaisseurs du cœur humain, dialecticiens et confesseurs, et le peuple est partout et toujours candide et bon. [...] Tous ces connaisseurs du cœurs et de l’âme vont se lancer dans le peuple et lui apporter un Christ nouveau, prêt à tout accepter, le Christ qu’a annoncé l’impie récent Concile du Vatican.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[...] le catholicisme se lancera dans la démocratie, dans le peuple, et qu’il abandonnera les monarques de la terre pour la peine de l’avoir eux-mêmes abandonné. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=456-459}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''en nous qualifiant ''fièrement'' d’Européens, nous avons par là même renié notre essence russe.''' Honteux et effrayés d’avoir autant de retard sur l’Europe dans notre développement intellectuel et scientifique, nous avons oublié que dans les profondeurs et les tâches de l’esprit russe, nous recelions nous-même, en tant que Russes, la faculté, peut-être, d’apporter au monde une lumière nouvelle, à la condition de préserver l’originalité de notre développement. Dans l’enthousiasme que nous mettions à notre propre humiliation, nous avons oublié la plus intangible des lois historiques, à savoir que sans un pareil ''orgueil'' de notre propre valeur mondiale en tant que nation, jamais nous ne pourrions être une grande nation et laisser après nous un petit quelque chose d’original pour le bien de l’humanité tout entière. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Fiodor Dostoïevski, Lettre à Alexandre Romanov, trad. Anne Coldefy-Faucard, 10 février 1873&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''L’homme a besoin non pas tant de son propre bonheur que de savoir et de croire à chaque instant qu’il existe déjà quelque part un bonheur absolu et une paix pour tous et pour tout... Toute la loi de l’existence humaine consiste en la possibilité pour l’homme de s’incliner devant quelque chose d’infiniment grand.''' Si l’on prive les hommes de cet infiniment grand, ils refuseront de vivre et mourront dans le désespoir. L’infini, l’absolu est aussi indispensable à l’homme que cette petite planète où il vit... Mes amis, tous, tous ! Vive la Grande Pensée ! La Pensée éternelle, infinie ! Il est indispensable à tout homme, quel qu’il soit, de s’incliner devant la Grande Pensée. L’homme le plus bête a besoin de quelque chose de grand. Pétroucha... Oh ! comme je voudrais les revoir tous ! Ils ne savent pas, ils ne savent pas qu’ils renferment en eux, eux aussi, cette Grande Pensée, cette Pensée éternelle ! »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=940-941}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Jusqu’ici l’homme n’a fait qu’inventer Dieu pour vivre sans se tuer ; voilà toute l’histoire du monde jusqu’à nos jours !''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=880}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Tous vos efforts doivent tendre à ce que tout s’écroule, l’État et sa morale. Nous resterons seuls debout, nous qui nous sommes préparés depuis longtemps à prendre le pouvoir en main. Nous nous annexerons les gens intelligents, et pour ce qui est des imbéciles, nous monterons sur leur dos. Cela ne doit pas vous troubler. Il nous faudra rééduquer la génération actuelle pour la rendre digne de la liberté. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=865-866}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Partant de la liberté illimitée, j’aboutis au despotisme illimité.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=586}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Tout peuple n’est un peuple que tant qu’il possède son propre Dieu, son Dieu à lui, et nie sans admettre nul compromis tous les autres Dieux, tant qu’il croit que grâce à son Dieu, il triomphera de tous les autres Dieux et les chassera. Telle était précisément la foi de tous les grands peuples, de tous les peuples du moins qui ont joué un certain rôle dans l’histoire et ont marché à la tête de l’humanité. Impossible de lutter contre les faits. Les juifs n’ont vécu que pour attendre le vrai Dieu, et on légué au monde le vrai Dieu. Les Grecs ont divisé la nature et on légué au monde leur religion, c’est-à-dire la philosophie et la science. Rome a divinisé le peule dans l’État et a légué aux peuples l’idée de l’État. La France, incarnation du Dieu romain, n’a fait, tout au long de son histoire, que développer l’idée de ce Dieu romain, et si elle a fini par le jeter à bas et s’est précipité elle-même dans l’athéisme, qui s’intitule là-bas provisoirement socialisme, c’est uniquement parce que l’athéisme est, malgré tout, plus sain encore que le catholicisme romain. '''Si un grand peuple cesse de croire qu’il est le seul capable, grâce à sa vérité, de rénover et de sauver les autres peuples, il cesse aussitôt d’être un grand peuple et devient une simple matière ethnographique. Un peuple vraiment grand ne se contentera jamais d’un rôle secondaire dans l’humanité, ni même d’un rôle de premier plan : ce qu’il lui faut, c’est la toute première place, le rôle unique. Le peuple qui perd cette foi, n’est plus un peuple. Cependant la vérité est une, et, par conséquent, parmi tous les peuples il n’y en a qu’un qui détienne le vrai Dieu, si puissants que soient les Dieux des autres peuples. Le seul peuple  “théophore” est le peuple russe [...].''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=379-380}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Quand les peuples commencent à avoir des dieux communs, c’est signe de mort pour ces peuples. Quand les Dieux deviennent communs à plusieurs peuples, les Dieux meurent, ainsi que les peuples et leur foi.''' Plus un peuple est fort, plus son Dieu diffère des autres Dieux. Jamais encore, il n’y eut de peuple sans religion, c’est-à-dire sans notion du bien et du mal. Chaque peuple possède sa propre notion du bien et du mal, son propre bien et son propre mal. Quand plusieurs peule mettent en commun leurs notion du bien et du mal, alors ces peuples tombent en décadence, alors la distinction même entre le bien et le mal s’efface et disparaît. Jamais la raison n’a été et me sera capable de définir le bien et le mal ou même de séparer le mal du bien, ne fût-ce qu’approximativement. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=378}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;poem&amp;gt;« — Celui qui enseignera aux hommes qu’ils sont tous bons, celui-là terminera l’histoire du monde.&lt;br /&gt;
— Celui qui l’enseigna, on l’a crucifié.&lt;br /&gt;
— Il viendra et son nom sera le Dieu-Homme.&lt;br /&gt;
— L’Homme-Dieu ?&lt;br /&gt;
— Le Dieu-Homme, c’est en cela qu’est la différence. »&amp;lt;/poem&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=360}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Notre libéral russe est, avant tout, un laquais, toujours en quête de bottes à cirer. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=221}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Un homme nouveau viendra, heureux et fier. Celui auquel il sera indifférent de vivre ou de ne pas vivre, celui-là sera l’homme nouveau. Celui qui vaincra la souffrance et la terreur, celui-là sera lui-même Dieu. Quant à l’autre Dieu, il ne sera plus. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Celui qui vaincra la souffrance et la peur, sera lui-même Dieu. Alors commencera une vie nouvelle, alors paraîtra l’homme nouveau. Tout sera nouveau...''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=189}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« J’ai observé, me glissa un jour Stépane Trophimovitch, que tous ces socialistes enragés et ces communistes sont en même temps des êtres avares, et ont des âmes d’acquéreurs, de propriétaires, si bien que plus ils sont socialistes, plus ils se montrent avides. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=136}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Non seulement vous ne connaissiez pas le peuple, mais vous n’aviez pour lui que le plus abominable mépris, parce que le peuple pour vous c’était uniquement le peuple français, et même les seuls Parisiens, et vous étiez honteux de ce que le peuple russe ne leur ressemblât pas. C’est la vérité pure. Or '''celui qui n’a point de peuple, n’a point de Dieu.''' Sachez que tous ceux qui cessent de comprendre leur peuple, et n’ont plus de contact avec lui, perdent dans la même mesure la foi de leurs pères, et deviennent des athées ou des indifférents. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=82}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''[...] l’Occident a perdu le Christ (par la faute du catholicisme), c’est pour cela qu’il chute, uniquement pour cela.''' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Fiodor Dostoïevski, Lettre à Nikolaï Strakhov, trad. Anne Coldefy-Faucard, 18 (30) mai 1871&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Toute la mission de la Russie réside dans l’orthodoxie, dans ''la lumière venue d’Orient'' qui ruissellera sur l’humanité aveugle d’Occident, laquelle a perdu le Christ.''' Tout le malheur de l’Europe, tout, tout, sans exception aucune, vient de ce qu’avec l’Église de Rome, ils ont perdu le Christ, puis décidé qu’ils s’en passeraient. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Fiodor Dostoïevski, Lettre à Apollon Maïkov, trad. Anne Coldefy-Faucard, 9 (21) octobre 1870&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Le cercle de l’avenir russe s’élargit, la pensée est fondée non seulement d’un grand État mais de tout un monde nouveau, destiné à rénover le christianisme par l’idée orthodoxe panslave et à apporter à l’humanité une pensée nouvelle lorsque l’Occident commencera à pourrir''' ; or il pourrira quand le pape aura définitivement mutilé le Christ et par là même engendré l’athéisme dans l’humanité occidentale souillée. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Fiodor Dostoïevski, Lettre à Apollon Maïkov, trad. Anne Coldefy-Faucard, 15 (27) mai 1869&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ah ! soyez certains que '''ce n’est pas quand il a découvert l’Amérique, mais quand il a été sur le point de la découvrir que Colomb a été heureux'''. Soyez persuadés que le moment culminant de son bonheur s’est peut-être placé trois jours avant la découverte du Nouveau Monde, lorsque l’équipage au désespoir s’est rebellé et a été sur le point de faire demi-tour pour revenir en Europe. Il ne s’agissait pas ici du Nouveau Monde, qui aurait pu s’effondrer. Colomb est mort l’ayant a peine vu et sans savoir, au fond, ce qu’il avait découvert. Ce qui compte, c’est la vie, la vie seule [...]. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=L’Idiot&lt;br /&gt;
|année d'origine=1869&lt;br /&gt;
|traducteur=Albert Mousset&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2005&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070389636&lt;br /&gt;
|page=479}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Est-il vrai, prince, que vous ayez dit un jour que la “beauté” sauverait le monde ? Messieurs, s’écria-t-il en prenant toute la société à témoin, le prince prétend que '''la beauté sauvera le monde !''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=L’Idiot&lt;br /&gt;
|année d'origine=1869&lt;br /&gt;
|traducteur=Albert Mousset&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2005&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070389636&lt;br /&gt;
|page=464}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Elle est connue : le crime est une protestation contre une organisation sociale anormale ; voilà tout et rien de plus et ils n’admettent aucune autre raison, pas une...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— En voilà une erreur ! cria Porphyre Petrovitch. Il s’animait peu à peu et riait en regardant Rasoumikhine dont l’emballement ne faisait que croître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ils n’admettent pas une autre cause, l’interrompit Rasoumikhine avec feu. Je ne me trompe pas ; je te montrerai leurs livres ; je te montrerai qu’ils disent : “tel individu a été perdu par son milieu” et c’est tout ; c’est leur phrase favorite. D’où la conclusion que si la société était organisée de façon normale, il n’y aurait plus de crimes car on n’aurait plus à protester et tous les hommes deviendraient des “justes”. '''Ils ne prennent pas en considération la nature ; ils la suppriment ; elle n’existe pas pour eux. Ils ne voient pas une humanité qui se développe par une progression historique et vivante et produit enfin une société normale, mais un système social sorti d’une tête de mathématicien et qui doit organiser, en un clin d’oeil, la société, la rendre juste et parfaite avant tout processus historique ; d’où leur haine instinctive pour l’histoire.''' Ils disent : “C’est un ramassis d’horreurs et d’absurdités” et tout s’explique immanquablement par l’absurdité ; d’où également leur haine de ce processus vivant qu’est l’existence ; pas besoin d’âme vivante, car l’âme vivante a ses exigences, elle n’obéit pas aveuglément à la mécanique, une âme vivante est méfiante, elle est rétrograde et celle qu’ils veulent peut puer la charogne, être faite de caoutchouc, en revanche elle est morte, dénuée de volonté ; c’est un esclave qui n’ira jamais se révolter et il en résulte que tout leur système est établi sur une superposition de briques : par la manière de disposer les corridors et les pièces d’un phalanstère ! Ce phalanstère, il est prêt, mais c’est la nature humaine qui ne l’est point ; elle veut encore vivre, traverser tout le processus de la vie avant de s’en aller au cimetière. La logique ne suffit pas à permettre ce saut par-dessus la nature. La logique ne prévoit que trois cas quand il y en a un million. Ce million, le supprimer et ramener tout à l’unique question du confort ! Voilà la solution la plus facile du problème. Une solution d’une clarté séduisante et qui rend toute réflexion inutile, voilà l’essentiel. Tout le mystère de la vie tient dans deux feuilles d’impression... »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Crime et châtiment&lt;br /&gt;
|année d'origine=1866&lt;br /&gt;
|traducteur=Doussia Ergaz&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1950&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070392537&lt;br /&gt;
|page=272}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Je n’admettrai pas que le couronnement de mes désirs puisse être une maison en briques avec logements à bon marché loués à bail pour mille ans et portant l’enseigne du dentiste Wagenheim. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Le Sous-sol&lt;br /&gt;
|année d'origine=1864&lt;br /&gt;
|traducteur=Pierre Pascal et Boris de Schloezer&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|Collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2025&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070373529&lt;br /&gt;
|page=165}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La souffrance ! mais c’est l’unique cause de la conscience ! »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Le Sous-sol&lt;br /&gt;
|année d'origine=1864&lt;br /&gt;
|traducteur=Pierre Pascal et Boris de Schloezer&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|Collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2025&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070373529&lt;br /&gt;
|page=163}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Il est indiscutable que l’homme aime beaucoup construire et tracer des routes ; mais comment se fait-il donc qu’il aime aussi passionnément la destruction et le chaos ?''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Le Sous-sol&lt;br /&gt;
|année d'origine=1864&lt;br /&gt;
|traducteur=Pierre Pascal et Boris de Schloezer&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|Collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2025&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070373529&lt;br /&gt;
|page=160}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Mais l’homme nourrit une telle passion pour les systèmes, pour les déductions abstraites, qu’il est prêt à travestir sciemment la vérité, prêt à fermer les yeux et à se boucher les oreilles devant la vérité, rien que pour justifier sa logique.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Le Sous-sol&lt;br /&gt;
|année d'origine=1864&lt;br /&gt;
|traducteur=Pierre Pascal et Boris de Schloezer&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|Collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2025&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070373529&lt;br /&gt;
|page=146}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Envoie-moi le Coran. La ''Critique de raison pure'' de Kant et, si tu es en mesure de le faire de façon non officielle, envoie-moi sans faute ''Hegel'', notamment son ''Histoire de la philosophie''. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— À sa sortie du bagne&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Fiodor Dostoïevski, Lettre à Mikhail Dostoïevski, trad. Anne Coldefy-Faucard, 30 janvier-22 février 1854&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Je nourris aujourd’hui nombre de besoins et d’espoirs qui, jamais, ne m’avaient effleuré. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Frère, il est au monde beaucoup de nobles gens. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— À sa sortie du bagne&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Fiodor Dostoïevski, Lettre à Mikhail Dostoïevski, trad. Anne Coldefy-Faucard, 30 janvier-22 février 1854&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''si quelqu’un me prouvait que le Christ est hors de la vérité, et que la vérité fût réellement hors du Christ, je voudrais plutôt rester avec le Christ qu’avec la vérité.''' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Fiodor Dostoïevski, Lettre à Nathalie Fonvizine, trad. Anne Coldefy-Faucard, Fin janvier-20 février 1854&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] on aurait dit que le temps pour moi était arrêté, qu’une seule sensation, un seul sentiment devait depuis ce moment demeurer en moi à perpétuité, qu’une seule minute devait se prolonger toute une éternité, bref que toute vie était suspendue pour moi... »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Nuits blanches&lt;br /&gt;
|année d'origine=1848&lt;br /&gt;
|traducteur=Pierre Pascal et Boris de Schloezer&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|Collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2025&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070373529&lt;br /&gt;
|page=86}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Mais où sont donc tes rêves ? [...] Qu’as-tu donc fait de tes années? où as-tu enterré ton meilleur temps ? As-tu vécu, oui ou non ? »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Nuits blanches&lt;br /&gt;
|année d'origine=1848&lt;br /&gt;
|traducteur=Pierre Pascal et Boris de Schloezer&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|Collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2025&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070373529&lt;br /&gt;
|page=64-65}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Vous sentez qu’à la fin elle se fatigue, s’épuise dans une perpétuelle tension, cette inépuisable fantaisie, parce que vous grandissez, vous dépassez votre idéal ancien : il s’effrite en poussière, il tombe en ruine, et s’il n’y a pas d’autre vie, il faut donc la construire avec ces mêmes ruines. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Nuits blanches&lt;br /&gt;
|année d'origine=1848&lt;br /&gt;
|traducteur=Pierre Pascal et Boris de Schloezer&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|Collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2025&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070373529&lt;br /&gt;
|page=63}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Je n’ai qu’une visée : être libre. J’y sacrifie tout. Mais souvent, souvent, je pense à ce que m’apportera la liberté... Que ferai-je, seul parmi la foule inconnue ?''' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Fiodor Dostoïevski, Lettre à Mikhail Dostoïevski, trad. Anne Coldefy-Faucard, 16 août 1839&lt;br /&gt;
{{Center|Fiodor Dostoïevski|}}&lt;br /&gt;
{{Center|Fiodor Dostoïevski 3|}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Citations sur Fiodor Dostoïevski ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Seule la Russie, étant encore à l’époque du Moyen Âge, a pu produire plus facilement un homme doué de la puissance mystique et raisonnable du Moyen Âge : Dostoïevski. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Pierre Drieu la Rochelle&lt;br /&gt;
|titre=Notes pour comprendre le siècle&lt;br /&gt;
|année d'origine=1941&lt;br /&gt;
|éditeur=Pardès&lt;br /&gt;
|année=2020&lt;br /&gt;
|page=94}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Aujourd’hui, l’Europe occidentale, précipitée dans le rythme d’un processus catastrophique, se tourne vers Dostoïevski ; elle est plus capable de le comprendre. Par la volonté du destin, elle est sortie de cet état de consentement de soi, d’essence bourgeoise, où, jusqu’à la catastrophe de la guerre mondiale, elle espérait visiblement demeurer toujours. La société européenne s’est maintenue très longtemps aux lisières de l’être et s’est contentée d’une existence extérieure. Elle voulait s’établir jusqu’à la consommation des siècles à la surface de la terre. Mais, dans cette Europe ainsi bourgeoisement organisée, le sous-sol de la terre s’est révélé volcanique : les peuples européens se sont découvert une profondeur spirituelle. [...] Ainsi la valeur de Dostoïevski est si grande qu’il suffit au peuple russe de le nommer pour justifier son existence dans le monde. Dostoïevski témoignera pour lui au Jugement Dernier des peuples. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=[[Nicolas Berdiaev]]&lt;br /&gt;
|titre=L’Esprit de Dostoïevski&lt;br /&gt;
|année d'origine=1923&lt;br /&gt;
|traducteur=Alexis Nerville&lt;br /&gt;
|éditeur=Stock&lt;br /&gt;
|année=1974&lt;br /&gt;
|page=286-287}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’humanitarisme irresponsable nie le mal, parce qu’il nie la personnalité, et Dostoïevski a lutté contre l’humanitarisme au nom de l’homme. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=[[Nicolas Berdiaev]]&lt;br /&gt;
|titre=L’Esprit de Dostoïevski&lt;br /&gt;
|année d'origine=1923&lt;br /&gt;
|traducteur=Alexis Nerville&lt;br /&gt;
|éditeur=Stock&lt;br /&gt;
|année=1974&lt;br /&gt;
|page=}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Si la fondation de Pétersbourg a été le premier acte de l’Antéchrist, l’autodestruction de la société formée par Pétersbourg en est le second : tel doit être le sentiment intérieur de la paysannerie. [...] Le vrai Russe est un disciple de Dostoïewski, bien qu’il ne le lise pas, bien que ''et parce qu’il'' ne sait même pas lire. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=[[Oswald Spengler]]&lt;br /&gt;
|titre=Le Déclin de l’Occident&lt;br /&gt;
|année d'origine=1918-1922&lt;br /&gt;
|traducteur=Mohand Tazerout&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=La Nouvelle Revue française&lt;br /&gt;
|année=1948&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070260478&lt;br /&gt;
|tome=2&lt;br /&gt;
|page=180}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il m’est arrivé avec Dostoïevski la même chose qu’autrefois avec Stendhal : le contact le plus accidentel, un livre que l’on feuillette dans une librairie, tout vous est inconnu jusqu’au nom — et soudain votre instinct vous dit que vous avez rencontré là un proche parent... ''La Maison des morts'' et un des livres les plus humains qui soit. Mais le libre que j’ai lu d’abord… c’est l’''Esprit souterrain'', il se compose de deux nouvelles : la première est une sorte de musique inconnue, la seconde — un véritable coup de génie psychologique — poursuit de ses sarcasmes impitoyables le γνῶθι, mais avec tant d’audace et de satisfaction désinvoltes révélant une force supérieure, que cette lecture m’atout à fait enivré de plaisir... Du reste je constate déjà que la jeune génération des romanciers parisiens est tyrannisée par son influence et la jalousie qu’elle éprouve à l’égard  Dostoïevski (par exemple Paul Bourget) [...]. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— [[Friedrich Nietzsche]], Lettre à Peter Gast, 7 mars 1887&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’Europe n’a aucun écrivain vivant, parmi les jeunes, à mettre en balance avec deux ou trois romanciers de génie qui périssent actuellement de misère, dans le cachot volontaire de leur probité d’artistes. '''La mort de Dostoïewsky a fait l’universel silence''' autour de Paris [...]. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=[[Léon Bloy]]&lt;br /&gt;
|titre=Le Désespéré&lt;br /&gt;
|année d'origine=1887&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Garnier Flammarion&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|ISBN=9782080712561&lt;br /&gt;
|page=373}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Dostoievski, Fiodor}}&lt;br /&gt;
[[Category:Auctores]]&lt;br /&gt;
{{Footer}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Europa7</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://libertas.co/index.php?title=Fiodor_Dosto%C3%AFevski&amp;diff=46053</id>
		<title>Fiodor Dostoïevski</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://libertas.co/index.php?title=Fiodor_Dosto%C3%AFevski&amp;diff=46053"/>
		<updated>2026-07-31T16:51:55Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : /* Citations */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Image|Fiodor Dostoïevski 2|}}&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Regardez tous ces gens qui se dressent au-dessus du peuple chrétien, n’ont-ils pas altéré l’image de Dieu et sa vérité ? Ils ont la science assujettie aux sens. Quant au monde spirituel, la moitié supérieure de l’être humain, on le repousse, on le bannit allègrement, même avec haine. Le monde a proclamé la liberté [...] ; mais que représente cette liberté ! Rien que l’esclavage et le suicide ! Car le monde dit : “Tu as des besoins, assouvis-les, tu possèdes les mêmes droits que les grands, et les riches. Ne crains pas donc pas de les assouvir, accrois-les même” ; voilà ce qu’on enseigne maintenant. Telle est leur conception de la liberté. Et que résulte-t-il de ce droit à accroître les besoins ? Chez les riches, la ''solitude'' et le suicide ''spirituel'' ; chez les pauvres, l’envie et le meurtre, car on a conféré des droits, mais on a pas encore indiqué les moyens d’assouvir les besoins. '''On assure que le monde, en abrégeant les distances, en transmettant la pensée dans les airs, s’unira toujours davantage, que la fraternité régnera. Hélas ! Ne croyez pas à cette union des hommes. Concevant la liberté comme l’accroissement des besoins et leur prompte satisfaction, ils altèrent leur nature, car ils font naître en eux une foule de désirs insensés, d’habitudes et d’imaginations absurdes. Ils ne vivent que pour s’envier mutuellement, pour la sensualité et l’ostentation'''. [...] quant aux pauvres, l’inassouvissement des besoins et de l’envie sont pour le moment noyés dans l’ivresse. Mais bientôt, au lieu de vin, ils s’enivreront de sang, c’est le but vers lequel on les mène. Dites-moi si un tel homme est libre. Un “champion de l’idée” me racontait un jour qu’étant en prison on le priva de tabac et que cette privation lui fut si pénible qu’il faillit trahir son “idée” pour en obtenir. Or cet individu prétendait “lutter pour l’humanité”. De quoi peut-il être capable ? Tout au plus d’un effort momentané, qu’il ne soutiendra pas longtemps. Rien d’étonnant à ce que les hommes aient rencontré la servitude au lieu de la liberté, et qu’au lieu de servir la fraternité et l’union ils soient tombés dans la désunion et la solitude [...]. Aussi le dévouement à l’humanité, de la fraternité, de la solidarité disparaît-elle graduellement dans le monde ; en réalité, on l’accueille même avec dérision, car comment se défaire de ses habitudes, où ira ce prisonnier des besoins innombrables par lui inventés ? Dans la solitude, il se soucie fort peu de la collectivité. En fin de compte, les biens matériels se sont accrus et la joie a diminué. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Frères Karamazov&lt;br /&gt;
|année d'origine=1880&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Montgault&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1994&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070389629&lt;br /&gt;
|page=425-426}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Des siècles passeront et l’humanité proclamera par la bouche de ses savants et de ses sages qu’il n’y a pas de crimes, et, par conséquent, pas de péché ; qu’il n’y a que des affamés. “Nourris-les, et alors exige d’eux qu’ils soient “vertueux” ! Voilà ce qu’on inscrira sur l’étendard de la révolte qui abattra ton temple. À sa place '''un nouvel édifice s’élèvera, une seconde tour de Babel, qui restera sans doute inachevée, comme la première ; mais tu aurais pu épargner aux hommes cette nouvelle tentative et mille ans de souffrance.''' Car ils viendront nous trouver, après avoir peiné mille ans à bâtir leur tour ! [...] Aucune science ne leur donnera du pain, tant qu’ils demeureront libres, mais ils finiront par la déposer à nos pieds, cette liberté, en disant : “Réduisez-nous plutôt en servitude, mais nourrissez-nous.” »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Frères Karamazov&lt;br /&gt;
|année d'origine=1880&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Montgault&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1994&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070389629&lt;br /&gt;
|page=352-353}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Ce n’est pas l’Église qui se convertit en État, notez-le bien, cela c’est Rome et son rêve, c’est la troisième tentation diabolique. Au contraire c’est l’État qui se convertit en Église, qui s’élève jusqu’à elle et devient une Église sur la terre entière''', ce qui est diamétralement opposé à Rome, à l’ultramontanisme, à votre interprétation, et n’est que la mission sublime réservée à l’orthodoxie dans le monde. C’est en Orient que cette étoile commencera à resplendir. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Frères Karamazov&lt;br /&gt;
|année d'origine=1880&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Montgault&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1994&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070389629&lt;br /&gt;
|page=114}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] plus j’aime l’humanité en général, moins j’aime les gens en particulier, comme individus. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Frères Karamazov&lt;br /&gt;
|année d'origine=1880&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Montgault&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1994&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070389629&lt;br /&gt;
|page=101-102}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Il n’y a pas de péché sur la terre que Dieu ne pardonne à celui qui se repent sincèrement. L’homme ne peut pas commettre de péché capable d’épuiser l’amour infini de Dieu.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Frères Karamazov&lt;br /&gt;
|année d'origine=1880&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Montgault&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1994&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070389629&lt;br /&gt;
|page=94}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''le socialisme, ce n’est pas seulement la question ouvrière ou celle du quatrième état, mais c’est surtout la question de l’athéisme, de son incarnation contemporaine, la question de la tour de Babel, qui se construit sans Dieu, non pour atteindre les cieux de la terre, mais pour abaisser les cieux jusqu’à la terre.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Frères Karamazov&lt;br /&gt;
|année d'origine=1880&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Montgault&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1994&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070389629&lt;br /&gt;
|page=61-62}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''le christianisme est l’unique refuge de la Terre Russe contre tous ses maux.''' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Fiodor Dostoïevski, Lettre à Nikolaï Lioubimov, trad. Anne Coldefy-Faucard, 11 juin 1879&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''En Europe nous avons été des ramasse-miettes et des esclaves, en Asie nous serons des seigneurs. En Europe nous avons été des Tatars, en Asie nous serons à notre tour des Européens.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=1462}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Europe « nous méprise secrètement et publiquement, elle nous regarde comme inférieurs  en tant qu’hommes, en tant que race, et parfois nous les dégoûtons littéralement, nous les dégoûtons absolument, surtout lorsque nous nous jetons à leur cou et les embrassons fraternellement. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=1460}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ce n’est pas dans le communisme, ce n’est pas dans des formes mécaniques que résite le socialisme du peuple russe : il croit fermement qu’il ne sera sauvé à la fin des fins que par ''l’union universelle au nom du Christ''. Voilà notre socialisme russe ! C’est bien de la présence dans le peuple russe de cette haute idée d’union dans une “Église” que vous vous moquez, messieurs nos Européens. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=1436-1437}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Oui, la destination de l’homme russe est sans conteste paneuropéenne et universelle.''' Être un vrai Russe, être pleinement russe, cela ne signifie peut-être pas autre chose [...] que d’être le frère de tous les hommes, d’être ''citoyen du monde'' si vous voulez. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|section=Discours sur Pouchkine prononcé à la séance solennelle de la Société des Amis de la littérature russe de l’Université impériale de Moscou, 8 juin 1880&lt;br /&gt;
|page=1372}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La Question d’Orient, c’est essentiellement celle du destin de l’Orthodoxie. Le destin de l’Orthodoxie est indissolublement lié à la mission de la Russie. Qu’est-ce que le destin de l’Orthodoxie ? Le catholicisme romain, qui a depuis longtemps vendu le Christ pour le pouvoir temporel, qui a détourné de soi l’humanité et qui s’est fait ainsi le responsable principal du matérialisme et de l’athéisme en Europe, ce catholicisme romain a tout naturellement engendré en Europe le socialisme. Car le socialisme a pour objectif de décider du sort de l’humanité non selon le Christ, mais en dehors de Dieu et en dehors du Christ, et il devait tout naturellement naître en Europe, sur les ruines du principe chrétien, à mesure que celui-ci se dénaturait et s’abolissait dans l’Église catholique même. L’image du Christ ainsi perdue s’est conservée dans toute sa lumineuse pureté dans l’Orthodoxie. C’est d’Orient qu’à l’encontre du socialisme en marche sera lancée au monde la parole nouvelle qui peut-être apportera le salut à l’humanité européenne. Voilà la mission de l’Orient, voilà en quoi consiste pour la Russie la Question d’Orient. Je sais que que nombreux seront ceux qui qualifieront cette façon de voir d’illuminisme, mais N. Y. Danilevski, lui est plus qu’à même de comprendre ce que je dis. Mais pour accomplir cette mission la Russie a besoin de Constantinople en tant que centre du monde oriental. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=1274-1275}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La Russie, régnant sur Constantinople, sera précisément comme la gardienne de la liberté de tous les Slaves et de ''toutes les nationalités orientales'' sans faire de distinction entre celles-ci et les Slaves. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=1274}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les pères d’aujourd’hui n’ont rien qui leur soit commun, ai-je dit, rien qui les lie l’un à l’autre. Pas de grande pensée (elle s’est perdue), pas de grande foi dans leurs cœurs en une telle pensée. Or cette foi-là seule est de nature à mettre ''de la beauté'' dans les souvenirs des enfants [...]. Sans un rudiment de positif et de beau l’homme ne peut pas entrer dans la vie au sortir de l’enfance, sans un rudiment de positif et de beau on ne saurait lancer une génération sur sa route. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=1092}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Allemagne «  a protesté durant deux millénaires entiers contre ce monde, et bien qu'il n'ait pas proposé (et ne propose toujours pas) “sa” Parole, son idéal strictement formulé pour supplanter l'Idée de la Rome antique, il a toujours été convaincu, semble-t-il, au fond de lui-même, qu’il est capable de proposer cette Parole Nouvelle et d’entraîner derrière lui l’humanité. Il s’est battu contre le monde romain dès le temps d’Arminius, puis, au temps du Saint-Empire, il a plus que quiconque disputé le pouvoir suprême à la nouvelle Rome. Enfin il a élevé la protestation la plus vigoureuse et la plus puissante, en tirant la formule nouvelle de sa protestation, cette fois, des fondements proprement spirituels, élémentaires du germanisme : il a proclamé la liberté d’examen et levé l’étendard de Luther. La rupture a été terrible et de portée mondiale, la formule de protestation était trouvée et réalisé, encore qu’elle restât négative et que la Parole nouvelle et ''positive'' ne fût toujours pas dite. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=1051-1052}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Mieux vaut tirer l’épée une fois que de souffrir sans fin.''' Et en quoi la paix actuelle entre les nations civilisées vaut-elle mieux que la guerre ? Au contraire, c’est plutôt la paix, une trop longue paix, qui rend l’homme féroce et dur, et non la guerre. Une longue paix engendre toujours la cruauté, la lâcheté, un égoïsme grossier, repu, et surtout la stagnation intellectuelle. Une longue paix n’engraisse que les exploiteurs des peuples. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=971}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ce n’est donc pas en vain tout de même que de toutes parts là-bas les Israélites règnent sur la Bourse, ce n’est pas en vain qu’ils sont les maîtres du crédit et ce n’est pas pour rien, je le répète, qu’ils dominent aussi toute la politique internationale, et ce que réserve l’avenir, les Israélites, eux, le savent : c’est leur règne qui approche, leur règne total ! »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=952}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] tout le monde en Europe se moque de nous, et [...] les meilleurs Russes, et incontestablement intelligents, sont regardés en Europe avec une hautaine condescendance. Cette hautaine condescendance, même l’émigration hors de Russie ne les en a pas sauvés, j’entends l’émigration politique et le plus complet reniement de la Russie. Les Européens ne veulent à aucun prix nous considérer comme des leurs, en aucun cas et quoi que nous sacrifiions : ''Grattez'', disent-ils, ''le Russe et vous verrez le Tartare'', et ils en sont toujours là : nous sommes passés chez eux en proverbe. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et cependant nous ne pouvons absolument pas renier l’Europe. L’Europe nous est une seconde patrie, et je suis le premier à le confesser passionnément et l’ai toujours confessé. ''À tous'' l’Europe nous est ''presque'' aussi chère que la Russie ; elle englobe toute la race de Japhet, or notre Idée c’est l’union de toutes les nations de cette race, et même au-delà, bien au-delà, jusqu’à Sem et Cham. Que faire donc ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Devenir Russes d’abord et avant tout. Si l’humanisme universel est une idée nationale russe, il faut avant tout que chacun devienne russe, c’est-à-dire devienne lui-même : alors d’emblée tout changera. Devenir russe, cela signifie cesser de mépriser son propre peuple. Et dès que l’Européen verra que nous commençons à respecter notre peuple et notre nationalité, il commencera lui aussi tout de suite à nous respecter. Et de fait : plus serait vigoureux et autonome notre développement dans notre esprit national, plus serait fort et proche notre écho dans l’âme européenne, et, assortis à elle, nous lui deviendrions tout de suite plus compréhensibles. Alors ils ne se détourneraient plus hautainement de nous, et ils nous écouteraient. Nous aurons tout de suite aussi une autre allure. Devenus nous-mêmes, nous prendrons enfin figure d’hommes, et non de singes. Nous aurons l’aspect d’un être libre, et non d’un esclave, non d’un laquais, non d’un Potouguine ; on nous regardera alors comme des hommes, et non pas comme des touche-à-tout internationaux, non pas comme des “hurluberlus” de l’européisme, du libéralisme et du socialisme. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=862-864}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Devenir Russes d’abord et avant tout. Si l’humanisme universel est une idée nationale russe, il faut avant tout que chacun vienne russe, c’est-à-dire devienne lui-même : alors d’emblée tout changera. Devenir russe, cela signifie cesse de mépriser son propre peuple. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=863}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] je déclare (et encore une fois, ''pour le moment'', sans preuves) que l’amour de l’humanité n’est même pas concevable, compréhensible ''ni possible sans foi concomitante en l’immortalité de l’âme humaine''. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=814}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] les Gavroches ne sont plus des Français, mais le plus remarquable est que ceux d’en haut, — oui, ceux qui naissent possédants, [...] eux aussi, en somme, ne sont pas des Français. Du moins est-ce que j’ose affirmer ; si bien que les deux extrêmes et les deux contraires se touchent. Et voilà un premier résultat : la France commence à cesser d’être la France. [...] Je sais, il se trouvera des gens pour dire tant mieux : plus de Français, il reste des hommes. Mais sont-ce bien des hommes ? Des hommes, admettons, mais de futurs sauvage, qui avaleront l’Europe. Cela nous prépare petit à petit, mais assurément et infailliblement, une future tourbe dépourvue de sentiment. Que cette génération dégénère physiquement, se débilite, se pourrit, cela ne fait plus, à mon sens, aucun doute. Or le physique traîne après lui le moral. Ce sont les fruits du règne de la bourgeoisie. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=655-656}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''il me semble, qu’il doit exister une loi naturelle, dans les peuples et les nationalités, selon laquelle chaque homme doit de préférence rechercher et aimer les femmes de son peuple et de sa nationalité''' [...]. Si l’homme se met à placer les femmes des autres nations plus haut que les siennes et à se laisser séduire par elles, alors vient le temps de la désagrégation de ce peuple et de l’ébranlement de sa nationalité. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=647}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La plus grande des plus grandes vocations dont les Russes ont pris conscience pour leur avenir, c’est leur vocation universellement humaine, c’est le service universel de l’humanité, non pas de la Russie seule, mais de toute l’humanité. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=564}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Nous autres Russes avons deux patries : notre Russie et l’Europe, même lorsque nous nous qualifions de slavophiles. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=563-564}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] c’est presque avec certitude qu’on peut dire que dans l’avenir peut-être le plus proche la Russie se révélera la plus forte de tous en Europe. Cela résultera du fait qu’en Europe toutes les grandes puissances seront réduites à rien, et par une cause fort simple : elles seront toutes épuisées et minées par les aspirations démocratiques insatisfaites d’une énorme partie de leurs sujets des classes inférieures, de leurs prolétaires et indigents. En Russie, cela ne peut absolument pas se produire : notre ''dèmos'' est content, et plus ira plus ils sera satisfait, car tout va dans ce sens, par une disposition ou mieux un ''consensus'' général. Et c’est pourquoi '''il ne restera qu’un colosse sur le continent européen : la Russie. Cela surviendra peut-être même beaucoup plus tôt qu’on ne le pense. L’avenir de l’Europe appartient à la Russie.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=506-507}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il est notoire que l’Europe ne nous aime pas et ne nous a jamais aimés ; jamais elle ne nous a considérés comme siens, comme Européens, et toujours comme d’indésirables intrus. Voilà pourquoi elle aime tant se conforter le cas échéant de l’idée que la Russie est “pour le moment impuissante”. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=505}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] c’est à notre porte [...] que viendra frapper l’Europe, et qu’elle nous criera de venir à son secours quand sonnera la dernière heure de son “ordre actuel de choses”. Et elle exigera notre secours comme un droit, elle l’exigera sur le ton du défi et du commandement, elle nous dira que nous sommes aussi l’Europe, que par conséquent nous avons exactement le même “ordre de chose” qu’elle, que ce ne doit pas être pour rien que depuis deux siècles nous l’avons imitée et nous nous sommes vantés d’être des Européens, et qu’en sauvant l’Europe nous nous sauvons donc nous-mêmes. Certes, nous ne serions peut-être pas très disposés à trancher l’affaire au profit d’une seule des parties, mais serons-nous de force pour une telle tâche, et n’avons-nous pas perdu depuis longtemps l’habitude de toute réflexion sur ce qui doit constituer notre véritable “particularisation” comme nation et notre véritable rôle en Europe ? Non seulement nous ne comprenons pas, à l’heure qu’il est, ce genre de problèmes, mais nous n’admettons même pas qu’on les pose, et nous considérons comme sottise et comme arriération de notre part d’y prêter l’oreille. Et si, effectivement, '''l’Europe vient à frapper à notre porte pour nous demander de nous lever pour la sauvegarde de son ''Ordre''''', alors peut-être comprendrons-nous pour la première fois enfin, tous et d’un seul coup, à quel point nous avons toujours été différents de l’Europe, en dépit de ce désir et de ce rêve deux fois séculaires — devenir une Europe — que nous avons nourris jusqu’à des transports si passionnés. Et peut-être bien, même alors, ne comprendrons-nous pas, car il sera trop tard. Mais dans ce cas nous ne comprendrons pas non plus, bien entendu, quel besoin l’Europe aura de nous, ce qu’elle nous demandera et en quoi nous pourrions réellement l’aider. Et n’irons-nous pas au contraire mettre à la raison l’ennemi de l’Europe et de son ordre, nous aussi, par le sang et par le fer, tout comme le prince de Bismarck ? Oh, alors, dans l’hypothèse d’un pareil exploit, nous pourrions sans crainte nous féliciter nous-mêmes d’être ''pleinement européens''. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=460-461}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] le catholicisme romain a déjà pris de bien autres virages : une fois, quand il l’a fallu, il a sans hésiter vendu le Christ pour le pouvoir temporel. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ayant perdu l’alliance des monarques, le catholicisme va sans aucun doute se jeter vers le ''dèmos''. Il dispose de dizaines de milliers de séducteurs sages et adroits, psychologues et connaisseurs du cœur humain, dialecticiens et confesseurs, et le peuple est partout et toujours candide et bon. [...] Tous ces connaisseurs du cœurs et de l’âme vont se lancer dans le peuple et lui apporter un Christ nouveau, prêt à tout accepter, le Christ qu’a annoncé l’impie récent Concile du Vatican.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[...] le catholicisme se lancera dans la démocratie, dans le peuple, et qu’il abandonnera les monarques de la terre pour la peine de l’avoir eux-mêmes abandonné. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=456-459}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''en nous qualifiant ''fièrement'' d’Européens, nous avons par là même renié notre essence russe.''' Honteux et effrayés d’avoir autant de retard sur l’Europe dans notre développement intellectuel et scientifique, nous avons oublié que dans les profondeurs et les tâches de l’esprit russe, nous recelions nous-même, en tant que Russes, la faculté, peut-être, d’apporter au monde une lumière nouvelle, à la condition de préserver l’originalité de notre développement. Dans l’enthousiasme que nous mettions à notre propre humiliation, nous avons oublié la plus intangible des lois historiques, à savoir que sans un pareil ''orgueil'' de notre propre valeur mondiale en tant que nation, jamais nous ne pourrions être une grande nation et laisser après nous un petit quelque chose d’original pour le bien de l’humanité tout entière. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Fiodor Dostoïevski, Lettre à Alexandre Romanov, trad. Anne Coldefy-Faucard, 10 février 1873&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''L’homme a besoin non pas tant de son propre bonheur que de savoir et de croire à chaque instant qu’il existe déjà quelque part un bonheur absolu et une paix pour tous et pour tout... Toute la loi de l’existence humaine consiste en la possibilité pour l’homme de s’incliner devant quelque chose d’infiniment grand.''' Si l’on prive les hommes de cet infiniment grand, ils refuseront de vivre et mourront dans le désespoir. L’infini, l’absolu est aussi indispensable à l’homme que cette petite planète où il vit... Mes amis, tous, tous ! Vive la Grande Pensée ! La Pensée éternelle, infinie ! Il est indispensable à tout homme, quel qu’il soit, de s’incliner devant la Grande Pensée. L’homme le plus bête a besoin de quelque chose de grand. Pétroucha... Oh ! comme je voudrais les revoir tous ! Ils ne savent pas, ils ne savent pas qu’ils renferment en eux, eux aussi, cette Grande Pensée, cette Pensée éternelle ! »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=940-941}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Jusqu’ici l’homme n’a fait qu’inventer Dieu pour vivre sans se tuer ; voilà toute l’histoire du monde jusqu’à nos jours !''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=880}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Tous vos efforts doivent tendre à ce que tout s’écroule, l’État et sa morale. Nous resterons seuls debout, nous qui nous sommes préparés depuis longtemps à prendre le pouvoir en main. Nous nous annexerons les gens intelligents, et pour ce qui est des imbéciles, nous monterons sur leur dos. Cela ne doit pas vous troubler. Il nous faudra rééduquer la génération actuelle pour la rendre digne de la liberté. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=865-866}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Partant de la liberté illimitée, j’aboutis au despotisme illimité.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=586}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Tout peuple n’est un peuple que tant qu’il possède son propre Dieu, son Dieu à lui, et nie sans admettre nul compromis tous les autres Dieux, tant qu’il croit que grâce à son Dieu, il triomphera de tous les autres Dieux et les chassera. Telle était précisément la foi de tous les grands peuples, de tous les peuples du moins qui ont joué un certain rôle dans l’histoire et ont marché à la tête de l’humanité. Impossible de lutter contre les faits. Les juifs n’ont vécu que pour attendre le vrai Dieu, et on légué au monde le vrai Dieu. Les Grecs ont divisé la nature et on légué au monde leur religion, c’est-à-dire la philosophie et la science. Rome a divinisé le peule dans l’État et a légué aux peuples l’idée de l’État. La France, incarnation du Dieu romain, n’a fait, tout au long de son histoire, que développer l’idée de ce Dieu romain, et si elle a fini par le jeter à bas et s’est précipité elle-même dans l’athéisme, qui s’intitule là-bas provisoirement socialisme, c’est uniquement parce que l’athéisme est, malgré tout, plus sain encore que le catholicisme romain. '''Si un grand peuple cesse de croire qu’il est le seul capable, grâce à sa vérité, de rénover et de sauver les autres peuples, il cesse aussitôt d’être un grand peuple et devient une simple matière ethnographique. Un peuple vraiment grand ne se contentera jamais d’un rôle secondaire dans l’humanité, ni même d’un rôle de premier plan : ce qu’il lui faut, c’est la toute première place, le rôle unique. Le peuple qui perd cette foi, n’est plus un peuple. Cependant la vérité est une, et, par conséquent, parmi tous les peuples il n’y en a qu’un qui détienne le vrai Dieu, si puissants que soient les Dieux des autres peuples. Le seul peuple  “théophore” est le peuple russe [...].''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=379-380}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Quand les peuples commencent à avoir des dieux communs, c’est signe de mort pour ces peuples. Quand les Dieux deviennent communs à plusieurs peuples, les Dieux meurent, ainsi que les peuples et leur foi.''' Plus un peuple est fort, plus son Dieu diffère des autres Dieux. Jamais encore, il n’y eut de peuple sans religion, c’est-à-dire sans notion du bien et du mal. Chaque peuple possède sa propre notion du bien et du mal, son propre bien et son propre mal. Quand plusieurs peule mettent en commun leurs notion du bien et du mal, alors ces peuples tombent en décadence, alors la distinction même entre le bien et le mal s’efface et disparaît. Jamais la raison n’a été et me sera capable de définir le bien et le mal ou même de séparer le mal du bien, ne fût-ce qu’approximativement. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=378}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;poem&amp;gt;« — Celui qui enseignera aux hommes qu’ils sont tous bons, celui-là terminera l’histoire du monde.&lt;br /&gt;
— Celui qui l’enseigna, on l’a crucifié.&lt;br /&gt;
— Il viendra et son nom sera le Dieu-Homme.&lt;br /&gt;
— L’Homme-Dieu ?&lt;br /&gt;
— Le Dieu-Homme, c’est en cela qu’est la différence. »&amp;lt;/poem&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=360}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Notre libéral russe est, avant tout, un laquais, toujours en quête de bottes à cirer. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=221}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Un homme nouveau viendra, heureux et fier. Celui auquel il sera indifférent de vivre ou de ne pas vivre, celui-là sera l’homme nouveau. Celui qui vaincra la souffrance et la terreur, celui-là sera lui-même Dieu. Quant à l’autre Dieu, il ne sera plus. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Celui qui vaincra la souffrance et la peur, sera lui-même Dieu. Alors commencera une vie nouvelle, alors paraîtra l’homme nouveau. Tout sera nouveau...''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=189}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« J’ai observé, me glissa un jour Stépane Trophimovitch, que tous ces socialistes enragés et ces communistes sont en même temps des êtres avares, et ont des âmes d’acquéreurs, de propriétaires, si bien que plus ils sont socialistes, plus ils se montrent avides. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=136}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Non seulement vous ne connaissiez pas le peuple, mais vous n’aviez pour lui que le plus abominable mépris, parce que le peuple pour vous c’était uniquement le peuple français, et même les seuls Parisiens, et vous étiez honteux de ce que le peuple russe ne leur ressemblât pas. C’est la vérité pure. Or '''celui qui n’a point de peuple, n’a point de Dieu.''' Sachez que tous ceux qui cessent de comprendre leur peuple, et n’ont plus de contact avec lui, perdent dans la même mesure la foi de leurs pères, et deviennent des athées ou des indifférents. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=82}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''[...] l’Occident a perdu le Christ (par la faute du catholicisme), c’est pour cela qu’il chute, uniquement pour cela.''' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Fiodor Dostoïevski, Lettre à Nikolaï Strakhov, trad. Anne Coldefy-Faucard, 18 (30) mai 1871&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Toute la mission de la Russie réside dans l’orthodoxie, dans ''la lumière venue d’Orient'' qui ruissellera sur l’humanité aveugle d’Occident, laquelle a perdu le Christ.''' Tout le malheur de l’Europe, tout, tout, sans exception aucune, vient de ce qu’avec l’Église de Rome, ils ont perdu le Christ, puis décidé qu’ils s’en passeraient. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Fiodor Dostoïevski, Lettre à Apollon Maïkov, trad. Anne Coldefy-Faucard, 9 (21) octobre 1870&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Le cercle de l’avenir russe s’élargit, la pensée est fondée non seulement d’un grand État mais de tout un monde nouveau, destiné à rénover le christianisme par l’idée orthodoxe panslave et à apporter à l’humanité une pensée nouvelle lorsque l’Occident commencera à pourrir''' ; or il pourrira quand le pape aura définitivement mutilé le Christ et par là même engendré l’athéisme dans l’humanité occidentale souillée. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Fiodor Dostoïevski, Lettre à Apollon Maïkov, trad. Anne Coldefy-Faucard, 15 (27) mai 1869&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ah ! soyez certains que '''ce n’est pas quand il a découvert l’Amérique, mais quand il a été sur le point de la découvrir que Colomb a été heureux'''. Soyez persuadés que le moment culminant de son bonheur s’est peut-être placé trois jours avant la découverte du Nouveau Monde, lorsque l’équipage au désespoir s’est rebellé et a été sur le point de faire demi-tour pour revenir en Europe. Il ne s’agissait pas ici du Nouveau Monde, qui aurait pu s’effondrer. Colomb est mort l’ayant a peine vu et sans savoir, au fond, ce qu’il avait découvert. Ce qui compte, c’est la vie, la vie seule [...]. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=L’Idiot&lt;br /&gt;
|année d'origine=1869&lt;br /&gt;
|traducteur=Albert Mousset&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2005&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070389636&lt;br /&gt;
|page=479}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Est-il vrai, prince, que vous ayez dit un jour que la “beauté” sauverait le monde ? Messieurs, s’écria-t-il en prenant toute la société à témoin, le prince prétend que '''la beauté sauvera le monde !''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=L’Idiot&lt;br /&gt;
|année d'origine=1869&lt;br /&gt;
|traducteur=Albert Mousset&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2005&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070389636&lt;br /&gt;
|page=464}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Elle est connue : le crime est une protestation contre une organisation sociale anormale ; voilà tout et rien de plus et ils n’admettent aucune autre raison, pas une...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— En voilà une erreur ! cria Porphyre Petrovitch. Il s’animait peu à peu et riait en regardant Rasoumikhine dont l’emballement ne faisait que croître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ils n’admettent pas une autre cause, l’interrompit Rasoumikhine avec feu. Je ne me trompe pas ; je te montrerai leurs livres ; je te montrerai qu’ils disent : “tel individu a été perdu par son milieu” et c’est tout ; c’est leur phrase favorite. D’où la conclusion que si la société était organisée de façon normale, il n’y aurait plus de crimes car on n’aurait plus à protester et tous les hommes deviendraient des “justes”. '''Ils ne prennent pas en considération la nature ; ils la suppriment ; elle n’existe pas pour eux. Ils ne voient pas une humanité qui se développe par une progression historique et vivante et produit enfin une société normale, mais un système social sorti d’une tête de mathématicien et qui doit organiser, en un clin d’oeil, la société, la rendre juste et parfaite avant tout processus historique ; d’où leur haine instinctive pour l’histoire.''' Ils disent : “C’est un ramassis d’horreurs et d’absurdités” et tout s’explique immanquablement par l’absurdité ; d’où également leur haine de ce processus vivant qu’est l’existence ; pas besoin d’âme vivante, car l’âme vivante a ses exigences, elle n’obéit pas aveuglément à la mécanique, une âme vivante est méfiante, elle est rétrograde et celle qu’ils veulent peut puer la charogne, être faite de caoutchouc, en revanche elle est morte, dénuée de volonté ; c’est un esclave qui n’ira jamais se révolter et il en résulte que tout leur système est établi sur une superposition de briques : par la manière de disposer les corridors et les pièces d’un phalanstère ! Ce phalanstère, il est prêt, mais c’est la nature humaine qui ne l’est point ; elle veut encore vivre, traverser tout le processus de la vie avant de s’en aller au cimetière. La logique ne suffit pas à permettre ce saut par-dessus la nature. La logique ne prévoit que trois cas quand il y en a un million. Ce million, le supprimer et ramener tout à l’unique question du confort ! Voilà la solution la plus facile du problème. Une solution d’une clarté séduisante et qui rend toute réflexion inutile, voilà l’essentiel. Tout le mystère de la vie tient dans deux feuilles d’impression... »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Crime et châtiment&lt;br /&gt;
|année d'origine=1866&lt;br /&gt;
|traducteur=Doussia Ergaz&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1950&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070392537&lt;br /&gt;
|page=272}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Je n’admettrai pas que le couronnement de mes désirs puisse être une maison en briques avec logements à bon marché loués à bail pour mille ans et portant l’enseigne du dentiste Wagenheim. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Le Sous-sol&lt;br /&gt;
|année d'origine=1864&lt;br /&gt;
|traducteur=Pierre Pascal et Boris de Schloezer&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|Collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2025&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070373529&lt;br /&gt;
|page=165}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La souffrance ! mais c’est l’unique cause de la conscience ! »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Le Sous-sol&lt;br /&gt;
|année d'origine=1864&lt;br /&gt;
|traducteur=Pierre Pascal et Boris de Schloezer&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|Collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2025&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070373529&lt;br /&gt;
|page=163}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Il est indiscutable que l’homme aime beaucoup construire et tracer des routes ; mais comment se fait-il donc qu’il aime aussi passionnément la destruction et le chaos ?''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Le Sous-sol&lt;br /&gt;
|année d'origine=1864&lt;br /&gt;
|traducteur=Pierre Pascal et Boris de Schloezer&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|Collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2025&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070373529&lt;br /&gt;
|page=160}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Mais l’homme nourrit une telle passion pour les systèmes, pour les déductions abstraites, qu’il est prêt à travestir sciemment la vérité, prêt à fermer les yeux et à se boucher les oreilles devant la vérité, rien que pour justifier sa logique.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Le Sous-sol&lt;br /&gt;
|année d'origine=1864&lt;br /&gt;
|traducteur=Pierre Pascal et Boris de Schloezer&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|Collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2025&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070373529&lt;br /&gt;
|page=146}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Envoie-moi le Coran. La ''Critique de raison pure'' de Kant et, si tu es en mesure de le faire de façon non officielle, envoie-moi sans faute ''Hegel'', notamment son ''Histoire de la philosophie''. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— À sa sortie du bagne&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Fiodor Dostoïevski, Lettre à Mikhail Dostoïevski, trad. Anne Coldefy-Faucard, 30 janvier-22 février 1854&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Je nourris aujourd’hui nombre de besoins et d’espoirs qui, jamais, ne m’avaient effleuré. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Frère, il est au monde beaucoup de nobles gens. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— À sa sortie du bagne&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Fiodor Dostoïevski, Lettre à Mikhail Dostoïevski, trad. Anne Coldefy-Faucard, 30 janvier-22 février 1854&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''si quelqu’un me prouvait que le Christ est hors de la vérité, et que la vérité fût réellement hors du Christ, je voudrais plutôt rester avec le Christ qu’avec la vérité.''' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Fiodor Dostoïevski, Lettre à Nathalie Fonvizine, trad. Anne Coldefy-Faucard, Fin janvier-20 février 1854&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] on aurait dit que le temps pour moi était arrêté, qu’une seule sensation, un seul sentiment devait depuis ce moment demeurer en moi à perpétuité, qu’une seule minute devait se prolonger toute une éternité, bref que toute vie était suspendue pour moi... »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Nuits blanches&lt;br /&gt;
|année d'origine=1848&lt;br /&gt;
|traducteur=Pierre Pascal et Boris de Schloezer&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|Collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2025&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070373529&lt;br /&gt;
|page=86}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Mais où sont donc tes rêves ? [...] Qu’as-tu donc fait de tes années? où as-tu enterré ton meilleur temps ? As-tu vécu, oui ou non ? »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Nuits blanches&lt;br /&gt;
|année d'origine=1848&lt;br /&gt;
|traducteur=Pierre Pascal et Boris de Schloezer&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|Collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2025&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070373529&lt;br /&gt;
|page=64-65}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Vous sentez qu’à la fin elle se fatigue, s’épuise dans une perpétuelle tension, cette inépuisable fantaisie, parce que vous grandissez, vous dépassez votre idéal ancien : il s’effrite en poussière, il tombe en ruine, et s’il n’y a pas d’autre vie, il faut donc la construire avec ces mêmes ruines. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Nuits blanches&lt;br /&gt;
|année d'origine=1848&lt;br /&gt;
|traducteur=Pierre Pascal et Boris de Schloezer&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|Collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2025&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070373529&lt;br /&gt;
|page=63}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Je n’ai qu’une visée : être libre. J’y sacrifie tout. Mais souvent, souvent, je pense à ce que m’apportera la liberté... Que ferai-je, seul parmi la foule inconnue ?''' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Fiodor Dostoïevski, Lettre à Mikhail Dostoïevski, trad. Anne Coldefy-Faucard, 16 août 1839&lt;br /&gt;
{{Center|Fiodor Dostoïevski|}}&lt;br /&gt;
{{Center|Fiodor Dostoïevski 3|}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Citations sur Fiodor Dostoïevski ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Seule la Russie, étant encore à l’époque du Moyen Âge, a pu produire plus facilement un homme doué de la puissance mystique et raisonnable du Moyen Âge : Dostoïevski. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Pierre Drieu la Rochelle&lt;br /&gt;
|titre=Notes pour comprendre le siècle&lt;br /&gt;
|année d'origine=1941&lt;br /&gt;
|éditeur=Pardès&lt;br /&gt;
|année=2020&lt;br /&gt;
|page=94}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Aujourd’hui, l’Europe occidentale, précipitée dans le rythme d’un processus catastrophique, se tourne vers Dostoïevski ; elle est plus capable de le comprendre. Par la volonté du destin, elle est sortie de cet état de consentement de soi, d’essence bourgeoise, où, jusqu’à la catastrophe de la guerre mondiale, elle espérait visiblement demeurer toujours. La société européenne s’est maintenue très longtemps aux lisières de l’être et s’est contentée d’une existence extérieure. Elle voulait s’établir jusqu’à la consommation des siècles à la surface de la terre. Mais, dans cette Europe ainsi bourgeoisement organisée, le sous-sol de la terre s’est révélé volcanique : les peuples européens se sont découvert une profondeur spirituelle. [...] Ainsi la valeur de Dostoïevski est si grande qu’il suffit au peuple russe de le nommer pour justifier son existence dans le monde. Dostoïevski témoignera pour lui au Jugement Dernier des peuples. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=[[Nicolas Berdiaev]]&lt;br /&gt;
|titre=L’Esprit de Dostoïevski&lt;br /&gt;
|année d'origine=1923&lt;br /&gt;
|traducteur=Alexis Nerville&lt;br /&gt;
|éditeur=Stock&lt;br /&gt;
|année=1974&lt;br /&gt;
|page=286-287}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’humanitarisme irresponsable nie le mal, parce qu’il nie la personnalité, et Dostoïevski a lutté contre l’humanitarisme au nom de l’homme. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=[[Nicolas Berdiaev]]&lt;br /&gt;
|titre=L’Esprit de Dostoïevski&lt;br /&gt;
|année d'origine=1923&lt;br /&gt;
|traducteur=Alexis Nerville&lt;br /&gt;
|éditeur=Stock&lt;br /&gt;
|année=1974&lt;br /&gt;
|page=}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Si la fondation de Pétersbourg a été le premier acte de l’Antéchrist, l’autodestruction de la société formée par Pétersbourg en est le second : tel doit être le sentiment intérieur de la paysannerie. [...] Le vrai Russe est un disciple de Dostoïewski, bien qu’il ne le lise pas, bien que ''et parce qu’il'' ne sait même pas lire. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=[[Oswald Spengler]]&lt;br /&gt;
|titre=Le Déclin de l’Occident&lt;br /&gt;
|année d'origine=1918-1922&lt;br /&gt;
|traducteur=Mohand Tazerout&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=La Nouvelle Revue française&lt;br /&gt;
|année=1948&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070260478&lt;br /&gt;
|tome=2&lt;br /&gt;
|page=180}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il m’est arrivé avec Dostoïevski la même chose qu’autrefois avec Stendhal : le contact le plus accidentel, un livre que l’on feuillette dans une librairie, tout vous est inconnu jusqu’au nom — et soudain votre instinct vous dit que vous avez rencontré là un proche parent... ''La Maison des morts'' et un des livres les plus humains qui soit. Mais le libre que j’ai lu d’abord… c’est l’''Esprit souterrain'', il se compose de deux nouvelles : la première est une sorte de musique inconnue, la seconde — un véritable coup de génie psychologique — poursuit de ses sarcasmes impitoyables le γνῶθι, mais avec tant d’audace et de satisfaction désinvoltes révélant une force supérieure, que cette lecture m’atout à fait enivré de plaisir... Du reste je constate déjà que la jeune génération des romanciers parisiens est tyrannisée par son influence et la jalousie qu’elle éprouve à l’égard  Dostoïevski (par exemple Paul Bourget) [...]. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— [[Friedrich Nietzsche]], Lettre à Peter Gast, 7 mars 1887&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’Europe n’a aucun écrivain vivant, parmi les jeunes, à mettre en balance avec deux ou trois romanciers de génie qui périssent actuellement de misère, dans le cachot volontaire de leur probité d’artistes. '''La mort de Dostoïewsky a fait l’universel silence''' autour de Paris [...]. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=[[Léon Bloy]]&lt;br /&gt;
|titre=Le Désespéré&lt;br /&gt;
|année d'origine=1887&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Garnier Flammarion&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|ISBN=9782080712561&lt;br /&gt;
|page=373}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Dostoievski, Fiodor}}&lt;br /&gt;
[[Category:Auctores]]&lt;br /&gt;
{{Footer}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Europa7</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://libertas.co/index.php?title=Johann_Gottfried_von_Herder&amp;diff=46052</id>
		<title>Johann Gottfried von Herder</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://libertas.co/index.php?title=Johann_Gottfried_von_Herder&amp;diff=46052"/>
		<updated>2026-07-31T16:16:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : /* Citations */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Image|Johann Gottfried von Herder|}}&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Qui peut, aussi peu ou tout autant qu’il en escompte, méconnaître tout à fait ''l’analogie'' qui se trouve au fondement des langues ? Puisqu’''un seul'' peuple humain habite la Terre, il n’existe qu’''une seule'' langue humaine ; et puisque cette grande espèces s’est nationalisée en autant de petits types régionaux, il n’en va pas autrement de son langage. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Johann Gottfried von Herder&lt;br /&gt;
|titre=Traité sur l’origine des langues&lt;br /&gt;
|année d'origine=1772&lt;br /&gt;
|traducteur=Lionel Duvoy&lt;br /&gt;
|éditeur=Allia&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|ISBN=9782844853639&lt;br /&gt;
|page=175}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Il serait d’un orgueil insensé de prétendre que les habitants de toutes les parties du monde devraient être des Européens pour vivre heureux ; car serions-nous devenus nous-mêmes ce que nous sommes hors d’Europe ?''' Celui qui nous a placé ici les plaça là-bas et leur a donné le même droit à jouir de la vie terrestre. Comme la félicité est un état intérieur, elle a son critère et sa définition non en dehors, mais au-dedans de chaque être individuel. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Johann Gottfried von Herder&lt;br /&gt;
|titre=Histoire et Culture&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|année=2000&lt;br /&gt;
|page=65-66}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Herder, Johann Gottfried von}}&lt;br /&gt;
[[Category:Auctores]]&lt;br /&gt;
{{Footer}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Europa7</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://libertas.co/index.php?title=Johann_Gottfried_von_Herder&amp;diff=46051</id>
		<title>Johann Gottfried von Herder</title>
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		<updated>2026-07-31T16:13:35Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : /* Citations */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Image|Johann Gottfried von Herder|}}&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Qui peut, aussi peu ou tout autant qu’il en escompte, méconnaître tout à fait ''l’analogie'' qui se trouve au fondement des langues ? Puisqu’''un seul'' peuple humain habite la Terre, il n’existe qu’''une seule'' langue humaine ; et puisque cette grande espèces s’est nationalisée en autant de petits types régionaux, il n’en va pas autrement de son langage. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Johann Gottfried von Herder&lt;br /&gt;
|titre=Traité sur l’origine des langues&lt;br /&gt;
|année d'origine=1771&lt;br /&gt;
|traducteur=Lionel Duvoy&lt;br /&gt;
|éditeur=Allia&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|ISBN=9782844853639&lt;br /&gt;
|page=175}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Il serait d’un orgueil insensé de prétendre que les habitants de toutes les parties du monde devraient être des Européens pour vivre heureux ; car serions-nous devenus nous-mêmes ce que nous sommes hors d’Europe ?''' Celui qui nous a placé ici les plaça là-bas et leur a donné le même droit à jouir de la vie terrestre. Comme la félicité est un état intérieur, elle a son critère et sa définition non en dehors, mais au-dedans de chaque être individuel. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Johann Gottfried von Herder&lt;br /&gt;
|titre=Histoire et Culture&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|année=2000&lt;br /&gt;
|page=65-66}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Herder, Johann Gottfried von}}&lt;br /&gt;
[[Category:Auctores]]&lt;br /&gt;
{{Footer}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Europa7</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://libertas.co/index.php?title=Fichier:Johann_Gottfried_von_Herder.jpg&amp;diff=46050</id>
		<title>Fichier:Johann Gottfried von Herder.jpg</title>
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		<updated>2026-07-31T16:13:12Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Europa7</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://libertas.co/index.php?title=Citations&amp;diff=46049</id>
		<title>Citations</title>
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		<updated>2026-07-31T16:12:45Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;« Le contrôle des médias qui façonnent l’opinion est quasi monolithique. Tous les médias sous contrôle — télévision, radio, journaux, magazines, livres, films — parlent d’une seule et même voix, chacun renforçant l’autre. En dépit d’une variété apparente, il n’existe pas de réelle divergence de vues, pas de source alternative pour des faits ou des idées accessible à la grande masse des gens et qui pourrait leur permettre de se forger des opinions en conflit avec celles des maîtres des médias. On leur présente une seule et unique conception du monde — un monde dans lequel toutes les voix proclament l’égalité des races, la nature infaillible du récit juif de l’“Holocauste”, la méchanceté qu’il y a à essayer de contenir le flot d’étrangers non blancs qui se déverse à travers nos frontières, le danger qu’il y a à permettre aux citoyens de détenir et de porter des armes, l’équivalence morale de toutes les orientations sexuelles, et les attraits d’une société “pluraliste” et cosmopolite plutôt qu’une société homogène et blanche. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=William Luther Pierce&lt;br /&gt;
|titre=Fierté blanche&lt;br /&gt;
|année d'origine=&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=Akribeia&lt;br /&gt;
|année=&lt;br /&gt;
|section=Qui dirige l’amérique ?&lt;br /&gt;
|page=172-173}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des industriels. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Anatole France, ''L’Humanité'', 18 juillet 1922&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] nous devenons les colonies de sa vie, de son mode de vie, les esclaves d’une idée qui nous est, à nous Européens, profondément étrangère : la mécanisation de l’existence. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Stefan Zweig&lt;br /&gt;
|titre=L’Uniformisation du monde&lt;br /&gt;
|année d'origine=1er février 1925&lt;br /&gt;
|traducteur=Francis Douville Vigeant&lt;br /&gt;
|éditeur=Allia&lt;br /&gt;
|année=2025&lt;br /&gt;
|section=Berliner Börsen-Courier &lt;br /&gt;
|page=24}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''l’arôme délicat de ce que les cultures ont de singulier se volatilise de plus en plus, les couleurs s’estompent avec une rapidité sans précédent et, sous la couche de vernis craquelé, affleure le piston  couleur acier de l’activité mécanique, la machine du monde moderne.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Stefan Zweig&lt;br /&gt;
|titre=L’Uniformisation du monde&lt;br /&gt;
|année d'origine=1er février 1925&lt;br /&gt;
|traducteur=Francis Douville Vigeant&lt;br /&gt;
|éditeur=Allia&lt;br /&gt;
|année=2025&lt;br /&gt;
|section=Berliner Börsen-Courier &lt;br /&gt;
|page=8-9}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] une impression tenace s’est imprimée dans mon esprit : une horreur silencieuse devant la monotonie du monde. Les modes de vie finissent par se ressembler, à tous se conformer à un schéma culturel homogène.  Les coutumes propres à chaque peuple disparaissent, les costumes s’uniformisent, les mœurs prennent un caractère de plus en plus  international. Les pays semblent, pour ainsi dire, ne plus se distinguer les uns des autres, les hommes s’activent et vivent selon un modèle unique, tandis que les villes paraissent toutes identiques. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Stefan Zweig&lt;br /&gt;
|titre=L’Uniformisation du monde&lt;br /&gt;
|année d'origine=1er février 1925&lt;br /&gt;
|traducteur=Francis Douville Vigeant&lt;br /&gt;
|éditeur=Allia&lt;br /&gt;
|année=2025&lt;br /&gt;
|section=Berliner Börsen-Courier &lt;br /&gt;
|page=7-8}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''La race blanche est le cancer de l’Histoire humaine.''' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Susan Sontag, ''Partisan Review'', hiver 1967, p. 57&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] il ne s’agit pas de dépasser l’Occident dans la direction que lui-même a indiquée, mais de proposer de nouvelles règles de jeu et de nouvelles priorités civilisationnelles. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ses rapport avec l’Occident, la Russie doit mener une politique eurasiste, en soulignant par tous les moyens son originalité civilisationnelle et en se défendant à l’aide de formes spéciales de filtres socio-culturels, transparents pour l’information touchant aux moyens technique (au sens large, incluant l’ingénierie sociale), mais opaques ou semi-opaques pour l’informations capable d’influer directement sur la sphère axiologique, sur le système de morale et de valeurs. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Alexandre Panarine, ''La Russie dans le processus civilisationnel (entre l’atlantisme et l’eurasisme)'' (1994)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’Europe est notre maison commune »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Mikhaïl Gorbatchev&lt;br /&gt;
|titre=Perestroïka : vues neuves sur notre pays et le monde&lt;br /&gt;
|année d'origine=1987&lt;br /&gt;
|traducteur=Jean Bonnefoy et William Desmond&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|année=1987&lt;br /&gt;
|page=286}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les réformes de Pierre [le Grand] n’ont toujours pas atteint leur but. Nous sommes devenus des Européens, mais nous sommes restés nous-mêmes. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Boris Eltsine&lt;br /&gt;
|titre=Sur le fil du rasoir : Mémoires&lt;br /&gt;
|année d'origine=1994&lt;br /&gt;
|traducteur=Bernadette du Crest&lt;br /&gt;
|éditeur=Albin Michel&lt;br /&gt;
|année=1994&lt;br /&gt;
|page=243}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] ''la Russie n’est ni en Europe ni en Asie (elle est en Russie)'' [...]. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— André Malraux, ''Les Conquérants'' (1928, postface de 1948)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La civilisation européenne cause ainsi une inimaginable dévastation de l’âme des peuples européanisés ; elle les rend stériles du point de vue spirituel et indifférents et cyniques du point de vue moral. L’avidité démesuré pour les biens terrestres et l’arrogance pécheresse sont des attributs inévitables de cette civilisation. Elle avance inexorablement vers une nouvelle Tour de Babel. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Nikolaï Troubetskoï&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=La tour de Babel et la confusion des langues&lt;br /&gt;
|titre=N.S. Troubetzkoy : L’Europe et l’humanité&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1920&lt;br /&gt;
|année d'origine=&lt;br /&gt;
|traducteur=Patrick Sériot&lt;br /&gt;
|éditeur=Mardaga&lt;br /&gt;
|année=1996&lt;br /&gt;
|ISBN=9782804721091&lt;br /&gt;
|page=123-124}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] l’européanisation est donc un mal absolu pour tout peuple non romano-germanique [...]. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Nikolaï Troubetskoï&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=L’Europe et l’humanité&lt;br /&gt;
|titre=N.S. Troubetzkoy : L’Europe et l’humanité&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1920&lt;br /&gt;
|année d'origine=&lt;br /&gt;
|traducteur=Patrick Sériot&lt;br /&gt;
|éditeur=Mardaga&lt;br /&gt;
|année=1996&lt;br /&gt;
|ISBN=9782804721091&lt;br /&gt;
|page=81}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] la culture qui doit, selon les cosmopolites, dominer le monde et éliminer toutes les autres, est bien celle de la même entité ethnographico-anthropologique que celle dont la suprématie est le but du chauvin. Il n’y a ici aucune différence de principe. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Nikolaï Troubetskoï&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=L’Europe et l’humanité&lt;br /&gt;
|titre=N.S. Troubetzkoy : L’Europe et l’humanité&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1920&lt;br /&gt;
|année d'origine=&lt;br /&gt;
|traducteur=Patrick Sériot&lt;br /&gt;
|éditeur=Mardaga&lt;br /&gt;
|année=1996&lt;br /&gt;
|ISBN=9782804721091&lt;br /&gt;
|page=48}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Dans la panoplie des moyens tactiques utilisés par la réaction impérialiste, la propagande du cosmopolitisme bourgeois occupe une place de premier plan. Sous la bannière du cosmopolitisme, l’impérialisme américain s’efforce par tous les moyens d’établir sa domination mondiale. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cosmopolitisme a atteint son plus grand développement sous le capitalisme, en tant qu’enveloppe idéologique masquant la politique de la bourgeoisie dirigée vers la conquête de territoires étrangers, de nouvelles colonies et marchés. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Gueorgui Frantsov, « Le cosmopolitisme est l’arme idéologique des réactionnaires américains », ''Pravda'', 7 avril 1949, trad. Michel Niqueux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La révolution « est nôtre, authentiquement russe, elle est tout entière dans notre psychologie, dans notre passé, et rien de comparable ne peut exister et n’existera en Occident, même s’il s’y produisait une révolution sociale, en apparence copiée sur la nôtre. Et même s’il se trouve mathématiquement prouvé que quatre vingt-dix pour cent des révolutionnaires sont des allogènes, principalement des Juifs, ce qu’on tente parfois de démontrer maintenant avec un succès relatif, cel ne dément nullement le caractère purement russe du mouvement. Si des mains “étrangères” s’y appliquent, son âme, ses “tripes” sont, qu’on le veuille ou non, foncièrement russes, elles sont celles de l’intelligentsia, réfractées à travers le psychisme du peuple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce ne sont pas des allogènes révolutionnaires qui dirigent la révolution russe, mais c’est la révolution russe qui dirige les allogènes révolutionnaires qui communient extérieurement ou intérieurement avec “l’âme russe” dans son état actuel... »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Nikolaï Oustrialov&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Patriotica&lt;br /&gt;
|titre=Changement de Jalons&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1921&lt;br /&gt;
|année d'origine=2005&lt;br /&gt;
|traducteur=Yves-Marie Cosson&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Âge d’Homme&lt;br /&gt;
|année=2005&lt;br /&gt;
|page=70}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« De même que des vaccinations préventives protègent des épidémies (varioles, diphtérie, choléra) ou les atténuent, de même la Russie, qui était socialement le pays le plus sain des pays européens, accomplit en ce moment un exploit sacrificiel en prenant sur elle la maladie exemplaire de la révolution sociale afin, une fois guérie, de développer une immunité et de prévenir la crise mortelle de cette maladie en Europe. Cette crise, vraisemblablement, éclatera très vite en Europe, elle sera terrible, mais grâce à la Russie, la culture européenne réussira peut-être à la traverser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s’est produit avec la Russie ce qui s’est produit avec les saints catholiques, qui vivaient la passion du Christ avec une telle plénitude de fois qu’ils étaient jugés dignes de recevoir les stigmates de la crucifixion sur leurs mains et leurs pieds. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En vérité, toute la Russie est un Buisson ardent qui brûle sans se consumer à travers tous les siècles de son martyre historique. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Maximilian Volochine, ''La Russie crucifiée'' (17 mai 1920)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Les travailleurs ont une patrie''' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— ''Pravda'', 7 août 1934&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Que cela vous plaise ou non, l’histoire est de notre côté. '''Nous vous enterrerons.''' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Phrase prononcée devant des diplomates américains à l’ambassade de Pologne à Moscou&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Nikita Khrouchtchev, Moscou, 18 novembre 1956&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;poem&amp;gt;« '''Au fond de l’âme, nous méprisons l’Occident,'''&lt;br /&gt;
'''Mais en quête de dieux, nous lui chipons'''&lt;br /&gt;
'''Ses Hegel et ses Marx [...]'''&lt;br /&gt;
'''Pour décapiter nos propres dieux. [...]'''&lt;br /&gt;
Tout Russe recuit dans le chaudron&lt;br /&gt;
Du système russe, est un homme&lt;br /&gt;
À côté de n’importe quel Européen »&amp;lt;/poem&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Maximilian Volochine, « Russie », 6 février 1924, trad. Michel Niqueux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Tôt ou tard se produira un choc entre l’Europe et la révolution russe, non pas entre tel ou tel peuple européen, mais bien entre l’Europe entière et la révolution — ou l’anarchie russe. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tous les événements de notre révolution sont connus en Europe jusqu’aux plus petits détails, mais leur sens intime échappe. L’Europe voit le corps, elle ne voit pas l’âme de la révolution russe. Cette âme, l’âme du peuple russe, demeure une éternelle énigme pour l’Europe. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la littérature russe, surtout dans ses deux principales sommités, Tolstoï et Dostoiewsky, ce principe fondamental de l’âme russe, la volonté mystique, vous avait été en partie révélé, mais seulement en partie. Pour le comprendre entièrement c’est peu de nous lire, il faut nous vivre. Cela est difficile et redoutable, je le répète, plus redoutable que vous ne pensez. Nous sommes votre danger, votre plaie, l’aiguillon de Satan ou de Dieu enfoncé dans votre chair. Nous vous ferons souffrir ; mais en fin de compte pour votre plus grand bien, car nous nous sommes nécessaires l’un à l’autre comme la main gauche à la main droite. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La révolution russe n’est pas seulement politique, elle est religieuse. Voilà ce que comprend très difficilement l’Europe, pour qui la religion est depuis longtemps chose politique. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Dimitri Merejkovski, Zinaïda Hippius et Dimitri Philosophoff&lt;br /&gt;
|titre=Le Tsar et la Révolution&lt;br /&gt;
|année d'origine=1907&lt;br /&gt;
|traducteur=&lt;br /&gt;
|éditeur=Mercure de France&lt;br /&gt;
|année=1907&lt;br /&gt;
|page=10-11}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Le coup porté au christianisme par la prise de Constantinople a eu apparemment pour conséquence que l’Occident a renié le christianisme, dans ses hautes couches et même dans sa pensée''', ce qui s’est manifesté par une modification du mode de vie, qui est devenue urbain par excellence ; chutant de plus en plus bas, l’Occident s’est mis à prêcher en guise de lumières un obscurantisme et un fatalisme absolus, car on ne saurait s’appeler lumières la reconnaissance ou la conscience de la nature comme matière aveugle, et soi-même comme partie de cette matière, son fruit involontaire, si cette conscience ne conduit pas a donner à cette force aveugle une direction en accord avec la raison et avec un sentiment de parenté filiale ! »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Nikolaï Fiodorov, ''De la fraternité, ou de la parenté et des causes de l’état non fraternel et non familial, c’est-à-dire non pacifique du monde, et des moyens de rétablir la parenté'' (1906), trad. Michel Niqueux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’Europe tient la Russie pour son ennemi ; mais dès que cet ennemi, ces Touraniens imaginaires (du reste, nous ne méprisons pas cette parenté) périront, l’Europe verra chez elle de véritables Touraniens. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Nikolaï Fiodorov, ''De la fraternité, ou de la parenté et des causes de l’état non fraternel et non familial, c’est-à-dire non pacifique du monde, et des moyens de rétablir la parenté'' (1906), trad. Michel Niqueux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Nous, Russes, nous avons deux âmes : l’une, du mongol nomade, rêveur, mystique, paresseux, qui est persuadé que “le Destin est le juge de toutes choses”, que “tu es sur la terre, mais que le Destin est au-dessus de toi”, que “ tu n’iras pas contre le Destin” ; et à côté de cette âme impuissante vit l’âme du Slave, qui peut lancer des flammes belles et claires, mais qui ne brûle pas longtemps, qui s’éteint vite, et a peu de force pour se défendre contre les poisons qui circulent en elle et qui paralysent ses forces. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Maxime Gorki, « Deux âmes », ''Letopis'', décembre 1915, trad. André Pierre et Michel Niqueux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''notre peuple, malgré son ignorance, est beaucoup plus près du socialisme que les peuples de l’Ouest, pourtant plus instruits que lui.''' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Piotr Tkatchev, Lettre à [[Friedrich Engels]], 1874&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Chaque dollar émis au-delà de la quantité d’or et d’argent de nos chambres fortes a une valeur nulle et représente une tromperie dont quelqu’un fait les frais.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=John Adams&lt;br /&gt;
|titre=Écrits politiques et philosophiques&lt;br /&gt;
|année d'origine=&lt;br /&gt;
|traducteur=Jean-Paul Goffinon&lt;br /&gt;
|éditeur=Presses universitaires de Caen&lt;br /&gt;
|année=2004&lt;br /&gt;
|page=}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Tôt ou tard, que nous le voulions ou non, la lutte avec l’Europe (ou du moins avec sa majeure partie) est inévitable du fait de la question d’Orient, c’est-à-dire de la liberté et de l’indépendance des Slaves, de la possession de Constantinople''' [...]. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Nikolaï Danilevski, ''La Russie et l’Europe'' (1869), trad. Michel Niqueux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« À cette maladie, qui a infecté la Russie voilà déjà un siècle et demi en s’étendant et en s’enracinant de plus en plus et qui n’a que récemment montré quelques signes de rémission, conviendrait le mieux, me semble-t-il, le nom de ''prétention à l’européanisation'' [...]. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Nikolaï Danilevski, ''La Russie et l’Europe'' (1869), trad. Michel Niqueux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’influence de l’Europe nous détache constamment de notre sol. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Nikolaï Strakhov, ''La lutte contre l'occident dans notre littérature'' (1882)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] nous avons la campagne, qui a presque disparu en Occident, et que c’est dans notre campagne que se trouve le gage de notre force, le germe de notre développement organique original. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ivan Aksakov, « Ignorance des fondements de la vie russe par nos réformateurs », ''Den'', 13 mars 1865, trad. Michel Niqueux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Oui, c’est à Moscou, à Moscou que toute la Russie appelle maintenant sont tsar... Il est temps de rentrer à la maison ! Il est temps d’en finir avec la période pétersbourgeoise de l’histoire russe, avec toutes ces traditions sanglantes de révolutions de palais, de trahisons, de sédition des XVIIIe et XIXe siècles ! »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ivan Aksakov, « Pétersbourg et Moscou », ''Den'', 29 septembre 1862, trad. Michel Niqueux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il incombe à Moscou la haute tâche de reconquérir par la pensée et la conscience ce que la vie a perdu et de ranimer l’esprit national russe dans la société coupée du peuple. Il suffit de dire que Moscou et la Russie profonde sont une même chose, vivent d’une même vie, battent d’un même cœur, et cela suffit à définir la signification de Moscou et son rapport à Pétersbourg. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ivan Aksakov, « Pétersbourg et Moscou », ''Den'', 29 septembre 1862, trad. Michel Niqueux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Aujourd’hui l’Occident s’est donné la peine de nous avertir que, non-seulement il ne nous considérait pas comme des siens, malgré nos constants efforts pour nous assimiler à lui, mais qu’il nous tenait même pour ses ennemis, et qui plus est, pour ennemis de la civilisation. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Piotr Viazemski, ''Lettre d’un vétéran russe de l’année 1812 sur la question d’Orient'' (1854-1855)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il est devenu clair pour le peuple russe que qu’il n’y a de véritable liberté que là où souffle l’esprit de Dieu. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Constantin Aksakov, ''La révolution de Pierre le Grand'' (1850), trad. Michel Niqueux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Chaque Russe a le droit de dire, sans trop de présomption, qu’il appartient à la nation du monde qui a devant elle l’avenir le plus puissant et le plus prospère, que la partie du monde dont il est citoyen n’est ni l’Europe, ni l’Asie, mais la grande Russie. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Nicolas de Gerebtzoff, ''Essai sur l’histoire de la civilisation en Russie'' (1858), trad. Michel Niqueux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] l’Orient orthodoxe se réunira avec l’Occident régénéré par l’intermédiaire du vieux-catholicisme. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je n’affirme pas que la société occidentale est condamnée à périr, mais si elle doit se sauver, elle ne le fera qu’en remplaçant ses idéaux par les nôtres, c’est-à-dire remplacera ses fondements juridiques par des fondement éthiques. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Alexandre Kireïev, ''Résumé de la doctrine slavophile'' (1896), trad. Michel Niqueux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] à l’Occident la cause de la religion est à jamais perdue. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Iouri Samarine, Lettre à François Mauguin, septembre 1840&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Comme il est évident que dans le mouvement actuel irrésistible de l’occident vers l’orient, la Russie seule — comme tenante en soi tant l’élément européen occidental que l’élément oriental — puisse faire l’intermède sans lequel le choc ne pourrait être que destructif — Il me semble que l’Église Russe a actuellement et relativement dans l’occident une mission semblable médiatrice à remplir contre la pétrification de ce Christianisme dans l’église romaine et sa dissolution dans les églises protestantes et il me semble que cette dernière mission soit plus liée à la première qu’on ne pense communément. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Franz Xaver von Baader, « Mission de l’Église russe relativement à la décadence du Christianisme dans l’Occident », Lettre à Sergueï Ouvarov, 22 mars 1841&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;poem&amp;gt;« Vains efforts ! Non, vous ne leur ferez pas entendre raison !&lt;br /&gt;
Plus ils sont libéraux, plus ils sont vils !&lt;br /&gt;
La civilisation est pour eux un fétiche,&lt;br /&gt;
Mais son idée leur est inaccessible ;&lt;br /&gt;
Vous aurez beau vous courber devant elle, messieurs,&lt;br /&gt;
Vous n’obtiendrez pas la reconnaissance de l’Europe :&lt;br /&gt;
À ses yeux vous serez toujours&lt;br /&gt;
Non les serviteurs des lumières, mais des serfs. »&amp;lt;/poem&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Fiodor Tiouttchev, Poésie de 1867 (1868), trad. Michel Niqueux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;poem&amp;gt;« La Russie ne se comprend pas par l’intelligence&lt;br /&gt;
Ni ne se comprend à l’aune commune&lt;br /&gt;
Elle possède un statut propre&lt;br /&gt;
La Russie, on ne peut que croire en elle. »&amp;lt;/poem&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Fiodor Tiouttchev, Poèmes, trad. Sophie Benech&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’Occident s’en va, tout croule, tout s’abîme dans une conflagration générale, l’Europe de Charlemagne aussi bien que l’Europe des traités de 1815 ; la papauté de Rome et toutes les royautés de l’Occident ; le Catholicisme et le Protestantisme ; la fois depuis longtemps perdue et la raison réduite à l’absurde ; l’ordre désormais impossible, la liberté désormais impossible, et sur toutes ces ruines amoncelées par elle, la civilisation se suicidant de ses propres mains... »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Fiodor Tiouttchev, ''La Russie et la Révolution'' (1848), trad. Michel Niqueux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Depuis longtemps il n’y a plus en Europe que deux puissances réelles : “la Révolution et la Russie”. — Ces deux puissances sont maintenant en présence, et demain peut-être elles seront aux prises. Entre l’une et l’autre il n’y a ni traité, ni transaction possibles. La vie de l’une est la mort de l’autre. De l’issue de la lutte engagée entre elles, la plus grande des luttes dont le monde ait été témoin, dépend pour des siècles tout l’avenir politique et religieux de l’humanité. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Russie est avant tout l’empire chrétien ; le peuple russe est chrétien non seulement par l’orthodoxie de ses croyances, mais encore par quelque chose de plus intime encore que la croyance. Il l’est par cette faculté de renoncement et de sacrifice qui fait comme le fond de sa nature morale. La Révolution est avant tout anti-chrétienne. L’esprit anti-chrétien est l’âme de la Révolution ; c’est là son caractère propre, essentiel. Les formes qu’elle a successivement revêtues, les mots d’ordre qu’elle a tour à tour adoptés, tout, jusqu’à ses violences et des crimes, n’a été qu’accessoire ou accidentel ; mais ce qui ne l’est pas, c’est le principe anti-chrétien qui l’anime [...]. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Fiodor Tiouttchev, ''La Russie et la Révolution'' (1848), trad. Michel Niqueux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Si nous pouvions maintenant protéger notre esprit par une muraille de Chine, interdire tous les livres et revues sans exception, interrompre toutes nos relations avec l’Occident, nous pourrions écarter de nous cette infection pour de nombreux siècles encore... »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ievdokia Rostoptchina, Lettre à Vladimir Odoïevski, 15 janvier 1848, trad. Michel Niqueux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Pour nous faire remarquer, il nous a fallu nous étendre du détroit de Behring jusqu’à l’Oder. Une fois, un grand homme voulut nous civiliser et, pour nous donner l’avant-goût des lumières, il nous jeta le manteau de la civilisation : nous ramassâmes le manteau, mais nous ne touchâmes point à la civilisation. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Piotr Tchaadaïev, ''Lettres philosophiques adressées à une dame'' (1920)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est que nous n’avons jamais marché avec les autres peuples ; nous n’appartenons à aucune des grandes familles du genre humain ; nous ne sommes ni de l’Occident ni de l’Orient, et nous n’avons les traditions ni de l’un ni de l’autre. Placés comme en dehors des temps, l’éducation universelle du genre humain ne nous a pas atteints. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Piotr Tchaadaïev, ''Lettres philosophiques adressées à une dame'' (1920)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La Russie est vraiment dans une situation bizarre. À gauche, l’Europe, Circé infatigable, murmure à ses oreilles des paroles séductrices ; à droite, l’Orient, vieillard taciturne, lui dicte son immuable loi. Qui écoutera-t-elle ? Vers qui se tournera-t-elle ? Quelle les écoute tous deux, qu’elle ne se tourne vers aucun, qu’elle marche en avant. Quelle écoute, car l’expérience d’autrui, les misères d’autrui, les leçons d’autrui, vous affermissent dans le vrai. Toute conviction est sainte en Orient ; en Occident il n’y en a plus. Le sentiment gouverne l’Orient ; l’Occident est dominé par l’idée. Que la Russie fonde ces deux principes comme les rayons du soleil se fondent dans l’azur. L’Orient méprise la vanité, les soucis de la vie ; l’Occident se perd dans leur tumulte perpétuel. Ne peut-on trouver le lerme moyen ? Le progrès peut s’allier à des règles certaines. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Vladimir Sollogoub, ''Tarantas'' (1845), trad. Eugène Moreau&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« J’ai toujours aimé la Russie, mais après avoir visité l’Europe pourrie, j’adore ma patrie. L’Europe tremble devant nous comme une feuille ; j’espère que bientôt elle nous vénérera. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Stepan Chevyriov, Lettre à Ivan Kireïevski, 22 décembre 1831, trad. Michel Niqueux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La France et l’Allemagne ont été la scène de deux événements grandioses, auxquels conduit toute l’histoire de l’Occident moderne, ou plus justement, de deux maladies critiques équivalentes : la Réforme en Allemagne, la révolution en France ; même maladie, mais sous deux formes différentes. Toutes deux sont la conséquence inévitable du développement de l’Occident, qui a adopté la dualité des principes [politique et religieux] et qui érigé cette discorde en norme de vie. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Philarète Chasles, « Revue de littérature anglaise », ''Revue des deux Mondes'', 1er novembre 1840&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« À présent, il y a en Russie cent portes qui sont grand ouvertes sur l’Occident, et la civilisation européenne des différents siècles, des différents peuples y pénètre comme l’Atlantique. On a beau les fermer, ces vagues obstinées passeront par les fentes et l’éroderont. Pierre Premier a percé les premières portes, larges, énormes, Catherine II a percé les suivantes, mais à un moment malheureux, lorsque les vagues de la civilisation européenne étaient pleines du sang de la révolution et du dépôt putride de l’humanité croupissante, à un moment où il aurait fallu les fermer. Il est étrange que Pierre le Grand, qui avait prévu et prédit la révolution française, n’ait pas pensé à des écluses quand il a creusé des canaux de l’Europe vers la Russie. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Stepan Chevyriov, Journal, 1830, trad. Michel Niqueux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les Russes entrent les derniers sur la scène de l’Europe pour tout achever [...]. Maintenant, on pourrait ainsi tranformer en conte l’histoire de l’Europe : Europe avait cinq filles : l’Italie, l’Allemagne, la France, l’Angleterre et la Russie. L’Italie prit les arts, l’Allemagne la science, la France la politique dans le sens le plus élevé, l’Angleterre le commerce, les machines, bref, la vie pratique. La Russie, benjamine de son père Asie, au caractère souple, aux forces fraîches, rassemblera en un tout les dons de ses sœurs, les assimilera et les perfectionnera. La Russie cumulera tout l’être de l’humanité européenne. [...] Les Russes doivent réconcilier toutes ces oppositions : leur philosophie doit unir l’idéalisme des Allemands avec l’empirisme des Français et des Anglais. Dans la vie politique, les Russes authentiques doivent concilier le désir raisonnable, patient de liberté avec la soumission au pouvoir suprême. Dans l’art, ils doivent concilier le classique avec le romantique. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Stepan Chevyriov, Journal, 1830, trad. Michel Niqueux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Pour accéder au plein développement harmonieux des principes universels fondamentaux, il a manqué à l’Occident, malgré toute sa grandeur, un second Pierre [le Grand], qui lui eût infusé la sève fraîche, puissante, de l’Orient slave ! »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Vladimir Odoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Nuits russes&lt;br /&gt;
|année d'origine=1924&lt;br /&gt;
|traducteur=Marion Graf&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Âge d’Homme&lt;br /&gt;
|année=1991&lt;br /&gt;
|page=}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] l’Occident est moribond !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[...] ce n’est pas seulement le corps que nous devons sauver, c’est aussi l’âme de l’Europe !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous sommes placés à la frontière de deux mondes : passé et future ; nous sommes neufs et frais ; nous sommes innocents des crimes de la vieille Europe ; sous nos yeux se déroule son drame singulier, mystérieux, dont le dénouement est peut-être celé dans les profondeurs de l’esprit russe ; nous n’en sommes que les témoins. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Vladimir Odoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Nuits russes&lt;br /&gt;
|année d'origine=1924&lt;br /&gt;
|traducteur=Marion Graf&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Âge d’Homme&lt;br /&gt;
|année=1991&lt;br /&gt;
|page=}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ce n’est pas sans une sorte de mélancolie que j’ai pris congé de cet Occident pourri et qui est si propre et si confortable, pour rentrer dans cette saleté pleine d’avenir de notre chère patrie. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Fiodor Tiouttchev, Lettre à Ernestina Pfeffel, 2/14 septembre 1853&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Je ne crois pas à l’amour pour le peuple de celui qui n’a pas le sentiment de la famille, et celui qui est étranger à son peuple n’a point d’amour pour l’humanité. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[L’élément national] est le principe universel, revêtu des formes vivantes du peuple. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Servir l’élément national est au plus haut point servir la cause universelle. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Alexeï Khomiakov, « Conversation dans les environs de Moscou », 1856&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;poem&amp;gt;« Oh, comme il m’est triste de voir une nuée sombre&lt;br /&gt;
Recouvrir le lointain Occident, pays des saintes merveilles :&lt;br /&gt;
Les astres d’antan s’éteignent en pâlissant,&lt;br /&gt;
Les meilleures étoiles tombent des cieux.&lt;br /&gt;
Mais comme était magnifique ce majestueux Occident !&lt;br /&gt;
Combien de temps le monde entier, agenouillé&lt;br /&gt;
Et merveilleusement illuminé de sa haute gloire&lt;br /&gt;
S’est tenu devant lui sans voix, humble et silencieux.&lt;br /&gt;
Là-bas, nos yeux rencontraient le soleil de la sagesse,&lt;br /&gt;
Les comètes d’impétueuses batailles erraient dans les cieux,&lt;br /&gt;
Et doucement, comme la lune, la reine des nuits d’été,&lt;br /&gt;
L’amour brillait là-bas dans sa beauté innocente.&lt;br /&gt;
Là-bas, les inspirations se mêlaient en vifs arcs-en-ciel&lt;br /&gt;
Et le feu vivant de la foi déversait des torrents de lumière !...&lt;br /&gt;
Oh ! Jamais depuis les premiers jours de la création,&lt;br /&gt;
La terre n’avait vu briller sur elle tant d’astres de feu !&lt;br /&gt;
Hélas ! le temps a passé et un linceul de mort&lt;br /&gt;
Recouvre tout l’Occident. Une profonde obscurité y règnera...&lt;br /&gt;
Entends la voix du destin, relève-toi et rayonne,&lt;br /&gt;
Réveille-toi, Orient somnolent ! »&amp;lt;/poem&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Alexeï Khomiakov, « Un rêve [L’Occident et l’Orient] », 1835&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le christianisme a pénétré dans les esprits des peuples occidentaux par l’enseignement de la seule Église romaine ; en Russie, il s’est allumé aux lumières de l’Église orthodoxe tout entière. La théologie en Occident prit le caractère d’une abstraction ratiocinante ; dans le monde orthodoxe elle conserva l’intégrité intérieure de l’esprit. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ivan Kireïevski, « Du caractère de la culture européenne et de ses rapports avec la culture russe », ''Collection de Moscou'', 1852, trad. François Rouleau&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« S’il reste dans la vie de l’Occident quelques vivantes vérités, plus ou moins épargnées par la destruction générale de toutes les convictions particulières, et bien ! ces vérités ne sont pas européennes, car elles se trouvent en contradiction avec tous les résultats de la civilisation de l’Europe ; — ce sont les restes conservés des principes chrétiens, qui, par conséquent, appartiennent moins à l’Occident qu’à nous-mêmes qui avons reçu le Christianisme dans sa forme la plus pure [...]. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ivan Kireïevski, « Aperçu sur l’état actuel de la littérature », ''Moscovite'', janvier-mars 1845, trad. François Rouleau&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La couronne de la civilisation européenne a servi de berceau à notre culture, qui est née dans les autres pays terminaient déjà la course de leur déveolppement intellectuel, et nous commençons là où ils se sont arrêtés. Telle une sœur cadette dans une grande famille unie, la Russie est riche de l’expérience des plus âgés avant de faire son entrée dans le monde. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ivan Kireïevski, « Revue de la littérature russe de l’année 1829 », janvier 1830&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’anarchie, faisant le tour du monde, vint frapper à la salle du festin des puissances ; elle amenait avec elle l’usurpation ou la république, et donnait à choisir aux vieilles monarchies [...].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors, pour la première fois, l’Europe consentit à ouvrir les yeux, — la Russie lui apparut comme son seul soutien, son seul appui ; il n’y avait qu’elle pour rétablir son équilibre, pour étayer ses fondements, que la propagande révolutionnaire sapait chaque jour [...]. Aujourd’hui l’Europe prend ses passe-ports pour Pétersbourg et Moscou ; Rome et son sublime passé n’ont plus cours ; on va chercher l’avenir sur les bords de la Neva. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Paul de Julvécourt, ''La Balalayka. Chants populaires russes et autres morceaux de poésie'' (1837)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’Europe elle-même sent profondément son impuissance ; ses meilleurs esprits attendent quelque immense bouleversement de tout le monde civilisé [...]. L’Occident n’aime pas le monde slave, il ne le connaît pas, ne le comprend pas ; sa langue, qui s’est formée de manière originale, lui est étrangère, de même que le système politique russe [...]. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— André Kraïevski, « Pensée sur la Russie », ''L’Invalide russe'', 9 janvier 1837&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La Russie doit se mettre à la tête de la propagande des idées divines, comme la France est le chef de la propagande des idées sataniques. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Élim Mestscherski, ''Mémoire d’Élim Mestscherski à son père'', 1831&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Oui, la mission de la Russie est de ramener à la vraie civilisation cette Europe qui ne sait ce qu’elle doit penser du peuple russe. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Élim Mestscherski, ''Mémoire d’Élim Mestscherski à son père'', 1831&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il ne reste plus qu’un peuple, un peuple que sa force matérielle a rendu l’arbitre des destinées du monde politique ; un peuple que les nations d’Occident contemplent avec effroi, en lui demandant d’une voix troublée pourquoi il est là, ce qu’il veut de la vieille Europe ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Antique société européenne, tu l’apprendras.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le peuple russe est plus fort encore de sa force morale que de sa force matérielle. En lui sont tous les germes de jeunesse et de longévité ; c’est une forêt primitive que la main de l’homme n’a point profanée. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Élim Mestscherski, ''Mémoire d’Élim Mestscherski à son père'', 1831&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Au milieu de tous ces troubles qui agitent l’Europe, et de toutes ces doctrines qui ébranlent l’édifice social, il n’y a que la Russie qui reste forte et intacte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croyez-moi, Messieurs, c’est un vrai bonheur d’appartenir à ce pays et de jouir de sa protection. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Nicolas Ier, Discours à Varsovie, 10 octobre 1835&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] ce rapprochement [avec l’Europe] était nécessaire non pour elle [la Russie], contrairement à ce qu’on pense d’habitude, mais pour l’Europe elle-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Pour surpasser l’Europe, au lieu de s’en rapprocher, la Russie s’en est éloignée'' [...]. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Mikhaïl Magnitski, « Le destin de la Russie », ''Raduga'', 1833&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La philosophie du Christ [...] ne s’afflige pas du fait que la période tatare ait éloigné la Russie de l’Europe. Elle ''s’en réjouit'', car elle voit que ''ses oppresseurs, les Tatars, l’ont sauvée de l’Europe''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[...] le joug tatar et l’éloignement de l’Europe occidentale ont peut-être été de grands bienfaits pour la Russie, car ils ont conservé chez elle la pureté de la foi chrétienne. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Mikhaïl Magnitski, « Le destin de la Russie », ''Raduga'', 1833&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] ce même esprit, qui de nos jours, tenant en ses mains les traités philosophiques et les chartes constitutionnelles, a établi son trône en Occident et veut être l’égal du Seigneur. [...] À bas les trônes, à bas les autels, vive la mort et l’enfer ! vocifère-t-on déjà dans plusieurs pays de l’Europe. Le prince des ténèbres lui-même s’approche visiblement de nous ; le rideau qui le cache devient de plus en plus ténu, et bientôt, sans doute, tombera tout à fait. Cet assaut, le dernier peut-être qu’il mène contre nous, est le plus terrible, car c’est un assaut spirituel. [...] '''Heureuse serait la Russie si on pouvait la protéger de l’Europe''' [...]. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Mikhaïl Magnitski, Projet de censure, 1820, trad. Michel Niqueux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Nous sommes devenus citoyens du monde en cessant d’être, sous bien des rapports, des citoyens russes. C’est la faute à Pierre [...]. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Nikolaï Karamzine, ''Mémoire sur la Russie ancienne et moderne sous les rapports politique et social'' (1811), trad. Michel Niqueux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;poem&amp;gt;«Словно молоты громовые&lt;br /&gt;
Или воды гневных морей,&lt;br /&gt;
Золотое сердце России&lt;br /&gt;
Мерно бьется в груди моей.»&amp;lt;/poem&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— {{ru}}Николай Гумилёв, «Наступление» (1914)&lt;br /&gt;
:&amp;lt;poem&amp;gt;« Comme les pilons du tonnerre&lt;br /&gt;
Ou les eaux des mers démontées,&lt;br /&gt;
Le cœur en or de la Russie &lt;br /&gt;
Bat lentement dans ma poitrine. »&amp;lt;/poem&amp;gt;&lt;br /&gt;
:— {{fr}}Nikolaï Goumilev, « Offensive » (1914)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Alors que la conquête des Amériques se fera contre les autochtones et souvent au prix de leur disparition, l’expansion russe ne cause pas les mêmes ravages démographiques. Les recherches contemporaines estiment le plus souvent qu’à l’aube du XVIIe siècle le nombre d’autochtones devait être proche de trois cent mille dans cette partie du monde. En 1900, ils sont huit cent mille à être recensés dans la Sibérie des tsars, alors que durant la même période le nombre d’Indiens d’Amérique du Nord est passé de trois millions à trois cent mille. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Éric Hoesli&lt;br /&gt;
|titre=L’épopée sibérienne&lt;br /&gt;
|année d'origine=2018&lt;br /&gt;
|éditeur=Les Éditions des Syrtes/Éditions Paulsen&lt;br /&gt;
|année=2018&lt;br /&gt;
|page=}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Pour l’Europe, cette sorte de communisme agraire est peut-être le trait le plus digne de remarque, comme le plus étrange, de la Russie contemporaine. Dans un siècle de théories et de systèmes, comme le nôtre, une telle étude offre aux peuples, inquiets de leur état social et tourmentés d’un vague malaise, d’intéressantes et inappréciables leçons. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Anatole Leroy-Beaulieu&lt;br /&gt;
|titre=L’empire des tsars et les Russes&lt;br /&gt;
|année d'origine=1890&lt;br /&gt;
|éditeur=Robert Laffont&lt;br /&gt;
|collection=Bouquins&lt;br /&gt;
|année=1991&lt;br /&gt;
|page=}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La Russie garde encore la grande ressource, la grande force des âges passés, l’unité des sentimens, l’unanimité des âmes et des volontés. Le peuple le plus nombreux de la chrétienté en est le moins divisé ; en ce sens on peut dire que le vaste empire russe possède encore aujourd’hui une force morale supérieure à sa force matérielle. »&lt;br /&gt;
{{Réf Article&lt;br /&gt;
|titre=La Russie et les Russes&lt;br /&gt;
|auteur=Anatole Leroy-Beaulieu&lt;br /&gt;
|publication=Revue des Deux Mondes&lt;br /&gt;
|date=mai 1877&lt;br /&gt;
|tome=21&lt;br /&gt;
|page=751}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La plus sûre caractérisation de la tradition philosophique européenne est qu’elle consiste en une série de notes au bas des pages de Platon. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Alfred North Whitehead&lt;br /&gt;
|titre=Procès et réalité&lt;br /&gt;
|année d'origine=1929&lt;br /&gt;
|traducteur=Daniel Charles, Maurice Élie, Michel Fuchs, Jean-Luc Gautero, Dominique Janicaud, Robert Sasso, Arnaud Villani&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|année=1995&lt;br /&gt;
|page=63}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Est-ce que notre État, notre pays existe encore ? » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Marie-France Garaud, « Ce soir (ou jamais !) », ''France 2'', 20 mai 2016&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le sionisme est une tentative pour rompre l’encerclement des malheurs de la fatalité judaïque, mais cette tentative conduira inexorablement à la perte des Juifs en tant que peuple. Ce sera le résultat mathématique de l’anéantissement du mythe de Jérusalem.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sionisme, consacrera-t-il le suicide d’Israël ? Il pourrait bien en être ainsi. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Nae Ionescu&lt;br /&gt;
|titre=La Question juive&lt;br /&gt;
|année d'origine=1934&lt;br /&gt;
|traducteur=Pierre Bardonnet&lt;br /&gt;
|éditeur=Librairie Roumaine Antitotalitaire&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|page=54}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« De même que l’Ancien Testament engageait Dieu par rapport à Israël, de même le Nouveau Testament l’engage envers tous les peuples de la Terre. Selon le Nouveau Testament, tous ceux qui acceptent la bonne nouvelle, qui obéissent à la nouvelle loi, deviennent, par cela même, élus. Le choix est entre salut et damnation. Ou bien les Juifs reconnaissent que le Messie est déjà venu par l’Incarnation christique et ils cessent, dès, d’être un peuple élu (sous peine du plus lourd péché — le péché d’orgueil), ou bien ils contestent l’authenticité du Christ-Messie et alors ils refusent leur fonction même de peuple élu, voire le fait d’être l’instrument de Dieu pour le salut du monde — auquel cas ils pêchent non seulement contre leur mission mais aussi contre Dieu lui-même. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Nae Ionescu&lt;br /&gt;
|titre=La Question juive&lt;br /&gt;
|année d'origine=1934&lt;br /&gt;
|traducteur=Pierre Bardonnet&lt;br /&gt;
|éditeur=Librairie Roumaine Antitotalitaire&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|page=45-46}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le marxisme meurt à l’Est parce qu’il s’est réalisé à l’Ouest. »&lt;br /&gt;
{{Réf Article&lt;br /&gt;
|titre=Le marxisme meurt à l’Est parce qu’il s’est réalisé à l’Ouest&lt;br /&gt;
|auteur=Augusto Del Noce&lt;br /&gt;
|publication=Krisis&lt;br /&gt;
|date=octobre 1990&lt;br /&gt;
|numéro=6&lt;br /&gt;
|page=124}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Aujourd’hui, dans notre démocratie, on ne désire pas l’enfant : on redoute sa venue, on la retarde et on l’empêche par une série de pratiques sur lesquelles je n’ai pas besoin de m’étendre. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Observez un peu nos modernes : moroses et débiles jouisseurs, ils ont une haine presque maladive pour les petits. Au restaurant, en wagon, il faut voir les airs crispés que prennent les voisins d’une famille normale. Les rires de l’enfant, ses cris, ses caprices, ses pleurs, sa turbulence naturelle horripilent nos contemporains en troublant leur repos et leur béate digestion. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Albert Vincent&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=La famille chez Proudhon et dans la démocratie&lt;br /&gt;
|titre=Cahiers du Cercle Proudhon&lt;br /&gt;
|année de la contribution=&lt;br /&gt;
|éditeur=Avatar&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|section=Cahier III-IV&lt;br /&gt;
|page=216}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La Russie n’est pas un pays qu’on peut réellement conquérir, c’est-à-dire  occuper ; du moins cela ne peut être fait ni par les forces des États européens modernes, ni par les 500 000 personnes que Bonaparte a amenées pour cela. Un tel pays ne peut être vaincu que par sa propre faiblesse et ses conflits internes. Atteindre ces points faibles de la vie politique n’est possible que par un choc qui pénétrerait jusqu’au cœur du pays. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Carl von Clausewitz, ''La Campagne de 1812 en Russie'' (2005)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Nous vivons dans les ruines du futur.''' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Maurice G. Dantec, ''Le Théâtre des opérations'' (2000)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La Russie voit dans l’Europe une proie qui lui sera livrée tôt ou tard par nos dissensions [...]. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Astolphe de Custine, ''La Russie en 1839'' (1843)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] l’Empire de Russie est le pays de la terre où les hommes sont le plus malheureux, parce qu’ils y souffrent à la fois des inconvénients de la barbarie et de ceux de la civilisation. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Astolphe de Custine, ''La Russie en 1839'' (1843)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les Russes sont chargés de traduire la civilisation européenne aux Asiatiques. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Astolphe de Custine, ''La Russie en 1839'' (1843)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] un nouvel empire romain couve en Russie sous les cendres de l’empire grec. La peur seule n’inspire pas tant de patience. Non, croyez-en mon instinct, il est une passion que les Russes comprennent comme aucun peuple ne l’a comprise depuis les Romains : c’est l’ambition. L’ambition leur fait sacrifier tout [...]. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Astolphe de Custine, ''La Russie en 1839'' (1843)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Tout ce que je puis vous dire, c’est que depuis que je suis en Russie, je vois en noir l’avenir de l’Europe. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Astolphe de Custine, ''La Russie en 1839'' (1843)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Cet empire colossal que je vois se lever tout à coup devant moi à l’orient de l’Europe, de cette Europe où les sociétés souffrent de l’appauvrissement de toute autorité reconnue, me fait l’effet d’une résurrection.''' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Astolphe de Custine, ''La Russie en 1839'' (1843)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’imagination a‑t‑elle déserté l’esprit des voyageurs modernes, n’ont-ils plus assez d’inspiration pour inventer des traverses à leurs chemins de vie ? »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Sylvain Tesson, ''Petit traité sur l’immensité du monde'' (2005)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La Russie est la profondeur, le socle de notre péninsule occidentale et européenne. [...]. L’idée de l’Eurasie semble évidente quand on regarde un atlas, et je ne comprends pas pourquoi elle n’a pas trouvé sa traduction politique. »&lt;br /&gt;
{{Réf Article&lt;br /&gt;
|titre=&lt;br /&gt;
|auteur=Sylvain Tesson&lt;br /&gt;
|publication=Éléments&lt;br /&gt;
|numéro=171&lt;br /&gt;
|date=avril 2018&lt;br /&gt;
|page=}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il y a un système de valeurs avec lesquelles on ne peut pas transiger, et ce sont les valeurs dont nous nous réclamons. Et si ces valeurs sont assez bonnes pour notre peuple, elles doivent aussi être assez bonnes pour les autres. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— ''Washington Post'', 19 novembre 2002&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Nous, Américains, sommes en quelque sorte le peuple élu, privilégié, l’Israël de notre temps. Nous portons l’Arche des libertés du monde […]. Dieu nous a accordé, en guise d’héritage futur, les vastes domaines des païens politiques [...]. Le reste du monde sera bientôt dans notre sillage. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Herman Melville&lt;br /&gt;
|titre=Vareuse-Blanche&lt;br /&gt;
|année d'origine=1850&lt;br /&gt;
|éditeur=Bentley&lt;br /&gt;
|année=1850&lt;br /&gt;
|page=}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Nous sommes en train de devenir rapidement une nation de croisés humanitaires. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Irving Babbitt&lt;br /&gt;
|titre=Democracy and Leadership&lt;br /&gt;
|année d'origine=1924&lt;br /&gt;
|éditeur=Houghton Mifflin&lt;br /&gt;
|année=1924&lt;br /&gt;
|page=}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''L’Occident n’existe pas. Il n’est d’ailleurs qu’une création sémantique des États-Unis pour surévaluer la communauté d’intérêts transatlantique, justifier leur leadership en Europe''' et assimiler toute dissonance, au mieux à une compromission douteuse, au pire à une trahison. »&lt;br /&gt;
{{Réf Article&lt;br /&gt;
|titre=“L’Occident” n’est qu’une création des États-Unis pour justifier leur leadership en Europe&lt;br /&gt;
|auteur=Raphaël Chauvancy&lt;br /&gt;
|publication=Marianne&lt;br /&gt;
|date=30 juin 2022&lt;br /&gt;
|url=https://www.marianne.net/agora/tribunes-libres/loccident-nest-quune-creation-des-etats-unis-pour-justifier-leur-leadership-en-europe}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Depuis huit ans, il y a eu des tentatives pour détruire ce qui existe dans le Donbass. Et dans le Donbass il y a le rejet, un rejet fondamental des prétendues valeurs qui sont aujourd’hui proposées par ceux qui revendiquent le pouvoir mondial. '''Aujourd’hui, il existe un test d’allégeance à ce pouvoir, une sorte de laissez-passer dans ce monde “heureux”, ce monde de la consommation excessive, ce monde d’apparente “liberté”. Et savez-vous quel est ce test ? C’est la ''Gay Pride''.''' Ces nombreuses exigences d’organisation de la ''Gay Pride'' sont un test d’allégeance envers ce monde très puissant. C’est pourquoi ce qu’il se passe aujourd’hui dans la sphère des relations internationales n’a pas seulement une importance politique. Il s’agit de quelque chose d’autre et de bien plus important que le politique. Il s’agit du Salut de l’Homme. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Cyrille de Moscou, [http://www.patriarchia.ru/db/text/5906442.html Sermon à la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou], 6 mars 2022&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La Russie est sans doute une terre plus favorable que les pays d’Europe de l’Est. Elle a retrouvé, sous la direction de Vladimir Poutine, une véritable orientation politique claire, et, dans une optique racialiste, on peut affirmer qu’elle a pris la place que les États-Unis avaient occupée jusqu’en 1945 environ : elle est aujourd’hui le plus grand réservoir au monde d’hommes et de femmes de race blanche qui n’ont pas honte d’être ce qu’ils sont et qui ne sont pas rongés de l’intérieur par l’ethnomasochisme. '''La Russie peut et doit être soutenue par les Européens identitaires païens aussi bien que les chrétiens.''' [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne fait aucun doute que les Russes, parce qu’ils sont entrés plus tard sur la scène de la grande histoire, sont les seuls Blancs à avoir conservé en eux suffisamment de “barbarie”, de “sauvagerie” native — non pas au sens des innombrables viols commis par l’Armée rouge en Allemagne en 1944-1945, mais au sens de la “grande santé” nietzschéenne — pour écrire demain l’histoire du monde. Ils sont, avec les Allemands, le peuple européen qui a enduré le plus d’épreuves au XXe siècle, mais avec une grosse différence : ils apparaissent beaucoup moins fatigués. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme tous les peuples sains et sûrs d’eux-mêmes, ils préservent de façon naturelle et spontanée leur mode de vie et leurs coutumes, sans prosélytisme mais également sans se soucier le moins du monde de ce que l’étranger peut en penser. Sous la prétendue “dictature poutinienne”, les Russes sont en fait beaucoup moins normés et beaucoup plus imprévisibles que les “bisounours” occidentaux, qui se rapprochent dangereusement des systèmes non vivants en ce qu’ils sont toujours plus “sous contrôle”.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes ces raisons font que, plus que jamais, “le soleil se lève à l’Est” pour les nationalistes européens. C’est désormais le mythe eurosibérien, le mythe de la Sibérie “nouvelle frontière” d’une race blanche régénérée, du “nouveau peuple blanc” (Greg Johnson), qui doit nourrir leur combat et leur rêve de demain ou d’après-demain. Dans un avenir totalement imprévisible, l’immense Russie sera peut-être la base arrière à partir de laquelle lancer la reconquête en vue de bâtir un empire qui s’étendrait de Dublin à Vladivostok et qui, par le détroit de Behring, serait tout proche du Pacific Northwest cher aux nationalistes blancs des États-Unis. Il y a là, malgré les exhalaisons putrides de l’hyperclasse mondialiste qui n’est que l’hyperpourriture, malgré les convulsionnaires d’Allah et tous ceux déjà mûrs pour la soumission, un mythe mobilisateur qui mérite qu’on lutte et, s’il le faut, qu’on meure pour lui ! »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Philippe Baillet&lt;br /&gt;
|titre=L’autre tiers-mondisme : des origines à l’islamisme radical&lt;br /&gt;
|année d'origine=2016&lt;br /&gt;
|éditeur=Akribeia&lt;br /&gt;
|année=2016&lt;br /&gt;
|ISBN=9782913612617&lt;br /&gt;
|page=450-453}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Le bolchevisme est à l’ouest.''' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Gandalf le Blanc, ''Démocratie Participative'', 1er mars 2022&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Ce qui nous opprime, c’est le système occidental cosmopolite.''' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Hervé Ryssen, ''YouTube'', 27 février 2022&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ceux qui aiment vraiment le peuple Ukrainien devraient se demander s’il sera mieux respecté et protégé durant ce siècle s’il :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1- Entre dans l’UE et l’OTAN ?&lt;br /&gt;
2- Devient neutre (trait d’union entre Russie et Europe) ?&lt;br /&gt;
3- Intègre la Fédération de Russie ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parce que l’option “réservoir à domestiques, putes et gros bras pour oligarques israéliens” c’est terminé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Que souhaitez vous sincèrement à ce grand peuple ? Le même destin que le nôtre ?'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Réfléchissez et vous saurez quoi penser de l’actualité. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Laurent Ozon, ''Telegram'', 1er mars 2022&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Après vous avoir persuadé qu’on ne pouvait naître sans assistance hôspitalière, vivre en bonne santé sans médicaments, faire pousser des plantes sans intrants chimiques, faire fonctionner une économie sans immigration massive, être libre sans journalisme, éduquer ses gosses sans éducation Nationale, vivre en sécurité sans flics et assurances, etc. On finira par nous persuader qu’on ne peut pas faire de gosses sans FIV, se déplacer sans pass, régler ses problèmes sans assistance psychologique, etc. La souveraineté profonde est l’enjeu de ce siècle. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Laurent Ozon, ''Telegram'', 11 septembre 2022&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ils marchèrent longuement, sur une seule route, l’âme chevillée au corps. '''Ils marchèrent jusqu’au jour où ils rencontrèrent un Nègre. Ce jour-là, ils comprirent qu’ils étaient de retour chez eux.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Antoine Blondin&lt;br /&gt;
|titre=L’Europe buissonnière&lt;br /&gt;
|année d'origine=1949&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Livre de Poche&lt;br /&gt;
|année=1967&lt;br /&gt;
|page=435}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Les USA ont un intérêt vital à ce que l’Europe abandonne le nucléaire car l’idée d’indépendance énergétique de l’Europe leur est insupportable.''' Dès lors, priver leurs concurrents de toute compétence nucléaire civile, est décisif puisque c’est simultanément leur interdire (et d’abord à la France) de pouvoir produire du combustible militaire, ce qui signifie leur retirer évidemment toute possibilité de dissuasion indépendante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès 1994, Haroun Tazieff avait dénoncé la thèse officielle d’un ''trou légendaire'' dans la couche d’ozone. La menace climatique comme la menace islamiste n’ayant là pour attribution que d’unifier par l’angoisse les spectateurs aliénés derrière le gouvernement mondial de l’indistinction spectaculaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont les mêmes prédicateurs qui dans les années soixante-dix tenaient le discours d’un refroidissement global de la Terre qui aujourd’hui et avec le même aplomb, d’autant plus prétentieux qu’il est vide de tout raisonnement, plaident pour le dogme du réchauffement global en vue d’aboutir à la concentration des matières premières planétaires dans la dépendance des multinationales américaines, promotrices forcenées d’une ''gouvernance globale'' pour le développement durable de la marchandise. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Francis Cousin&lt;br /&gt;
|titre=Critique de la société de l’indistinction&lt;br /&gt;
|année d'origine=2007&lt;br /&gt;
|éditeur=Culture &amp;amp; Racines&lt;br /&gt;
|année=2021&lt;br /&gt;
|ISBN=9782491861247&lt;br /&gt;
|page=}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''L’inanité sanitaire, désormais démontrée, du confinement général contre le Covid confirme assez que la visée de ces interventions “non pharmaceutiques” est centralement politique.''' Si bien que leur intensité mesure moins le caractère désespéré de la situation épidémique que l’état de discrédit des institutions — quasi inexistantes en Suède, modérées en Allemagne, extrêmes en France ou en Italie. Le ministre belge de la Santé ne cachait pas, en novembre 2020, que la fermeture des commerces “non essentiels” ne visait qu’à “faire un électrochoc”. Le “pass sanitaire”, lui aussi, est tout sauf sanitaire. C’est un pass policier permettant de trier la population entre dociles et rebelles et d’assurer à terme son traçage volontaire. C’est un pass comportemental grâce auquel on peut forcer chacun à tout et n’importe quoi sous la menace de le lui retirer. C’est un pass financier visant à faire un grand pas dans le sens de l’identité numérique individuelle sans quoi toutes les données produites par les interactions électroniques, par tous les capteurs et objets connectés dont la 5G promet de saturer notre quotidien, sont presque sans valeur puisque sans support. Or le marché des objets connectés représente une manne estimée à 1 500 milliards à l’horizon 2025. En ce sens, le but de la vaccination est bien le pass, et non l’inverse. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Anonyme&lt;br /&gt;
|titre=Manifeste conspirationniste&lt;br /&gt;
|année d'origine=2022&lt;br /&gt;
|éditeur=Seuil&lt;br /&gt;
|année=2022&lt;br /&gt;
|ISBN=9782021495669&lt;br /&gt;
|page=80-81}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La communication a toujours été de guerre. Elle est née dans ce cadre-là, elle n’a jamais servi qu’à cela, particulièrement en “temps de paix”. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Anonyme&lt;br /&gt;
|titre=Manifeste conspirationniste&lt;br /&gt;
|année d'origine=2022&lt;br /&gt;
|éditeur=Seuil&lt;br /&gt;
|année=2022&lt;br /&gt;
|ISBN=9782021495669&lt;br /&gt;
|page=}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Le véritable patriotisme n’est pas l’amour du sol, c’est l’amour du passé''', c’est le respect pour les générations qui nous ont précédés. »&lt;br /&gt;
{{Réf Article&lt;br /&gt;
|titre=De la manière d’écrire l’histoire en France et en Allemagne depuis cinquante ans&lt;br /&gt;
|auteur=Numa Denis Fustel de Coulanges&lt;br /&gt;
|publication=Revue des Deux Mondes&lt;br /&gt;
|date=1er septembre 1872&lt;br /&gt;
|numéro=101&lt;br /&gt;
|page=244}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
„'''Mein geheimster Gedanke ist, daß das alte Europa am Anfang seines Endes ist.''' Ich werde — entschlossen, mit ihm unterzugehen — meine Pflicht zu tun wissen. Das neue Europa ist andererseits noch im Werden; zwischen Anfang und Ende wird es ein Chaos geben.“&lt;br /&gt;
:— {{de}} Klemens Wenzel Lothar von Metternich, Brief an Karl Robert von Nesselrode, 1. September 1830&lt;br /&gt;
:« '''Ma pensée la plus secrète''', au reste, '''est celle que la vieille Europe est au commencement de la fin.''' Décidé à périr avec elle, je saurai faire mon devoir, et ce mot n’est pas seulement le mien ; c’est également celui de l’Empereur. La nouvelle Europe n’est, d’un autre côté, pas encore à son commencement ; entre la fin et le commencement se trouvera un chaos. »&lt;br /&gt;
:— {{fr}} Klemens Wenzel von Metternich, Lettre à Charles Robert de Nesselrode, 1er septembre 1830&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''C’est bon pour les hommes de croire aux idées et de mourir pour elles.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Jean Anouilh&lt;br /&gt;
|titre=Antigone&lt;br /&gt;
|année d'origine=1944&lt;br /&gt;
|éditeur=Éditions de la Table ronde&lt;br /&gt;
|année=2002&lt;br /&gt;
|ISBN=9782710300250&lt;br /&gt;
|page=29}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Nous sommes des révolutionnaires, socialistes qui avons rompu avec une social-démocratie enjuivée, nationalistes qui avons rompu avec un nationalisme trop étriqué.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Article&lt;br /&gt;
|titre=&lt;br /&gt;
|auteur=Joseph Darnand&lt;br /&gt;
|publication=Devenir. Journal de combat de la communauté européenne&lt;br /&gt;
|date=Février 1944&lt;br /&gt;
|numéro=1&lt;br /&gt;
|page=}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Nous ne recherchons que l’homme. Nous n’avons pas besoin d’autres mondes. Nous avons besoin de miroirs.''' [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’homme est parti à la découverte d’autres mondes, d’autres civilisations, sans avoir entièrement exploré ses propres abîmes, son labyrinthe de couloirs obscurs et de chambres secrètes, sans avoir percé le mystère des portes qu’il a lui-même condamnées. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Stanisław Lem&lt;br /&gt;
|titre=Solaris&lt;br /&gt;
|traducteur=Jean-Michel Jasienko&lt;br /&gt;
|année d'origine=1961&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio SF&lt;br /&gt;
|année=2004&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070422395&lt;br /&gt;
|page=116-248}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« À peine sortis des massacres de la Commune, rappelons à ceux qui seraient tentés de l’oublier, que la gauche versaillaise, non moins que la droite, a commandé le massacre de Paris, et que l’armée des massacreurs a reçu les félicitations des uns comme celles des autres. '''Versaillais de droite et Versaillais de gauche doivent être égaux devant la haine du peuple''' : car contre lui toujours radicaux et jésuites sont d’accord.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne peut donc y avoir d’erreur, et tout compromis, toute alliance avec les radicaux doivent réputés trahison. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Le groupe ''La Commune révolutionnaire'' : Aberlen, Berton, Breuillé, Carné, Jean Clement, F. Cournet, Ch. Dacosta, Delles, A. Dérouilla, E. Eudes, H. Gausseron, E. Gois, A. Goullé, E. Granger, A. Huguenot, E. Jouanin, Lebrun, Léonce, Luillier, P. Mallet, Marguerittes, Constant-Martin, A. Moreau, H. Mortier, A. Oldrini, Pichon, A. Poirier, Rysto, B. Sachs, Solignac, Ed. Vaillant, Varlet. Viard, « Aux Communeux », Londres, juin 1874&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les Sémites, c’est l’ombre dans le tableau de la civilisation, le mauvais génie de la terre. Tous leurs cadeaux sont des pestes. Combattre l’esprit et les idées sémitiques est la tâche de la race indo-aryenne. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gustave Tridon&lt;br /&gt;
|titre=Du Molochisme juif&lt;br /&gt;
|année d'origine=1884, posthume&lt;br /&gt;
|éditeur=Édouard Maheu&lt;br /&gt;
|année=1884&lt;br /&gt;
|page=5}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet esprit de la Franc-Maçonnerie, « c’est l’esprit du Judaïsme dans ses croyances les plus fondamentales ; ce sont ses idées ; c’est son langage ; c’est presque son organisation. Lorsque j’aborde le sanctuaire où s’accomplissent les travaux de l’ordre maçonnique, j’entends partout retentir les noms de Salomon et les souvenirs d’Israël. »&lt;br /&gt;
{{Réf Article&lt;br /&gt;
|titre=La Franc-Maçonnerie et le Judaïsme&lt;br /&gt;
|auteur=Joseph Cohen&lt;br /&gt;
|publication=La Vérité israélite&lt;br /&gt;
|date=1861&lt;br /&gt;
|tome=V&lt;br /&gt;
|page=74&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''La société post-covid est une extension du secteur socio-professionnel tertiaire à toute l’existence''', avec ses emplois de bureau en espace climatisé, son télétravail largement répandu et ses faibles dépenses caloriques et énergétiques. C’est le monde morbide et dégénéré du bobo, du geek et du no-life, végane, anti-spéciste, cosmopolite, LGBT, masqué, confiné, vacciné et heureux de l’être. »&lt;br /&gt;
{{Réf Article&lt;br /&gt;
|titre=Entretien avec Monika Berchvok&lt;br /&gt;
|auteur=Lucien Cerise&lt;br /&gt;
|publication=Rivarol&lt;br /&gt;
|date=27 janvier 2021&lt;br /&gt;
|url=https://rivarol.com/version-papier-1-an-d-archive/1327-rivarol-n3448-du-2122020-papier.html&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« ''Malo periculosam libertatem quam quietum servitium''. ['''Je préfère les dangers de la liberté au repos de la servitude.'''] »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Rafał Leszczyński cité par son fils Stanisław Leszczyński&lt;br /&gt;
|titre=La Voix libre du citoyen, ou Observations sur le gouvernement de Pologne&lt;br /&gt;
|année d'origine=1749&lt;br /&gt;
|traducteur=Pierre-Joseph de Solignac&lt;br /&gt;
|éditeur=&lt;br /&gt;
|année=1749&lt;br /&gt;
|page=135}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Les temps modernes ont eu pour tâche la réalisation et l’humanisation de Dieu — la transformation et la résolution de la théologie en anthropologie.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ludwig Feuerbach&lt;br /&gt;
|titre=Manifestes philosophiques : Textes choisis&lt;br /&gt;
|année d'origine=1839-1845&lt;br /&gt;
|traducteur=Louis Althusser&lt;br /&gt;
|éditeur=Presses universitaires de France&lt;br /&gt;
|année=1960&lt;br /&gt;
|page=128}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On aspirera sous une autre forme à éliminer l’âme, la vie de l’âme. Et le temps viendra, dans un avenir peut-être pas très lointain, où lors d’un Congrès comme celui qui s’est tenu en 1912, on verra se développer encore tout autre chose, où de tout autres tendances feront leur apparition, où l'on dira : parler d’esprit et d’âme, c’est pathologique ; seuls sont bien portants les gens qui ne parlent que du corps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On considérera comme un symptôme pathologique le fait qu’un être humain se développe de façon telle qu’il en vienne à penser qu’il existe un esprit ou une âme. Ces gens seront des malades, et l’on trouvera, soyez-en sûrs, le remède qui agira sur ce mal. Dans le passé, on a éliminé l’esprit. On éliminera l’âme au moyen d’un médicament. En partant d’une “saine vue des choses”, '''on trouvera un vaccin grâce auquel l’organisme sera traité dès la prime jeunesse autant que possible''', si possible dès la naissance même, afin que ce corps n’en vienne pas à penser qu’il existe une âme et un esprit. — Les deux courants, les deux conceptions du monde s’opposeront radicalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’une réfléchira à la manière d’élaborer des concepts et des représentations qui soient à la mesure de la réalité véritable, de la réalité d’âme et d’esprit. Les autres, les successeurs des actuels matérialistes, chercheront le vaccin qui rendra les corps “sains”, c’est-à-dire constitués de telle façon qu’ils ne parleront plus de ces sottises que sont l’âme et l’esprit, mais, parce qu’ils seront “sains”, des forces mécaniques et chimiques qui, à partir de la nébuleuse cosmique, ont constitué les planètes et le soleil. On obtiendra ce résultat en manipulant les corps. '''On confiera aux médecins matérialistes le soin de débarrasser l’humanité des âmes.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Rudolf Steiner&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Cinquième conférence à Dornach&lt;br /&gt;
|année de la contribution=7 octobre 1917&lt;br /&gt;
|titre=La Chute des esprits des ténèbres&lt;br /&gt;
|traducteur=Henriette Bideau&lt;br /&gt;
|éditeur=Éditions Triades&lt;br /&gt;
|année=1995&lt;br /&gt;
|page=104-105}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] la Restauration a anobli le banquier et a donné la citoyenneté parisienne à Rothschild que Napoléon avait fait arrêter. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Gabriele Adinolfi, ''Méridiens Zéro'', « Rencontre avec Gabriele Adinolfi », 20 juin 2010&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Ces deux mots, laisser faire et laisser passer, étant deux sources continuelles d’actions, seraient donc pour nous deux sources continuelles de richesses.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Vincent de Gournay&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Réflexions sur la contrebande&lt;br /&gt;
|année de la contribution=septembre 1753&lt;br /&gt;
|titre=Mémoires et lettres de Vincent de Gournay&lt;br /&gt;
|éditeur=Kinokuniya&lt;br /&gt;
|année=1993&lt;br /&gt;
|page=34}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“[...] the State is an inherently illegitimate institution of organized aggression, of organized and regularized crime against the persons and properties of its subjects. Rather than necessary to society, it is a profoundly antisocial institution which lives parasitically off of the productive activities of private citizens.”&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|langue=en&lt;br /&gt;
|auteur=Murray Rothbard&lt;br /&gt;
|titre=The Ethics of Liberty&lt;br /&gt;
|année d'origine=1982&lt;br /&gt;
|éditeur=New York University Press&lt;br /&gt;
|année=1998&lt;br /&gt;
|ISBN=9780814775066&lt;br /&gt;
|section=part III, section 24&lt;br /&gt;
|page=187}}&lt;br /&gt;
:« [...] l’État est une institution fondamentalement illégitime qui se fonde sur l’agression systématisée, le crime organisé et banalisé contre la personne et la propriété de ses sujets. Loin d’être nécessaire à la société, c’est une institution profondément ''anti''-sociale qui parasite les activités productives des citoyens honnêtes. »&lt;br /&gt;
:{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|langue=fr&lt;br /&gt;
|auteur=Murray Rothbard&lt;br /&gt;
|titre=L’Éthique de la liberté&lt;br /&gt;
|année d'origine=1982&lt;br /&gt;
|traducteur=François Guillaumat et Pierre Lemieux&lt;br /&gt;
|éditeur=Belles Lettres&lt;br /&gt;
|collection=Laissez faire&lt;br /&gt;
|année=1991&lt;br /&gt;
|ISBN=9782251410005&lt;br /&gt;
|chapitre=23&lt;br /&gt;
|page=248&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“These theorists have not given full attention to the fact that the world has always lived in an “international anarchy,” with no one government, or compulsory monopoly of decision-making, ''between'' various countries. And yet, international relations between ''private citizens'' of different countries have generally functioned quite smoothly, despite the lack of a single government over them.”&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|langue=en&lt;br /&gt;
|auteur=Murray Rothbard&lt;br /&gt;
|titre=The Ethics of Liberty&lt;br /&gt;
|année d'origine=1982&lt;br /&gt;
|éditeur=New York University Press&lt;br /&gt;
|année=1998&lt;br /&gt;
|ISBN=9780814775066&lt;br /&gt;
|section=part III, section 23&lt;br /&gt;
|page=181}}&lt;br /&gt;
:« On n’a pas assez réfléchi sur le fait que le monde a toujours existé dans un état d’''anarchie internationale'', sans gouvernement commun, sans monopole coercitif de la décision ''au-dessus'' des divers Etats. Pourtant, les relations internationales entre leurs ''citoyens privés'' ont généralement fonctionné assez correctement malgré cette absence d’un gouvernement unique au-dessus d’eux. »&lt;br /&gt;
:{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|langue=fr&lt;br /&gt;
|auteur=Murray Rothbard&lt;br /&gt;
|titre=L’Éthique de la liberté&lt;br /&gt;
|année d'origine=1982&lt;br /&gt;
|traducteur=François Guillaumat et Pierre Lemieux&lt;br /&gt;
|éditeur=Belles Lettres&lt;br /&gt;
|collection=Laissez faire&lt;br /&gt;
|année=1991&lt;br /&gt;
|ISBN=9782251410005&lt;br /&gt;
|chapitre=23&lt;br /&gt;
|page=239&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''la puissance importe plus que la richesse''' ; mais pourquoi cela ? Parce que la puissance est pour un pays une force qui procure de nouveaux moyens de production, parce que les forces productives résident dans l’arbre sur lequel croissent les richesses, et que l’arbre qui porte le fruit a plus de prix que le fruit lui-même. La puissance importe plus que la richesse, parce qu’à l’aide de la puissance un pays non-seulement acquiert de nouveaux moyens de production, mais s’assure la possession des anciens et la jouissance des richesses déjà acquises, et parce que le contraire de la puissance ou la faiblesse livre aux mains des puissants tout ce que nous possédons, nos richesses, et de plus nos forces productives, notre civilisation, notre liberté, jusqu’à notre indépendance nationale [...]. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Friedrich List&lt;br /&gt;
|titre=Système national d’économie politique&lt;br /&gt;
|année d'origine=1841&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Richelot&lt;br /&gt;
|éditeur=Capelle&lt;br /&gt;
|année=1857&lt;br /&gt;
|page=153&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“'''Left to its own trajectory, within a few years, global civilization will be a postmodern surveillance dystopia, from which escape for all but the most skilled individuals will be impossible.''' In fact, we may already be there.”&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Julian Assange, ''Cypherpunks'' (2012)&lt;br /&gt;
:« '''À moins d’un changement de cap, la civilisation mondiale sera devenue d’ici à quelques années une dystopie de surveillance postmoderne, à laquelle seuls les plus habiles auront une chance de se soustraire.''' »&lt;br /&gt;
:— Julian Assange, ''Menace sur nos libertés'' (2013)&lt;br /&gt;
{{Center|Julian Assange|}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] il faut déjà cesser de déléguer à des personnes qui servent manifestement d’autres communautés le monopole de représenter publiquement et médiatiquement notre courant de pensée, notre culture, notre patrimoine, notre civilisation. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Alain Escada, Conférence à la 12ème journée de Synthèse Nationale, 14 octobre 2018&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le Grand Remplacement, le changement de peuple, que rend seul possible la Grande Déculturation, est le phénomène le plus considérable de l’histoire de France depuis des siècles, et probablement depuis toujours. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Renaud Camus&lt;br /&gt;
|titre=Le Grand Remplacement&lt;br /&gt;
|année d'origine=2011&lt;br /&gt;
|éditeur=Reinharc&lt;br /&gt;
|année=2011&lt;br /&gt;
|ISBN=9782358690317&lt;br /&gt;
|page=Quatrième de couverture}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« J’ai toujours lu que le monde — terre et eau — était sphérique, et les autorités et les expériences que Ptolémée et tous les autres ont décrites sur ce point prouvent et enseignent cela aussi bien par les éclipses de Lune que par les autres démonstrations qu’ils font depuis l’Orient jusqu’à l’Occident, et par l’élévation du pôle, du nord au midi. A ce moment, je trouvai, comme je l’ai dit, une telle dissemblance à ces vues que je réexaminai cette idée du monde et trouvai qu’il n’était pas rond de la manière qu’on le décrit, mais de la forme d’une poire qui serait toute très ronde, sauf à l’endroit où se trouve la queue qui est le point plus élevé ; ou bien encore, comme une balle très ronde sur un point de laquelle serait posé comme un téton de femme, et que la partie de ce mamelon fût la plus élevée et la plus voisine du ciel, et située sous la ligne équinoxiale en cette mer Océane, à la fin de l’Orient. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ptolémée et les autres savants qui écrivirent des choses de ce monde crurent qu’il était sphérique, estimant que cet hémisphère était rond comme celui où ils se trouvaient, dont le centre est dans l’île d’Arin située sous la ligne équinoxiale, entre le golfe Arabique et le golfe Persique, avec la circonférence qui passe au ponant par le cap Saint-Vincent au Portugal, et à l’orient par Cangara et par les Seras. Pour cet hémisphère, je ne trouve aucune difficulté à ce qu’il soit d’une rondeur sphérique comme ils le disent. Mais pour cet autre, je soutiens qu’il est comme serait la moitié d’une poire bien ronde qui aurait l’extrémité élevée comme je l’ai dit, ou comme serait un téton de femme sur une pelote ronde. Ainsi donc ni Ptolémée ni les autres qui écrivirent à propos du monde, n’eurent connaissance de cette moitié qui était alors très ignorée. Ils établirent leur jugement à partir seulement de l’hémisphère où ils se trouvaient, qui est d’une rondeur sphérique comme je l’ai dit plus haut. Maintenant que Vos Altesses ont fait naviguer, chercher et découvrir cet autre hémisphère, il se révèle à l’évidence. [...] L’Écriture sainte témoigne que Notre Seigneur fit le Paradis terrestre, qu’il y mit l’arbre de vie et que de là sort une source d’où naissent en ce monde quatre fleuves principaux : le Gange aux Indes, le Tigre et l’Euphrate en Asie lesquels séparent les montagnes forment la Mésopotamie et coulent ensuite en Perse, et le Nil qui naît en Éthiopie et se jette dans la mer à Alexandrie. Je ne trouve pas ni n’ai jamais trouvé un écrit des Latins ou des Grecs qui, d’une manière certaine, dise en quel point de ce monde est le Paradis Terrestre. [...] je suis convaincu que là est le Paradis terrestre, où personne ne peut arriver si ce n’est par la volonté divine. Je crois que cette terre dont Vos Altesses ont ordonné maintenant la découverte sera immense et qu’il y en aura beaucoup d’autres dans le Midi dont on n’a jamais eu connaissances. je ne conçois pas que le Paradis terrestre ait la forme d’une montagne abrupte, comme les écrits à son propos nous le montrent, mais bien qu’il est sur ce sommet, en ce point que j’ai dit, qui figure le mamelon de la poire, où l’on s’élève, peu à peu, par une pente prise de très loin. Je crois que personne ne pourrait atteindre ce sommet, ainsi que je l’ai dit, que cette eau peut venir de là, bien que ce soit loin, et qu’elle va se jeter là d’où je viens où elle forme un lac. Ce sont là de grands indices du Paradis terrestre, car la situation est conforme à l’opinion qu’en ont lesdits saints et savants théologiens. Et les signes sont très sûrs eux-mêmes, car je n’ai jamais lu, ni ouï dire, que pareille quantité d’eau douce fût ainsi à l’intérieur de l’eau salée et voisinant avec elle. De même vient à l’appui de cela la très douce température. Et si ce n’est pas du Paradis que cette eau descend, ce me paraît une plus grande merveille encore parce que je ne crois pas que l’on connaisse au monde fleuve si grand et si profond. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Christophe Colomb&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Lettre aux Rois Catholiques sur le troisième voyage aux Indes (1498)&lt;br /&gt;
|titre=La découverte de l’Amérique&lt;br /&gt;
|traducteur=Michel Lequenne et Soledad Estorach&lt;br /&gt;
|éditeur=La Découverte&lt;br /&gt;
|année=1984&lt;br /&gt;
|tome=1&lt;br /&gt;
|page=123-156}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Je suis las des musées, — cimetières des arts.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre|&lt;br /&gt;
|auteur=Alphonse de Lamartine&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Voyage en Orient&lt;br /&gt;
|titre=Œuvres complètes de Lamartine&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1835&lt;br /&gt;
|éditeur=Hachette, Pagnerre, Furne&lt;br /&gt;
|année=1856-1857&lt;br /&gt;
|tome=7&lt;br /&gt;
|section=Athènes (18 août 1832)&lt;br /&gt;
|page=95}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Je reçois encore des menaces de mort tous les jours.''' Le sexe interracial a du mal à être accepté. Pour certaines personnes, c’est sûrement tabou. Mais ce n’est pas grave. On a tellement de fans à côté de ça qui nous aiment et nous soutiennent. Je préfère me concentrer là-dessus. »&lt;br /&gt;
{{Réf Article&lt;br /&gt;
|titre=Rencontre avec le «Spielberg du porno»&lt;br /&gt;
|auteur=Greg Lansky [Grégory Aouizerate]&lt;br /&gt;
|publication=HuffPost Québec&lt;br /&gt;
|date=1er février 2019&lt;br /&gt;
|url=https://quebec.huffingtonpost.ca/2019/02/01/rencontre-avec-le-spielberg-du-porno_a_23658922&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La nature ne connaît ni différents États ni divers souverains, ne s’embarrassant pas non plus s’ils sont amis ou ennemis, ni s’ils se font la guerre, pourvu qu’ils ne la lui déclarent pas. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Pierre Le Pesant de Boisguilbert&lt;br /&gt;
|titre=Dissertation sur la nature des richesses&lt;br /&gt;
|année d'origine=1707&lt;br /&gt;
|éditeur=Institut Coppet&lt;br /&gt;
|année=2014&lt;br /&gt;
|chapitre=5&lt;br /&gt;
|page=}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''On ne naît pas femme : on le devient.''' Aucun destin biologique, psychique, économique ne définit la figure que revêt au sein de la société la femelle humaine ; c’est l’ensemble de la civilisation qui élabore ce produit intermédiaire entre le mâle et le castrat qu’on qualifie de féminin. Seule la médiation d’autrui peut constituer un individu comme un ''Autre''. En tant qu’il existe pour soi l’enfant ne saurait se saisir comme sexuellement différencié. Chez les filles et les garçons, le corps est d’abord le rayonnement d’une subjectivité, l’instrument qui effectue la compréhen­sion du monde : c’est à travers les yeux, les mains, non par les parties sexuelles qu’ils appréhendent l’univers. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Simone de Beauvoir&lt;br /&gt;
|titre=Le Deuxième Sexe&lt;br /&gt;
|année d'origine=1949&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2014&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070323524&lt;br /&gt;
|tome=II&lt;br /&gt;
|page=13}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Expliquez-moi, de grâce, pourquoi il est ridicule de croire à Dieu, tandis qu’il n’est pas ridicule de croire à l’humanité''' ; pourquoi il est stupide de croire au règne céleste, tandis qu’il est intelligent de croire aux utopies terrestres ? »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Alexandre Herzen&lt;br /&gt;
|titre=De l’autre rive&lt;br /&gt;
|année d'origine=1850&lt;br /&gt;
|traducteur=Alexandre Alexandrovitch Herzen&lt;br /&gt;
|éditeur=Slatkine&lt;br /&gt;
|année=1980&lt;br /&gt;
|page=155}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«&amp;lt;...&amp;gt; '''два убо Рима падоша, а третий стоит, а четвертому не быти.'''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— {{ru}}Филофей Псковский, Письмо Василию III, 1510-1511&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:« '''La première et la deuxième Rome [Constantinople] sont tombées, la Troisième est debout, de quatrième il n’y en aura point.''' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:— {{fr}}Philothée de Pskov, Lettre à Vassili III, 1510-1511&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La Nation bourgeoise se meurt et la Nation socialiste croît. L’idée nationale a cessé d’être un moyen de puissance aux mains de la bourgeoisie contre le prolétariat et se retourne contre celle-ci. La grande dialectique de l’Histoire fait de l’idée nationale un moyen de puissance du prolétariat contre la bourgeoisie. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Heinrich Laufenberg cité par Louis Dupeux&lt;br /&gt;
|titre=National Bolchevisme&lt;br /&gt;
|année d'origine=1979&lt;br /&gt;
|traducteur=Louis Dupeux&lt;br /&gt;
|éditeur=Librairie Honoré Champion&lt;br /&gt;
|année=1979&lt;br /&gt;
|volume=1&lt;br /&gt;
|page=121&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
„'''Die nationalsozialistische Bewegung Großdeutschlands hat seit ihrer Entstehung den Kampf gegen das Weltjudentum auf ihre Fahnen geschrieben, Sie hat deshalb schon immer mit besonderer Sympathie den Kampf der Freiheitsliebenden Araber, vor allem in Palästina gegen die jüdischen Eindringlinge verfolgt.''' Die Erkenntnis dieses Feindes und der gemeinsame Kampf gegen ihn bilden die feste Grundlage des natürlichen Bündnisses zwischen dem nationalsozialistischen Großdeutschland und den freiheitsliebenden Mohammedanern der ganzen Welt. In diesem Sinne übermittle ich Ihnen am Jahrestag der unseligen Balfour-Deklaration meine herzlichsten Grüße und Wünsche für die glückliche Durchführung Ihres Kampfes bis zum Endsieg.“&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Heinrich Himmler, Telegramm an den Großmufti von Jerusalem, Mohammed Amin al-Husseini, 2. November 1943&lt;br /&gt;
:« '''Depuis le début, le mouvement national-socialiste de la grande Allemagne est un étendard dans la lutte contre la juiverie mondiale. Notre mouvement suit de très près la bataille des Arabes pour leur indépendance, en particulier en Palestine contre les envahisseurs juifs.''' La reconnaissance commune de l’ennemi et la lutte ensemble contre lui est ce qui fonde la base solide de la relation entre les nationaux-socialistes de la Grande Allemagne et les musulmans du monde épris de liberté. En ce jour malheureux de l’anniversaire de la déclaration Balfour, je suis heureux de vous transmettre mes vœux chaleureux pour la poursuite de votre combat jusqu’à la grande victoire. »&lt;br /&gt;
:— Heinrich Himmler, télégramme au grand mufti de Jérusalem, Mohammed Amin al-Husseini, 2 novembre 1943&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Cette guerre n’a pas le Kosovo pour enjeu mais l’Europe toute entière. Vous voyez l’arbre mais non la forêt. La forêt, c’est la domination américaine en Europe.''' Nous, nous ne voulons pas que cette domination s’étende aussi au Kosovo. »&lt;br /&gt;
{{Réf Article&lt;br /&gt;
|titre=Entretien avec Zivadin Jovanovic : les États-Unis bombardent l’Europe !&lt;br /&gt;
|auteur=Renato Farina&lt;br /&gt;
|publication=Il Giornale&lt;br /&gt;
|date=12 avril 1999&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La chair est triste, hélas ! et j’ai lu tous les livres. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Stéphane Mallarmé&lt;br /&gt;
|titre=Poésies&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Brise Marine&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1865&lt;br /&gt;
|éditeur=La Nouvelle Revue française&lt;br /&gt;
|année=1914&lt;br /&gt;
|page=43&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La nation, qui enferme les riches et les pauvres dans un réseau de solidarités, est pour les privilégiés une gêne de tous les instants. Elle est la condition d’existence d’institutions comme la Sécurité sociale qui est, en pratique, un système de redistribution nationale, incompréhensible sans l’hypothèse d’une communauté d’individus solidaires et égaux. '''L’antinationalisme est, pour des classes supérieures qui veulent se débarrasser de leurs obligations, fonctionnel, efficace et discret.''' Il tend à délégitimer l’égalitarisme interne à la société, en activant le projet parfaitement honorable d’un dépassement du nationalisme et des phénomènes d’agressivité entre peuples. [...] '''Les classes supérieures françaises semblent caractérisées, en cette fin de XXe siècle, par une véritable horreur de la nation en tant que telle, qui n’évoque plus, pour elles, que la guerre et le racisme anti-immigrés.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Emmanuel Todd&lt;br /&gt;
|titre=L’Illusion économique&lt;br /&gt;
|année d'origine=1999&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2006&lt;br /&gt;
|page=153-154&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Le Paris des bac +5 (ou plus vraisemblablement +2) s’est enflammé pour la défense des droits des immigrés, après s’être ému des problèmes des sans-papiers, mais il n’arrive toujours pas à s’intéresser au peuple des provinces, torturé par une politique européenne et économique qui n’en finit pas de faire monter le taux de chômage.''' [...] Partout l’émergence d’une strate culturelle supérieure, comprenant en gros 20 % de la population, semble briser l’homogénéité de la nation et rendre possible une solidarité supranationale des privilégiés. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Emmanuel Todd&lt;br /&gt;
|titre=L’Illusion économique&lt;br /&gt;
|année d'origine=1999&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2006&lt;br /&gt;
|page=&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Tous les arts ont produit des merveilles ; l’art de gouverner n’a produit que des monstres [...]. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis Antoine de Saint-Just &lt;br /&gt;
|titre=Œuvres de Saint-Just represéntant du peuple à la Convention nationale&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Discours sur la constitution à donner à la France&lt;br /&gt;
|année de la contribution=24 avril 1793&lt;br /&gt;
|éditeur=Prévot&lt;br /&gt;
|année=1834&lt;br /&gt;
|page=69&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Après vous avoir déclaré, Monsieur, combien je suis docile à l’autorité de la religion, je dois vous avouer combien je suis indocile à toute autorité de philosophie. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fénelon&lt;br /&gt;
|titre=Œuvres complètes de Fénelon, archevêque de Cambrai&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Lettres sur la religion&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1718&lt;br /&gt;
|traducteur=Eugène Talbot&lt;br /&gt;
|éditeur=J. Leroux et Jouby&lt;br /&gt;
|année=1851&lt;br /&gt;
|volume=1&lt;br /&gt;
|section=Lettre IV&lt;br /&gt;
|page=124&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Un temps viendra, dans le cours des siècles, où l’Océan élargira la ceinture du globe, pour découvrir à l’homme une terre immense et inconnue ; la mer nous révélera de nouveaux mondes, et Thulé ne sera plus la borne de l’univers. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Sénèque le Jeune&lt;br /&gt;
|titre=Médée&lt;br /&gt;
|traducteur=Eugène Greslou&lt;br /&gt;
|éditeur=Charles-Louis-Fleury Panckoucke&lt;br /&gt;
|année=1834&lt;br /&gt;
|tome=2&lt;br /&gt;
|page=273&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« N’y allez pas. Penser contre son temps, c’est de l’héroïsme. Mais le dire, c’est de la folie. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Eugène Ionesco&lt;br /&gt;
|titre=Tueur sans gages&lt;br /&gt;
|année d'origine=1959&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1974&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070365760&lt;br /&gt;
|page=165&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Sed quid turba Remi ? sequitur fortunam, ut semper, et odit damnatos. [...] Iam pridem, ex quo suffragia nulli uendimus, effudit curas ; nam qui dabat olim imperium, fasces, legiones, omnia, nunc se continet atque duas tantum res anxius optat, '''panem et circenses'''. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Juvénal, ''Satires'', X, 77–81&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La souveraineté du peuple est une hérésie. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Charles Maignen&lt;br /&gt;
|titre=La Souveraineté du peuple est une hérésie. À propos d’une brochure du R. P. Maumus.&lt;br /&gt;
|année d'origine=1892&lt;br /&gt;
|éditeur=A. Roger et F. Cernoviz&lt;br /&gt;
|année=1892&lt;br /&gt;
|page=55&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Ne vois-tu pas que les établissements humains les plus antiques et les plus sages, les États et les nations, sont aussi les plus religieux, que les époques les plus éclairées sont celles de la plus grande piété ?''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Xénophon&lt;br /&gt;
|titre=Œuvres complètes de Xénophon&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Mémoires sur Socrate&lt;br /&gt;
|traducteur=Eugène Talbot&lt;br /&gt;
|éditeur=Hachette&lt;br /&gt;
|année=1859&lt;br /&gt;
|livre=I&lt;br /&gt;
|chapitre=4&lt;br /&gt;
|page=24&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Vouloir donner à de telles lois [les droits de l’homme] un caractère d’universalité et d’immutabilité serait imposer à la liberté de l’homme le joug le plus absurde. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Charles-Louis de Haller&lt;br /&gt;
|traducteur=Charles-Louis de Haller&lt;br /&gt;
|titre=Restauration de la science politique [Restauration der Staatswissenschaften]&lt;br /&gt;
|année d'origine=1816–1834&lt;br /&gt;
|éditeur=Rusand&lt;br /&gt;
|année=1824&lt;br /&gt;
|tome=1&lt;br /&gt;
|page=208}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“But Catholic wisdom, sustained by the precepts of natural and divine law, provides with especial care for public and private tranquility in its doctrines and teachings regarding the duty of government and the distribution of the goods which are necessary for life and use. For, while the socialists would destroy the &amp;quot;right&amp;quot; of property, alleging it to be a human invention altogether opposed to the inborn equality of man, and, claiming a community of goods, argue that poverty should not be peaceably endured, and that the property and privileges of the rich may be rightly invaded, the Church, with much greater wisdom and good sense, recognizes the inequality among men, who are born with different powers of body and mind, inequality in actual possession, also, and holds that the right of property and of ownership, which springs from nature itself, must not be touched and stands inviolate. For she knows that stealing and robbery were forbidden in so special a manner by God, the Author and Defender of right, that He would not allow man even to desire what belonged to another, and that thieves and despoilers, no less than adulterers and idolaters, are shut out from the Kingdom of Heaven.”&lt;br /&gt;
{{Réf Article&lt;br /&gt;
|langue=en&lt;br /&gt;
|titre=Quod Apostolici Muneris&lt;br /&gt;
|auteur=Léon XIII&lt;br /&gt;
|publication=Le Vatican&lt;br /&gt;
|date=28 décembre 1878&lt;br /&gt;
|page=url&lt;br /&gt;
|url=http://w2.vatican.va/content/leo-xiii/en/encyclicals/documents/hf_l-xiii_enc_28121878_quod-apostolici-muneris.html&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
:« Quant à la tranquillité publique et domestique, la sagesse catholique, appuyée sur les préceptes de la loi divine et naturelle, y pourvoit très prudemment par les idées qu’elle adopte et qu’elle enseigne sur le droit de propriété et sur le partage des biens qui sont acquis pour la nécessité et l’utilité de la vie. Car, tandis que les socialistes présentent le droit de propriété comme étant une invention humaine, répugnant à l’égalité naturelle entre les hommes, tandis que, prêchant la communauté des biens, ils proclament qu’on ne saurait supporter patiemment la pauvreté et qu’on peut impunément violer les possessions et les droits des riches, l’Église reconnaît beaucoup plus utilement et sagement que l’inégalité existe entre les hommes naturellement dissemblables par les forces du corps et de l’esprit, et que cette inégalité existe même dans la possession des biens ; elle ordonne, en outre, que le droit de propriété et de domaine, provenant de la nature même, soit maintenu intact et inviolable dans les mains de qui le possède ; car elle sait que le vol et la rapine ont été condamnés par Dieu, l’auteur et le gardien de tout droit, au point qu’il n’est même pas permis de convoiter le bien d’autrui, et que les voleurs et les larrons sont exclus, comme les adultères et les idolâtres, du royaume des cieux. »&lt;br /&gt;
:{{Réf Article&lt;br /&gt;
|langue=fr&lt;br /&gt;
|titre=Quod Apostolici Muneris&lt;br /&gt;
|auteur=Léon XIII&lt;br /&gt;
|publication=Le Vatican&lt;br /&gt;
|date=28 décembre 1878&lt;br /&gt;
|page=url&lt;br /&gt;
|url=http://w2.vatican.va/content/leo-xiii/fr/encyclicals/documents/hf_l-xiii_enc_28121878_quod-apostolici-muneris.html&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“The Fathers of the field had been pretty confusing: John von Neumann speculated about computers and the human brain in analogies sufficiently wild to be worthy of a medieval thinker and Alan M. Turing thought about criteria to settle '''the question of whether Machines Can Think''', a question of which we now know that it '''is about as relevant as the question of whether Submarines Can Swim.'''”&lt;br /&gt;
{{Réf Article&lt;br /&gt;
|titre=The threats to computing science, EWD898&lt;br /&gt;
|auteur=Edsger Dijkstra&lt;br /&gt;
|publication=ACM South Central Regional Conference&lt;br /&gt;
|date=1984&lt;br /&gt;
|page=url&lt;br /&gt;
|langue=en&lt;br /&gt;
|url=https://www.cs.utexas.edu/users/EWD/transcriptions/EWD08xx/EWD898.html&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
:« '''[...] la question de savoir si les machines peuvent penser [...] est à peu près aussi pertinente que celle de savoir si les sous-marins peuvent nager.''' »&lt;br /&gt;
:{{Réf Article&lt;br /&gt;
|titre=The threats to computing science, EWD898&lt;br /&gt;
|auteur=Edsger Dijkstra&lt;br /&gt;
|publication=ACM South Central Regional Conference&lt;br /&gt;
|date=1984&lt;br /&gt;
|page=url&lt;br /&gt;
|langue=fr&lt;br /&gt;
|url=https://www.cs.utexas.edu/users/EWD/transcriptions/EWD08xx/EWD898.html&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“In old days men had the rack. Now they have the press. That is an improvement certainly. But still it is very bad, and wrong, and demoralising. Somebody — was it [[Edmund Burke|Burke]]? — called journalism the fourth estate. That was true at the time, no doubt. But at the present moment it really is the only estate. It has eaten up the other three. The Lords Temporal say nothing, the Lords Spiritual have nothing to say, and the House of Commons has nothing to say and says it. '''We are dominated by Journalism.''''''”&lt;br /&gt;
{{Réf Article&lt;br /&gt;
|langue=en&lt;br /&gt;
|titre=The Soul of Man under Socialism&lt;br /&gt;
|auteur=Oscar Wilde&lt;br /&gt;
|publication=The Fortnightly Review. New Series.&lt;br /&gt;
|date=February 1891&lt;br /&gt;
|volume=49 (Old Series: Volume 55)&lt;br /&gt;
|numéro=290&lt;br /&gt;
|page=292-319&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
:« Au temps jadis, on avait le chevalet de torture. Aujourd’hui on a la presse. Assurément c’est un progrès. Mais c’est encore chose mauvaise, nuisible, démoralisante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Quelqu’un — était-ce [[Edmund Burke|Burke]], — a dit que la presse est le quatrième État. Évidemment c’était vrai alors. Mais à l’heure actuelle, c’est en réalité le seul État, il a mangé les trois autres. Les lords temporels ne disent rien, les lords ecclésiastiques n’ont rien à dire. La Chambre des Communes n’a rien à dire, et elle le dit ; '''nous sommes dominés par le journalisme.''' »&lt;br /&gt;
:{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|langue=fr&lt;br /&gt;
|titre=Le Portrait de Monsieur W. H.&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=L’Âme humaine sous le régime socialiste&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1891&lt;br /&gt;
|traducteur=Albert Savine&lt;br /&gt;
|auteur=Oscar Wilde&lt;br /&gt;
|éditeur=Stock&lt;br /&gt;
|année=1906&lt;br /&gt;
|page=304-305&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« À qui veut régénérer une société quelconque en décadence, on prescrit avec raison de la ramener à ses origines. La perfection de toute société consiste, en effet, à poursuivre et à atteindre la fin en vue de laquelle elle a été fondée, en sorte que tous les mouvements et tous les actes de la vie sociale naissent du même principe d’où est née la société. Aussi, s’écarter de la fin, c’est aller à la mort ; y revenir, c’est reprendre vie. »&lt;br /&gt;
{{Réf Article&lt;br /&gt;
|titre=Rerum Novarum, Lettre encyclique de sa sainteté le pape Léon XIII&lt;br /&gt;
|auteur=Léon XIII&lt;br /&gt;
|publication=Le Vatican&lt;br /&gt;
|date=1891&lt;br /&gt;
|page=url&lt;br /&gt;
|url=https://w2.vatican.va/content/leo-xiii/fr/encyclicals/documents/hf_l-xiii_enc_15051891_rerum-novarum.html&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il faut donc bien se garder d’attribuer aux lois physiques les maux qui sont la juste et inévitable punition de la violation de l’ordre même de ces lois, instituées pour opérer le bien. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=François Quesnay&lt;br /&gt;
|titre=Journal de l’agriculture, du commerce et des finances&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Observations sur le Droit naturel des hommes réunis en société&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1765&lt;br /&gt;
|éditeur=Knapen&lt;br /&gt;
|année=1765&lt;br /&gt;
|tome=II&lt;br /&gt;
|page=17&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Nous savons, sans qu’on nous le dise, que le Perse a des forces mille fois plus importantes que les nôtres. Cependant, la liberté nous est si chère que nous nous défendrons comme nous pourrons. [...] Les Lacédémoniens ont eu peur que nous ne traitions avec les Barbares, et leur crainte est fort naturelle, mais c’est, semble-t-il, bassement mettre en doute la noblesse d’Athènes, quand vous la connaissez bien, quand vous savez qu’il n’y a pas au monde assez d’or, une terre assez extraordinaire par sa richesse et sa beauté, pour que nous consentions à ce prix à nous ranger du côté du Perse et à réduire la Grèce en esclavage. Il existe de nombreuses raisons graves pour nous en empêcher, quand nous voudrions le faire, et la première et la plus grave, ce sont les images et les demeures de nos dieux, incendiées, gisant à terre, qui exigent de nous une vengeance éclatante plutôt qu’un accord avec l’auteur de ce crime ; ensuite, il y a le monde grec, uni par la langue et par le sang, les sanctuaires et les sacrifices qui nous sont communs, nos mœurs qui sont les mêmes, et cela, des Athéniens ne sauraient le trahir. Sachez donc, si par hasard vous ne le saviez pas encore, qu’aussi longtemps qu’il y aura sur terre un Athénien, nous ne pactiserons pas avec Xerxès. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Hérodote&lt;br /&gt;
|titre=L’Enquête&lt;br /&gt;
|traducteur=Andrée Barguet&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1985&lt;br /&gt;
|livre=VIII&lt;br /&gt;
|page=143-144}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
„'''Die ganzen Zahlen hat der liebe Gott gemacht, alles andere ist Menschenwerk.'''“&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|langue=de&lt;br /&gt;
|auteur=Leopold Kronecker zitiert bei Heinrich Weber&lt;br /&gt;
|titre=Leopold Kronecker&lt;br /&gt;
|année d'origine=1891–1892&lt;br /&gt;
|éditeur=Jahresbericht der Deutschen Mathematiker-Vereinigung&lt;br /&gt;
|année=1891–1892&lt;br /&gt;
|volume=2&lt;br /&gt;
|page=19}}&lt;br /&gt;
:« '''Dieu a fait les nombres entiers, tout le reste est l’œuvre de l’homme.''' »&lt;br /&gt;
:{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|langue=fr&lt;br /&gt;
|auteur=Leopold Kronecker cité par Heinrich Weber&lt;br /&gt;
|titre=Leopold Kronecker&lt;br /&gt;
|année d'origine=1891–1892&lt;br /&gt;
|éditeur=Jahresbericht der Deutschen Mathematiker-Vereinigung&lt;br /&gt;
|année=1891–1892&lt;br /&gt;
|volume=2&lt;br /&gt;
|page=19}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Je pense que la tâche du prochain siècle, en face de la plus terrible menace qu’ait connue l’humanité, va être d’y réintégrer les dieux. »&lt;br /&gt;
{{Réf Article&lt;br /&gt;
|titre=L’homme et le fantôme&lt;br /&gt;
|auteur=André Malraux&lt;br /&gt;
|publication=L’Express&lt;br /&gt;
|numéro=104&lt;br /&gt;
|date=21 mai 1955&lt;br /&gt;
|page=}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“The monopolization of money and banking is the ultimate pillar on which the modern state rests. In fact, it has probably become the most cherished instrument for increasing state income. For nowhere else can the state make the connection between redistribution-expen- diture and exploitation-return more directly, quickly and securely than by monopolizing money and banking. And nowhere else are the state’s schemes less clearly understood than here.”&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|langue=en&lt;br /&gt;
|auteur=Hans-Hermann Hoppe&lt;br /&gt;
|titre=The Economics and Ethics of Private Property: Studies in Political Economy and Philosophy&lt;br /&gt;
|année d'origine=1993&lt;br /&gt;
|éditeur=Ludwig von Mises Institute&lt;br /&gt;
|année=2006&lt;br /&gt;
|ISBN=9780945466406&lt;br /&gt;
|page=89}}&lt;br /&gt;
:« La monopolisation de la monnaie et de la banque est le dernier pilier sur lequel repose l’État moderne. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:—{{fr}} Hans-Hermann Hoppe, ''The Economics and Ethics of Private Property: Studies in Political Economy and Philosophy'' (1993)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''notre siècle, qui se croit destiné à changer les lois en tout genre''' [...]. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Jean le Rond D’Alembert&lt;br /&gt;
|titre=Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Discours préliminaire de l’Encyclopédie&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1751&lt;br /&gt;
|éditeur=Le Breton, Durand, Briasson, Michel-Antoine David&lt;br /&gt;
|année=1751&lt;br /&gt;
|tome=I&lt;br /&gt;
|page=xxi&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«'''Мы не будем шарлатанить и станем заявлять прямо, что на этом свете ничего не разберешь. Всё знают и всё понимают только дураки да шарлатаны.'''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— {{ru}}Антон Чехов, Письмо Ивану Щеглову, 9 июня 1888&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:« '''Nous ne ferons pas les charlatans et nous déclarerons tout simplement qu’il n’y a rien à comprendre dans ce monde. Ceux qui savent et comprennent tout ne sont que des sots et des charlatans.''' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:— {{fr}}Anton Tchekhov, Lettre à Ivan Chtchéglov, 9 juin 1888&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Alors, les mers soulèvent leurs eaux, engloutissent dans leurs abîmes les planches ; les ouragans, les tremblements de terre renversent les maisons ; la peste, les maladies diverses déciment les familles priantes. Mais, les hommes ne s’en aperçoivent pas. Je les ai vus aussi rougissant, pâlissant de honte pour leur conduite sur cette terre ; rarement. Tempêtes, sœurs des ouragans ; firmament bleuâtre, dont je n’admets pas la beauté ; mer hypocrite, image de mon cœur ; terre, au sein mystérieux ; habitants des sphères ; univers entier ; Dieu, qui l’as créé avec magnificence, c’est toi que j’invoque : '''montre-moi un homme qui soit bon !'''... Mais, que ta grâce décuple mes forces naturelles ; car, au spectacle de ce monstre, je puis mourir d’étonnement : on meurt à moins. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Comte de Lautréamont&lt;br /&gt;
|titre=Les Chants de Maldoror&lt;br /&gt;
|année d'origine=1869&lt;br /&gt;
|éditeur=Wittmann&lt;br /&gt;
|année=1874&lt;br /&gt;
|page=11&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;poem&amp;gt;« '''France, mère des arts, des armes et des loix''',&lt;br /&gt;
Tu m’as nourri long temps du laict de ta mammelle,&lt;br /&gt;
Ores, comme un aigneau qui sa nourrice appelle,&lt;br /&gt;
Je remplis de ton nom les antres et les bois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si tu m’as pour enfant advoué quelquefois,&lt;br /&gt;
Que ne me respons-tu maintenant, ô cruelle ?&lt;br /&gt;
France, France, respons à ma triste querelle :&lt;br /&gt;
Mais nul, sinon Écho, ne respond à ma voix.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre les loups cruels j’erre parmi la plaine,&lt;br /&gt;
Je sens venir l’hyver, de qui la froide haleine&lt;br /&gt;
D’une tremblante horreur fait herisser ma peau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Las, tes autres aigneaux n’ont faute de pasture,&lt;br /&gt;
Ils ne craignent le loup, le vent, ni la froidure :&lt;br /&gt;
Si ne suis-je pourtant le pire du troppeau. »&amp;lt;/poem&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Joachim du Bellay, ''Les Regrets'' (1558), IX&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;poem&amp;gt;« '''Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage''',&lt;br /&gt;
Ou comme cestuy là qui conquit la toison,&lt;br /&gt;
Et puis est retourné, plein d’usage et raison,&lt;br /&gt;
Vivre entre ses parents le reste de son aage ! »&amp;lt;/poem&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Joachim du Bellay, ''Les Regrets'' (1558), XXXI&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;poem&amp;gt;« Vous vivez lâchement, sans rêve, sans dessein,&lt;br /&gt;
Plus vieux, plus décrépits que la terre inféconde,&lt;br /&gt;
Châtrés dès le berceau par le siècle assassin&lt;br /&gt;
De toute passion vigoureuse et profonde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Votre cervelle est vide autant que votre sein,&lt;br /&gt;
Et vous avez souillé ce misérable monde&lt;br /&gt;
D’un sang si corrompu, d’un souffle si malsain,&lt;br /&gt;
Que la mort germe seule en cette boue immonde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Hommes, tueurs de Dieux, les temps ne sont pas loin'''&lt;br /&gt;
Où, sur un grand tas d’or vautrés dans quelque coin,&lt;br /&gt;
Ayant rongé le sol nourricier jusqu’aux roches&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ne sachant faire rien ni des jours ni des nuits,&lt;br /&gt;
Noyés dans le néant des suprêmes ennuis,&lt;br /&gt;
Vous mourrez bêtement en emplissant vos poches. »&amp;lt;/poem&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Leconte de Lisle&lt;br /&gt;
|titre=Œuvres de Leconte de Lisle&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Poèmes barbares&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1862&lt;br /&gt;
|éditeur=Librairie Alphonse Lemerre&lt;br /&gt;
|année=1889&lt;br /&gt;
|section=« Aux modernes »&lt;br /&gt;
|page=356&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“'''It is no coincidence that the century of total war coincided with the century of central banking.'''”&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|langue=en&lt;br /&gt;
|auteur=Ron Paul&lt;br /&gt;
|titre=End the Fed&lt;br /&gt;
|année d'origine=2009&lt;br /&gt;
|éditeur=Grand Central Publishing&lt;br /&gt;
|année=2009&lt;br /&gt;
|ISBN=9780446549196&lt;br /&gt;
|page=63}}&lt;br /&gt;
:« '''Ce n’est pas un hasard si le siècle de la guerre totale a coïncidé avec le siècle des banques centrales.''' »&lt;br /&gt;
:{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|langue=fr&lt;br /&gt;
|auteur=Ron Paul&lt;br /&gt;
|titre=End the Fed&lt;br /&gt;
|année d'origine=2009&lt;br /&gt;
|éditeur=Grand Central Publishing&lt;br /&gt;
|année=2009&lt;br /&gt;
|ISBN=9780446549196&lt;br /&gt;
|page=63}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La LICRA, vous savez ce que c’est ? Ce sont des gens qui se servent du monceau de cadavres d’Auschwitz comme du fumier pour faire fructifier leur fortune. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Marc-Édouard Nabe, « Apostrophes », ''Antenne 2'', 15 février 1985&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''L’impulsion fondamentale qui met et maintient en mouvement la machine capitaliste est imprimée par les nouveaux objets de consommation''', les nouvelles méthodes de production et de transport, les nouveaux marchés, les nouveaux types d’organisation industrielle — tous éléments créés par l’initiative capitaliste. [...] L’histoire de l’équipement productif d’énergie, depuis la roue hydraulique jusqu’à la turbine moderne, ou l’histoire des transports, depuis la diligence jusqu’à l’avion. L’ouverture de nouveaux marchés nationaux ou extérieurs et le développement des organisations productives, depuis l’atelier artisanal et la manufacture jusqu’aux entreprises amalgamées telles que l’U.S. Steel, constituent d’autres exemples du même processus de mutation industrielle — si l’on me passe cette expression biologique — qui révolutionne incessamment de l’intérieur la structure économique, '''en détruisant continuellement ses éléments vieillis et en créant continuellement des éléments neufs. Ce processus de '''Destruction Créatrice''' constitue la donnée fondamentale du capitalisme : c’est en elle que consiste, en dernière analyse, le capitalisme et toute entreprise capitaliste doit, bon gré mal gré, s’y adapter.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Joseph Schumpeter&lt;br /&gt;
|titre=Capitalisme, socialisme, démocratie&lt;br /&gt;
|année d'origine=1942&lt;br /&gt;
|traducteur=Gaël Fain&lt;br /&gt;
|éditeur=Payot&lt;br /&gt;
|année=1951&lt;br /&gt;
|page=163-164}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''La franc-maçonnerie est une fabrique de juifs synthétiques.''' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Serge de Beketch, Qu’est-ce que la franc-maçonnerie ?, 27 mars 1998&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il y a dans la promptitude à raisonner une sorte de volupté qui est encore une volupté de l’amour-propre, de la chair et du monde. On ne voit point d’homme, s’il est capable d’y réussir, qui n’éprouve de la complaisance pour les jeux subtils de la dialectique : c’est qu’ils démontrent son habileté et lui promettent une victoire. Il a moins de goût pour la vérité, dont l’évidence l’humilie. Que pour l’argument, dont l’invention le flatte. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Louis Lavelle&lt;br /&gt;
|titre=La Conscience de soi&lt;br /&gt;
|année d'origine=1933&lt;br /&gt;
|éditeur=Christian de Bartillat&lt;br /&gt;
|année=1993&lt;br /&gt;
|chapitre=II&lt;br /&gt;
|page=30}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''L’État n’a aucune justification morale ni scientifique, mais [...] constitue le pur produit de l’émergence de la violence dans les sociétés humaines.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Pascal Salin&lt;br /&gt;
|titre=Libéralisme&lt;br /&gt;
|année d'origine=2000&lt;br /&gt;
|éditeur=Odile Jacob&lt;br /&gt;
|année=2000&lt;br /&gt;
|ISBN=9782738108098&lt;br /&gt;
|page=517}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''C’est justement pour préserver ce qui est neuf et révolutionnaire dans chaque enfant que l’éducation doit être conservatrice''' ; elle doit protéger cette nouveauté et l’introduire comme un ferment nouveau dans un monde déjà vieux qui, si révolutionnaires que puissent être ses actes, est, du point de vue de la génération suivante, suranné et proche de la ruine. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Hannah Arendt&lt;br /&gt;
|titre=La Crise de la culture&lt;br /&gt;
|année d'origine=1961&lt;br /&gt;
|traducteur=Patrick Lévy&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070325030&lt;br /&gt;
|page=241}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Sommes-nous le dépotoir du monde ? Par toutes nos routes d’accès, transformées en grands collecteurs, coule sur nos terres une tourbe de plus en plus grouillante, de plus en plus fétide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est l’immense flot de la crasse napolitaine, de la guenille levantine, des tristes puanteurs slaves, de l’affreuse misère andalouse, de la semence d’Abraham et du bitume de Judée ; c’est tout ce que recrachent les vieilles terres de plaies et de fléaux. Doctrinaires crépus, conspirateurs furtifs, régicides au teint verdâtre, pollacks mités, gratin de ghettos, contrebandiers d’armes, pistoleros en détresse, espions, usuriers, gangsters, marchands de femmes et de cocaïne, ils accourent précédés de leur odeur, escortés de leurs punaises.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils arrivent de tous les côtés, sans relâche, sur les océans, par-dessous les montagnes, à pleins trains, à pleins paquebots. Ils arrivent et on les attend. De &amp;quot;gauche&amp;quot; ou de &amp;quot;droite&amp;quot;, ils ont toujours des amis. Révolution et coups d’État en offrent l’incessant prétexte. Sous couleur de droit d’asile, on laisse entrer pêle-mêle et sans la moindre précaution réfugiés politiques et condamnés de droit commun - tous d’accord au moins sur un point : le droit qu’ils s’arrogent de nous traiter en pays conquis. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Henri Béraud&lt;br /&gt;
|titre=Gringoire : Écrits 1928-1937&lt;br /&gt;
|année d'origine=7 août 1936&lt;br /&gt;
|éditeur=Éditions de Paris&lt;br /&gt;
|année=2004&lt;br /&gt;
|ISBN 9782851621030&lt;br /&gt;
|page=328}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] l’univers n’est pas infini dans l’espace, mais que l’espace n’a pas pour autant de frontières. La gravité est si forte que l’espace est refermé sur lui-même, le rendant plutôt semblable à la surface de la Terre. Si quelqu’un avance dans une certaine direction à la surface de la Terre, il ne se heurtera jamais à une barrière infranchissable ni ne tombera du bord ; il finira par revenir à son point de départ. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Stephen Hawking&lt;br /&gt;
|titre=Une brève histoire du temps&lt;br /&gt;
|année d'origine=1988&lt;br /&gt;
|traducteur=Isabelle Naddeo-Souriau&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|année=1989&lt;br /&gt;
|ISBN 9782080812386&lt;br /&gt;
|page=36}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Court est le temps qui t’est laissé. Vis comme sur une montagne. Car il n’importe en rien de vivre ici ou là, si partout tu te conduis dans le monde comme dans une cité.''' Que les hommes voient et observent un homme qui vit avec la nature en véritable conformité. S’ils ne le souffrent pas, qu’ils te tuent ! Cela vaut mieux que de vivre comme eux. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Marc Aurèle&lt;br /&gt;
|titre=Pensées pour moi-même&lt;br /&gt;
|traducteur=Mario Meunier&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Garnier Flammarion&lt;br /&gt;
|année=1984&lt;br /&gt;
|ISBN 9782080700162&lt;br /&gt;
|section=XV&lt;br /&gt;
|page=147}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La grande question qui se pose ici est de savoir pourquoi les Arabes, qui n’étaient certainement pas plus nombreux que les Germains, n’ont pas été absorbés comme eux par les populations de ces régions de civilisation supérieure dont ils se sont emparés ? Tout est là. Il n’est qu’une réponse et elle est d’ordre moral. Tandis que les Germains n’ont rien à opposer au christianisme de l’Empire, les Arabes sont exaltés par une foi nouvelle. C’est cela et cela seul qui les rend inassimilables. Car pour le reste, ils n’ont pas plus de préventions que les Germains contre la civilisation de ceux qu’ils ont conquis. Au contraire, ils se l’assimilent avec une étonnante rapidité ; en science, ils se mettent à l’école des Grecs ; en art, à celle des Grecs et des Perses. Ils ne sont même pas fanatiques, du moins au début, et n’entendent pas convertir leurs sujets. Mais ils veulent les faire obéir au seul dieu, Allah, à son prophète Mahomet et, puisqu’il était Arabe, à l’Arabie. Leur religion universelle est en même temps nationale. Ils sont les serviteurs de Dieu. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Islam signifie résignation ou soumission à Dieu et Musulman veut dire soumis. Allah est un et il est logique dès lors que tous ses serviteurs aient pour devoir de l’imposer aux incroyants, aux infidèles. Ce qu’ils se proposent, ce n’est pas, comme on l’a dit, leur conversion, mais leur sujétion. C’est cela qu’ils apportent avec eux. Ils ne demandent pas mieux, après la conquête, que de prendre comme un butin la science et l’art des infidèles ; ils les cultiveront en l’honneur d’Allah. Ils leur prendront même leurs institutions dans la mesure où elles leur seront utiles. Ils y sont poussés d’ailleurs, par leurs propres conquêtes. Pour gouverner l’Empire qu’ils ont fondé, ils ne peuvent plus s’appuyer sur leurs institutions tribales ; de même les Germains n’ont pu imposer les leurs à l’Empire romain. La différence est que partout où ils sont, ils dominent. Les vaincus sont leurs sujets, payent seuls l’impôt, sont hors de la communauté des croyants. La barrière est infranchissable ; aucune fusion ne peut se faire entre les populations conquises et les Musulmans. Quel contraste formidable avec un Théodoric qui se met au service de ses vaincus et cherche à s’assimiler à eux !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez les Germains, le vainqueur ira au vaincu spontanément. Chez les Arabes c’est le contraire, c’est le vaincu qui ira au vainqueur et il n’y pourra aller qu’en servant, comme lui, Allah, en lisant, comme lui, le Coran, donc en apprenant la langue qui est la langue sainte en même temps que la langue maîtresse. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Henri Pirenne&lt;br /&gt;
|titre=Mahomet et Charlemagne&lt;br /&gt;
|année d'origine=1937&lt;br /&gt;
|éditeur=Presses Universitaires de France&lt;br /&gt;
|année=1992&lt;br /&gt;
|page=109-110}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il y a cependant de l’authentique dans ce qui pousse étudiants et lycéens à manifester. On ne s’est pas assez avisé de la dégradation de notre environnement culturel dans les années 1980. Ces jeunes avaient entre 8 et 14 ans en 1981. Ce sont les enfants du rock débile, les écoliers de la vulgarité pédagogique, les béats de Coluche et Renaud nourris de soupe infra idéologique cuite au show-biz, ahuris par les saturnales de “touche pas à mon pote”, et, somme toute, les produits de la culture Lang. Ils ont reçu une imprégnation morale qui leur fait prendre le bas pour le haut. Rien ne leur paraît meilleur que n’être rien, mais tous ensemble, pour n’aller nulle part. Leur rêve est un monde indifférencié où végéter tièdement. Ils sont ivres d’une générosité au degré zéro, qui ressemble à de l’amour mais se retourne contre tout exemple ou projet d’ordre. L’ensemble des mesures que prend la société pour ne pas achever de se dissoudre : sélection, promotion de l’effort personnel et de la responsabilité individuelle, code de la nationalité, lutte contre la drogue, etc., les hérisse. Ce retour au réel leur est scandale. Ils ont peur de manquer de mœurs avachies. Voilà tout leur sentiment révolutionnaire. C’est une jeunesse atteinte d’un sida mental. Elle a perdu ses immunités naturelles ; tous les virus décomposants l’atteignent. Nous nous demandons ce qui se passe dans leurs têtes. Rien, mais ce rien les dévore. Il aura suffi de cinq ans pour fabriquer dans le mou une telle génération. Serait-ce toute la jeunesse ? Certainement pas. N’ayant pas a courtiser les minus, osons dire que c’est la lie avec quoi le socialisme fait son vinaigre. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Louis Pauwels, « Le Monome des zombies », ''Figaro Magazine'', 6 décembre 1986&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Nous proposons donc de ranger sous le nom de ''complexe de Prométhée'' toutes les tendances qui nous poussent à savoir autant que nos pères, plus que nos pères, autant que nos maîtres, plus que nos maîtres. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gaston Bachelard&lt;br /&gt;
|titre=La Psychanalyse du feu&lt;br /&gt;
|année d'origine=1938&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio essais&lt;br /&gt;
|année=1985&lt;br /&gt;
|ISBN 9782070323258&lt;br /&gt;
|page=30}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Pour être heureux, il faut penser au bonheur d’un autre. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gaston Bachelard&lt;br /&gt;
|titre=La Psychanalyse du feu&lt;br /&gt;
|année d'origine=1938&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio essais&lt;br /&gt;
|année=1985&lt;br /&gt;
|ISBN 9782070323258&lt;br /&gt;
|page=187}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« S’il n’y avait pas eu l’Allemagne, nous vivrions aujourd’hui sous la domination des Rouges. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Philip K. Dick&lt;br /&gt;
|titre=Le Maître du Haut Château&lt;br /&gt;
|année d'origine=1962&lt;br /&gt;
|éditeur=J. Parsons&lt;br /&gt;
|collection=J’ai Lu&lt;br /&gt;
|année=1974&lt;br /&gt;
|page=}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Même si tu es vaincu, même si tu meurs, même si l’on t’a rayé de la carte, même si l’on ne prononce plus ton nom, mon peuple, tu ressusciteras. Tu ressusciteras aussi longtemps que tu auras gardé au fond de ta conscience ton type fondamental dont les racines puisent une nouvelle et plus forte sève dans les os sacrés des morts. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Gonzague de Reynold&lt;br /&gt;
|titre=Expérience de la Suisse&lt;br /&gt;
|année d'origine=1970&lt;br /&gt;
|éditeur=Éditions de Nuithonie&lt;br /&gt;
|année=1970&lt;br /&gt;
|page=264}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''La loi naturelle, est en définitive le seul rempart valide contre l’arbitraire du pouvoir ou des tromperies de la manipulation idéologique.''' [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La première préoccupation de tous — et particulièrement pour qui a la responsabilité publique, est donc d’aider au progrès de la conscience morale. Tel est le progrès fondamental et sans ce progrès, tous les autres progrès ne sont pas de vrais progrès. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— {{fr}} Benoît XVI, Discours au Congrès international sur la Loi morale naturelle, Université du Latran, 12 février 2007&lt;br /&gt;
:“'''Natural law is, definitively, the only valid bulwark against the arbitrary power or the deception of ideological manipulation.''' [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:The first duty for all, and particularly for those with public responsibility, must therefore be to promote the maturation of the moral conscience. This is the fundamental progress without which all other progress proves non-authentic.”&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:— {{en}} Benedict XVI, Address to the participants of the International Congress on Natural Moral Law, Pontifical Lateran University, February 12, 2007&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''la société est toujours gouvernée par un petit nombre d’hommes, par une ''élite'', alors même qu’elle semble avoir une constitution absolument démocratique''' ; c’est ce qu’on a reconnu depuis les temps les plus reculés. Dans la démocratie athénienne il y avait les démagogues, c’est-à-dire les “conducteurs du peuple”, et Aristophane, dans ses ''Chevaliers'', nous les montre se rendant maîtres du peuple privé de bon sens. De nos jours la démocratie française, anglaise, des État-Unis, etc., sont en fait, gouvernés par un petit nombre de politiciens. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Vilfredo Pareto&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Manuel d’économie politique&lt;br /&gt;
|année de la contribution=1906&lt;br /&gt;
|titre=Œuvres complètes&lt;br /&gt;
|traducteur=Giovanni Busino&lt;br /&gt;
|éditeur=Librairie Droz&lt;br /&gt;
|année=1981&lt;br /&gt;
|tome=VII&lt;br /&gt;
|page=422-423}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Nous naissons tous fous. Quelques uns le demeurent.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Samuel Beckett&lt;br /&gt;
|titre=En attendant Godot&lt;br /&gt;
|année d'origine=1948&lt;br /&gt;
|éditeur=Éditions de Minuit&lt;br /&gt;
|année=1952&lt;br /&gt;
|ISBN=9782707301482&lt;br /&gt;
|page=113&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Un des grands malheurs de la vie moderne, c’est le manque d’imprévu, l’absence d’aventures.''' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Théophile Gautier, « Malaga », in ''Voyage en Espagne'' (1843)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Votre système est une guerre civile légale, où les hommes se constituent en groupes antagonistes et se battent entre eux pour s’emparer de la machine à fabriquer les lois''', laquelle leur sert à écraser leurs rivaux jusqu’à ce qu’un autre gang s’en empare à son tour pour les évincer, le tout dans une protestation perpétuelle d’attachement au bien non spécifié d’un public non précisé. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ayn Rand&lt;br /&gt;
|titre=La Grève&lt;br /&gt;
|année d'origine=1957&lt;br /&gt;
|traducteur=Sophie Bastide-Foltz&lt;br /&gt;
|éditeur=Les Belles Lettres&lt;br /&gt;
|année=2017&lt;br /&gt;
|section=troisième partie, chap. VII&lt;br /&gt;
|page=&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La marine marchande qui étonne le plus par ses progrès, est celle des États-Unis, qui n’ont point de colonies. '''Les vraies colonies d’un peuple commerçant, ce sont les peuples indépendants de toutes les parties du monde.''' Tout peuple commerçant doit désirer qu’ils soient tous indépendants, pour qu’ils deviennent tous plus industrieux et plus riches ; car plus ils sont nombreux et productifs, et plus ils présentent d’occasions et de facilités pour des échanges. Ces peuples alors deviennent pour vous des amis utiles, et qui ne vous obligent pas de leur accorder des monopoles onéreux, ni d’entretenir à grands frais des administrations, une marine et des établissements militaires aux bornes du monde. Un temps viendra où l’on sera honteux de tant de sottise, et où les colonies n’auront plus d’autres défenseurs que ceux à qui elles offrent des places lucratives à donner et à recevoir, le tout aux dépens des peuples. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Jean-Baptiste Say&lt;br /&gt;
|titre=Traité d’économie politique&lt;br /&gt;
|année d'origine=1803&lt;br /&gt;
|éditeur=O. Zeller&lt;br /&gt;
|année=1841&lt;br /&gt;
|page=233&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Mais la bourgeoisie d’aujourd’hui est plus intelligente que celle d’hier car elle a compris qu’il fallait rester dans le brouillage de classes, et officiellement le concept de classes n’existe pas. '''La nouvelle bourgeoisie n’assume pas sa position de classe. Elle est excellente dans la promotion de la société ou de la ville ouverte, alors que ce sont les gens qui sont le plus dans les stratégies d’évitement, de renforcement de position de classe, mais avec un discours d’ouverture.''' Et quand le peuple conteste ce modèle, on l’ostracise. C’est pour cela que je dis que l’antifascisme est devenu une arme de classe, car cette arme n’est utilisée que par la bourgeoisie. Ce n’est pas un hasard si les antifascistes dans les manifestations sont des enfants de la bourgeoisie. Et tout cela dit un mépris de classe. Parce que personne ne va être pour le racisme et pour le fascisme. En réalité, derrière tout cela, il s’agit d’ostraciser le peuple lui-même, les classes populaires. C’est aussi une façon de délégitimer leur diagnostic, parce qu’en réalité, le “populisme”, c’est le diagnostic des gens d’en bas, et la bourgeoisie s’en démarque en se voyant en défenseur de la démocratie. »&lt;br /&gt;
{{Réf Article&lt;br /&gt;
|titre=Christophe Guilluy : “La France d’en haut s’est structurée autour d’Emmanuel Macron pour protéger ses intérêts, le monde d’en bas, lui, est complètement dispersé”&lt;br /&gt;
|auteur=Christophe Guilluy&lt;br /&gt;
|publication=Atlantico&lt;br /&gt;
|date=23 Septembre 2017&lt;br /&gt;
|page=url&lt;br /&gt;
|url=http://www.atlantico.fr/decryptage/christophe-guilluy-france-en-haut-est-structuree-autour-emmanuel-macron-pour-proteger-interets-monde-en-bas-lui-est-completement-3172492.html&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On a existé pendant dix ans et puis l’un des membres a écrit à Sarkozy pour lui demander de reconstruire la Bastille en lui disant que, quand elle avait été démolie, l’ordre ancien l’avait été également, le bonheur et la raison aussi. La brèche s’était ouverte sur la cruauté en plus de la volonté de renouvellement et, avec le temps, cette volonté s’est amenuisée tandis que les émanations du chaos se sont renforcées. '''Il fallait donc restaurer la Bastille pour juguler la destruction de la Terre.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Article&lt;br /&gt;
|titre=Sergueï Nossov : « À l’époque, à Saint-Pétersbourg, il y avait autant de chiens que de poètes ! »&lt;br /&gt;
|auteur=Sergueï Nossov&lt;br /&gt;
|publication=Le Courrier de Russie&lt;br /&gt;
|date=21 avril 2016&lt;br /&gt;
|page=url&lt;br /&gt;
|url=https://www.lecourrierderussie.com/culture/2016/04/serguei-nossov-vie-raisonnable/&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''La majorité ne fait pas la vérité, c’est la vérité qui doit faire la majorité.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Mgr Lefebvre&lt;br /&gt;
|titre=Ils l’ont découronné&lt;br /&gt;
|année d'origine=1987&lt;br /&gt;
|éditeur=Fideliter/Clovis&lt;br /&gt;
|année=1987&lt;br /&gt;
|page=91}}&lt;br /&gt;
{{Center|Mgr Lefebvre|}}&lt;br /&gt;
« En général, l’enfant présente à l’état passager des caractères mentaux qui se retrouvent à l’état fixe dans les civilisations primitives, à peu près comme l’embryon humain présente à l’état passager des caractères physiques qui se trouvent à l’état fixe dans des classes d’animaux inférieurs. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Hippolyte Taine&lt;br /&gt;
|titre=De l’intelligence&lt;br /&gt;
|année d'origine=1870&lt;br /&gt;
|éditeur=Hachette&lt;br /&gt;
|année=1870&lt;br /&gt;
|page=373}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“Some socialists seem to believe that people should be numbers in a state computer. We believe they should be individuals. We’re all unequal. No one, thank heavens, is quite like anyone else, however much the socialists may pretend otherwise. And we believe that everyone has the right to be unequal. But to us, every human being is equally important. A man’s right to work as he will, to spend what he earns, to own property, to have the state as servant and not as master, they’re the essence of a free economy and on that freedom all our other freedoms depend.”&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— {{en}} Margaret Thatcher, Speech to the Conservative Party Conference, 10 October, 1975&lt;br /&gt;
:« Certains socialistes semblent croire que les gens devraient être des nombres dans un ordinateur de l’État. Nous croyons qu’ils devraient être des individus. Nous sommes tous inégaux. Personne, grâce au ciel, ne ressemble à personne. Nous pensons que chacun a le droit d’être inégal même si, pour nous, chaque être humain est également important. Le droit d’un homme de travailler comme il l’entend, de dépenser ce qu’il gagne, de disposer de biens, d’avoir dans l’État un serviteur et non un maître, voilà l’essence d’une économie libre. Et de cette liberté, toutes les libertés dépendent. »&lt;br /&gt;
:— {{fr}} Margaret Thatcher, Discours à la conférence du parti conservateur, 10 Octobre 1975&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La guerre n’est rien d’autre que la continuation des relations politiques avec l’appoint d’autres moyens. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Carl von Clausewitz&lt;br /&gt;
|titre=De la Guerre&lt;br /&gt;
|année d'origine=1832&lt;br /&gt;
|traducteur=Pierre Naville&lt;br /&gt;
|éditeur=Éditions de Minuit&lt;br /&gt;
|année=1955&lt;br /&gt;
|section=IIIe partie&lt;br /&gt;
|page=703}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“'''You know what the fellow said — in Italy, for thirty years under the Borgias, they had warfare, terror, murder and bloodshed, but they produced Michelangelo, Leonardo da Vinci and the Renaissance. In Switzerland, they had brotherly love, they had five hundred years of democracy and peace — and what did that produce? The cuckoo clock.''' So long Holly.”&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— {{en}} ''The Third Man'' (1949), Harry Lime [Orson Welles]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Il embrassa la mer d’un regard et se rendit compte de l’infinie solitude où il se trouvait.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Ernest Hemingway&lt;br /&gt;
|titre=Le Vieil Homme et la Mer&lt;br /&gt;
|année d'origine=1952&lt;br /&gt;
|traducteur=Jean Dutourd&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1972&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070360079&lt;br /&gt;
|page=69}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;poem&amp;gt;« Que dites-vous ?... C’est inutile ?... Je le sais !&lt;br /&gt;
Mais on ne se bat pas dans l’espoir du succès !&lt;br /&gt;
'''Non ! non, c’est bien plus beau lorsque c’est inutile !''' »&amp;lt;/poem&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Edmond Rostand&lt;br /&gt;
|titre=Cyrano de Bergerac&lt;br /&gt;
|année d'origine=1897&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1993&lt;br /&gt;
|ISBN=9782080700315&lt;br /&gt;
|section=acte V, scène 6&lt;br /&gt;
|page=417}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“'''Let your boat of life be light, packed with only what you need - a homely home and simple pleasures, one or two friends, worth the name, someone to love and someone to love you, a cat, a dog, and a pipe or two, enough to eat and enough to wear, and a little more than enough to drink; for thirst is a dangerous thing.'''”&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— {{en}} Jerome K. Jerome, ''Three Men in a Boat'' (1889), Chapter 3&lt;br /&gt;
:« '''Par-dessus bord l’encombrement, mon frère ! Que l’esquif de ta vie soit léger, qu’il porte seulement le nécessaire, un logis accueillant et des plaisirs simples, un ou deux amis dignes de ce nom, un être que tu aimes et qui t’aime, un chat, un chien, une pipe ou deux, de quoi manger et de quoi te vêtir à ta suffisance, et un peu plus qu’assez à boire, car la soif est chose dangereuse.''' »&lt;br /&gt;
:{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|langue=fr&lt;br /&gt;
|auteur=Jerome K. Jerome&lt;br /&gt;
|titre=Trois hommes dans un bateau&lt;br /&gt;
|année d'origine=1889&lt;br /&gt;
|traducteur=Déodat Serval, révisée par André Topia&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Garnier Flammarion&lt;br /&gt;
|année=1990&lt;br /&gt;
|page=76}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''La dépravation suit le progrès des lumières. Chose très naturelle que les hommes ne puissent s’éclairer sans se corrompre.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Restif de La Bretonne&lt;br /&gt;
|titre=Le Pornographe&lt;br /&gt;
|année d'origine=1770&lt;br /&gt;
|éditeur=J. Nourse/Gosse &amp;amp; Pinet&lt;br /&gt;
|année=1770&lt;br /&gt;
|page=302}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les mêmes qui pleurent le maïs modifié marient l’homme avec l’homme, la femme avec la femme, veulent donner à l’enfant des parents du même sexe, accepter que le fœtus soit créé ici, porté là-bas, nourri ailleurs, qu’il naisse en pipette ou qu’il soit introduit dans l’utérus d’une vieille folle qui veut encore sentir son ventre, tout cela n’a pas d’importance. Mais que personne ne touche aux légumes ! »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Pasquin&lt;br /&gt;
|titre=Pasquin concentré non sucré&lt;br /&gt;
|année d'origine=2011&lt;br /&gt;
|éditeur=Éditions de l’Homme Nouveau&lt;br /&gt;
|année=2011&lt;br /&gt;
|ISBN=9782915988376&lt;br /&gt;
|section=Tas de betteraves !&lt;br /&gt;
|page=71}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Si mon père était parmi nous, il vous inspirerait plus de confiance, car à peine me connaissez-vous. J’ai d’ailleurs contre moi et ma grande jeunesse et mon inexpérience ; mais je brûle déjà de me rendre digne de vous commander. '''Allons chercher l’ennemi : si j’avance, suivez-moi, si je recule, tuez-moi, si je meurs, vengez-moi'''. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Harangue prononcée à ses hommes&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Henri de la Rochejaquelein cité par Louis-Gabriel Michaud&lt;br /&gt;
|titre=Biographie universelle, ancienne et moderne&lt;br /&gt;
|année d'origine=1824&lt;br /&gt;
|éditeur=Michaud&lt;br /&gt;
|année=1967&lt;br /&gt;
|tome=38&lt;br /&gt;
|section=« Rochejaquelein (Henri de la) »&lt;br /&gt;
|page=317-325}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Notre héritage n’est précédé d’aucun testament.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=René Char&lt;br /&gt;
|titre=Fureur et mystère&lt;br /&gt;
|année d'origine= 1948&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|année=1967&lt;br /&gt;
|section=« Feuillets d’Hypnos »&lt;br /&gt;
|page=98}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’Islam, un des malheurs du monde, un Judaïsme pour les brutes et qui ramasse tout ce qu’Israël imagina de moins spirituel et de plus inhumain, l’Islam est l’égout de la Bible avec des relents d’hérésie chrétienne et le fatras du paganisme arabe, une coulée de boue sur le visage de l’espèce humaine et l’on préfère le néant à ce qu’il nous apporte (ou, si l’on veut, le Communisme, lequel ne lui fera pas grâce et lui ressemble trop pour l’épargner longtemps). Un musulman est toujours une brute, au moins par de certains côtés, sa foi l’oblige à l’arrogance, il mêle à la présomption l’humilité qu’il rend démonstrative et ses rigueurs l’attachent à la complaisance la moins sujette à la mesure. Religion — dit Levi-Strauss — religion de corps de garde (le règlement, les revues de détail et pas de femmes, enfin la bougrerie avec un peu de cuistrerie et l’étalage le plus sale de nos besoins les plus grossiers), vivant dans un chaos perpétuel et rétablissant l’ordre à coups de hache, sans foyer, cité ni patrie, niant le monde qu’elle déifie en ne le sachant pas. L’Islam est une foi qui n’apprenant jamais, refuse de comprendre et qui revient de tout en ne s’acheminant à rien, et ses fidèles sont des mules qui tournent dans le cercle, les yeux bandés et n’avançant d’un pas. Ses peuples ? Le fumier de l’avenir, à moins qu’ils ne se rendent communistes et n’aillent baiser le tombeau du Juif Lénine sous les icônes du Juif Marx. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Albert Caraco, ''Journal d’une année'' (1957)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Un cendrier a pour moi autant de valeur que la Piéta de Michel-Ange''' [...]. Je veux renouer avec cet art facile, immédiat et amusant que tout le monde comprend. L’esthétique est pour moi un grand facteur discriminant pour les gens. Ils pensent que l’art est au-dessus d’eux, et cela je n’aime pas. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Jeff Koons, ''Le Figaro'', 6 octobre 2014&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Mon travail est contre la critique. Il combat la nécessité d’une fonction critique de l’art et cherche à abolir le jugement, afin que l’on puisse regarder le monde et l’accepter dans sa totalité. Il s’agit de l’accepter pour ce qu’il est. Si l’on fait cela, on efface toute forme de ségrégation et de création de hiérarchies. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Jeff Koons, entretien avec Bernard Blistène, Dossier de presse de l’exposition Jeff Koons, la rétrospective, 26 novembre 2014 – 27 avril 2015, Centre Georges Pompidou, p. 11&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] il ne peut exister de culture de I’interrogation seule. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— André Malraux, « Un humanisme universel », ''Liberté de l’esprit'', nº 11-12, juin-juillet 1950&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''''Chaque geste que vous ferez vers une Europe unifiée protégera un peu plus le trésor du monde.'''''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Taxez-moi de romantisme. Qu’importe ! Pour moi le trésor du monde, c’est une infante de Vélasquez, un opéra de Wagner ou une cathédrale gothique. C’est un calvaire breton ou une nécropole de Champagne. C’est le romancero du Cid ou le visage hugolien de “l’enfant grec”. C’est le tombeau des Invalides ou le grand aigle de Schœnbrunn, l’Alcazar de Tolède ou le Colisée de Rome, la Tour de Londres ou celle de Galata, le sang de Budapest ou le quadrige orgueilleux de la porte de Brandebourg, devenu le poste frontière de l’Europe mutilée. '''Pour ces pierres, ces aigles et ces croix ; pour la mémoire de l’héroïsme et du génie de nos pères ; pour notre terre menacée d’esclavage et le souvenir d’un plus grand passé, lecteurs, la lutte ne sera jamais vaine.''' Frêle Geneviève de Paris, patronne de l’Europe, seule contre les hordes mongoles de l’Est, tu symbolises notre esprit de résistance. '''Et toi, Alexandre, vainqueur blond au visage de dieu, Macédonien aux dix milles fidèles, toi qui conquis le monde oriental avec ta foi et ton épée, dressé contre le destin et l’Histoire, tu symboliseras peut-être un jour le triomphe de l'''Europe impériale...''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Jean de Brem&lt;br /&gt;
|titre=Le Testament d’un Européen &lt;br /&gt;
|année d'origine=1964, posthume&lt;br /&gt;
|éditeur=Dualpha&lt;br /&gt;
|section=Introduction à l’histoire de l’Europe&lt;br /&gt;
|année=2018&lt;br /&gt;
|page=16}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« ''Je sens peser sur mes épaules misérables le poids démesuré du plus glorieux des héritages. A moi, qui ne suis rien et qui n’apporte rien, la civilisation fait un cadeau gigantesque : le patrimoine de l’Europe. Il est fait de trésors et de souvenirs. Chacun de nous, je crois, à Londres et à Vienne, à Berlin et à Madrid, à Athènes et à Varsovie, à Rome et à Paris, à Sofia et à Belgrade, doit ressentir le même drame. '''Chacun de nous est le dernier des Européens'''. Je suis le prince débile issu d’une lignée de colosses et qui va peut-être clore une race. Je mourrai sans postérité, stérilisé par l’atome ou égorgé par un fanatique. Et mes frères auront le même sort. Des géants nous précèdent, des héros et des savants, des explorateurs de la terre et des explorateurs de l’âme, des César et des Antoine, des monarques et des capitaines, des silhouettes sévères en robe de bure, de belles courtisanes ou des brutes implacables. Tout un cortège de grandes figures, resplendissantes de splendeur et de puissance, se déroule à nos yeux, immense fardeau pour nos contemporains dérisoires. Voici que s’amassent à l’Orient les nuages sinistres de la ruée païenne et barbare. Je vais mourir. Je meurs. Et la race Europe avec moi. Avec nous. Je ne laisserai rien. Depuis cinquante ans j’ai dispersé l’héritage. Et laissé le royaume du ciel en friche. Je n’aurai pas d’héritiers dans ce monde hostile et chaotique. Je ne puis laisser qu’un message : l’histoire, la très belle histoire d’une civilisation mortelle, qui se croyait invincible. Une civilisation pour laquelle des milliards d’hommes ont lutté et vaincu pendant trente siècles. Personne ne sera là pour me lire. Qu’importe. Voici comme un dernier cri de rage et d’amertume : le Testament d’un Européen.'' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Jean de Brem&lt;br /&gt;
|titre=Le Testament d’un Européen &lt;br /&gt;
|année d'origine=1964, posthume&lt;br /&gt;
|éditeur=Dualpha&lt;br /&gt;
|section=Introduction à l’histoire de l’Europe&lt;br /&gt;
|année=2018&lt;br /&gt;
|page=7-8}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« S’il est vrai, comme nous l’avons observé pour la droite orléaniste et le bonapartisme, que la droite est en général formée de traditions de gauche qui sont passées à droite, le moment ne serait pas venu en 1954 ou plus tard, d’enregistrer le passage à droite de nouvelles tendances ? »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Jules Monnerot&lt;br /&gt;
|titre=Inquisitions&lt;br /&gt;
|année d'origine= 1974&lt;br /&gt;
|éditeur=José Corti&lt;br /&gt;
|année=1974&lt;br /&gt;
|section=La droite, la gauche et la logique de monsieur Rémond&lt;br /&gt;
|page=51}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Un jour, le gauchisme s’en prendra, dans son désir d’effacer les structures, aux espèces et le malentendu au sujet de la protection de la nature sera éclairci.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Article&lt;br /&gt;
|titre=Vertu de l’isolation&lt;br /&gt;
|auteur=Robert Hainard&lt;br /&gt;
|publication=CoÉvolution&lt;br /&gt;
|numéro=8-9&lt;br /&gt;
|date=printemps-été 1982&lt;br /&gt;
|page=21-23&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L’art contemporain est une « vidange généralisée des valeurs. »'''&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Jean Clair&lt;br /&gt;
|titre=De Immundo&lt;br /&gt;
|année d'origine= 2004&lt;br /&gt;
|éditeur=Galilée&lt;br /&gt;
|année=2004&lt;br /&gt;
|page=40}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le temps du dégoût a remplacé l’âge du goût. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Jean Clair&lt;br /&gt;
|titre=De Immundo&lt;br /&gt;
|année d'origine= 2004&lt;br /&gt;
|éditeur=Galilée&lt;br /&gt;
|année=2004&lt;br /&gt;
|section=« Présentation »&lt;br /&gt;
|page=}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] l’Église autant que l’État ne semblent plus agir que mus par la haine de la Beauté. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Jean Clair&lt;br /&gt;
|titre=L’Hiver de la culture&lt;br /&gt;
|année d'origine= 2011&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|année=2011&lt;br /&gt;
|page=}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Aujourd’hui, les politiques, qui ont la charge disent-ils de “faire l’Europe”, ne semblent chez eux nulle part. Souvent peu cultivés, peu lettrés, indifférents à ce que fut ce passé, soucieux plutôt d’en effacer la trace, acharnés à dénier un héritage qui leur paraît être un fardeau, ils sont les inventeurs à Bruxelles et à Strasbourg d’une nouvelle Babel, bruissante des milliers de traducteurs que leurs discours supposent. Mais celle-ci, privée d’espoir, est plus proche du cône imaginé par Dante, qui s’enfonçait dans la Terre au fond duquel Lucifer s’ennuie, que de l’édifice orgueilleux dépeint par Bruegel et quelques autres qui, du moins, s’élevait vers les cieux, et vers Dieu. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Jean Clair&lt;br /&gt;
|titre=Lait noir de l’aube&lt;br /&gt;
|année d'origine= 2007&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|section=« Printemps, La Chine », novembre 2006&lt;br /&gt;
|page=}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''vient le moment où des nations autres, des religions, des croyances, des langues différentes, plus vigoureuses, plus sûres d’elles-mêmes, font la vidange et prennent la place.''' Soutiers, boueux, balayeurs, hommes des peine et femmes de ménage, tous chargés du soin des vieilles sociétés d’Occident, déposeront bientôt le corps affaibli dont ils ont la charge. Un pays qui n’est plus conscient ni fier de ses propres idéaux finit seulement par appeler pluralisme ou tolérance ce qui n’est qu’impuissance. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Jean Clair&lt;br /&gt;
|titre=Journal atrabilaire&lt;br /&gt;
|année d'origine= 2006&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=L’Un et l’Autre&lt;br /&gt;
|année=2006&lt;br /&gt;
|page=}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
From a “purely race-biological standpoint,” it was a shame to have the two best “German peoples” of the world at war with each other while all the “nonwhite, black, yellow, Jewish and mixed races” stood by, rubbing their hands with glee.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Lettre de Konrad Lorenz à Oskar Heinroth lors de la déclaration de guerre de la Grande Bretagne à l’Allemagne&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|langue=en&lt;br /&gt;
|auteur=Konrad Lorenz cité par Richard W. Burkhardt&lt;br /&gt;
|titre=Patterns of Behavior: Konrad Lorenz, Niko Tinbergen, and the Foundation of Ethology&lt;br /&gt;
|éditeur=University of Chicago Press&lt;br /&gt;
|année=2005&lt;br /&gt;
|ISBN=9780226080901&lt;br /&gt;
|page=276}}&lt;br /&gt;
:« Du pur point de vue biologique de la race, c’est un désastre de voir les deux meilleurs peuples germaniques du monde se faire la guerre pendant que les races non blanches, noire, jaune, Juive et mélangées restent là en se frottant les mains. »&lt;br /&gt;
:— Lettre de Konrad Lorenz à Oskar Heinroth lors de la déclaration de guerre de la Grande Bretagne à l’Allemagne&lt;br /&gt;
:{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|langue=fr&lt;br /&gt;
|auteur=Konrad Lorenz cité par Richard W. Burkhardt&lt;br /&gt;
|titre=Patterns of Behavior: Konrad Lorenz, Niko Tinbergen, and the Foundation of Ethology&lt;br /&gt;
|éditeur=University of Chicago Press&lt;br /&gt;
|année=2005&lt;br /&gt;
|ISBN=9780226080901&lt;br /&gt;
|page=276}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Notre patrie à nous, c’est nos villages, nos autels, nos tombeaux, tout ce que nos pères ont aimé avant nous. Notre patrie, c’est notre Foi, notre terre, notre Roi...''' Mais leur patrie à eux, qu’est-ce que c’est ? Vous le comprenez, vous ? Ils veulent détruire les coutumes, l’ordre, la tradition. Alors, qu’est-ce que cette Patrie narguante du passé, sans fidélité, sans amour ? Cette Patrie de billebaude et d’irréligion ? Beau discours, n’est-ce ? Pour eux, la Patrie semble n’être qu’une idée ; pour nous elle est une terre. Ils l’ont dans le cerveau ; nous l’avons sous les pieds... Il est vieux comme le diable, le monde qu’ils disent nouveau et qu’ils veulent fonder dans l’absence de Dieu... On nous dit que nous sommes les suppôts des vieilles superstitions ; faut rire ! Mais en face de ces démons qui renaissent de siècle en siècle, sommes une jeunesse, Messieurs ! Sommes la jeunesse de Dieu. La jeunesse de la fidélité ! Et cette jeunesse veut préserver pour elle et pour ses fils, la créance humaine, la liberté de l’homme intérieur... »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— François-Athanase de Charette de La Contrie, harangue prononcée à ses hommes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le monde n’a été créé qu’en vue d’Israël, voilà pourquoi la terre entière est un lieu qui lui sied. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Juda Loew ben Bezalel, ''Netzah’ Israel'' [L’Éternité d’Israël] (1599), chap. 24, p. 122&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Entre les forces de la tradition et celles de l’avancée permanente, de la mise à l’écart, de la destruction, il y aura la guerre.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Botho Strauss&lt;br /&gt;
|titre=Le Soulèvement contre le monde secondaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1990&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Arche&lt;br /&gt;
|année=1996&lt;br /&gt;
|ISBN=9782851813701&lt;br /&gt;
|page=}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Être de droite, non par conviction bon marché, pour des visées vulgaires, mais de tout son être, c’est céder à la puissance supérieure d’un souvenir, qui s’empare de l’''être humain'', et pas tant du citoyen, qui l’isole et l’ébranle au milieu des rapports modernes et éclairés où il mène son existence habituelle.''' Cette pénétration n’a pas besoin de la mascarade abominable et ridicule d’une imitation servile, ni qu’on aille fouiller la brocante de l’histoire du malheur. Il s’agit d’un acte de soulèvement autre : soulèvement contre la domination totalitaire du présent qui veut ravir à l’individu et extirper de son champ toute présence d’un passé inexpliqué, d’un devenir historique, d’un temps mythique. À la différence de l’imagination de gauche qui parodie l’histoire du Salut, l’imagination de droite ne se brosse pas le tableau d’un royaume à venir, elle n’a pas besoin d’utopie, mais elle cherche le rattachement à la longue durée, celle que rien n’ébranle, elle est selon son essence souvenir de ce qui gît au fond de nous, et dans cette mesure elle est une initiation religieuse ou protopolitique. Elle est toujours et existentiellement une imagination de la Perte et non de la Promesse (terrestre). C’est donc une imagination de poète, depuis Homère jusqu’à Hölderlin. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Botho Strauss&lt;br /&gt;
|titre=Le Soulèvement contre le monde secondaire&lt;br /&gt;
|année d'origine=1990&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Arche&lt;br /&gt;
|année=1996&lt;br /&gt;
|ISBN=9782851813701&lt;br /&gt;
|page=69-70}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Jamais on n’a autant discuté des tableaux et jamais ceux-ci n’ont eu aussi peu d’influence sur l’âme et l’esprit de l’homme, sur la société, l’économie et l’État ; et il en est ainsi non seulement des œuvres modernes, mais de tous les tableaux en général. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Max Picard&lt;br /&gt;
|titre=De la désintégration des formes dans l’art moderne&lt;br /&gt;
|année d'origine=1954&lt;br /&gt;
|traducteur=Tony Faivre&lt;br /&gt;
|éditeur=E. Vitte&lt;br /&gt;
|année=1960&lt;br /&gt;
|page=26}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ni Kafka, ni Joyce, ni Proust n’ont eu besoin de l’appui de l’État pour écrire ce qu’ils ont écrit, ni l’œuvre d’un Wajda, d’un Tadeusz Kantor ou d’un Grotowski n’a résulté des subventions culturelles du socialisme. Et ces six créateurs, bien qu’ils ne soient pas faciles et qu’ils exigent de leurs lecteurs ou spectateurs un effort intellectuel, ont trouvé un public qui pour les six est allé en s’élargissant, comme les cercles concentriques. Une société doit avoir l’art et la littérature qu’elle mérite : ceux qu’elle est capable de produire et ceux qu’elle est prête à payer. Et il est bon que les citoyens assument aussi dans ce domaine leurs propres responsabilités sans y renoncer devant les fonctionnaires, pour éclairés qu’ils soient. [...] Cela ne signifie évidemment pas que l’État n’ait aucune responsabilité culturelle. Il en a une, l’éducation. [...] mais en matière d’éducation non plus l’État ne doit pas seul avoir voix au chapitre. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Mario Vargas Llosa&lt;br /&gt;
|titre=Les enjeux de la liberté&lt;br /&gt;
|année d'origine=1991&lt;br /&gt;
|traducteur=Albert Bensoussan&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Hors Série&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070745562&lt;br /&gt;
|page=40}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''La vie moderne autorise les voyages, mais ne procure pas d’aventure.''' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Jean Mermoz, ''Mes vols'' (1937), éd. Flammarion, chap. 1&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Plaise à Dieu que mon sang soit le dernier sang espagnol versé dans des discordes civiles. Plaise à Dieu que le peuple espagnol, si riche en qualités dignes d’être aimées, trouve dans la paix, la Patrie, le Pain et la Justice [...]. Que notre Seigneur accepte ma mort en sacrifice pour compenser en partie ce qu’il y a eu d’égoïsme et de vain dans ma vie. Je pardonne de toute mon âme à tous ceux qui ont pu me faire du tort ou m’offenser, sans aucune exception et je prie que tous ceux auxquels je dois la réparation d’un dommage grand ou petit me pardonnent [...]. Je veux être enterré conformément au rite de la religion Catholique, Apostolique et Romaine, que je pratique, en terre bénite et sous la protection de la Croix. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=José Antonio Primo de Rivera&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Testamento (18 novembre 1936)&lt;br /&gt;
|titre=Escritos y Discursos. Obras Completas (1922-1936)&lt;br /&gt;
|traducteur=Arnaud Imatz&lt;br /&gt;
|éditeur=Instituto de Estudios Políticos&lt;br /&gt;
|année=1976&lt;br /&gt;
|page=1097}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« À travers la volonté générale, le peuple-roi coïncide désormais mythiquement avec le pouvoir ; cette croyance est la matrice du totalitarisme. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=François Furet&lt;br /&gt;
|titre=Penser la Révolution française&lt;br /&gt;
|année d'origine= 1978&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=La Nouvelle Revue française&lt;br /&gt;
|année=1978&lt;br /&gt;
|page=232}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On prétend que les filles de nos jours mûrissent plus vite qu’autrefois. Physiologiquement, c’est vrai. Mais, en un autre sens, elles sont au contraire en retard sur leurs aînées. Moralement, elles restent enfants plus longtemps. Il suffit pour s’en convaincre de voir la façon dont elles s’habillent et se coiffent. Leurs cheveux flottants, leurs minijupes, leurs nuisettes, leurs shorts sont comme le symbole de leur adoration pour l’enfance. Elles ne veulent pas devenir adultes, elles refusent d’assumer les responsabilités inhérentes à l’âge adulte. Et cependant, comme toutes les enfants, elles souhaitent qu’on les prenne pour des grandes personnes, elles souhaitent être libres d’accomplir ce qu’elles croient être des actes d’adultes. C’est cette attitude qui, parfois, conduit au drame. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Agatha Christie, ''Némésis'' (1971)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On multiplie partout les manifestations sportives, hein ? Vraiment, quel signe de décadence ! Le genre de spectacle qu’il faudrait montrer aux gens, on ne le leur fait jamais voir ; ce qu’il faudrait leur montrer, ce sont les exécutions capitales. Pourquoi ne sont-elles pas publiques ? »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Yukio Mishima&lt;br /&gt;
|titre=Le Pavillon d’Or&lt;br /&gt;
|année d'origine=1956&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1975&lt;br /&gt;
|page=168}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;[...] '''corruptissima republica plurimae leges.'''&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Cornelius Tacitus, ''Annales'', III, 27&lt;br /&gt;
:« [...] '''et jamais les lois ne furent plus multipliées que lorsque l’État fut le plus corrompu.''' »&lt;br /&gt;
:{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Tacite&lt;br /&gt;
|titre de la contribution=Annales&lt;br /&gt;
|titre=Œuvres complètes de Tacite&lt;br /&gt;
|traducteur=Jean-Louis Burnouf&lt;br /&gt;
|éditeur=Hachette&lt;br /&gt;
|année=1872&lt;br /&gt;
|page=110}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il restait au moins à chaque corps, à chaque communauté de citoyens le droit d’administrer ses propres affaires ; droit que nous ne disons pas qui fusse partie de la constitution primitive du royaume, car il remonte bien plus haut : c’est le droit naturel, c’est le droit de la raison. Cependant il a été aussi enlevé a vos sujets, sire, et nous ne craindrons pas de dire que l’administration est tombée à cet égard dans des excès qu’on peut nommer puérils.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis que des ministres puissants se sont fait un principe politique de ne point laisser convoquer d’assemblée nationale, on en est venu, de conséquences en conséquences, jusqu’à déclarer nulles les délibérations des habitants d’un village quand elles ne sont pas autorisées par l’intendant ; en sorte que si cette communauté a une dépense à faire, quelque légère qu’elle soit, il faut prendre l’attache du subdélégué de l’intendant, par conséquent suivre le plan qu’il a adopté, employer les ouvriers qu’il favorise, les payer suivant son arbitrage ; et si la communauté a un procès à soutenir, il faut aussi qu’elle se fasse autoriser par l’intendant ; il faut que la cause de la communauté soit plaidée à ce premier tribunal avant d’être portée à la justice ; et si l’avis de l’intendant est contraire aux habitants, ou si leur adversaire a du crédit à l’intendance, la communauté est déchue de la faculté de défendre ses droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voilà, sire, par quels moyens on a travaillé à étouffer en France tout esprit municipal, à éteindre, si on le pouvait, jusqu’aux sentiments de citoyens ; on a, pour ainsi dire, interdit à la nation entière, et on lui a donné des tuteurs. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Chrétien Guillaume de Lamoignon de Malesherbes&lt;br /&gt;
|titre=Mémoires pour servir à l’histoire du droit public de la France en matière d’impôts&lt;br /&gt;
|année d'origine=1779&lt;br /&gt;
|éditeur=Bruxelles&lt;br /&gt;
|année=1779&lt;br /&gt;
|page=654}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Car, hélas ! tout s’en va. Depuis seulement que j’existe il s’est fait plus de mouvement dans les idées et dans les coutumes de mon village, qu’il ne s’en était vu durant des siècles avant la révolution.''' Déjà la moitié des cérémonies celtiques, païennes ou moyen âge, que j’ai vues encore en pleine vigueur dans mon enfance, se sont effacées. Encore un ou deux ans peut-être, et les chemins de fer passeront leur niveau sur nos vallées profondes, emportant, avec la rapidité de la foudre, nos antiques traditions et nos merveilleuses légendes. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=George Sand&lt;br /&gt;
|titre=La Mare au diable&lt;br /&gt;
|année d'origine=1846&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1999&lt;br /&gt;
|page=154}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Dans la lettre à Jaubert elle affirme : “Nous parlons ici le berrichon pur et le français le plus primitif.” Elle le redit en 1846 dans son article de ''L’Éclaireur'' : “C’est dans la Vallée-Noire qu’on parle le vrai, le pur berrichon, qui est le vrai français de Rabelais.” Dans ''Les Noces de campagne'' elle complète l’idée en assurant : “Le Berry est resté stationnaire et je crois qu’après la Bretagne et quelques provinces de l’extrême midi de la France, c’est le pays le plus ''conservé'' qui se puisse trouver à l’heure qu’il est.” En 1844 avaient paru les trois premiers volumes de l'''Histoire du Berry'' de Raynal qui lui ont appris qu’on retrouvait dans le Berry des traces de la civilisation gauloise. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=George Sand&lt;br /&gt;
|titre=La Mare au diable&lt;br /&gt;
|année d'origine=1846&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1999&lt;br /&gt;
|section=Notice&lt;br /&gt;
|page=221-222}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''la contraception, qui est faire l’amour sans faire l’enfant, la fécondation extracorporelle, qui est faire l’enfant sans faire l’amour, l’avortement, qui est défaire l’enfant, et la pornographie, qui est défaire l’amour, ne sont pas conformes à la dignité naturelle de l’homme.''' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Jérôme Lejeune, « Existe-t-il une morale naturelle ? », in Actes du Congrès international de théologie morale sur « Humanæ Vitæ : vingt ans plus tard », Académie pontificale des sciences, Rome, 9-12 novembre 1988&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Footer}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Europa7</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://libertas.co/index.php?title=Johann_Gottfried_von_Herder&amp;diff=46048</id>
		<title>Johann Gottfried von Herder</title>
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		<updated>2026-07-31T16:07:43Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : Page créée avec « {{Image|Johann Gottfried von Herder|}} == Citations ==  « Qui peut, aussi peu ou tout autant qu’il en escompte, méconnaître tout à fait ''l’analogie'' qui se t... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Image|Johann Gottfried von Herder|}}&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Qui peut, aussi peu ou tout autant qu’il en escompte, méconnaître tout à fait ''l’analogie'' qui se trouve au fondement des langues ? Puisqu’''un seul'' peuple humain habite la Terre, il n’existe qu’''une seule'' langue humaine ; et puisque cette grande espèces s’est nationalisée en autant de petits types régionaux, il n’en va pas autrement de son langage. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Johann Gottfried von Herder&lt;br /&gt;
|titre=Traité sur l’origine des langues&lt;br /&gt;
|année d'origine=1771&lt;br /&gt;
|traducteur=Lionel Duvoy&lt;br /&gt;
|éditeur=Allia&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|ISBN=9782844853639&lt;br /&gt;
|page=175}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Herder, Johann Gottfried von}}&lt;br /&gt;
[[Category:Auctores]]&lt;br /&gt;
{{Footer}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Europa7</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://libertas.co/index.php?title=Fiodor_Dosto%C3%AFevski&amp;diff=46047</id>
		<title>Fiodor Dostoïevski</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://libertas.co/index.php?title=Fiodor_Dosto%C3%AFevski&amp;diff=46047"/>
		<updated>2026-07-30T15:02:31Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : /* Citations */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Image|Fiodor Dostoïevski 2|}}&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Regardez tous ces gens qui se dressent au-dessus du peuple chrétien, n’ont-ils pas altéré l’image de Dieu et sa vérité ? Ils ont la science assujettie aux sens. Quant au monde spirituel, la moitié supérieure de l’être humain, on le repousse, on le bannit allègrement, même avec haine. Le monde a proclamé la liberté [...] ; mais que représente cette liberté ! Rien que l’esclavage et le suicide ! Car le monde dit : “Tu as des besoins, assouvis-les, tu possèdes les mêmes droits que les grands, et les riches. Ne crains pas donc pas de les assouvir, accrois-les même” ; voilà ce qu’on enseigne maintenant. Telle est leur conception de la liberté. Et que résulte-t-il de ce droit à accroître les besoins ? Chez les riches, la ''solitude'' et le suicide ''spirituel'' ; chez les pauvres, l’envie et le meurtre, car on a conféré des droits, mais on a pas encore indiqué les moyens d’assouvir les besoins. '''On assure que le monde, en abrégeant les distances, en transmettant la pensée dans les airs, s’unira toujours davantage, que la fraternité régnera. Hélas ! Ne croyez pas à cette union des hommes. Concevant la liberté comme l’accroissement des besoins et leur prompte satisfaction, ils altèrent leur nature, car ils font naître en eux une foule de désirs insensés, d’habitudes et d’imaginations absurdes. Ils ne vivent que pour s’envier mutuellement, pour la sensualité et l’ostentation'''. [...] quant aux pauvres, l’inassouvissement des besoins et de l’envie sont pour le moment noyés dans l’ivresse. Mais bientôt, au lieu de vin, ils s’enivreront de sang, c’est le but vers lequel on les mène. Dites-moi si un tel homme est libre. Un “champion de l’idée” me racontait un jour qu’étant en prison on le priva de tabac et que cette privation lui fut si pénible qu’il faillit trahir son “idée” pour en obtenir. Or cet individu prétendait “lutter pour l’humanité”. De quoi peut-il être capable ? Tout au plus d’un effort momentané, qu’il ne soutiendra pas longtemps. Rien d’étonnant à ce que les hommes aient rencontré la servitude au lieu de la liberté, et qu’au lieu de servir la fraternité et l’union ils soient tombés dans la désunion et la solitude [...]. Aussi le dévouement à l’humanité, de la fraternité, de la solidarité disparaît-elle graduellement dans le monde ; en réalité, on l’accueille même avec dérision, car comment se défaire de ses habitudes, où ira ce prisonnier des besoins innombrables par lui inventés ? Dans la solitude, il se soucie fort peu de la collectivité. En fin de compte, les biens matériels se sont accrus et la joie a diminué. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Frères Karamazov&lt;br /&gt;
|année d'origine=1880&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Montgault&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1994&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070389629&lt;br /&gt;
|page=425-426}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Des siècles passeront et l’humanité proclamera par la bouche de ses savants et de ses sages qu’il n’y a pas de crimes, et, par conséquent, pas de péché ; qu’il n’y a que des affamés. “Nourris-les, et alors exige d’eux qu’ils soient “vertueux” ! Voilà ce qu’on inscrira sur l’étendard de la révolte qui abattra ton temple. À sa place '''un nouvel édifice s’élèvera, une seconde tour de Babel, qui restera sans doute inachevée, comme la première ; mais tu aurais pu épargner aux hommes cette nouvelle tentative et mille ans de souffrance.''' Car ils viendront nous trouver, après avoir peiné mille ans à bâtir leur tour ! [...] Aucune science ne leur donnera du pain, tant qu’ils demeureront libres, mais ils finiront par la déposer à nos pieds, cette liberté, en disant : “Réduisez-nous plutôt en servitude, mais nourrissez-nous.” »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Frères Karamazov&lt;br /&gt;
|année d'origine=1880&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Montgault&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1994&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070389629&lt;br /&gt;
|page=352-353}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Ce n’est pas l’Église qui se convertit en État, notez-le bien, cela c’est Rome et son rêve, c’est la troisième tentation diabolique. Au contraire c’est l’État qui se convertit en Église, qui s’élève jusqu’à elle et devient une Église sur la terre entière''', ce qui est diamétralement opposé à Rome, à l’ultramontanisme, à votre interprétation, et n’est que la mission sublime réservée à l’orthodoxie dans le monde. C’est en Orient que cette étoile commencera à resplendir. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Frères Karamazov&lt;br /&gt;
|année d'origine=1880&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Montgault&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1994&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070389629&lt;br /&gt;
|page=114}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] plus j’aime l’humanité en général, moins j’aime les gens en particulier, comme individus. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Frères Karamazov&lt;br /&gt;
|année d'origine=1880&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Montgault&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1994&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070389629&lt;br /&gt;
|page=101-102}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Il n’y a pas de péché sur la terre que Dieu ne pardonne à celui qui se repent sincèrement. L’homme ne peut pas commettre de péché capable d’épuiser l’amour infini de Dieu.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Frères Karamazov&lt;br /&gt;
|année d'origine=1880&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Montgault&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1994&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070389629&lt;br /&gt;
|page=94}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''le socialisme, ce n’est pas seulement la question ouvrière ou celle du quatrième état, mais c’est surtout la question de l’athéisme, de son incarnation contemporaine, la question de la tour de Babel, qui se construit sans Dieu, non pour atteindre les cieux de la terre, mais pour abaisser les cieux jusqu’à la terre.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Frères Karamazov&lt;br /&gt;
|année d'origine=1880&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Montgault&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1994&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070389629&lt;br /&gt;
|page=61-62}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''le christianisme est l’unique refuge de la Terre Russe contre tous ses maux.''' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Fiodor Dostoïevski, Lettre à Nikolaï Lioubimov, trad. Anne Coldefy-Faucard, 11 juin 1879&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''En Europe nous avons été des ramasse-miettes et des esclaves, en Asie nous serons des seigneurs. En Europe nous avons été des Tatars, en Asie nous serons à notre tour des Européens.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=1462}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Europe « nous méprise secrètement et publiquement, elle nous regarde comme inférieurs  en tant qu’hommes, en tant que race, et parfois nous les dégoûtons littéralement, nous les dégoûtons absolument, surtout lorsque nous nous jetons à leur cou et les embrassons fraternellement. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=1460}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ce n’est pas dans le communisme, ce n’est pas dans des formes mécaniques que résite le socialisme du peuple russe : il croit fermement qu’il ne sera sauvé à la fin des fins que par ''l’union universelle au nom du Christ''. Voilà notre socialisme russe ! C’est bien de la présence dans le peuple russe de cette haute idée d’union dans une “Église” que vous vous moquez, messieurs nos Européens. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=1436-1437}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Oui, la destination de l’homme russe est sans conteste paneuropéenne et universelle.''' Être un vrai Russe, être pleinement russe, cela ne signifie peut-être pas autre chose [...] que d’être le frère de tous les hommes, d’être ''citoyen du monde'' si vous voulez. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|section=Discours sur Pouchkine prononcé à la séance solennelle de la Société des Amis de la littérature russe de l’Université impériale de Moscou, 8 juin 1880&lt;br /&gt;
|page=1372}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La Question d’Orient, c’est essentiellement celle du destin de l’Orthodoxie. Le destin de l’Orthodoxie est indissolublement lié à la mission de la Russie. Qu’est-ce que le destin de l’Orthodoxie ? Le catholicisme romain, qui a depuis longtemps vendu le Christ pour le pouvoir temporel, qui a détourné de soi l’humanité et qui s’est fait ainsi le responsable principal du matérialisme et de l’athéisme en Europe, ce catholicisme romain a tout naturellement engendré en Europe le socialisme. Car le socialisme a pour objectif de décider du sort de l’humanité non selon le Christ, mais en dehors de Dieu et en dehors du Christ, et il devait tout naturellement naître en Europe, sur les ruines du principe chrétien, à mesure que celui-ci se dénaturait et s’abolissait dans l’Église catholique même. L’image du Christ ainsi perdue s’est conservée dans toute sa lumineuse pureté dans l’Orthodoxie. C’est d’Orient qu’à l’encontre du socialisme en marche sera lancée au monde la parole nouvelle qui peut-être apportera le salut à l’humanité européenne. Voilà la mission de l’Orient, voilà en quoi consiste pour la Russie la Question d’Orient. Je sais que que nombreux seront ceux qui qualifieront cette façon de voir d’illuminisme, mais N. Y. Danilevski, lui est plus qu’à même de comprendre ce que je dis. Mais pour accomplir cette mission la Russie a besoin de Constantinople en tant que centre du monde oriental. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=1274-1275}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La Russie, régnant sur Constantinople, sera précisément comme la gardienne de la liberté de tous les Slaves et de ''toutes les nationalités orientales'' sans faire de distinction entre celles-ci et les Slaves. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=1274}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les pères d’aujourd’hui n’ont rien qui leur soit commun, ai-je dit, rien qui les lie l’un à l’autre. Pas de grande pensée (elle s’est perdue), pas de grande foi dans leurs cœurs en une telle pensée. Or cette foi-là seule est de nature à mettre ''de la beauté'' dans les souvenirs des enfants [...]. Sans un rudiment de positif et de beau l’homme ne peut pas entrer dans la vie au sortir de l’enfance, sans un rudiment de positif et de beau on ne saurait lancer une génération sur sa route. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=1092}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Allemagne «  a protesté durant deux millénaires entiers contre ce monde, et bien qu'il n'ait pas proposé (et ne propose toujours pas) “sa” Parole, son idéal strictement formulé pour supplanter l'Idée de la Rome antique, il a toujours été convaincu, semble-t-il, au fond de lui-même, qu’il est capable de proposer cette Parole Nouvelle et d’entraîner derrière lui l’humanité. Il s’est battu contre le monde romain dès le temps d’Arminius, puis, au temps du Saint-Empire, il a plus que quiconque disputé le pouvoir suprême à la nouvelle Rome. Enfin il a élevé la protestation la plus vigoureuse et la plus puissante, en tirant la formule nouvelle de sa protestation, cette fois, des fondements proprement spirituels, élémentaires du germanisme : il a proclamé la liberté d’examen et levé l’étendard de Luther. La rupture a été terrible et de portée mondiale, la formule de protestation était trouvée et réalisé, encore qu’elle restât négative et que la Parole nouvelle et ''positive'' ne fût toujours pas dite. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
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|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=1051-1052}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Mieux vaut tirer l’épée une fois que de souffrir sans fin.''' Et en quoi la paix actuelle entre les nations civilisées vaut-elle mieux que la guerre ? Au contraire, c’est plutôt la paix, une trop longue paix, qui rend l’homme féroce et dur, et non la guerre. Une longue paix engendre toujours la cruauté, la lâcheté, un égoïsme grossier, repu, et surtout la stagnation intellectuelle. Une longue paix n’engraisse que les exploiteurs des peuples. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=971}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ce n’est donc pas en vain tout de même que de toutes parts là-bas les Israélites règnent sur la Bourse, ce n’est pas en vain qu’ils sont les maîtres du crédit et ce n’est pas pour rien, je le répète, qu’ils dominent aussi toute la politique internationale, et ce que réserve l’avenir, les Israélites, eux, le savent : c’est leur règne qui approche, leur règne total ! »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=952}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] tout le monde en Europe se moque de nous, et [...] les meilleurs Russes, et incontestablement intelligents, sont regardés en Europe avec une hautaine condescendance. Cette hautaine condescendance, même l’émigration hors de Russie ne les en a pas sauvés, j’entends l’émigration politique et le plus complet reniement de la Russie. Les Européens ne veulent à aucun prix nous considérer comme des leurs, en aucun cas et quoi que nous sacrifiions : ''Grattez'', disent-ils, ''le Russe et vous verrez le Tartare'', et ils en sont toujours là : nous sommes passés chez eux en proverbe. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et cependant nous ne pouvons absolument pas renier l’Europe. L’Europe nous est une seconde patrie, et je suis le premier à le confesser passionnément et l’ai toujours confessé. ''À tous'' l’Europe nous est ''presque'' aussi chère que la Russie ; elle englobe toute la race de Japhet, or notre Idée c’est l’union de toutes les nations de cette race, et même au-delà, bien au-delà, jusqu’à Sem et Cham. Que faire donc ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Devenir Russes d’abord et avant tout. Si l’humanisme universel est une idée nationale russe, il faut avant tout que chacun devienne russe, c’est-à-dire devienne lui-même : alors d’emblée tout changera. Devenir russe, cela signifie cesser de mépriser son propre peuple. Et dès que l’Européen verra que nous commençons à respecter notre peuple et notre nationalité, il commencera lui aussi tout de suite à nous respecter. Et de fait : plus serait vigoureux et autonome notre développement dans notre esprit national, plus serait fort et proche notre écho dans l’âme européenne, et, assortis à elle, nous lui deviendrions tout de suite plus compréhensibles. Alors ils ne se détourneraient plus hautainement de nous, et ils nous écouteraient. Nous aurons tout de suite aussi une autre allure. Devenus nous-mêmes, nous prendrons enfin figure d’hommes, et non de singes. Nous aurons l’aspect d’un être libre, et non d’un esclave, non d’un laquais, non d’un Potouguine ; on nous regardera alors comme des hommes, et non pas comme des touche-à-tout internationaux, non pas comme des “hurluberlus” de l’européisme, du libéralisme et du socialisme. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=862-864}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Devenir Russes d’abord et avant tout. Si l’humanisme universel est une idée nationale russe, il faut avant tout que chacun vienne russe, c’est-à-dire devienne lui-même : alors d’emblée tout changera. Devenir russe, cela signifie cesse de mépriser son propre peuple. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=863}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] je déclare (et encore une fois, ''pour le moment'', sans preuves) que l’amour de l’humanité n’est même pas concevable, compréhensible ''ni possible sans foi concomitante en l’immortalité de l’âme humaine''. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=814}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] les Gavroches ne sont plus des Français, mais le plus remarquable est que ceux d’en haut, — oui, ceux qui naissent possédants, [...] eux aussi, en somme, ne sont pas des Français. Du moins est-ce que j’ose affirmer ; si bien que les deux extrêmes et les deux contraires se touchent. Et voilà un premier résultat : la France commence à cesser d’être la France. [...] Je sais, il se trouvera des gens pour dire tant mieux : plus de Français, il reste des hommes. Mais sont-ce bien des hommes ? Des hommes, admettons, mais de futurs sauvage, qui avaleront l’Europe. Cela nous prépare petit à petit, mais assurément et infailliblement, une future tourbe dépourvue de sentiment. Que cette génération dégénère physiquement, se débilite, se pourrit, cela ne fait plus, à mon sens, aucun doute. Or le physique traîne après lui le moral. Ce sont les fruits du règne de la bourgeoisie. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=655-656}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''il me semble, qu’il doit exister une loi naturelle, dans les peuples et les nationalités, selon laquelle chaque homme doit de préférence rechercher et aimer les femmes de son peuple et de sa nationalité''' [...]. Si l’homme se met à placer les femmes des autres nations plus haut que les siennes et à se laisser séduire par elles, alors vient le temps de la désagrégation de ce peuple et de l’ébranlement de sa nationalité. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=647}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La plus grande des plus grandes vocations dont les Russes ont pris conscience pour leur avenir, c’est leur vocation universellement humaine, c’est le service universel de l’humanité, non pas de la Russie seule, mais de toute l’humanité. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=564}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Nous autres Russes avons deux patries : notre Russie et l’Europe, même lorsque nous nous qualifions de slavophiles. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=563-564}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] c’est presque avec certitude qu’on peut dire que dans l’avenir peut-être le plus proche la Russie se révélera la plus forte de tous en Europe. Cela résultera du fait qu’en Europe toutes les grandes puissances seront réduites à rien, et par une cause fort simple : elles seront toutes épuisées et minées par les aspirations démocratiques insatisfaites d’une énorme partie de leurs sujets des classes inférieures, de leurs prolétaires et indigents. En Russie, cela ne peut absolument pas se produire : notre ''dèmos'' est content, et plus ira plus ils sera satisfait, car tout va dans ce sens, par une disposition ou mieux un ''consensus'' général. Et c’est pourquoi '''il ne restera qu’un colosse sur le continent européen : la Russie. Cela surviendra peut-être même beaucoup plus tôt qu’on ne le pense. L’avenir de l’Europe appartient à la Russie.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=506-507}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il est notoire que l’Europe ne nous aime pas et ne nous a jamais aimés ; jamais elle ne nous a considérés comme siens, comme Européens, et toujours comme d’indésirables intrus. Voilà pourquoi elle aime tant se conforter le cas échéant de l’idée que la Russie est “pour le moment impuissante”. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=505}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] c’est à notre porte [...] que viendra frapper l’Europe, et qu’elle nous criera de venir à son secours quand sonnera la dernière heure de son “ordre actuel de choses”. Et elle exigera notre secours comme un droit, elle l’exigera sur le ton du défi et du commandement, elle nous dira que nous sommes aussi l’Europe, que par conséquent nous avons exactement le même “ordre de chose” qu’elle, que ce ne doit pas être pour rien que depuis deux siècles nous l’avons imitée et nous nous sommes vantés d’être des Européens, et qu’en sauvant l’Europe nous nous sauvons donc nous-mêmes. Certes, nous ne serions peut-être pas très disposés à trancher l’affaire au profit d’une seule des parties, mais serons-nous de force pour une telle tâche, et n’avons-nous pas perdu depuis longtemps l’habitude de toute réflexion sur ce qui doit constituer notre véritable “particularisation” comme nation et notre véritable rôle en Europe ? Non seulement nous ne comprenons pas, à l’heure qu’il est, ce genre de problèmes, mais nous n’admettons même pas qu’on les pose, et nous considérons comme sottise et comme arriération de notre part d’y prêter l’oreille. Et si, effectivement, '''l’Europe vient à frapper à notre porte pour nous demander de nous lever pour la sauvegarde de son ''Ordre''''', alors peut-être comprendrons-nous pour la première fois enfin, tous et d’un seul coup, à quel point nous avons toujours été différents de l’Europe, en dépit de ce désir et de ce rêve deux fois séculaires — devenir une Europe — que nous avons nourris jusqu’à des transports si passionnés. Et peut-être bien, même alors, ne comprendrons-nous pas, car il sera trop tard. Mais dans ce cas nous ne comprendrons pas non plus, bien entendu, quel besoin l’Europe aura de nous, ce qu’elle nous demandera et en quoi nous pourrions réellement l’aider. Et n’irons-nous pas au contraire mettre à la raison l’ennemi de l’Europe et de son ordre, nous aussi, par le sang et par le fer, tout comme le prince de Bismarck ? Oh, alors, dans l’hypothèse d’un pareil exploit, nous pourrions sans crainte nous féliciter nous-mêmes d’être ''pleinement européens''. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=460-461}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] le catholicisme romain a déjà pris de bien autres virages : une fois, quand il l’a fallu, il a sans hésiter vendu le Christ pour le pouvoir temporel. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ayant perdu l’alliance des monarques, le catholicisme va sans aucun doute se jeter vers le ''dèmos''. Il dispose de dizaines de milliers de séducteurs sages et adroits, psychologues et connaisseurs du cœur humain, dialecticiens et confesseurs, et le peuple est partout et toujours candide et bon. [...] Tous ces connaisseurs du cœurs et de l’âme vont se lancer dans le peuple et lui apporter un Christ nouveau, prêt à tout accepter, le Christ qu’a annoncé l’impie récent Concile du Vatican.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[...] le catholicisme se lancera dans la démocratie, dans le peuple, et qu’il abandonnera les monarques de la terre pour la peine de l’avoir eux-mêmes abandonné. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=456-459}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''en nous qualifiant ''fièrement'' d’Européens, nous avons par là même renié notre essence russe.''' Honteux et effrayés d’avoir autant de retard sur l’Europe dans notre développement intellectuel et scientifique, nous avons oublié que dans les profondeurs et les tâches de l’esprit russe, nous recelions nous-même, en tant que Russes, la faculté, peut-être, d’apporter au monde une lumière nouvelle, à la condition de préserver l’originalité de notre développement. Dans l’enthousiasme que nous mettions à notre propre humiliation, nous avons oublié la plus intangible des lois historiques, à savoir que sans un pareil ''orgueil'' de notre propre valeur mondiale en tant que nation, jamais nous ne pourrions être une grande nation et laisser après nous un petit quelque chose d’original pour le bien de l’humanité tout entière. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Fiodor Dostoïevski, Lettre à Alexandre Romanov, trad. Anne Coldefy-Faucard, 10 février 1873&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''L’homme a besoin non pas tant de son propre bonheur que de savoir et de croire à chaque instant qu’il existe déjà quelque part un bonheur absolu et une paix pour tous et pour tout... Toute la loi de l’existence humaine consiste en la possibilité pour l’homme de s’incliner devant quelque chose d’infiniment grand.''' Si l’on prive les hommes de cet infiniment grand, ils refuseront de vivre et mourront dans le désespoir. L’infini, l’absolu est aussi indispensable à l’homme que cette petite planète où il vit... Mes amis, tous, tous ! Vive la Grande Pensée ! La Pensée éternelle, infinie ! Il est indispensable à tout homme, quel qu’il soit, de s’incliner devant la Grande Pensée. L’homme le plus bête a besoin de quelque chose de grand. Pétroucha... Oh ! comme je voudrais les revoir tous ! Ils ne savent pas, ils ne savent pas qu’ils renferment en eux, eux aussi, cette Grande Pensée, cette Pensée éternelle ! »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=940-941}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Jusqu’ici l’homme n’a fait qu’inventer Dieu pour vivre sans se tuer ; voilà toute l’histoire du monde jusqu’à nos jours !''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=880}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Tous vos efforts doivent tendre à ce que tout s’écroule, l’État et sa morale. Nous resterons seuls debout, nous qui nous sommes préparés depuis longtemps à prendre le pouvoir en main. Nous nous annexerons les gens intelligents, et pour ce qui est des imbéciles, nous monterons sur leur dos. Cela ne doit pas vous troubler. Il nous faudra rééduquer la génération actuelle pour la rendre digne de la liberté. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=865-866}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Partant de la liberté illimitée, j’aboutis au despotisme illimité.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=586}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Tout peuple n’est un peuple que tant qu’il possède son propre Dieu, son Dieu à lui, et nie sans admettre nul compromis tous les autres Dieux, tant qu’il croit que grâce à son Dieu, il triomphera de tous les autres Dieux et les chassera. Telle était précisément la foi de tous les grands peuples, de tous les peuples du moins qui ont joué un certain rôle dans l’histoire et ont marché à la tête de l’humanité. Impossible de lutter contre les faits. Les juifs n’ont vécu que pour attendre le vrai Dieu, et on légué au monde le vrai Dieu. Les Grecs ont divisé la nature et on légué au monde leur religion, c’est-à-dire la philosophie et la science. Rome a divinisé le peule dans l’État et a légué aux peuples l’idée de l’État. La France, incarnation du Dieu romain, n’a fait, tout au long de son histoire, que développer l’idée de ce Dieu romain, et si elle a fini par le jeter à bas et s’est précipité elle-même dans l’athéisme, qui s’intitule là-bas provisoirement socialisme, c’est uniquement parce que l’athéisme est, malgré tout, plus sain encore que le catholicisme romain. '''Si un grand peuple cesse de croire qu’il est le seul capable, grâce à sa vérité, de rénover et de sauver les autres peuples, il cesse aussitôt d’être un grand peuple et devient une simple matière ethnographique. Un peuple vraiment grand ne se contentera jamais d’un rôle secondaire dans l’humanité, ni même d’un rôle de premier plan : ce qu’il lui faut, c’est la toute première place, le rôle unique. Le peuple qui perd cette foi, n’est plus un peuple. Cependant la vérité est une, et, par conséquent, parmi tous les peuples il n’y en a qu’un qui détienne le vrai Dieu, si puissants que soient les Dieux des autres peuples. Le seul peuple  “théophore” est le peuple russe [...].''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=379-380}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Quand les peuples commencent à avoir des dieux communs, c’est signe de mort pour ces peuples. Quand les Dieux deviennent communs à plusieurs peuples, les Dieux meurent, ainsi que les peuples et leur foi.''' Plus un peuple est fort, plus son Dieu diffère des autres Dieux. Jamais encore, il n’y eut de peuple sans religion, c’est-à-dire sans notion du bien et du mal. Chaque peuple possède sa propre notion du bien et du mal, son propre bien et son propre mal. Quand plusieurs peule mettent en commun leurs notion du bien et du mal, alors ces peuples tombent en décadence, alors la distinction même entre le bien et le mal s’efface et disparaît. Jamais la raison n’a été et me sera capable de définir le bien et le mal ou même de séparer le mal du bien, ne fût-ce qu’approximativement. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=378}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;poem&amp;gt;« — Celui qui enseignera aux hommes qu’ils sont tous bons, celui-là terminera l’histoire du monde.&lt;br /&gt;
— Celui qui l’enseigna, on l’a crucifié.&lt;br /&gt;
— Il viendra et son nom sera le Dieu-Homme.&lt;br /&gt;
— L’Homme-Dieu ?&lt;br /&gt;
— Le Dieu-Homme, c’est en cela qu’est la différence. »&amp;lt;/poem&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=360}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Notre libéral russe est, avant tout, un laquais, toujours en quête de bottes à cirer. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=221}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Un homme nouveau viendra, heureux et fier. Celui auquel il sera indifférent de vivre ou de ne pas vivre, celui-là sera l’homme nouveau. Celui qui vaincra la souffrance et la terreur, celui-là sera lui-même Dieu. Quant à l’autre Dieu, il ne sera plus. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Celui qui vaincra la souffrance et la peur, sera lui-même Dieu. Alors commencera une vie nouvelle, alors paraîtra l’homme nouveau. Tout sera nouveau...''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=189}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« J’ai observé, me glissa un jour Stépane Trophimovitch, que tous ces socialistes enragés et ces communistes sont en même temps des êtres avares, et ont des âmes d’acquéreurs, de propriétaires, si bien que plus ils sont socialistes, plus ils se montrent avides. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=136}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Non seulement vous ne connaissiez pas le peuple, mais vous n’aviez pour lui que le plus abominable mépris, parce que le peuple pour vous c’était uniquement le peuple français, et même les seuls Parisiens, et vous étiez honteux de ce que le peuple russe ne leur ressemblât pas. C’est la vérité pure. Or '''celui qui n’a point de peuple, n’a point de Dieu.''' Sachez que tous ceux qui cessent de comprendre leur peuple, et n’ont plus de contact avec lui, perdent dans la même mesure la foi de leurs pères, et deviennent des athées ou des indifférents. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=82}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''[...] l’Occident a perdu le Christ (par la faute du catholicisme), c’est pour cela qu’il chute, uniquement pour cela.''' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Fiodor Dostoïevski, Lettre à Nikolaï Strakhov, trad. Anne Coldefy-Faucard, 18 (30) mai 1871&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Toute la mission de la Russie réside dans l’orthodoxie, dans ''la lumière venue d’Orient'' qui ruissellera sur l’humanité aveugle d’Occident, laquelle a perdu le Christ.''' Tout le malheur de l’Europe, tout, tout, sans exception aucune, vient de ce qu’avec l’Église de Rome, ils ont perdu le Christ, puis décidé qu’ils s’en passeraient. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Fiodor Dostoïevski, Lettre à Apollon Maïkov, trad. Anne Coldefy-Faucard, 9 (21) octobre 1870&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Le cercle de l’avenir russe s’élargit, la pensée est fondée non seulement d’un grand État mais de tout un monde nouveau, destiné à rénover le christianisme par l’idée orthodoxe panslave et à apporter à l’humanité une pensée nouvelle lorsque l’Occident commencera à pourrir''' ; or il pourrira quand le pape aura définitivement mutilé le Christ et par là même engendré l’athéisme dans l’humanité occidentale souillée. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Fiodor Dostoïevski, Lettre à Apollon Maïkov, trad. Anne Coldefy-Faucard, 15 (27) mai 1869&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ah ! soyez certains que '''ce n’est pas quand il a découvert l’Amérique, mais quand il a été sur le point de la découvrir que Colomb a été heureux'''. Soyez persuadés que le moment culminant de son bonheur s’est peut-être placé trois jours avant la découverte du Nouveau Monde, lorsque l’équipage au désespoir s’est rebellé et a été sur le point de faire demi-tour pour revenir en Europe. Il ne s’agissait pas ici du Nouveau Monde, qui aurait pu s’effondrer. Colomb est mort l’ayant a peine vu et sans savoir, au fond, ce qu’il avait découvert. Ce qui compte, c’est la vie, la vie seule [...]. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=L’Idiot&lt;br /&gt;
|année d'origine=1869&lt;br /&gt;
|traducteur=Albert Mousset&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2005&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070389636&lt;br /&gt;
|page=479}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Est-il vrai, prince, que vous ayez dit un jour que la “beauté” sauverait le monde ? Messieurs, s’écria-t-il en prenant toute la société à témoin, le prince prétend que '''la beauté sauvera le monde !''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=L’Idiot&lt;br /&gt;
|année d'origine=1869&lt;br /&gt;
|traducteur=Albert Mousset&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2005&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070389636&lt;br /&gt;
|page=464}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Elle est connue : le crime est une protestation contre une organisation sociale anormale ; voilà tout et rien de plus et ils n’admettent aucune autre raison, pas une...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— En voilà une erreur ! cria Porphyre Petrovitch. Il s’animait peu à peu et riait en regardant Rasoumikhine dont l’emballement ne faisait que croître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ils n’admettent pas une autre cause, l’interrompit Rasoumikhine avec feu. Je ne me trompe pas ; je te montrerai leurs livres ; je te montrerai qu’ils disent : “tel individu a été perdu par son milieu” et c’est tout ; c’est leur phrase favorite. D’où la conclusion que si la société était organisée de façon normale, il n’y aurait plus de crimes car on n’aurait plus à protester et tous les hommes deviendraient des “justes”. '''Ils ne prennent pas en considération la nature ; ils la suppriment ; elle n’existe pas pour eux. Ils ne voient pas une humanité qui se développe par une progression historique et vivante et produit enfin une société normale, mais un système social sorti d’une tête de mathématicien et qui doit organiser, en un clin d’oeil, la société, la rendre juste et parfaite avant tout processus historique ; d’où leur haine instinctive pour l’histoire.''' Ils disent : “C’est un ramassis d’horreurs et d’absurdités” et tout s’explique immanquablement par l’absurdité ; d’où également leur haine de ce processus vivant qu’est l’existence ; pas besoin d’âme vivante, car l’âme vivante a ses exigences, elle n’obéit pas aveuglément à la mécanique, une âme vivante est méfiante, elle est rétrograde et celle qu’ils veulent peut puer la charogne, être faite de caoutchouc, en revanche elle est morte, dénuée de volonté ; c’est un esclave qui n’ira jamais se révolter et il en résulte que tout leur système est établi sur une superposition de briques : par la manière de disposer les corridors et les pièces d’un phalanstère ! Ce phalanstère, il est prêt, mais c’est la nature humaine qui ne l’est point ; elle veut encore vivre, traverser tout le processus de la vie avant de s’en aller au cimetière. La logique ne suffit pas à permettre ce saut par-dessus la nature. La logique ne prévoit que trois cas quand il y en a un million. Ce million, le supprimer et ramener tout à l’unique question du confort ! Voilà la solution la plus facile du problème. Une solution d’une clarté séduisante et qui rend toute réflexion inutile, voilà l’essentiel. Tout le mystère de la vie tient dans deux feuilles d’impression... »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Crime et châtiment&lt;br /&gt;
|année d'origine=1866&lt;br /&gt;
|traducteur=Doussia Ergaz&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1950&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070392537&lt;br /&gt;
|page=272}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Je n’admettrai pas que le couronnement de mes désirs puisse être une maison en briques avec logements à bon marché loués à bail pour mille ans et portant l’enseigne du dentiste Wagenheim. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Le Sous-sol&lt;br /&gt;
|année d'origine=1864&lt;br /&gt;
|traducteur=Pierre Pascal et Boris de Schloezer&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|Collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2025&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070373529&lt;br /&gt;
|page=165}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La souffrance ! mais c’est l’unique cause de la conscience ! »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Le Sous-sol&lt;br /&gt;
|année d'origine=1864&lt;br /&gt;
|traducteur=Pierre Pascal et Boris de Schloezer&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|Collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2025&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070373529&lt;br /&gt;
|page=163}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Il est indiscutable que l’homme aime beaucoup construire et tracer des routes ; mais comment se fait-il donc qu’il aime aussi passionnément la destruction et le chaos ?''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Le Sous-sol&lt;br /&gt;
|année d'origine=1864&lt;br /&gt;
|traducteur=Pierre Pascal et Boris de Schloezer&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|Collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2025&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070373529&lt;br /&gt;
|page=160}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Mais l’homme nourrit une telle passion pour les systèmes, pour les déductions abstraites, qu’il est prêt à travestir sciemment la vérité, prêt à fermer les yeux et à se boucher les oreilles devant la vérité, rien que pour justifier sa logique.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Le Sous-sol&lt;br /&gt;
|année d'origine=1864&lt;br /&gt;
|traducteur=Pierre Pascal et Boris de Schloezer&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|Collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2025&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070373529&lt;br /&gt;
|page=146}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Envoie-moi le Coran. La ''Critique de raison pure'' de Kant et, si tu es en mesure de le faire de façon non officielle, envoie-moi sans faute ''Hegel'', notamment son ''Histoire de la philosophie''. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— À sa sortie du bagne&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Fiodor Dostoïevski, Lettre à Mikhail Dostoïevski, trad. Anne Coldefy-Faucard, 30 janvier-22 février 1854&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Je nourris aujourd’hui nombre de besoins et d’espoirs qui, jamais, ne m’avaient effleuré. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Frère, il est au monde beaucoup de nobles gens. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— À sa sortie du bagne&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Fiodor Dostoïevski, Lettre à Mikhail Dostoïevski, trad. Anne Coldefy-Faucard, 30 janvier-22 février 1854&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''si quelqu’un me prouvait que le Christ est hors de la vérité, et que la vérité fût réellement hors du Christ, je voudrais plutôt rester avec le Christ qu’avec la vérité.''' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Fiodor Dostoïevski, Lettre à Nathalie Fonvizine, trad. Anne Coldefy-Faucard, Fin janvier-20 février 1854&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Je n’ai qu’une visée : être libre. J’y sacrifie tout. Mais souvent, souvent, je pense à ce que m’apportera la liberté... Que ferai-je, seul parmi la foule inconnue ?''' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Fiodor Dostoïevski, Lettre à Mikhail Dostoïevski, trad. Anne Coldefy-Faucard, 16 août 1839&lt;br /&gt;
{{Center|Fiodor Dostoïevski|}}&lt;br /&gt;
{{Center|Fiodor Dostoïevski 3|}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Citations sur Fiodor Dostoïevski ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Seule la Russie, étant encore à l’époque du Moyen Âge, a pu produire plus facilement un homme doué de la puissance mystique et raisonnable du Moyen Âge : Dostoïevski. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Pierre Drieu la Rochelle&lt;br /&gt;
|titre=Notes pour comprendre le siècle&lt;br /&gt;
|année d'origine=1941&lt;br /&gt;
|éditeur=Pardès&lt;br /&gt;
|année=2020&lt;br /&gt;
|page=94}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Aujourd’hui, l’Europe occidentale, précipitée dans le rythme d’un processus catastrophique, se tourne vers Dostoïevski ; elle est plus capable de le comprendre. Par la volonté du destin, elle est sortie de cet état de consentement de soi, d’essence bourgeoise, où, jusqu’à la catastrophe de la guerre mondiale, elle espérait visiblement demeurer toujours. La société européenne s’est maintenue très longtemps aux lisières de l’être et s’est contentée d’une existence extérieure. Elle voulait s’établir jusqu’à la consommation des siècles à la surface de la terre. Mais, dans cette Europe ainsi bourgeoisement organisée, le sous-sol de la terre s’est révélé volcanique : les peuples européens se sont découvert une profondeur spirituelle. [...] Ainsi la valeur de Dostoïevski est si grande qu’il suffit au peuple russe de le nommer pour justifier son existence dans le monde. Dostoïevski témoignera pour lui au Jugement Dernier des peuples. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=[[Nicolas Berdiaev]]&lt;br /&gt;
|titre=L’Esprit de Dostoïevski&lt;br /&gt;
|année d'origine=1923&lt;br /&gt;
|traducteur=Alexis Nerville&lt;br /&gt;
|éditeur=Stock&lt;br /&gt;
|année=1974&lt;br /&gt;
|page=286-287}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’humanitarisme irresponsable nie le mal, parce qu’il nie la personnalité, et Dostoïevski a lutté contre l’humanitarisme au nom de l’homme. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=[[Nicolas Berdiaev]]&lt;br /&gt;
|titre=L’Esprit de Dostoïevski&lt;br /&gt;
|année d'origine=1923&lt;br /&gt;
|traducteur=Alexis Nerville&lt;br /&gt;
|éditeur=Stock&lt;br /&gt;
|année=1974&lt;br /&gt;
|page=}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Si la fondation de Pétersbourg a été le premier acte de l’Antéchrist, l’autodestruction de la société formée par Pétersbourg en est le second : tel doit être le sentiment intérieur de la paysannerie. [...] Le vrai Russe est un disciple de Dostoïewski, bien qu’il ne le lise pas, bien que ''et parce qu’il'' ne sait même pas lire. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=[[Oswald Spengler]]&lt;br /&gt;
|titre=Le Déclin de l’Occident&lt;br /&gt;
|année d'origine=1918-1922&lt;br /&gt;
|traducteur=Mohand Tazerout&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=La Nouvelle Revue française&lt;br /&gt;
|année=1948&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070260478&lt;br /&gt;
|tome=2&lt;br /&gt;
|page=180}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il m’est arrivé avec Dostoïevski la même chose qu’autrefois avec Stendhal : le contact le plus accidentel, un livre que l’on feuillette dans une librairie, tout vous est inconnu jusqu’au nom — et soudain votre instinct vous dit que vous avez rencontré là un proche parent... ''La Maison des morts'' et un des livres les plus humains qui soit. Mais le libre que j’ai lu d’abord… c’est l’''Esprit souterrain'', il se compose de deux nouvelles : la première est une sorte de musique inconnue, la seconde — un véritable coup de génie psychologique — poursuit de ses sarcasmes impitoyables le γνῶθι, mais avec tant d’audace et de satisfaction désinvoltes révélant une force supérieure, que cette lecture m’atout à fait enivré de plaisir... Du reste je constate déjà que la jeune génération des romanciers parisiens est tyrannisée par son influence et la jalousie qu’elle éprouve à l’égard  Dostoïevski (par exemple Paul Bourget) [...]. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— [[Friedrich Nietzsche]], Lettre à Peter Gast, 7 mars 1887&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’Europe n’a aucun écrivain vivant, parmi les jeunes, à mettre en balance avec deux ou trois romanciers de génie qui périssent actuellement de misère, dans le cachot volontaire de leur probité d’artistes. '''La mort de Dostoïewsky a fait l’universel silence''' autour de Paris [...]. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=[[Léon Bloy]]&lt;br /&gt;
|titre=Le Désespéré&lt;br /&gt;
|année d'origine=1887&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Garnier Flammarion&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|ISBN=9782080712561&lt;br /&gt;
|page=373}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Dostoievski, Fiodor}}&lt;br /&gt;
[[Category:Auctores]]&lt;br /&gt;
{{Footer}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Europa7</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://libertas.co/index.php?title=Fiodor_Dosto%C3%AFevski&amp;diff=46046</id>
		<title>Fiodor Dostoïevski</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://libertas.co/index.php?title=Fiodor_Dosto%C3%AFevski&amp;diff=46046"/>
		<updated>2026-07-30T15:01:12Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : /* Citations */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Image|Fiodor Dostoïevski 2|}}&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Regardez tous ces gens qui se dressent au-dessus du peuple chrétien, n’ont-ils pas altéré l’image de Dieu et sa vérité ? Ils ont la science assujettie aux sens. Quant au monde spirituel, la moitié supérieure de l’être humain, on le repousse, on le bannit allègrement, même avec haine. Le monde a proclamé la liberté [...] ; mais que représente cette liberté ! Rien que l’esclavage et le suicide ! Car le monde dit : “Tu as des besoins, assouvis-les, tu possèdes les mêmes droits que les grands, et les riches. Ne crains pas donc pas de les assouvir, accrois-les même” ; voilà ce qu’on enseigne maintenant. Telle est leur conception de la liberté. Et que résulte-t-il de ce droit à accroître les besoins ? Chez les riches, la ''solitude'' et le suicide ''spirituel'' ; chez les pauvres, l’envie et le meurtre, car on a conféré des droits, mais on a pas encore indiqué les moyens d’assouvir les besoins. '''On assure que le monde, en abrégeant les distances, en transmettant la pensée dans les airs, s’unira toujours davantage, que la fraternité régnera. Hélas ! Ne croyez pas à cette union des hommes. Concevant la liberté comme l’accroissement des besoins et leur prompte satisfaction, ils altèrent leur nature, car ils font naître en eux une foule de désirs insensés, d’habitudes et d’imaginations absurdes. Ils ne vivent que pour s’envier mutuellement, pour la sensualité et l’ostentation'''. [...] quant aux pauvres, l’inassouvissement des besoins et de l’envie sont pour le moment noyés dans l’ivresse. Mais bientôt, au lieu de vin, ils s’enivreront de sang, c’est le but vers lequel on les mène. Dites-moi si un tel homme est libre. Un “champion de l’idée” me racontait un jour qu’étant en prison on le priva de tabac et que cette privation lui fut si pénible qu’il faillit trahir son “idée” pour en obtenir. Or cet individu prétendait “lutter pour l’humanité”. De quoi peut-il être capable ? Tout au plus d’un effort momentané, qu’il ne soutiendra pas longtemps. Rien d’étonnant à ce que les hommes aient rencontré la servitude au lieu de la liberté, et qu’au lieu de servir la fraternité et l’union ils soient tombés dans la désunion et la solitude [...]. Aussi le dévouement à l’humanité, de la fraternité, de la solidarité disparaît-elle graduellement dans le monde ; en réalité, on l’accueille même avec dérision, car comment se défaire de ses habitudes, où ira ce prisonnier des besoins innombrables par lui inventés ? Dans la solitude, il se soucie fort peu de la collectivité. En fin de compte, les biens matériels se sont accrus et la joie a diminué. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Frères Karamazov&lt;br /&gt;
|année d'origine=1880&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Montgault&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1994&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070389629&lt;br /&gt;
|page=425-426}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Des siècles passeront et l’humanité proclamera par la bouche de ses savants et de ses sages qu’il n’y a pas de crimes, et, par conséquent, pas de péché ; qu’il n’y a que des affamés. “Nourris-les, et alors exige d’eux qu’ils soient “vertueux” ! Voilà ce qu’on inscrira sur l’étendard de la révolte qui abattra ton temple. À sa place '''un nouvel édifice s’élèvera, une seconde tour de Babel, qui restera sans doute inachevée, comme la première ; mais tu aurais pu épargner aux hommes cette nouvelle tentative et mille ans de souffrance.''' Car ils viendront nous trouver, après avoir peiné mille ans à bâtir leur tour ! [...] Aucune science ne leur donnera du pain, tant qu’ils demeureront libres, mais ils finiront par la déposer à nos pieds, cette liberté, en disant : “Réduisez-nous plutôt en servitude, mais nourrissez-nous.” »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Frères Karamazov&lt;br /&gt;
|année d'origine=1880&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Montgault&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1994&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070389629&lt;br /&gt;
|page=352-353}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Ce n’est pas l’Église qui se convertit en État, notez-le bien, cela c’est Rome et son rêve, c’est la troisième tentation diabolique. Au contraire c’est l’État qui se convertit en Église, qui s’élève jusqu’à elle et devient une Église sur la terre entière''', ce qui est diamétralement opposé à Rome, à l’ultramontanisme, à votre interprétation, et n’est que la mission sublime réservée à l’orthodoxie dans le monde. C’est en Orient que cette étoile commencera à resplendir. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Frères Karamazov&lt;br /&gt;
|année d'origine=1880&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Montgault&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1994&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070389629&lt;br /&gt;
|page=114}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] plus j’aime l’humanité en général, moins j’aime les gens en particulier, comme individus. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Frères Karamazov&lt;br /&gt;
|année d'origine=1880&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Montgault&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1994&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070389629&lt;br /&gt;
|page=101-102}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Il n’y a pas de péché sur la terre que Dieu ne pardonne à celui qui se repent sincèrement. L’homme ne peut pas commettre de péché capable d’épuiser l’amour infini de Dieu.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Frères Karamazov&lt;br /&gt;
|année d'origine=1880&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Montgault&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1994&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070389629&lt;br /&gt;
|page=94}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''le socialisme, ce n’est pas seulement la question ouvrière ou celle du quatrième état, mais c’est surtout la question de l’athéisme, de son incarnation contemporaine, la question de la tour de Babel, qui se construit sans Dieu, non pour atteindre les cieux de la terre, mais pour abaisser les cieux jusqu’à la terre.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Frères Karamazov&lt;br /&gt;
|année d'origine=1880&lt;br /&gt;
|traducteur=Henri Montgault&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1994&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070389629&lt;br /&gt;
|page=61-62}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''le christianisme est l’unique refuge de la Terre Russe contre tous ses maux.''' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Fiodor Dostoïevski, Lettre à Nikolaï Lioubimov, trad. Anne Coldefy-Faucard, 11 juin 1879&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''En Europe nous avons été des ramasse-miettes et des esclaves, en Asie nous serons des seigneurs. En Europe nous avons été des Tatars, en Asie nous serons à notre tour des Européens.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=1462}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Europe « nous méprise secrètement et publiquement, elle nous regarde comme inférieurs  en tant qu’hommes, en tant que race, et parfois nous les dégoûtons littéralement, nous les dégoûtons absolument, surtout lorsque nous nous jetons à leur cou et les embrassons fraternellement. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=1460}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ce n’est pas dans le communisme, ce n’est pas dans des formes mécaniques que résite le socialisme du peuple russe : il croit fermement qu’il ne sera sauvé à la fin des fins que par ''l’union universelle au nom du Christ''. Voilà notre socialisme russe ! C’est bien de la présence dans le peuple russe de cette haute idée d’union dans une “Église” que vous vous moquez, messieurs nos Européens. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=1436-1437}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Oui, la destination de l’homme russe est sans conteste paneuropéenne et universelle.''' Être un vrai Russe, être pleinement russe, cela ne signifie peut-être pas autre chose [...] que d’être le frère de tous les hommes, d’être ''citoyen du monde'' si vous voulez. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|section=Discours sur Pouchkine prononcé à la séance solennelle de la Société des Amis de la littérature russe de l’Université impériale de Moscou, 8 juin 1880&lt;br /&gt;
|page=1372}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La Question d’Orient, c’est essentiellement celle du destin de l’Orthodoxie. Le destin de l’Orthodoxie est indissolublement lié à la mission de la Russie. Qu’est-ce que le destin de l’Orthodoxie ? Le catholicisme romain, qui a depuis longtemps vendu le Christ pour le pouvoir temporel, qui a détourné de soi l’humanité et qui s’est fait ainsi le responsable principal du matérialisme et de l’athéisme en Europe, ce catholicisme romain a tout naturellement engendré en Europe le socialisme. Car le socialisme a pour objectif de décider du sort de l’humanité non selon le Christ, mais en dehors de Dieu et en dehors du Christ, et il devait tout naturellement naître en Europe, sur les ruines du principe chrétien, à mesure que celui-ci se dénaturait et s’abolissait dans l’Église catholique même. L’image du Christ ainsi perdue s’est conservée dans toute sa lumineuse pureté dans l’Orthodoxie. C’est d’Orient qu’à l’encontre du socialisme en marche sera lancée au monde la parole nouvelle qui peut-être apportera le salut à l’humanité européenne. Voilà la mission de l’Orient, voilà en quoi consiste pour la Russie la Question d’Orient. Je sais que que nombreux seront ceux qui qualifieront cette façon de voir d’illuminisme, mais N. Y. Danilevski, lui est plus qu’à même de comprendre ce que je dis. Mais pour accomplir cette mission la Russie a besoin de Constantinople en tant que centre du monde oriental. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=1274-1275}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La Russie, régnant sur Constantinople, sera précisément comme la gardienne de la liberté de tous les Slaves et de ''toutes les nationalités orientales'' sans faire de distinction entre celles-ci et les Slaves. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=1274}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les pères d’aujourd’hui n’ont rien qui leur soit commun, ai-je dit, rien qui les lie l’un à l’autre. Pas de grande pensée (elle s’est perdue), pas de grande foi dans leurs cœurs en une telle pensée. Or cette foi-là seule est de nature à mettre ''de la beauté'' dans les souvenirs des enfants [...]. Sans un rudiment de positif et de beau l’homme ne peut pas entrer dans la vie au sortir de l’enfance, sans un rudiment de positif et de beau on ne saurait lancer une génération sur sa route. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=1092}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Allemagne «  a protesté durant deux millénaires entiers contre ce monde, et bien qu'il n'ait pas proposé (et ne propose toujours pas) “sa” Parole, son idéal strictement formulé pour supplanter l'Idée de la Rome antique, il a toujours été convaincu, semble-t-il, au fond de lui-même, qu’il est capable de proposer cette Parole Nouvelle et d’entraîner derrière lui l’humanité. Il s’est battu contre le monde romain dès le temps d’Arminius, puis, au temps du Saint-Empire, il a plus que quiconque disputé le pouvoir suprême à la nouvelle Rome. Enfin il a élevé la protestation la plus vigoureuse et la plus puissante, en tirant la formule nouvelle de sa protestation, cette fois, des fondements proprement spirituels, élémentaires du germanisme : il a proclamé la liberté d’examen et levé l’étendard de Luther. La rupture a été terrible et de portée mondiale, la formule de protestation était trouvée et réalisé, encore qu’elle restât négative et que la Parole nouvelle et ''positive'' ne fût toujours pas dite. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=1051-1052}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Mieux vaut tirer l’épée une fois que de souffrir sans fin.''' Et en quoi la paix actuelle entre les nations civilisées vaut-elle mieux que la guerre ? Au contraire, c’est plutôt la paix, une trop longue paix, qui rend l’homme féroce et dur, et non la guerre. Une longue paix engendre toujours la cruauté, la lâcheté, un égoïsme grossier, repu, et surtout la stagnation intellectuelle. Une longue paix n’engraisse que les exploiteurs des peuples. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=971}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ce n’est donc pas en vain tout de même que de toutes parts là-bas les Israélites règnent sur la Bourse, ce n’est pas en vain qu’ils sont les maîtres du crédit et ce n’est pas pour rien, je le répète, qu’ils dominent aussi toute la politique internationale, et ce que réserve l’avenir, les Israélites, eux, le savent : c’est leur règne qui approche, leur règne total ! »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=952}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] tout le monde en Europe se moque de nous, et [...] les meilleurs Russes, et incontestablement intelligents, sont regardés en Europe avec une hautaine condescendance. Cette hautaine condescendance, même l’émigration hors de Russie ne les en a pas sauvés, j’entends l’émigration politique et le plus complet reniement de la Russie. Les Européens ne veulent à aucun prix nous considérer comme des leurs, en aucun cas et quoi que nous sacrifiions : ''Grattez'', disent-ils, ''le Russe et vous verrez le Tartare'', et ils en sont toujours là : nous sommes passés chez eux en proverbe. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et cependant nous ne pouvons absolument pas renier l’Europe. L’Europe nous est une seconde patrie, et je suis le premier à le confesser passionnément et l’ai toujours confessé. ''À tous'' l’Europe nous est ''presque'' aussi chère que la Russie ; elle englobe toute la race de Japhet, or notre Idée c’est l’union de toutes les nations de cette race, et même au-delà, bien au-delà, jusqu’à Sem et Cham. Que faire donc ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Devenir Russes d’abord et avant tout. Si l’humanisme universel est une idée nationale russe, il faut avant tout que chacun devienne russe, c’est-à-dire devienne lui-même : alors d’emblée tout changera. Devenir russe, cela signifie cesser de mépriser son propre peuple. Et dès que l’Européen verra que nous commençons à respecter notre peuple et notre nationalité, il commencera lui aussi tout de suite à nous respecter. Et de fait : plus serait vigoureux et autonome notre développement dans notre esprit national, plus serait fort et proche notre écho dans l’âme européenne, et, assortis à elle, nous lui deviendrions tout de suite plus compréhensibles. Alors ils ne se détourneraient plus hautainement de nous, et ils nous écouteraient. Nous aurons tout de suite aussi une autre allure. Devenus nous-mêmes, nous prendrons enfin figure d’hommes, et non de singes. Nous aurons l’aspect d’un être libre, et non d’un esclave, non d’un laquais, non d’un Potouguine ; on nous regardera alors comme des hommes, et non pas comme des touche-à-tout internationaux, non pas comme des “hurluberlus” de l’européisme, du libéralisme et du socialisme. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=862-864}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Devenir Russes d’abord et avant tout. Si l’humanisme universel est une idée nationale russe, il faut avant tout que chacun vienne russe, c’est-à-dire devienne lui-même : alors d’emblée tout changera. Devenir russe, cela signifie cesse de mépriser son propre peuple. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=863}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] je déclare (et encore une fois, ''pour le moment'', sans preuves) que l’amour de l’humanité n’est même pas concevable, compréhensible ''ni possible sans foi concomitante en l’immortalité de l’âme humaine''. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=814}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] les Gavroches ne sont plus des Français, mais le plus remarquable est que ceux d’en haut, — oui, ceux qui naissent possédants, [...] eux aussi, en somme, ne sont pas des Français. Du moins est-ce que j’ose affirmer ; si bien que les deux extrêmes et les deux contraires se touchent. Et voilà un premier résultat : la France commence à cesser d’être la France. [...] Je sais, il se trouvera des gens pour dire tant mieux : plus de Français, il reste des hommes. Mais sont-ce bien des hommes ? Des hommes, admettons, mais de futurs sauvage, qui avaleront l’Europe. Cela nous prépare petit à petit, mais assurément et infailliblement, une future tourbe dépourvue de sentiment. Que cette génération dégénère physiquement, se débilite, se pourrit, cela ne fait plus, à mon sens, aucun doute. Or le physique traîne après lui le moral. Ce sont les fruits du règne de la bourgeoisie. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=655-656}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''il me semble, qu’il doit exister une loi naturelle, dans les peuples et les nationalités, selon laquelle chaque homme doit de préférence rechercher et aimer les femmes de son peuple et de sa nationalité''' [...]. Si l’homme se met à placer les femmes des autres nations plus haut que les siennes et à se laisser séduire par elles, alors vient le temps de la désagrégation de ce peuple et de l’ébranlement de sa nationalité. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=647}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La plus grande des plus grandes vocations dont les Russes ont pris conscience pour leur avenir, c’est leur vocation universellement humaine, c’est le service universel de l’humanité, non pas de la Russie seule, mais de toute l’humanité. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=564}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Nous autres Russes avons deux patries : notre Russie et l’Europe, même lorsque nous nous qualifions de slavophiles. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=563-564}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] c’est presque avec certitude qu’on peut dire que dans l’avenir peut-être le plus proche la Russie se révélera la plus forte de tous en Europe. Cela résultera du fait qu’en Europe toutes les grandes puissances seront réduites à rien, et par une cause fort simple : elles seront toutes épuisées et minées par les aspirations démocratiques insatisfaites d’une énorme partie de leurs sujets des classes inférieures, de leurs prolétaires et indigents. En Russie, cela ne peut absolument pas se produire : notre ''dèmos'' est content, et plus ira plus ils sera satisfait, car tout va dans ce sens, par une disposition ou mieux un ''consensus'' général. Et c’est pourquoi '''il ne restera qu’un colosse sur le continent européen : la Russie. Cela surviendra peut-être même beaucoup plus tôt qu’on ne le pense. L’avenir de l’Europe appartient à la Russie.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=506-507}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il est notoire que l’Europe ne nous aime pas et ne nous a jamais aimés ; jamais elle ne nous a considérés comme siens, comme Européens, et toujours comme d’indésirables intrus. Voilà pourquoi elle aime tant se conforter le cas échéant de l’idée que la Russie est “pour le moment impuissante”. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=505}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] c’est à notre porte [...] que viendra frapper l’Europe, et qu’elle nous criera de venir à son secours quand sonnera la dernière heure de son “ordre actuel de choses”. Et elle exigera notre secours comme un droit, elle l’exigera sur le ton du défi et du commandement, elle nous dira que nous sommes aussi l’Europe, que par conséquent nous avons exactement le même “ordre de chose” qu’elle, que ce ne doit pas être pour rien que depuis deux siècles nous l’avons imitée et nous nous sommes vantés d’être des Européens, et qu’en sauvant l’Europe nous nous sauvons donc nous-mêmes. Certes, nous ne serions peut-être pas très disposés à trancher l’affaire au profit d’une seule des parties, mais serons-nous de force pour une telle tâche, et n’avons-nous pas perdu depuis longtemps l’habitude de toute réflexion sur ce qui doit constituer notre véritable “particularisation” comme nation et notre véritable rôle en Europe ? Non seulement nous ne comprenons pas, à l’heure qu’il est, ce genre de problèmes, mais nous n’admettons même pas qu’on les pose, et nous considérons comme sottise et comme arriération de notre part d’y prêter l’oreille. Et si, effectivement, '''l’Europe vient à frapper à notre porte pour nous demander de nous lever pour la sauvegarde de son ''Ordre''''', alors peut-être comprendrons-nous pour la première fois enfin, tous et d’un seul coup, à quel point nous avons toujours été différents de l’Europe, en dépit de ce désir et de ce rêve deux fois séculaires — devenir une Europe — que nous avons nourris jusqu’à des transports si passionnés. Et peut-être bien, même alors, ne comprendrons-nous pas, car il sera trop tard. Mais dans ce cas nous ne comprendrons pas non plus, bien entendu, quel besoin l’Europe aura de nous, ce qu’elle nous demandera et en quoi nous pourrions réellement l’aider. Et n’irons-nous pas au contraire mettre à la raison l’ennemi de l’Europe et de son ordre, nous aussi, par le sang et par le fer, tout comme le prince de Bismarck ? Oh, alors, dans l’hypothèse d’un pareil exploit, nous pourrions sans crainte nous féliciter nous-mêmes d’être ''pleinement européens''. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=460-461}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] le catholicisme romain a déjà pris de bien autres virages : une fois, quand il l’a fallu, il a sans hésiter vendu le Christ pour le pouvoir temporel. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ayant perdu l’alliance des monarques, le catholicisme va sans aucun doute se jeter vers le ''dèmos''. Il dispose de dizaines de milliers de séducteurs sages et adroits, psychologues et connaisseurs du cœur humain, dialecticiens et confesseurs, et le peuple est partout et toujours candide et bon. [...] Tous ces connaisseurs du cœurs et de l’âme vont se lancer dans le peuple et lui apporter un Christ nouveau, prêt à tout accepter, le Christ qu’a annoncé l’impie récent Concile du Vatican.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[...] le catholicisme se lancera dans la démocratie, dans le peuple, et qu’il abandonnera les monarques de la terre pour la peine de l’avoir eux-mêmes abandonné. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Journal d’un écrivain&lt;br /&gt;
|année d'origine=1873-1881&lt;br /&gt;
|traducteur=Gustave Aucouturier&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Bibliothèque de la Pléiade&lt;br /&gt;
|année=2007&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070107322&lt;br /&gt;
|page=456-459}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''en nous qualifiant ''fièrement'' d’Européens, nous avons par là même renié notre essence russe.''' Honteux et effrayés d’avoir autant de retard sur l’Europe dans notre développement intellectuel et scientifique, nous avons oublié que dans les profondeurs et les tâches de l’esprit russe, nous recelions nous-même, en tant que Russes, la faculté, peut-être, d’apporter au monde une lumière nouvelle, à la condition de préserver l’originalité de notre développement. Dans l’enthousiasme que nous mettions à notre propre humiliation, nous avons oublié la plus intangible des lois historiques, à savoir que sans un pareil ''orgueil'' de notre propre valeur mondiale en tant que nation, jamais nous ne pourrions être une grande nation et laisser après nous un petit quelque chose d’original pour le bien de l’humanité tout entière. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Fiodor Dostoïevski, Lettre à Alexandre Romanov, trad. Anne Coldefy-Faucard, 10 février 1873&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''L’homme a besoin non pas tant de son propre bonheur que de savoir et de croire à chaque instant qu’il existe déjà quelque part un bonheur absolu et une paix pour tous et pour tout... Toute la loi de l’existence humaine consiste en la possibilité pour l’homme de s’incliner devant quelque chose d’infiniment grand.''' Si l’on prive les hommes de cet infiniment grand, ils refuseront de vivre et mourront dans le désespoir. L’infini, l’absolu est aussi indispensable à l’homme que cette petite planète où il vit... Mes amis, tous, tous ! Vive la Grande Pensée ! La Pensée éternelle, infinie ! Il est indispensable à tout homme, quel qu’il soit, de s’incliner devant la Grande Pensée. L’homme le plus bête a besoin de quelque chose de grand. Pétroucha... Oh ! comme je voudrais les revoir tous ! Ils ne savent pas, ils ne savent pas qu’ils renferment en eux, eux aussi, cette Grande Pensée, cette Pensée éternelle ! »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=940-941}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Jusqu’ici l’homme n’a fait qu’inventer Dieu pour vivre sans se tuer ; voilà toute l’histoire du monde jusqu’à nos jours !''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=880}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Tous vos efforts doivent tendre à ce que tout s’écroule, l’État et sa morale. Nous resterons seuls debout, nous qui nous sommes préparés depuis longtemps à prendre le pouvoir en main. Nous nous annexerons les gens intelligents, et pour ce qui est des imbéciles, nous monterons sur leur dos. Cela ne doit pas vous troubler. Il nous faudra rééduquer la génération actuelle pour la rendre digne de la liberté. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=865-866}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Partant de la liberté illimitée, j’aboutis au despotisme illimité.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=586}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Tout peuple n’est un peuple que tant qu’il possède son propre Dieu, son Dieu à lui, et nie sans admettre nul compromis tous les autres Dieux, tant qu’il croit que grâce à son Dieu, il triomphera de tous les autres Dieux et les chassera. Telle était précisément la foi de tous les grands peuples, de tous les peuples du moins qui ont joué un certain rôle dans l’histoire et ont marché à la tête de l’humanité. Impossible de lutter contre les faits. Les juifs n’ont vécu que pour attendre le vrai Dieu, et on légué au monde le vrai Dieu. Les Grecs ont divisé la nature et on légué au monde leur religion, c’est-à-dire la philosophie et la science. Rome a divinisé le peule dans l’État et a légué aux peuples l’idée de l’État. La France, incarnation du Dieu romain, n’a fait, tout au long de son histoire, que développer l’idée de ce Dieu romain, et si elle a fini par le jeter à bas et s’est précipité elle-même dans l’athéisme, qui s’intitule là-bas provisoirement socialisme, c’est uniquement parce que l’athéisme est, malgré tout, plus sain encore que le catholicisme romain. '''Si un grand peuple cesse de croire qu’il est le seul capable, grâce à sa vérité, de rénover et de sauver les autres peuples, il cesse aussitôt d’être un grand peuple et devient une simple matière ethnographique. Un peuple vraiment grand ne se contentera jamais d’un rôle secondaire dans l’humanité, ni même d’un rôle de premier plan : ce qu’il lui faut, c’est la toute première place, le rôle unique. Le peuple qui perd cette foi, n’est plus un peuple. Cependant la vérité est une, et, par conséquent, parmi tous les peuples il n’y en a qu’un qui détienne le vrai Dieu, si puissants que soient les Dieux des autres peuples. Le seul peuple  “théophore” est le peuple russe [...].''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=379-380}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Quand les peuples commencent à avoir des dieux communs, c’est signe de mort pour ces peuples. Quand les Dieux deviennent communs à plusieurs peuples, les Dieux meurent, ainsi que les peuples et leur foi.''' Plus un peuple est fort, plus son Dieu diffère des autres Dieux. Jamais encore, il n’y eut de peuple sans religion, c’est-à-dire sans notion du bien et du mal. Chaque peuple possède sa propre notion du bien et du mal, son propre bien et son propre mal. Quand plusieurs peule mettent en commun leurs notion du bien et du mal, alors ces peuples tombent en décadence, alors la distinction même entre le bien et le mal s’efface et disparaît. Jamais la raison n’a été et me sera capable de définir le bien et le mal ou même de séparer le mal du bien, ne fût-ce qu’approximativement. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=378}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;poem&amp;gt;« — Celui qui enseignera aux hommes qu’ils sont tous bons, celui-là terminera l’histoire du monde.&lt;br /&gt;
— Celui qui l’enseigna, on l’a crucifié.&lt;br /&gt;
— Il viendra et son nom sera le Dieu-Homme.&lt;br /&gt;
— L’Homme-Dieu ?&lt;br /&gt;
— Le Dieu-Homme, c’est en cela qu’est la différence. »&amp;lt;/poem&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=360}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Notre libéral russe est, avant tout, un laquais, toujours en quête de bottes à cirer. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=221}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Un homme nouveau viendra, heureux et fier. Celui auquel il sera indifférent de vivre ou de ne pas vivre, celui-là sera l’homme nouveau. Celui qui vaincra la souffrance et la terreur, celui-là sera lui-même Dieu. Quant à l’autre Dieu, il ne sera plus. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Celui qui vaincra la souffrance et la peur, sera lui-même Dieu. Alors commencera une vie nouvelle, alors paraîtra l’homme nouveau. Tout sera nouveau...''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=189}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« J’ai observé, me glissa un jour Stépane Trophimovitch, que tous ces socialistes enragés et ces communistes sont en même temps des êtres avares, et ont des âmes d’acquéreurs, de propriétaires, si bien que plus ils sont socialistes, plus ils se montrent avides. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=136}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Non seulement vous ne connaissiez pas le peuple, mais vous n’aviez pour lui que le plus abominable mépris, parce que le peuple pour vous c’était uniquement le peuple français, et même les seuls Parisiens, et vous étiez honteux de ce que le peuple russe ne leur ressemblât pas. C’est la vérité pure. Or '''celui qui n’a point de peuple, n’a point de Dieu.''' Sachez que tous ceux qui cessent de comprendre leur peuple, et n’ont plus de contact avec lui, perdent dans la même mesure la foi de leurs pères, et deviennent des athées ou des indifférents. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Les Démons&lt;br /&gt;
|année d'origine=1871&lt;br /&gt;
|traducteur=Marthe Robert&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1997&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070394166&lt;br /&gt;
|page=82}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''[...] l’Occident a perdu le Christ (par la faute du catholicisme), c’est pour cela qu’il chute, uniquement pour cela.''' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Fiodor Dostoïevski, Lettre à Nikolaï Strakhov, trad. Anne Coldefy-Faucard, 18 (30) mai 1871&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Toute la mission de la Russie réside dans l’orthodoxie, dans ''la lumière venue d’Orient'' qui ruissellera sur l’humanité aveugle d’Occident, laquelle a perdu le Christ.''' Tout le malheur de l’Europe, tout, tout, sans exception aucune, vient de ce qu’avec l’Église de Rome, ils ont perdu le Christ, puis décidé qu’ils s’en passeraient. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Fiodor Dostoïevski, Lettre à Apollon Maïkov, trad. Anne Coldefy-Faucard, 9 (21) octobre 1870&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Le cercle de l’avenir russe s’élargit, la pensée est fondée non seulement d’un grand État mais de tout un monde nouveau, destiné à rénover le christianisme par l’idée orthodoxe panslave et à apporter à l’humanité une pensée nouvelle lorsque l’Occident commencera à pourrir''' ; or il pourrira quand le pape aura définitivement mutilé le Christ et par là même engendré l’athéisme dans l’humanité occidentale souillée. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Fiodor Dostoïevski, Lettre à Apollon Maïkov, trad. Anne Coldefy-Faucard, 15 (27) mai 1869&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ah ! soyez certains que '''ce n’est pas quand il a découvert l’Amérique, mais quand il a été sur le point de la découvrir que Colomb a été heureux'''. Soyez persuadés que le moment culminant de son bonheur s’est peut-être placé trois jours avant la découverte du Nouveau Monde, lorsque l’équipage au désespoir s’est rebellé et a été sur le point de faire demi-tour pour revenir en Europe. Il ne s’agissait pas ici du Nouveau Monde, qui aurait pu s’effondrer. Colomb est mort l’ayant a peine vu et sans savoir, au fond, ce qu’il avait découvert. Ce qui compte, c’est la vie, la vie seule [...]. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=L’Idiot&lt;br /&gt;
|année d'origine=1869&lt;br /&gt;
|traducteur=Albert Mousset&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2005&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070389636&lt;br /&gt;
|page=479}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Est-il vrai, prince, que vous ayez dit un jour que la “beauté” sauverait le monde ? Messieurs, s’écria-t-il en prenant toute la société à témoin, le prince prétend que '''la beauté sauvera le monde !''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=L’Idiot&lt;br /&gt;
|année d'origine=1869&lt;br /&gt;
|traducteur=Albert Mousset&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2005&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070389636&lt;br /&gt;
|page=464}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Elle est connue : le crime est une protestation contre une organisation sociale anormale ; voilà tout et rien de plus et ils n’admettent aucune autre raison, pas une...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— En voilà une erreur ! cria Porphyre Petrovitch. Il s’animait peu à peu et riait en regardant Rasoumikhine dont l’emballement ne faisait que croître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ils n’admettent pas une autre cause, l’interrompit Rasoumikhine avec feu. Je ne me trompe pas ; je te montrerai leurs livres ; je te montrerai qu’ils disent : “tel individu a été perdu par son milieu” et c’est tout ; c’est leur phrase favorite. D’où la conclusion que si la société était organisée de façon normale, il n’y aurait plus de crimes car on n’aurait plus à protester et tous les hommes deviendraient des “justes”. '''Ils ne prennent pas en considération la nature ; ils la suppriment ; elle n’existe pas pour eux. Ils ne voient pas une humanité qui se développe par une progression historique et vivante et produit enfin une société normale, mais un système social sorti d’une tête de mathématicien et qui doit organiser, en un clin d’oeil, la société, la rendre juste et parfaite avant tout processus historique ; d’où leur haine instinctive pour l’histoire.''' Ils disent : “C’est un ramassis d’horreurs et d’absurdités” et tout s’explique immanquablement par l’absurdité ; d’où également leur haine de ce processus vivant qu’est l’existence ; pas besoin d’âme vivante, car l’âme vivante a ses exigences, elle n’obéit pas aveuglément à la mécanique, une âme vivante est méfiante, elle est rétrograde et celle qu’ils veulent peut puer la charogne, être faite de caoutchouc, en revanche elle est morte, dénuée de volonté ; c’est un esclave qui n’ira jamais se révolter et il en résulte que tout leur système est établi sur une superposition de briques : par la manière de disposer les corridors et les pièces d’un phalanstère ! Ce phalanstère, il est prêt, mais c’est la nature humaine qui ne l’est point ; elle veut encore vivre, traverser tout le processus de la vie avant de s’en aller au cimetière. La logique ne suffit pas à permettre ce saut par-dessus la nature. La logique ne prévoit que trois cas quand il y en a un million. Ce million, le supprimer et ramener tout à l’unique question du confort ! Voilà la solution la plus facile du problème. Une solution d’une clarté séduisante et qui rend toute réflexion inutile, voilà l’essentiel. Tout le mystère de la vie tient dans deux feuilles d’impression... »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Crime et châtiment&lt;br /&gt;
|année d'origine=1866&lt;br /&gt;
|traducteur=Doussia Ergaz&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=1950&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070392537&lt;br /&gt;
|page=272}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Je n’admettrai pas que le couronnement de mes désirs puisse être une maison en briques avec logements à bon marché loués à bail pour mille ans et portant l’enseigne du dentiste Wagenheim. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Le Sous-sol&lt;br /&gt;
|année d'origine=1864&lt;br /&gt;
|traducteur=Pierre Pascal et Boris de Schloezer&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|Collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2025&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070373529&lt;br /&gt;
|page=165}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La souffrance ! mais c’est l’unique cause de la conscience ! »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Le Sous-sol&lt;br /&gt;
|année d'origine=1864&lt;br /&gt;
|traducteur=Pierre Pascal et Boris de Schloezer&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|Collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2025&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070373529&lt;br /&gt;
|page=163}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il est indiscutable que l’homme aime beaucoup construire et tracer des routes ; mais comment se fait-il donc qu’il aime aussi passionnément la destruction et le chaos ? »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Le Sous-sol&lt;br /&gt;
|année d'origine=1864&lt;br /&gt;
|traducteur=Pierre Pascal et Boris de Schloezer&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|Collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2025&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070373529&lt;br /&gt;
|page=160}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Mais l’homme nourrit une telle passion pour les systèmes, pour les déductions abstraites, qu’il est prêt à travestir sciemment la vérité, prêt à fermer les yeux et à se boucher les oreilles devant la vérité, rien que pour justifier sa logique. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Fiodor Dostoïevski&lt;br /&gt;
|titre=Le Sous-sol&lt;br /&gt;
|année d'origine=1864&lt;br /&gt;
|traducteur=Pierre Pascal et Boris de Schloezer&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|Collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2025&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070373529&lt;br /&gt;
|page=146}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Envoie-moi le Coran. La ''Critique de raison pure'' de Kant et, si tu es en mesure de le faire de façon non officielle, envoie-moi sans faute ''Hegel'', notamment son ''Histoire de la philosophie''. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— À sa sortie du bagne&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Fiodor Dostoïevski, Lettre à Mikhail Dostoïevski, trad. Anne Coldefy-Faucard, 30 janvier-22 février 1854&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Je nourris aujourd’hui nombre de besoins et d’espoirs qui, jamais, ne m’avaient effleuré. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Frère, il est au monde beaucoup de nobles gens. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— À sa sortie du bagne&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Fiodor Dostoïevski, Lettre à Mikhail Dostoïevski, trad. Anne Coldefy-Faucard, 30 janvier-22 février 1854&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''si quelqu’un me prouvait que le Christ est hors de la vérité, et que la vérité fût réellement hors du Christ, je voudrais plutôt rester avec le Christ qu’avec la vérité.''' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Fiodor Dostoïevski, Lettre à Nathalie Fonvizine, trad. Anne Coldefy-Faucard, Fin janvier-20 février 1854&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Je n’ai qu’une visée : être libre. J’y sacrifie tout. Mais souvent, souvent, je pense à ce que m’apportera la liberté... Que ferai-je, seul parmi la foule inconnue ?''' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Fiodor Dostoïevski, Lettre à Mikhail Dostoïevski, trad. Anne Coldefy-Faucard, 16 août 1839&lt;br /&gt;
{{Center|Fiodor Dostoïevski|}}&lt;br /&gt;
{{Center|Fiodor Dostoïevski 3|}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Citations sur Fiodor Dostoïevski ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Seule la Russie, étant encore à l’époque du Moyen Âge, a pu produire plus facilement un homme doué de la puissance mystique et raisonnable du Moyen Âge : Dostoïevski. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Pierre Drieu la Rochelle&lt;br /&gt;
|titre=Notes pour comprendre le siècle&lt;br /&gt;
|année d'origine=1941&lt;br /&gt;
|éditeur=Pardès&lt;br /&gt;
|année=2020&lt;br /&gt;
|page=94}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Aujourd’hui, l’Europe occidentale, précipitée dans le rythme d’un processus catastrophique, se tourne vers Dostoïevski ; elle est plus capable de le comprendre. Par la volonté du destin, elle est sortie de cet état de consentement de soi, d’essence bourgeoise, où, jusqu’à la catastrophe de la guerre mondiale, elle espérait visiblement demeurer toujours. La société européenne s’est maintenue très longtemps aux lisières de l’être et s’est contentée d’une existence extérieure. Elle voulait s’établir jusqu’à la consommation des siècles à la surface de la terre. Mais, dans cette Europe ainsi bourgeoisement organisée, le sous-sol de la terre s’est révélé volcanique : les peuples européens se sont découvert une profondeur spirituelle. [...] Ainsi la valeur de Dostoïevski est si grande qu’il suffit au peuple russe de le nommer pour justifier son existence dans le monde. Dostoïevski témoignera pour lui au Jugement Dernier des peuples. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=[[Nicolas Berdiaev]]&lt;br /&gt;
|titre=L’Esprit de Dostoïevski&lt;br /&gt;
|année d'origine=1923&lt;br /&gt;
|traducteur=Alexis Nerville&lt;br /&gt;
|éditeur=Stock&lt;br /&gt;
|année=1974&lt;br /&gt;
|page=286-287}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’humanitarisme irresponsable nie le mal, parce qu’il nie la personnalité, et Dostoïevski a lutté contre l’humanitarisme au nom de l’homme. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=[[Nicolas Berdiaev]]&lt;br /&gt;
|titre=L’Esprit de Dostoïevski&lt;br /&gt;
|année d'origine=1923&lt;br /&gt;
|traducteur=Alexis Nerville&lt;br /&gt;
|éditeur=Stock&lt;br /&gt;
|année=1974&lt;br /&gt;
|page=}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Si la fondation de Pétersbourg a été le premier acte de l’Antéchrist, l’autodestruction de la société formée par Pétersbourg en est le second : tel doit être le sentiment intérieur de la paysannerie. [...] Le vrai Russe est un disciple de Dostoïewski, bien qu’il ne le lise pas, bien que ''et parce qu’il'' ne sait même pas lire. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=[[Oswald Spengler]]&lt;br /&gt;
|titre=Le Déclin de l’Occident&lt;br /&gt;
|année d'origine=1918-1922&lt;br /&gt;
|traducteur=Mohand Tazerout&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=La Nouvelle Revue française&lt;br /&gt;
|année=1948&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070260478&lt;br /&gt;
|tome=2&lt;br /&gt;
|page=180}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il m’est arrivé avec Dostoïevski la même chose qu’autrefois avec Stendhal : le contact le plus accidentel, un livre que l’on feuillette dans une librairie, tout vous est inconnu jusqu’au nom — et soudain votre instinct vous dit que vous avez rencontré là un proche parent... ''La Maison des morts'' et un des livres les plus humains qui soit. Mais le libre que j’ai lu d’abord… c’est l’''Esprit souterrain'', il se compose de deux nouvelles : la première est une sorte de musique inconnue, la seconde — un véritable coup de génie psychologique — poursuit de ses sarcasmes impitoyables le γνῶθι, mais avec tant d’audace et de satisfaction désinvoltes révélant une force supérieure, que cette lecture m’atout à fait enivré de plaisir... Du reste je constate déjà que la jeune génération des romanciers parisiens est tyrannisée par son influence et la jalousie qu’elle éprouve à l’égard  Dostoïevski (par exemple Paul Bourget) [...]. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— [[Friedrich Nietzsche]], Lettre à Peter Gast, 7 mars 1887&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’Europe n’a aucun écrivain vivant, parmi les jeunes, à mettre en balance avec deux ou trois romanciers de génie qui périssent actuellement de misère, dans le cachot volontaire de leur probité d’artistes. '''La mort de Dostoïewsky a fait l’universel silence''' autour de Paris [...]. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=[[Léon Bloy]]&lt;br /&gt;
|titre=Le Désespéré&lt;br /&gt;
|année d'origine=1887&lt;br /&gt;
|éditeur=Flammarion&lt;br /&gt;
|collection=Garnier Flammarion&lt;br /&gt;
|année=2010&lt;br /&gt;
|ISBN=9782080712561&lt;br /&gt;
|page=373}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Dostoievski, Fiodor}}&lt;br /&gt;
[[Category:Auctores]]&lt;br /&gt;
{{Footer}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Europa7</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://libertas.co/index.php?title=Alexandre_Zinoviev&amp;diff=46045</id>
		<title>Alexandre Zinoviev</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://libertas.co/index.php?title=Alexandre_Zinoviev&amp;diff=46045"/>
		<updated>2026-07-29T05:31:22Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : /* Citations */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Image|Alexandre Zinoviev|}}&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Je pense que la Russie aura encore un rôle important à jouer contre l’américanisation de la planète, comme elle a déjà joué un rôle décisif dans la lutte contre la menace du fascisme. »&lt;br /&gt;
{{Réf Article&lt;br /&gt;
|titre=Pourquoi je rentre en Russie&lt;br /&gt;
|auteur=Alexandre Zinoviev&lt;br /&gt;
|publication=Le Monde&lt;br /&gt;
|date=30 juin 1999&lt;br /&gt;
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1999/06/30/pourquoi-je-rentre-en-russie_3584961_1819218.html}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] on gonfle l’aspect démocratique superficiel du pouvoir, mais on passe sous silence les fondements non démocratiques de ce pouvoir. Et on idéalise la démocratie, on l’enjolive. Dans la présentation de l’économie on gonfle et on enjolive la “liberté” du marché et l’entreprise privée, mais on passe sous silence le totalitarisme financier, l’aspect dictatorial, les phénomènes non capitalistes, etc. On prétend qu’on s’est libéré de l’idéologie mais on passe sous silence le bourrage de crâne qui surpasse de loin en matière d’abrutissement idéologique le bourrage de crâne soviétique. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Alexandre Zinoviev&lt;br /&gt;
|titre=La suprasociété globale et la Russie&lt;br /&gt;
|année d'origine=1999&lt;br /&gt;
|traducteur=Gérard Conio&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Âge d’Homme&lt;br /&gt;
|année=2000&lt;br /&gt;
|page=87}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ce n’est pas par hasard si l’occidentalisation du monde non occidental est devenue une arme très puissante de l’Occident dans sa lutte pour la domination mondiale. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Alexandre Zinoviev&lt;br /&gt;
|titre=La suprasociété globale et la Russie&lt;br /&gt;
|année d'origine=1999&lt;br /&gt;
|traducteur=Gérard Conio&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Âge d’Homme&lt;br /&gt;
|année=2000&lt;br /&gt;
|page=87}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le processus d’unification en cours de toute l’humanité dans une entité unique traduit en réalité la soumission de l’humanité entière au monde occidental comme unique entité. De ce point de vue on peut désigner ce processus comme l’occidentalisation de l’humanité. Mais dans la mesure où le monde occidental est dominé par les États-Unis, puisqu’ils disposent de la majeure partie des ressources de l’Occident et de la planète, on peut appeler ce processus l’américanisation de l’humanité. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Alexandre Zinoviev&lt;br /&gt;
|titre=La suprasociété globale et la Russie&lt;br /&gt;
|année d'origine=1999&lt;br /&gt;
|traducteur=Gérard Conio&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Âge d’Homme&lt;br /&gt;
|année=2000&lt;br /&gt;
|page=30}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’occidentisation n'exclut pas la bonne volonté du pays cible et même son désir ardent de sengager dans cette voie. L'Occident et même éprouver une profonde reconnaissance. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La tactique mise en œuvre comprend les mesures suivantes : discréditer les attributs essentiels de l’organisation sociale du pays cible ; le déstabiliser ; approfondir la crise de l’économie, de l’appareil étatique et de l’idéologie ; scinder la population en groupes hostiles, l’atomiser, corrompre l’élite intellectuelle et les couches privilégiées ; dans le même temps, célébrer les avantages du mode de vie occidental ; créer l’illusion que l’opulence ainsi montrée peut être atteinte dans les délais les plus brefs à la seule condition que le pays s’engage sur la voie du changement ; contaminer la population avec les vices de la société occidentale, en les présentant comme la manifestation de la véritable liberté individuelle ; n’octroyer une aide économique que dans la mesure où cela contribue à la destruction de l’économie préexistante, engendre le parasitisme et donne à l’Occident une réputation de sauveur désintéressé. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’occidentisation de la planète a pour résultat de détruire toute possibilité d’éclosion d’une forme d'évolution nouvelle et différente. En conquérant le monde, l’Occident élimine tous les embryons concurrentiels d’autres types de civilisation et transforme le monde en un désert d’évolution infertile. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Alexandre Zinoviev&lt;br /&gt;
|titre=L’Occidentisme - Essai sur le triomphe d'une idéologie&lt;br /&gt;
|année d'origine=1993&lt;br /&gt;
|traducteur=Galia Ackerman et Pierre Lorrain&lt;br /&gt;
|éditeur=Plon&lt;br /&gt;
|année=1995&lt;br /&gt;
|page=281}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’occidentisation est le désir de l’Occident d’assimiler d’autres pays sous le couvert idéologique d’une mission humanitaire, bénévole et libératrice. Nous sommes libres, riches et heureux, semble dire l’Occident aux peuples occidentisés, et nous voulons vous aider à devenir comme nous. Mais l’essence réelle de l’occidentisme n’a rien à voir avec ces belles paroles. Son objectif est de réduire les victimes à un tel état qu’elles perdent toute capacité de développement indépendant et soient incluses dans la sphère d’influence de l’Ouest non en qualité de partenaires égaux, mais de satellites, ou plutôt de colonies d’un type nouveau. L’Occident possède une puissance suffisante pour empêcher l’apparition de pays indépendants de type occidental qui menaceraient sa domination sur l’empire planétaire qu’il s’est déjà taillé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’occidentisation d’un pays donné ne saurait se réduire à une simple influence, ni à l’emprunt de certains phénomènes du mode de vie occidental, ni à la consommation de produits (y compris culturels) fabriqués en Occident. Il s’agit d'un processus beaucoup plus profond : la transformation des fondements mêmes de la vie de ce pays, de son organisation sociale, de son système de direction, de son idéologie et de la mentalité de sa population. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Alexandre Zinoviev&lt;br /&gt;
|titre=L’Occidentisme - Essai sur le triomphe d'une idéologie&lt;br /&gt;
|année d'origine=1993&lt;br /&gt;
|traducteur=Galia Ackerman et Pierre Lorrain&lt;br /&gt;
|éditeur=Plon&lt;br /&gt;
|année=1995&lt;br /&gt;
|page=280}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’occidentalisation comme stratégie de l’Occident est la volonté de ce dernier de rendre les autres pays semblables à lui par le régime social, le système politique, l’idéologie, la psychologie et la culture. Idéologiquement, la chose est présentée comme une mission humaine, désintéressée et libératrice de l’Occident, sommet de la civilisation et concentré de toutes les vertus possibles est imaginables. Nous sommes libres, riches et heureux, sussurent les Occidentaux aux peuples occidentalisantes et nous voulons vous aider à le devenir aussi. La réalité de l’occidentalisation est tout autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’occidentalisation a pour but d’inclure les autres pays dans la zone d’influence, de pouvoir et d’exploitation de l’Ouest. Qui plus est, de les inclure non à titre de partenaires sur un pied d’égalité, mais pour endosser le rôle que l’Occident voudra bien leur accorder. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’occidentalisation a été imposée d’en haut, par la contrainte, par un décision volontaire du pouvoir suprême, comme une chose étrangère et artificielle pour la société soviétique. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Alexandre Zinoviev&lt;br /&gt;
|titre=Perestroïka et contre-perestroïka&lt;br /&gt;
|année d'origine=1991&lt;br /&gt;
|traducteur=Anne Coldefy-Faucard&lt;br /&gt;
|éditeur=Olivier Orban&lt;br /&gt;
|année=1991&lt;br /&gt;
|page=159}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Zinoviev, Alexandre}}&lt;br /&gt;
[[Category:Auctores]]&lt;br /&gt;
{{Footer}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Europa7</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://libertas.co/index.php?title=Alexandre_Zinoviev&amp;diff=46044</id>
		<title>Alexandre Zinoviev</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://libertas.co/index.php?title=Alexandre_Zinoviev&amp;diff=46044"/>
		<updated>2026-07-29T05:24:40Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : /* Citations */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Image|Alexandre Zinoviev|}}&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Je pense que la Russie aura encore un rôle important à jouer contre l’américanisation de la planète, comme elle a déjà joué un rôle décisif dans la lutte contre la menace du fascisme. »&lt;br /&gt;
{{Réf Article&lt;br /&gt;
|titre=Pourquoi je rentre en Russie&lt;br /&gt;
|auteur=Alexandre Zinoviev&lt;br /&gt;
|publication=Le Monde&lt;br /&gt;
|date=30 juin 1999&lt;br /&gt;
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1999/06/30/pourquoi-je-rentre-en-russie_3584961_1819218.html}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le processus d’unification en cours de toute l’humanité dans une entité unique traduit en réalité la soumission de l’humanité entière au monde occidental comme unique entité. De ce point de vue on peut désigner ce processus comme l’occidentalisation de l’humanité. Mais dans la mesure où le monde occidental est dominé par les États-Unis, puisqu’ils disposent de la majeure partie des ressources de l’Occident et de la planète, on peut appeler ce processus l’américanisation de l’humanité. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Alexandre Zinoviev&lt;br /&gt;
|titre=La suprasociété globale et la Russie&lt;br /&gt;
|année d'origine=1999&lt;br /&gt;
|traducteur=Gérard Conio&lt;br /&gt;
|éditeur=L’Âge d’Homme&lt;br /&gt;
|année=2000&lt;br /&gt;
|page=30}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’occidentisation n'exclut pas la bonne volonté du pays cible et même son désir ardent de sengager dans cette voie. L'Occident et même éprouver une profonde reconnaissance. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La tactique mise en œuvre comprend les mesures suivantes : discréditer les attributs essentiels de l’organisation sociale du pays cible ; le déstabiliser ; approfondir la crise de l’économie, de l’appareil étatique et de l’idéologie ; scinder la population en groupes hostiles, l’atomiser, corrompre l’élite intellectuelle et les couches privilégiées ; dans le même temps, célébrer les avantages du mode de vie occidental ; créer l’illusion que l’opulence ainsi montrée peut être atteinte dans les délais les plus brefs à la seule condition que le pays s’engage sur la voie du changement ; contaminer la population avec les vices de la société occidentale, en les présentant comme la manifestation de la véritable liberté individuelle ; n’octroyer une aide économique que dans la mesure où cela contribue à la destruction de l’économie préexistante, engendre le parasitisme et donne à l’Occident une réputation de sauveur désintéressé. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’occidentisation de la planète a pour résultat de détruire toute possibilité d’éclosion d’une forme d'évolution nouvelle et différente. En conquérant le monde, l’Occident élimine tous les embryons concurrentiels d’autres types de civilisation et transforme le monde en un désert d’évolution infertile. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Alexandre Zinoviev&lt;br /&gt;
|titre=L’Occidentisme - Essai sur le triomphe d'une idéologie&lt;br /&gt;
|année d'origine=1993&lt;br /&gt;
|traducteur=Galia Ackerman et Pierre Lorrain&lt;br /&gt;
|éditeur=Plon&lt;br /&gt;
|année=1995&lt;br /&gt;
|page=281}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’occidentisation est le désir de l’Occident d’assimiler d’autres pays sous le couvert idéologique d’une mission humanitaire, bénévole et libératrice. Nous sommes libres, riches et heureux, semble dire l’Occident aux peuples occidentisés, et nous voulons vous aider à devenir comme nous. Mais l’essence réelle de l’occidentisme n’a rien à voir avec ces belles paroles. Son objectif est de réduire les victimes à un tel état qu’elles perdent toute capacité de développement indépendant et soient incluses dans la sphère d’influence de l’Ouest non en qualité de partenaires égaux, mais de satellites, ou plutôt de colonies d’un type nouveau. L’Occident possède une puissance suffisante pour empêcher l’apparition de pays indépendants de type occidental qui menaceraient sa domination sur l’empire planétaire qu’il s’est déjà taillé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’occidentisation d’un pays donné ne saurait se réduire à une simple influence, ni à l’emprunt de certains phénomènes du mode de vie occidental, ni à la consommation de produits (y compris culturels) fabriqués en Occident. Il s’agit d'un processus beaucoup plus profond : la transformation des fondements mêmes de la vie de ce pays, de son organisation sociale, de son système de direction, de son idéologie et de la mentalité de sa population. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Alexandre Zinoviev&lt;br /&gt;
|titre=L’Occidentisme - Essai sur le triomphe d'une idéologie&lt;br /&gt;
|année d'origine=1993&lt;br /&gt;
|traducteur=Galia Ackerman et Pierre Lorrain&lt;br /&gt;
|éditeur=Plon&lt;br /&gt;
|année=1995&lt;br /&gt;
|page=280}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’occidentalisation comme stratégie de l’Occident est la volonté de ce dernier de rendre les autres pays semblables à lui par le régime social, le système politique, l’idéologie, la psychologie et la culture. Idéologiquement, la chose est présentée comme une mission humaine, désintéressée et libératrice de l’Occident, sommet de la civilisation et concentré de toutes les vertus possibles est imaginables. Nous sommes libres, riches et heureux, sussurent les Occidentaux aux peuples occidentalisantes et nous voulons vous aider à le devenir aussi. La réalité de l’occidentalisation est tout autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’occidentalisation a pour but d’inclure les autres pays dans la zone d’influence, de pouvoir et d’exploitation de l’Ouest. Qui plus est, de les inclure non à titre de partenaires sur un pied d’égalité, mais pour endosser le rôle que l’Occident voudra bien leur accorder. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’occidentalisation a été imposée d’en haut, par la contrainte, par un décision volontaire du pouvoir suprême, comme une chose étrangère et artificielle pour la société soviétique. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Alexandre Zinoviev&lt;br /&gt;
|titre=Perestroïka et contre-perestroïka&lt;br /&gt;
|année d'origine=1991&lt;br /&gt;
|traducteur=Anne Coldefy-Faucard&lt;br /&gt;
|éditeur=Olivier Orban&lt;br /&gt;
|année=1991&lt;br /&gt;
|page=159}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Zinoviev, Alexandre}}&lt;br /&gt;
[[Category:Auctores]]&lt;br /&gt;
{{Footer}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Europa7</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://libertas.co/index.php?title=Thucydide&amp;diff=46043</id>
		<title>Thucydide</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://libertas.co/index.php?title=Thucydide&amp;diff=46043"/>
		<updated>2026-06-19T23:07:36Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : /* Citations */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Image|Thucydide|}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Pour un individu qui exerce la ''tyrannie'', comme pour un État qui possède un empire, il ne saurait y avoir de contradiction dans une politique, dès lors que celle-ci est avantageuse pour eux. La parenté ne compte pas, s’il n’y a pas d’autre garantie. Il faut selon les cas, savoir agir soit en ami soit en ennemi. Or notre intérêt dans ce pays n’est pas de faire du mal à nos amis, mais de mettre leur force à profit pour réduire nos ennemis à l’impuissance. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thucydide&lt;br /&gt;
|titre=La Guerre du Péloponnèse&lt;br /&gt;
|année d'origine=&lt;br /&gt;
|traducteur=Denis Roussel&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2009&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070400683&lt;br /&gt;
|page=508}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On me dira que la démocratie est contraire à la raison et à l’équité et que ceux qui détiennent la richesse sont aussi les plus aptes à gouverner l’État. Je répondrai que le mot peuple (dèmos) désigne la totalité des citoyens et celui d’oligarchie une fraction seulement d’entre eux, que les riches sont peut-être les plus compétents en matière de finance, mais que ce sont les gens intelligents qui donnent les meilleurs conseils et la multitude qui, une fois informée, prend les meilleures décisions. Or en régime démocratique, ces trois catégories de citoyens sans distinction, chacune dans le rôle qui lui revient ou toutes ensemble, jouissent de droits égaux. Dans une oligarchie au contraire, la multitude est certes invitée à partager les risques, mais pour ce qui est des avantages, la classe dirigeante ne se contente pas de la meilleure part ; elle se les réserve en totalité. C’est le régime que voudraient instaurer les riches ainsi que la jeunesse, mais, dans une grande cité, c’est là un projet irréalisable. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thucydide&lt;br /&gt;
|titre=La Guerre du Péloponnèse&lt;br /&gt;
|année d'origine=&lt;br /&gt;
|traducteur=Denis Roussel&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2009&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070400683&lt;br /&gt;
|page=479}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Eh bien il faut réfléchir à tout cela. N’acceptons pas que la cité soit mise en péril quand nous sommes encore loin du port et ne cherchons pas à conquérir un nouvel empire avant d’avoir consolidé celui qui existe. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thucydide&lt;br /&gt;
|titre=La Guerre du Péloponnèse&lt;br /&gt;
|année d'origine=&lt;br /&gt;
|traducteur=Denis Roussel&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2009&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070400683&lt;br /&gt;
|page=456-457}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Je ne blâme pas les peuples qui ont des visées impérialistes, je blâme ceux qui se laissent trop facilement réduire à la condition de sujets. Il a toujours été dans la nature de l’homme d’étendre son pouvoir sur ce qui ne lui résiste pas, mais aussi de se mettre en garde contre ce qui le menace.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thucydide&lt;br /&gt;
|titre=La Guerre du Péloponnèse&lt;br /&gt;
|année d'origine=&lt;br /&gt;
|traducteur=Denis Roussel&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2009&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070400683&lt;br /&gt;
|page=324}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Durant les sept jours que les soixante navires d’Eurymédon restèrent à Corcyre, les Corcyréens continuèrent à massacrer ceux de leurs concitoyens qu’ils considéraient comme des ennemis. Ils les accusaient de comploter contre la démocratie, mais certains furent en fait victimes d’inimitiés privées. Des créanciers furent ainsi abattus par leurs débiteurs. On vit tous les genres de mort possibles et la population se porta à tous les excès qu’on peut observer en pareille circonstance, et même au delà. '''Le père tuait son fils''' ; on arrachait les suppliants aux autels et on les massacrait à l’entrée des sanctuaires ; quelques-uns même furent murés dans le temple de Dionysos, où on les laissa mourir. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, de cité en cité, la guerre civile étendait ses ravages. Dans celles qui furent touchées les dernières, les factieux, instruits de ce qui s'était fait ailleurs, allèrent plus loin encore dans la voie des excès révolutionnaires, grâce à une technique perfectionnée de l’insurrection et à des méthodes de terreur inouïes. '''Les hommes en vinrent, pour qualifier les actes, à modifier arbitrairement le sens habituel des mots.''' L’audace insensée passa pour du courage et du dévoûment au parti, l’attentisme prudent, pour de la poltronnerie dissimulée sous des apparences honorables, et la modération, pour le masque de la lâcheté. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thucydide&lt;br /&gt;
|titre=La Guerre du Péloponnèse&lt;br /&gt;
|année d'origine=&lt;br /&gt;
|traducteur=Denis Roussel&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2009&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070400683&lt;br /&gt;
|page=259-260}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] '''les cités sont mieux gouvernées par des gens ordinaires que par des hommes d’esprit plus subtils ? Ces derniers veulent toujours paraître plus intelligents que les lois. Ils tiennent à avoir le dernier mot chaque fois qu’un débat s’engage à l’Assemblée, car ils savent qu’ils ne trouveraient nulle part ailleurs l’occasion de montrer leur sagacité à propos de questions aussi importantes. Et voilà comment bien souvent ils causent la perte des cités.''' Les hommes ordinaires au contraire se défient de leurs capacités intellectuelles. Ils ne prétendent pas avoir plus de discernement que les lois. Moins habiles à critiquer l’argumentation d’un orateur éloquent, ils se laissent guider, quand ils jugent des affaires, par le sens commun et non par l’esprit de compétition. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thucydide&lt;br /&gt;
|titre=La Guerre du Péloponnèse&lt;br /&gt;
|année d'origine=&lt;br /&gt;
|traducteur=Denis Roussel&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2009&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070400683&lt;br /&gt;
|page=228-229}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il m’est souvent arrivé, en d’autres circonstances, de constater qu’une démocratie est incapable d’exercer son autorité sur d’autres peuples ? »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thucydide&lt;br /&gt;
|titre=La Guerre du Péloponnèse&lt;br /&gt;
|année d'origine=&lt;br /&gt;
|traducteur=Denis Roussel&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2009&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070400683&lt;br /&gt;
|page=228}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Nous ne devons pas leur être inférieurs. Combattons l’ennemi par tous les moyens et efforçons-nous de ne pas laisser à nos enfants un héritage amoindri. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thucydide&lt;br /&gt;
|titre=La Guerre du Péloponnèse&lt;br /&gt;
|année d'origine=&lt;br /&gt;
|traducteur=Denis Roussel&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2009&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070400683&lt;br /&gt;
|page=128}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Au cours de ces années, les Athéniens consolidèrent leur empire, et acquirent une puissance militaire considérable. Les Lacédémoniens les voyaient faire sans réagir, sinon de façon épisodique. Ils se tinrent le plus souvent à l’écart des hostilités. Ils ne s’étaient du reste jamais montrés très empressés à faire la guerre, à moins d’y être forcés. D’autre part, ils étaient dans une certaine mesure retenus par des guerres qui éclataient chez eux. Cela dura jusqu’au moment où la volonté athénienne d’expansion devint manifeste et où les alliés de Sparte eux-mêmes se trouvèrent victimes des empiètements d’Athènes. Les Lacédémoniens estimèrent alors que la situation n’était plus tolérable et qu’il leur fallait agir avec toute l’énergie possible, afin d’abattre, s’ils le pouvaient, la puissance de cette cité. C’est ainsi qu’ils entrèrent en guerre. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thucydide&lt;br /&gt;
|titre=La Guerre du Péloponnèse&lt;br /&gt;
|année d'origine=&lt;br /&gt;
|traducteur=Denis Roussel&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2009&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070400683&lt;br /&gt;
|page=107}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« En ce qui concerne notre guerre, il est bien vrai que, de tout temps, quand les hommes se battent, ils s’imaginent être engagés dans la plus grande des guerres et que, une fois la paix revenue, ils préfèrent reporter leur admiration sur les guerres d’autrefois. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thucydide&lt;br /&gt;
|titre=La Guerre du Péloponnèse&lt;br /&gt;
|année d'origine=&lt;br /&gt;
|traducteur=Denis Roussel&lt;br /&gt;
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|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2009&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070400683&lt;br /&gt;
|page=48}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« D’autre part, tous les ''tyrans'' qui régnaient dans les cités grecques se souciaient uniquement de leurs intérêts particuliers et ne songeaient qu’à mieux asseoir leur situation personnelle et à accroître leur maison. Aussi gouvernaient-ils avec une extrême prudence. Leur règne ne fut marqué par aucune entreprise notoire, sinon par des guerres faites aux cités voisines. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thucydide&lt;br /&gt;
|titre=La Guerre du Péloponnèse&lt;br /&gt;
|année d'origine=&lt;br /&gt;
|traducteur=Denis Roussel&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2009&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070400683&lt;br /&gt;
|page=45}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Thucydide}}&lt;br /&gt;
[[Category:Auctores]]&lt;br /&gt;
{{Footer}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Europa7</name></author>
	</entry>
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		<id>https://libertas.co/index.php?title=Thucydide&amp;diff=46042</id>
		<title>Thucydide</title>
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		<updated>2026-06-19T23:04:13Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : /* Citations */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Image|Thucydide|}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Pour un individu qui exerce la ''tyrannie'', comme pour un État qui possède un empire, il ne saurait y avoir de contradiction dans une politique, dès lors que celle-ci est avantageuse pour eux. La parenté ne compte pas, s’il n’y a pas d’autre garantie. Il faut selon les cas, savoir agir soit en ami soit en ennemi. Or notre intérêt dans ce pays n’est pas de faire du mal à nos amis, mais de mettre leur force à profit pour réduire nos ennemis à l’impuissance. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thucydide&lt;br /&gt;
|titre=La Guerre du Péloponnèse&lt;br /&gt;
|année d'origine=&lt;br /&gt;
|traducteur=Denis Roussel&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2009&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070400683&lt;br /&gt;
|page=508}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On me dira que la démocratie est contraire à la raison et à l’équité et que ceux qui détiennent la richesse sont aussi les plus aptes à gouverner l’État. Je répondrai que le mot peuple (dèmos) désigne la totalité des citoyens et celui d’oligarchie une fraction seulement d’entre eux, que les riches sont peut-être les plus compétents en matière de finance, mais que ce sont les gens intelligents qui donnent les meilleurs conseils et la multitude qui, une fois informée, prend les meilleures décisions. Or en régime démocratique, ces trois catégories de citoyens sans distinction, chacune dans le rôle qui lui revient ou toutes ensemble, jouissent de droits égaux. Dans une oligarchie au contraire, la multitude est certes invitée à partager les risques, mais pour ce qui est des avantages, la classe dirigeante ne se contente pas de la meilleure part ; elle se les réserve en totalité. C’est le régime que voudraient instaurer les riches ainsi que la jeunesse, mais, dans une grande cité, c’est là un projet irréalisable. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thucydide&lt;br /&gt;
|titre=La Guerre du Péloponnèse&lt;br /&gt;
|année d'origine=&lt;br /&gt;
|traducteur=Denis Roussel&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2009&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070400683&lt;br /&gt;
|page=479}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Eh bien il faut réfléchir à tout cela. N’acceptons pas que la cité soit mise en péril quand nous sommes encore loin du port et ne cherchons pas à conquérir un nouvel empire avant d’avoir consolidé celui qui existe. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thucydide&lt;br /&gt;
|titre=La Guerre du Péloponnèse&lt;br /&gt;
|année d'origine=&lt;br /&gt;
|traducteur=Denis Roussel&lt;br /&gt;
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|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2009&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070400683&lt;br /&gt;
|page=456-457}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''Je ne blâme pas les peuples qui ont des visées impérialistes, je blâme ceux qui se laissent trop facilement réduire à la condition de sujets. Il a toujours été dans la nature de l’homme d’étendre son pouvoir sur ce qui ne lui résiste pas, mais aussi de se mettre en garde contre ce qui le menace.''' »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thucydide&lt;br /&gt;
|titre=La Guerre du Péloponnèse&lt;br /&gt;
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|traducteur=Denis Roussel&lt;br /&gt;
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|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2009&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070400683&lt;br /&gt;
|page=324}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Durant les sept jours que les soixante navires d’Eurymédon restèrent à Corcyre, les Corcyréens continuèrent à massacrer ceux de leurs concitoyens qu’ils considéraient comme des ennemis. Ils les accusaient de comploter contre la démocratie, mais certains furent en fait victimes d’inimitiés privées. Des créanciers furent ainsi abattus par leurs débiteurs. On vit tous les genres de mort possibles et la population se porta à tous les excès qu’on peut observer en pareille circonstance, et même au delà. '''Le père tuait son fils''' ; on arrachait les suppliants aux autels et on les massacrait à l’entrée des sanctuaires ; quelques-uns même furent murés dans le temple de Dionysos, où on les laissa mourir. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, de cité en cité, la guerre civile étendait ses ravages. Dans celles qui furent touchées les dernières, les factieux, instruits de ce qui s'était fait ailleurs, allèrent plus loin encore dans la voie des excès révolutionnaires, grâce à une technique perfectionnée de l’insurrection et à des méthodes de terreur inouïes. '''Les hommes en vinrent, pour qualifier les actes, à modifier arbitrairement le sens habituel des mots.''' L’audace insensée passa pour du courage et du dévoûment au parti, l’attentisme prudent, pour de la poltronnerie dissimulée sous des apparences honorables, et la modération, pour le masque de la lâcheté. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thucydide&lt;br /&gt;
|titre=La Guerre du Péloponnèse&lt;br /&gt;
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|page=259-260}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] les cités sont mieux gouvernées par des gens ordinaires que par des hommes d’esprit plus subtils ? Ces derniers veulent toujours paraître plus intelligents que les lois. Ils tiennent à avoir le dernier mot chaque fois qu’un débat s’engage à l’Assemblée, car ils savent qu’ils ne trouveraient nulle part ailleurs l’occasion de montrer leur sagacité à propos de questions aussi importantes. Et voilà comment bien souvent ils causent la perte des cités. Les hommes ordinaires au contraire se défient de leurs capacités intellectuelles. Ils ne prétendent pas avoir plus de discernement que les lois. Moins habiles à critiquer l’argumentation d’un orateur éloquent, ils se laissent guider, quand ils jugent des affaires, par le sens commun et non par l’esprit de compétition. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thucydide&lt;br /&gt;
|titre=La Guerre du Péloponnèse&lt;br /&gt;
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|traducteur=Denis Roussel&lt;br /&gt;
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|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2009&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070400683&lt;br /&gt;
|page=228-229}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il m’est souvent arrivé, en d’autres circonstances, de constater qu’une démocratie est incapable d’exercer son autorité sur d’autres peuples ? »&lt;br /&gt;
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|auteur=Thucydide&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
« Nous ne devons pas leur être inférieurs. Combattons l’ennemi par tous les moyens et efforçons-nous de ne pas laisser à nos enfants un héritage amoindri. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thucydide&lt;br /&gt;
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|année=2009&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070400683&lt;br /&gt;
|page=128}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Au cours de ces années, les Athéniens consolidèrent leur empire, et acquirent une puissance militaire considérable. Les Lacédémoniens les voyaient faire sans réagir, sinon de façon épisodique. Ils se tinrent le plus souvent à l’écart des hostilités. Ils ne s’étaient du reste jamais montrés très empressés à faire la guerre, à moins d’y être forcés. D’autre part, ils étaient dans une certaine mesure retenus par des guerres qui éclataient chez eux. Cela dura jusqu’au moment où la volonté athénienne d’expansion devint manifeste et où les alliés de Sparte eux-mêmes se trouvèrent victimes des empiètements d’Athènes. Les Lacédémoniens estimèrent alors que la situation n’était plus tolérable et qu’il leur fallait agir avec toute l’énergie possible, afin d’abattre, s’ils le pouvaient, la puissance de cette cité. C’est ainsi qu’ils entrèrent en guerre. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thucydide&lt;br /&gt;
|titre=La Guerre du Péloponnèse&lt;br /&gt;
|année d'origine=&lt;br /&gt;
|traducteur=Denis Roussel&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2009&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070400683&lt;br /&gt;
|page=107}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« En ce qui concerne notre guerre, il est bien vrai que, de tout temps, quand les hommes se battent, ils s’imaginent être engagés dans la plus grande des guerres et que, une fois la paix revenue, ils préfèrent reporter leur admiration sur les guerres d’autrefois. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thucydide&lt;br /&gt;
|titre=La Guerre du Péloponnèse&lt;br /&gt;
|année d'origine=&lt;br /&gt;
|traducteur=Denis Roussel&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2009&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070400683&lt;br /&gt;
|page=48}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« D’autre part, tous les ''tyrans'' qui régnaient dans les cités grecques se souciaient uniquement de leurs intérêts particuliers et ne songeaient qu’à mieux asseoir leur situation personnelle et à accroître leur maison. Aussi gouvernaient-ils avec une extrême prudence. Leur règne ne fut marqué par aucune entreprise notoire, sinon par des guerres faites aux cités voisines. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thucydide&lt;br /&gt;
|titre=La Guerre du Péloponnèse&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Thucydide}}&lt;br /&gt;
[[Category:Auctores]]&lt;br /&gt;
{{Footer}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Europa7</name></author>
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&lt;hr /&gt;
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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Image|Thucydide|}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Pour un individu qui exerce la ''tyrannie'', comme pour un État qui possède un empire, il ne saurait y avoir de contradiction dans une politique, dès lors que celle-ci est avantageuse pour eux. La parenté ne compte pas, s’il n’y a pas d’autre garantie. Il faut selon les cas, savoir agir soit en ami soit en ennemi. Or notre intérêt dans ce pays n’est pas de faire du mal à nos amis, mais de mettre leur force à profit pour réduire nos ennemis à l’impuissance. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thucydide&lt;br /&gt;
|titre=La Guerre du Péloponnèse&lt;br /&gt;
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|ISBN=9782070400683&lt;br /&gt;
|page=508}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On me dira que la démocratie est contraire à la raison et à l’équité et que ceux qui détiennent la richesse sont aussi les plus aptes à gouverner l’État. Je répondrai que le mot peuple (dèmos) désigne la totalité des citoyens et celui d’oligarchie une fraction seulement d’entre eux, que les riches sont peut-être les plus compétents en matière de finance, mais que ce sont les gens intelligents qui donnent les meilleurs conseils et la multitude qui, une fois informée, prend les meilleures décisions. Or en régime démocratique, ces trois catégories de citoyens sans distinction, chacune dans le rôle qui lui revient ou toutes ensemble, jouissent de droits égaux. Dans une oligarchie au contraire, la multitude est certes invitée à partager les risques, mais pour ce qui est des avantages, la classe dirigeante ne se contente pas de la meilleure part ; elle se les réserve en totalité. C’est le régime que voudraient instaurer les riches ainsi que la jeunesse, mais, dans une grande cité, c’est là un projet irréalisable. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thucydide&lt;br /&gt;
|titre=La Guerre du Péloponnèse&lt;br /&gt;
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|traducteur=Denis Roussel&lt;br /&gt;
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|ISBN=9782070400683&lt;br /&gt;
|page=479}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Eh bien il faut réfléchir à tout cela. N’acceptons pas que la cité soit mise en péril quand nous sommes encore loin du port et ne cherchons pas à conquérir un nouvel empire avant d’avoir consolidé celui qui existe. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thucydide&lt;br /&gt;
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|ISBN=9782070400683&lt;br /&gt;
|page=456-457}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Je ne blâme pas les peuples qui ont des visées impérialistes, je blâme ceux qui se laissent trop facilement réduire à la condition de sujets. Il a toujours été dans la nature de l’homme d’étendre son pouvoir sur ce qui ne lui résiste pas, mais aussi de se mettre en garde contre ce qui le menace. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thucydide&lt;br /&gt;
|titre=La Guerre du Péloponnèse&lt;br /&gt;
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|année=2009&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070400683&lt;br /&gt;
|page=324}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Durant les sept jours que les soixante navires d’Eurymédon restèrent à Corcyre, les Corcyréens continuèrent à massacrer ceux de leurs concitoyens qu’ils considéraient comme des ennemis. Ils les accusaient de comploter contre la démocratie, mais certains furent en fait victimes d’inimitiés privées. Des créanciers furent ainsi abattus par leurs débiteurs. On vit tous les genres de mort possibles et la population se porta à tous les excès qu’on peut observer en pareille circonstance, et même au delà. '''Le père tuait son fils''' ; on arrachait les suppliants aux autels et on les massacrait à l’entrée des sanctuaires ; quelques-uns même furent murés dans le temple de Dionysos, où on les laissa mourir. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, de cité en cité, la guerre civile étendait ses ravages. Dans celles qui furent touchées les dernières, les factieux, instruits de ce qui s'était fait ailleurs, allèrent plus loin encore dans la voie des excès révolutionnaires, grâce à une technique perfectionnée de l’insurrection et à des méthodes de terreur inouïes. '''Les hommes en vinrent, pour qualifier les actes, à modifier arbitrairement le sens habituel des mots.''' L’audace insensée passa pour du courage et du dévoûment au parti, l’attentisme prudent, pour de la poltronnerie dissimulée sous des apparences honorables, et la modération, pour le masque de la lâcheté. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thucydide&lt;br /&gt;
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|ISBN=9782070400683&lt;br /&gt;
|page=259-260}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] les cités sont mieux gouvernées par des gens ordinaires que par des hommes d’esprit plus subtils ? Ces derniers veulent toujours paraître plus intelligents que les lois. Ils tiennent à avoir le dernier mot chaque fois qu’un débat s’engage à l’Assemblée, car ils savent qu’ils ne trouveraient nulle part ailleurs l’occasion de montrer leur sagacité à propos de questions aussi importantes. Et voilà comment bien souvent ils causent la perte des cités. Les hommes ordinaires au contraire se défient de leurs capacités intellectuelles. Ils ne prétendent pas avoir plus de discernement que les lois. Moins habiles à critiquer l’argumentation d’un orateur éloquent, ils se laissent guider, quand ils jugent des affaires, par le sens commun et non par l’esprit de compétition. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thucydide&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
« Il m’est souvent arrivé, en d’autres circonstances, de constater qu’une démocratie est incapable d’exercer son autorité sur d’autres peuples ? »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thucydide&lt;br /&gt;
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|ISBN=9782070400683&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
« Nous ne devons pas leur être inférieurs. Combattons l’ennemi par tous les moyens et efforçons-nous de ne pas laisser à nos enfants un héritage amoindri. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thucydide&lt;br /&gt;
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|ISBN=9782070400683&lt;br /&gt;
|page=128}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Au cours de ces années, les Athéniens consolidèrent leur empire, et acquirent une puissance militaire considérable. Les Lacédémoniens les voyaient faire sans réagir, sinon de façon épisodique. Ils se tinrent le plus souvent à l’écart des hostilités. Ils ne s’étaient du reste jamais montrés très empressés à faire la guerre, à moins d’y être forcés. D’autre part, ils étaient dans une certaine mesure retenus par des guerres qui éclataient chez eux. Cela dura jusqu’au moment où la volonté athénienne d’expansion devint manifeste et où les alliés de Sparte eux-mêmes se trouvèrent victimes des empiètements d’Athènes. Les Lacédémoniens estimèrent alors que la situation n’était plus tolérable et qu’il leur fallait agir avec toute l’énergie possible, afin d’abattre, s’ils le pouvaient, la puissance de cette cité. C’est ainsi qu’ils entrèrent en guerre. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thucydide&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
« En ce qui concerne notre guerre, il est bien vrai que, de tout temps, quand les hommes se battent, ils s’imaginent être engagés dans la plus grande des guerres et que, une fois la paix revenue, ils préfèrent reporter leur admiration sur les guerres d’autrefois. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thucydide&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
« D’autre part, tous les ''tyrans'' qui régnaient dans les cités grecques se souciaient uniquement de leurs intérêts particuliers et ne songeaient qu’à mieux asseoir leur situation personnelle et à accroître leur maison. Aussi gouvernaient-ils avec une extrême prudence. Leur règne ne fut marqué par aucune entreprise notoire, sinon par des guerres faites aux cités voisines. »&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Thucydide}}&lt;br /&gt;
[[Category:Auctores]]&lt;br /&gt;
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		<author><name>Europa7</name></author>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : /* Citations */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Image|Thucydide|}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Pour un individu qui exerce la ''tyrannie'', comme pour un État qui possède un empire, il ne saurait y avoir de contradiction dans une politique, dès lors que celle-ci est avantageuse pour eux. La parenté ne compte pas, s’il n’y a pas d’autre garantie. Il faut selon les cas, savoir agir soit en ami soit en ennemi. Or notre intérêt dans ce pays n’est pas de faire du mal à nos amis, mais de mettre leur force à profit pour réduire nos ennemis à l’impuissance. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thucydide&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
« On me dira que la démocratie est contraire à la raison et à l’équité et que ceux qui détiennent la richesse sont aussi les plus aptes à gouverner l’État. Je répondrai que le mot peuple (dèmos) désigne la totalité des citoyens et celui d’oligarchie une fraction seulement d’entre eux, que les riches sont peut-être les plus compétents en matière de finance, mais que ce sont les gens intelligents qui donnent les meilleurs conseils et la multitude qui, une fois informée, prend les meilleures décisions. Or en régime démocratique, ces trois catégories de citoyens sans distinction, chacune dans le rôle qui lui revient ou toutes ensemble, jouissent de droits égaux. Dans une oligarchie au contraire, la multitude est certes invitée à partager les risques, mais pour ce qui est des avantages, la classe dirigeante ne se contente pas de la meilleure part ; elle se les réserve en totalité. C’est le régime que voudraient instaurer les riches ainsi que la jeunesse, mais, dans une grande cité, c’est là un projet irréalisable. »&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
« Eh bien il faut réfléchir à tout cela. N’acceptons pas que la cité soit mise en péril quand nous sommes encore loin du port et ne cherchons pas à conquérir un nouvel empire avant d’avoir consolidé celui qui existe. »&lt;br /&gt;
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|page=456-457}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Je ne blâme pas les peuples qui ont des visées impérialistes, je blâme ceux qui se laissent trop facilement réduire à la condition de sujets. Il a toujours été dans la nature de l’homme d’étendre son pouvoir sur ce qui ne lui résiste pas, mais aussi de se mettre en garde contre ce qui le menace. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
« Durant les sept jours que les soixante navires d’Eurymédon restèrent à Corcyre, les Corcyréens continuèrent à massacrer ceux de leurs concitoyens qu’ils considéraient comme des ennemis. Ils les accusaient de comploter contre la démocratie, mais certains furent en fait victimes d’inimitiés privées. Des créanciers furent ainsi abattus par leurs débiteurs. On vit tous les genres de mort possibles et la population se porta à tous les excès qu’on peut observer en pareille circonstance, et même au delà. Le père tuait son fils ; on arrachait les suppliants aux autels et on les massacrait à l’entrée des sanctuaires ; quelques-uns même furent murés dans le temple de Dionysos, où on les laissa mourir. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, de cité en cité, la guerre civile étendait ses ravages. Dans celles qui furent touchées les dernières, les factieux, instruits de ce qui s'était fait ailleurs, allèrent plus loin encore dans la voie des excès révolutionnaires, grâce à une technique perfectionnée de l’insurrection et à des méthodes de terreur inouïes. Les hommes en vinrent, pour qualifier les actes, à modifier arbitrairement le sens habituel des mots. L’audace insensée passa pour du courage et du dévoûment au parti, l’attentisme prudent, pour de la poltronnerie dissimulée sous des apparences honorables, et la modération, pour le masque de la lâcheté. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
« [...] les cités sont mieux gouvernées par des gens ordinaires que par des hommes d’esprit plus subtils ? Ces derniers veulent toujours paraître plus intelligents que les lois. Ils tiennent à avoir le dernier mot chaque fois qu’un débat s’engage à l’Assemblée, car ils savent qu’ils ne trouveraient nulle part ailleurs l’occasion de montrer leur sagacité à propos de questions aussi importantes. Et voilà comment bien souvent ils causent la perte des cités. Les hommes ordinaires au contraire se défient de leurs capacités intellectuelles. Ils ne prétendent pas avoir plus de discernement que les lois. Moins habiles à critiquer l’argumentation d’un orateur éloquent, ils se laissent guider, quand ils jugent des affaires, par le sens commun et non par l’esprit de compétition. »&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
« Il m’est souvent arrivé, en d’autres circonstances, de constater qu’une démocratie est incapable d’exercer son autorité sur d’autres peuples ? »&lt;br /&gt;
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« Nous ne devons pas leur être inférieurs. Combattons l’ennemi par tous les moyens et efforçons-nous de ne pas laisser à nos enfants un héritage amoindri. »&lt;br /&gt;
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« Au cours de ces années, les Athéniens consolidèrent leur empire, et acquirent une puissance militaire considérable. Les Lacédémoniens les voyaient faire sans réagir, sinon de façon épisodique. Ils se tinrent le plus souvent à l’écart des hostilités. Ils ne s’étaient du reste jamais montrés très empressés à faire la guerre, à moins d’y être forcés. D’autre part, ils étaient dans une certaine mesure retenus par des guerres qui éclataient chez eux. Cela dura jusqu’au moment où la volonté athénienne d’expansion devint manifeste et où les alliés de Sparte eux-mêmes se trouvèrent victimes des empiètements d’Athènes. Les Lacédémoniens estimèrent alors que la situation n’était plus tolérable et qu’il leur fallait agir avec toute l’énergie possible, afin d’abattre, s’ils le pouvaient, la puissance de cette cité. C’est ainsi qu’ils entrèrent en guerre. »&lt;br /&gt;
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« En ce qui concerne notre guerre, il est bien vrai que, de tout temps, quand les hommes se battent, ils s’imaginent être engagés dans la plus grande des guerres et que, une fois la paix revenue, ils préfèrent reporter leur admiration sur les guerres d’autrefois. »&lt;br /&gt;
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|page=48}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« D’autre part, tous les ''tyrans'' qui régnaient dans les cités grecques se souciaient uniquement de leurs intérêts particuliers et ne songeaient qu’à mieux asseoir leur situation personnelle et à accroître leur maison. Aussi gouvernaient-ils avec une extrême prudence. Leur règne ne fut marqué par aucune entreprise notoire, sinon par des guerres faites aux cités voisines. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thucydide&lt;br /&gt;
|titre=La Guerre du Péloponnèse&lt;br /&gt;
|année d'origine=&lt;br /&gt;
|traducteur=Denis Roussel&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2009&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070400683&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Thucydide}}&lt;br /&gt;
[[Category:Auctores]]&lt;br /&gt;
{{Footer}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Europa7</name></author>
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		<title>Thucydide</title>
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		<updated>2026-06-14T12:51:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Europa7 : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Image|Thucydide|}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Pour un individu qui exerce la ''tyrannie'', comme pour un État qui possède un empire, il ne saurait y avoir de contradiction dans une politique, dès lors que celle-ci est avantageuse pour eux. La parenté ne compte pas, s’il n’y a pas d’autre garantie. Il faut selon les cas, savoir agir soit en ami soit en ennemi. Or notre intérêt dans ce pays n’est pas de faire du mal à nos amis, mais de mettre leur force à profit pour réduire nos ennemis à l’impuissance. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thucydide&lt;br /&gt;
|titre=La Guerre du Péloponnèse&lt;br /&gt;
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|page=508}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On me dira que la démocratie est contraire à la raison et à l’équité et que ceux qui détiennent la richesse sont aussi les plus aptes à gouverner l’État. Je répondrai que le mot peuple (dèmos) désigne la totalité des citoyens et celui d’oligarchie une fraction seulement d’entre eux, que les riches sont peut-être les plus compétents en matière de finance, mais que ce sont les gens intelligents qui donnent les meilleurs conseils et la multitude qui, une fois informée, prend les meilleures décisions. Or en régime démocratique, ces trois catégories de citoyens sans distinction, chacune dans le rôle qui lui revient ou toutes ensemble, jouissent de droits égaux. Dans une oligarchie au contraire, la multitude est certes invitée à partager les risques, mais pour ce qui est des avantages, la classe dirigeante ne se contente pas de la meilleure part ; elle se les réserve en totalité. C’est le régime que voudraient instaurer les riches ainsi que la jeunesse, mais, dans une grande cité, c’est là un projet irréalisable. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thucydide&lt;br /&gt;
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|page=479}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Eh bien il faut réfléchir à tout cela. N’acceptons pas que la cité soit mise en péril quand nous sommes encore loin du port et ne cherchons pas à conquérir un nouvel empire avant d’avoir consolidé celui qui existe. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
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|page=456-457}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Je ne blâme pas les peuples qui ont des visées impérialistes, je blâme ceux qui se laissent trop facilement réduire à la condition de sujets. Il a toujours été dans la nature de l’homme d’étendre son pouvoir sur ce qui ne lui résiste pas, mais aussi de se mettre en garde contre ce qui le menace. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thucydide&lt;br /&gt;
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|traducteur=Denis Roussel&lt;br /&gt;
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|année=2009&lt;br /&gt;
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|page=324}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] les cités sont mieux gouvernées par des gens ordinaires que par des hommes d’esprit plus subtils ? Ces derniers veulent toujours paraître plus intelligents que les lois. Ils tiennent à avoir le dernier mot chaque fois qu’un débat s’engage à l’Assemblée, car ils savent qu’ils ne trouveraient nulle part ailleurs l’occasion de montrer leur sagacité à propos de questions aussi importantes. Et voilà comment bien souvent ils causent la perte des cités. Les hommes ordinaires au contraire se défient de leurs capacités intellectuelles. Ils ne prétendent pas avoir plus de discernement que les lois. Moins habiles à critiquer l’argumentation d’un orateur éloquent, ils se laissent guider, quand ils jugent des affaires, par le sens commun et non par l’esprit de compétition. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thucydide&lt;br /&gt;
|titre=La Guerre du Péloponnèse&lt;br /&gt;
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|traducteur=Denis Roussel&lt;br /&gt;
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|année=2009&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070400683&lt;br /&gt;
|page=228-229}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il m’est souvent arrivé, en d’autres circonstances, de constater qu’une démocratie est incapable d’exercer son autorité sur d’autres peuples ? »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thucydide&lt;br /&gt;
|titre=La Guerre du Péloponnèse&lt;br /&gt;
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|traducteur=Denis Roussel&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
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|année=2009&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070400683&lt;br /&gt;
|page=228}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Nous ne devons pas leur être inférieurs. Combattons l’ennemi par tous les moyens et efforçons-nous de ne pas laisser à nos enfants un héritage amoindri. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thucydide&lt;br /&gt;
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|traducteur=Denis Roussel&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
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|année=2009&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070400683&lt;br /&gt;
|page=128}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Au cours de ces années, les Athéniens consolidèrent leur empire, et acquirent une puissance militaire considérable. Les Lacédémoniens les voyaient faire sans réagir, sinon de façon épisodique. Ils se tinrent le plus souvent à l’écart des hostilités. Ils ne s’étaient du reste jamais montrés très empressés à faire la guerre, à moins d’y être forcés. D’autre part, ils étaient dans une certaine mesure retenus par des guerres qui éclataient chez eux. Cela dura jusqu’au moment où la volonté athénienne d’expansion devint manifeste et où les alliés de Sparte eux-mêmes se trouvèrent victimes des empiètements d’Athènes. Les Lacédémoniens estimèrent alors que la situation n’était plus tolérable et qu’il leur fallait agir avec toute l’énergie possible, afin d’abattre, s’ils le pouvaient, la puissance de cette cité. C’est ainsi qu’ils entrèrent en guerre. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thucydide&lt;br /&gt;
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|traducteur=Denis Roussel&lt;br /&gt;
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|année=2009&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070400683&lt;br /&gt;
|page=107}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« En ce qui concerne notre guerre, il est bien vrai que, de tout temps, quand les hommes se battent, ils s’imaginent être engagés dans la plus grande des guerres et que, une fois la paix revenue, ils préfèrent reporter leur admiration sur les guerres d’autrefois. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
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|année=2009&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070400683&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
« D’autre part, tous les ''tyrans'' qui régnaient dans les cités grecques se souciaient uniquement de leurs intérêts particuliers et ne songeaient qu’à mieux asseoir leur situation personnelle et à accroître leur maison. Aussi gouvernaient-ils avec une extrême prudence. Leur règne ne fut marqué par aucune entreprise notoire, sinon par des guerres faites aux cités voisines. »&lt;br /&gt;
{{Réf Livre&lt;br /&gt;
|auteur=Thucydide&lt;br /&gt;
|titre=La Guerre du Péloponnèse&lt;br /&gt;
|année d'origine=&lt;br /&gt;
|traducteur=Denis Roussel&lt;br /&gt;
|éditeur=Gallimard&lt;br /&gt;
|collection=Folio&lt;br /&gt;
|année=2009&lt;br /&gt;
|ISBN=9782070400683&lt;br /&gt;
|page=45}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Thucydide}}&lt;br /&gt;
[[Category:Auctores]]&lt;br /&gt;
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		<author><name>Europa7</name></author>
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